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dimanche 24 juillet 2022

Une petite histoire brûlante

 

Ce billet est un complément à l'arcadianecdote des 10 ans que j'ai postée sur le blog d'Arcadia.

Il revient sur les jours qui ont vu se développer le projet Forgotten Generation. Toutefois, je vais éviter de faire trop dans la redite, parce que le sujet a été quand même pas mal traité. 

Ou comment nous sommes passés de l'image de gauche à celle de droite.



Il est de notoriété publique, désormais, que les graines véritables ont commencé à être plantées fin 2007/début 2008, par mes nombreux échanges avec Sophie, dont je voyais le potentiel artistique. Il est aussi de notoriété publique que le projet a été présenté sur le forum de La Tour Des Héros. Voilà pourquoi sur la couverture de Brûlant, représentant Arsinoë de World Justice, vous pouvez trouver ce logo naïf de LTDH.

Pourquoi Brûlant ? Parce que je trouvais, à l'époque, que ce serait cool de reprendre le nom d'un vieux magazine. Non mais, en fait, même maintenant, j'adorerais faire ça. Et n'oubliez pas qu'à l'époque, Strange venait d'être relancé par Organic Comix. Mais c'est aussi parce que mon modèle avoué, c'était les petits formats Arédit-Artima, avec leurs histoires de complément tirées de titres horrifiques. Finalement, cette couverture était plus un petit délire/hommage qu'un prototype, et nous sommes partis sur un titre original.

Et pourquoi Fantomah ? Parce que je trouvais le concept intéressant et qu'il fournissait un bon contrepoint avec nos BD originales. Je crois que Stardust (autre BD de Fletcher Hanks haute en puissance expérimentale) aussi avait été envisagé à une autre période. Mais le problème, c'est que chez Actes Sud, ils avaient déjà publié la moitié de ces épisodes dans un premier volume de l'intégrale des BD de Fletcher Hanks, et finalement, le reste a été publié dans un deuxième volume (ces deux albums ont depuis été réédités en un seul et même épais volume cartonné). Risquer de marcher sur les plates-bandes d'une maison d'édition confirmée n'étant certainement pas le meilleur moyen de commencer, nous avons laissé tomber pour aller chercher The Green Claw

Et un dossier Leiji Matsumoto ? Alors là, c'est parce qu'on avait pensé mettre du rédactionnel, et quoi de mieux qu'un dossier sur un mangaka à l'œuvre marquante ? Car oui, le vaisseau d'Albator a donné son nom à l'association, au bout du compte. Leiji Matsumoto est un auteur dont j'apprécie particulièrement la production. Dès lors, pourquoi avoir laissé tomber les dossiers ? Je crois qu'on a privilégié le contenu BD/création. On a bien eu une page rédactionnelle sur Jack Cole, mais bon... Je réfléchis parfois à remettre plus de rédactionnel dans Forgotten Generation, mais je ne suis pas sûr qu'il y en ait besoin pour le moment, vu que les numéros sont déjà bien remplis. On verra.

Et enfin... que sont ces trois cristaux sur le logo de Dark Fates ? Je crois que c'est une piste que j'ai oubliée, bien que je viens de ramener cette histoire de cristaux dans FG6. Mais quand vous le reverrez, ce ne sera plus lui.

Ah oui, entre le dessin de gauche et le dessin de droite, il s'est écoulé 10 ans !

samedi 29 janvier 2022

Aventures Fiction, l'histoire oubliée de 2012-2013

 

En l'espace de quelques années, on a vu renaître pas mal de grands noms des revues comics et associées -  je vous renvoie à mon dernier article consacré à Strange. Ainsi, on a vu défiler Etranges Aventures, Futura, Mustang, et plus récemment Fantask (un mook sur la pop culture). Aussi, je me suis dit, dans ma tête de 10 ans de moins : pourquoi je ne relancerais pas un ancien titre à mon tour ? (pour info, ce n'est pas aussi simple)

En 2012, alors que je rédigeais mes premières traductions professionnelles, j'ai revu Jean Depelley, scénariste, écrivain, journaliste et traducteur, notamment pour deux revues que j'appréciais particulièrement : Golden Comics et Golden Titans. Dites-vous bien qu'à l'époque où ces revues paraissaient, soit entre 2009 et 2010, c'était alors le seul moyen de lire des comics du domaine public en français, avant que le créneau ne devienne porteur parmi les petits éditeurs. Dites-vous bien que sans Golden Comics, Jean Depelley et Fred Treglia, l'homme derrière tout ça, l'engouement pour les comics oubliés n'aurait jamais pris autant. Aurait-on eu The Green Claw dans Forgotten Generation 0 ? Disons que les grands esprits se sont rencontrés. Mais je digresse.

Ce soir de la fin de l'automne 2012 (presque l'hiver), nous avons passé des heures à discuter avec Jean, et je me suis dit en mon for intérieur : et si c'était moi, via Arcadia Graphic Studio, qui sortais les épisodes qui restaient à publier dans Golden Comics et dans Golden Titans ? Malheureusement, on était encore aux débuts de l'association, et nos moyens étaient rudement limités (nous étions loin de pouvoir imprimer en couleurs), donc cette idée a dû être tuée dans l'œuf.

Cependant, l'idée d'une revue dédiée à la traduction a fait son petit bonhomme de chemin, et s'il n'était pas possible de reprendre Mustang (j'avais adhéré à la dernière formule du petit format à l'époque, même si ce n'était pas du goût de tout le monde), j'ai fini par trouver : Aventures Fiction. Aventures Fiction, pour resituer, c'est une revue qui a débuté en 1958 et s'est arrêtée en 1987 après quatre volumes différents, dont les deux premiers étaient dédiés à la publication de séries DC Comics. Pour accueillir des BD de genres différents, le nom n'était pas mal. J'ai même ébauché, un soir, un prototype de couverture en couleurs directes, pas vraiment ma meilleure production. Puis, début 2013, j'ai lâché le projet. C'est alors qu'Antonio Pastucci, alors responsable de Vortex Comix, qui était à l'époque un blog reprenant des comics du domaine public traduits en français, m'a contacté pour me demander s'il pouvait reprendre le titre pour lui-même. Il m'a alors proposé d'écrire une préface, que voici dans son intégralité : 


 Quand Antonio m'a demandé de faire la préface de ce premier opus d'Aventures Fiction « ressuscité », j'ai été à la fois honoré et surpris. Ma seule contribution avait été de donner la permission d'utiliser ce titre sur lequel j'avais mis une option, aussi c'était peu pour justifier un texte de ma part.


Cependant, en y réfléchissant, j'ai pu comprendre ce qui avait motivé mon camarade : nous avons en commun une passion pour le célèbre « âge d'or » des comics, et nous avons chacun de notre côté œuvré pour sortir certains de ces personnages de l'oubli. Et quand je vois le travail accompli par l'équipe de Vortex Comix, je vois que ce jeune label a décidément sa place au sein du « marché de la nostalgie ».


Il faut bien savoir une chose : l'âge d'or des comics est un sujet très vaste recouvrant une période de près de vingt ans, et cette frénésie créative est comme un équivalent de la ruée vers l'or pour le vingtième siècle. Mais parmi ces pionniers, beaucoup ont été oubliés par l'Histoire (tout comme leurs créations). Pensez : la plupart étaient de jeunes gens dont l'objectif était de gagner un peu d'argent avant de pouvoir intégrer des métiers plus « glorieux », comme la publicité. C'est pourquoi il existe un patrimoine si conséquent que son exploration est un travail à plein temps, entre retrouver les fascicules d'époque et identifier le contenu (sans parler de le conserver numériquement).


Ayant bien étudié le sujet depuis plus de cinq ans, je reste pourtant étonné de voir que le sommaire d'Aventures Fiction a comme un goût d'inconnu pour moi : en effet, Red Demon, Nightmare et Wildfire font partie de ces personnages oubliés parmi les personnages devenus orphelins, dont les plus connus sont sans conteste Wonderman (premier « clone » de Superman interdit par National Periodical), Daredevil, Black Terror, Green Lama, Thun'Da... Bref, il reste tant de ces concepts à redécouvrir qu'il est impossible de tout connaître.


Mais bien sûr, partager les aventures antédiluviennes de ces héros n'est qu'un premier pas pour les faire sortir de l'oubli. Pour revenir à leurs créateurs, ceux-ci pouvaient produire en masse sans réellement s'impliquer, et ainsi laisser à l'état d'ébauches des concepts qui auraient pu s'imposer si les conditions avaient été réunies, mais la route de l'âge d'or est pavée d'éphémères maisons d'édition aux publications éparses et d'auteurs souvent très mal renseignés sur leurs droits. De fait, rares sont ceux qui ont réussi à aller au bout de leurs idées.



C'est là, par conséquent, que le travail commence, et que Vortex Comix sortira de l'oubli tous ces héros du néant dans lequel ils avaient disparu.


Maintenant, il est temps de partir pour l'aube de l'héroïsme coloré, en compagnie du trait des regrettés Will Eisner et Frank Frazetta !



Florian R. Guillon (président de l'association Arcadia Graphic Studio, auteur des BD Dark Fates et Esprit Vengeur, traducteur de comics)


 La suite des événements, c'est que cette revue, qui devait avoir cette couverture représentant Wonder Man, n'a jamais vu le jour sous cette forme. Vortex Comix lancera finalement en août 2014 une revue The Legends of the Golden Age en impression à la demande, en petit format, avec le contenu du blog en noir et blanc, à l'exception du troisième et dernier numéro en couleurs, avec Wonder Man en vedette. On ne les trouve plus sur lulu.com depuis quelques années, et Vortex Comix a changé de nom pour devenir Yamraj Comics. Ils publient toujours des comics du domaine public, mais ils réutilisent également les personnages dans de nouvelles aventures. Et avec Arcadia Graphic Studio, on bosse souvent avec eux.

Mais l'Âge d'Or des comics ne s'est pas éteint chez Arcadia pour autant, puisqu'outre deux albums spéciaux consacrés à Black Terror et à Barry Kuda, Jane Drake, Spider Queen, Ghost Woman, Strongman, The Lynx et Red Panther sont passés par les pages de Forgotten Generation et Forgotten Generation Extra. Et ce n'est pas fini. 

Et qu'est devenu Aventures Fiction, dans tout ça ? Eh bien, c'est tout simplement devenu le nom du podcast de Xavier Fournier, des émissions passionnantes sur les comics et ceux qui les font.


jeudi 20 janvier 2022

Les archives secrètes : Orst (ou les vestiges d'un vieil univers)

 

On passe au billet du 20 décembre, et on arrête de parler de Dark Fates. Là, on va parler de choses plus réjouissantes : du super-héros, atlante de surcroît.

Et là, si vous avez bien appris votre leçon, vous conviendrez qu'il s'agit d'un archétype, et donc d'un type de personnage très répandu. Je pourrais vous dire que sa création remonte à septembre 1998, sous l'influence d'Amalgam, avec le personnage d'Aquamariner de la JLX... mais ce serait faux. Et pourtant, j'ai vachement aimé ce personnage, que j'ai toutefois émulé avec la première version de Juan Cazaro de Dark Fates... et encore, je n'y ai touché que du bout des lèvres. Il nous faut aller en 2002 pour trouver les origines d'Orst.

Juin 2002, une période où je me remets au dessin et où je me remets à imaginer un univers super-héroïque. Mais pas avant de m'être dit que "Hum, j'explorerais bien l'univers d'où vient le Tony Stark adolescent de The Crossing." Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans, etc. Bon, ça a quand même été réédité en omnibus. Je me prends donc à faire des plans pour une fanfiction qui intègre de plus en plus de personnages hors Avengers (notamment Wolverine et Jubilé) et même des personnages d'autres maisons d'édition, parce que, hé, je peux me le permettre, car ce ne sera jamais officiel. Et puis est arrivée une question que m'a posée ma sœur, un truc qui peut paraître anodin mais que j'ai fini par adopter comme maxime : "Et pourquoi tu ferais pas ton propre truc ?".

A partir de ce moment-là, exit la fanfiction, je remplace tous les personnages par des créations, et j'ai même un fichier Excel pour tous les nommer. Je me retrouve vite, notamment, avec une équipe à la Justice League, et j'ai des noms pour les membres. Parfois, oui, juste un nom. Rien d'autre. Karl Seemann. Amphibius. Une page blanche, quoi. Et elle le restera jusqu'en 2005.

Juillet 2005. Je me mets à l'écriture de Venomous Girl, et en quête de personnages, j'ai Magdalena Seemann, fille de Karl. Elle est censée avoir un pouvoir d'hydrokinésie, mais elle ne l'a jamais utilisé dans les écrits publiés. Néanmoins, le lien est fait, et le père existe un peu.

2015. Cherchant un récit à faire dessiner à Bruce Cherin, je regarde quels personnages j'ai. J'ai des visions de Norvège et de monstres marins combattus par un homme plutôt âgé. Je me dis que c'est le moment pour Karl Seemann de faire son entrée dans le développement de l'Atlantide d'Arcadia Graphic Studio. Pour autant, avec dans le même univers un prince (Judo Squale) et un régent (Orcan, qui lui, pour le coup, était bel et bien un succédané d'Aquamariner), il fallait un personnage différent, marqué. Et pour son nom, j'ai cherché dans plusieurs langues quelque chose qui fasse exotique, jusqu'à ce que je me décide à chercher un dictionnaire de kobaïen. Orst, le premier. Banco. Avec le bon background qui le lie à Orcan et à la terre ferme, on obtient une bonne variation sur un archétype, tout en développant l'identité de l'Atlantide arcadienne, avec le savoir-faire de Maxime Saint Michel en plus (c'est lui, le garant de la continuité). Je suis fier de cette histoire travaillée avec Maxime et Bruce, et je ne déplore qu'une chose : c'est de ne pas pouvoir réutiliser Orcan. 

Au final, l'univers d'origine n'a été développé officiellement que dans Venomous Girl. Officieusement, il a aussi été développé en 2002 dans le projet Twilight (que je n'ai pas relu depuis très longtemps, mais qui ne doit pas être très agréable pour les yeux, étant donné que c'était du scénario écrit façon nouvelle), et il y a des chances pour que j'en reprenne encore des morceaux à l'avenir, mais moins les archétypes que les relations entre les personnages.


mardi 18 janvier 2022

Les archives secrètes : Claire Djarvick (et les sombres thématiques)

 

Après avoir étudié le billet du 18 décembre avec Xavier Enrikchen, ça tombait sous le sens que celui du 19 décembre soit consacré à Claire Djarvick, puisque l'un ne va pas sans l'autre. Cependant, j'ai déjà pas mal abordé les Challengers du Macabre dans le billet précédent, donc je vais essayer de ne pas me répéter. 

Retour en 1998. Changement de classe, changement de pas mal de choses, et... premiers émois. Une fille inaccessible au premier abord (bien que plus complexe qu'elle ne semblait l'être), à qui j'ai du mal à parler, mais qu'importe, j'en fais un avatar, Claire Djarvick, dans les Challengers du Macabre, où elle devient, en gros, la mascotte de l'équipe. Cependant, elle aura un rôle beaucoup plus central et tragique dans la nouvelle de 1999. Mais à l'origine, elle devait être clonée, et son clone, Ale Celia, devait donner naissance à la future Venomous Girl quelques années plus tard. Il y avait donc un lien entre les deux projets à l'époque, mais c'était bien tarabiscoté, et il y avait pas mal de private jokes en prime. Et son père, CD Hunter, devait venger sa mort.

Quand j'ai remis Dark Fates sur les rails en 2008, j'ai également repris le personnage de Claire Djarvick, et j'ai dégagé le projet de tout lien avec quoi que ce soit d'autre. Donc plus question d'univers partagé et de super-héros. J'ai conservé les grandes lignes de Claire pour illustrer le deuil et l'abandon. J'ai changé pas mal de choses, mais j'avais encore besoin d'exorciser certains démons. Et quelque part, ce sont ces mêmes démons qui m'ont remis sur la voie du dessin et de Dark Fates en 2006. Un deuil, un traumatisme... c'était 1999 à nouveau. 

J'avais déjà traité un peu du deuil dans Venomous Girl fin 2005. Il fallait que j'aborde à nouveau le sujet pour raconter l'histoire que je voulais raconter. Mon goût pour l'horrifique et le glauque a fini par l'emporter. Les Challengers du Macabre héroïques sans costumes ne sont plus qu'un souvenir au fond de mon coffre à jouets métaphorique. Mais si j'avais développé cette BD à l'époque, d'une manière ou d'une autre, comment le cap de l'été 1999 aurait-il été franchi ? Aurais-je fait la même chose ? L'aurais-je fait en BD ? Les quelques lecteurs auraient-ils suivi ? Avec des si... ben, on peut faire des meubles. Je suis sûr que si j'appliquais la méthode "Et si... ?" à toutes mes créations, j'aurais de quoi alimenter ce blog jusqu'à l'an prochain... et accessoirement, me faire traiter de plagiaire, puisque Marvel le fait depuis 60 ans (et depuis un ou deux ans sur Disney +). Remarquez, chez DC, ils ont les Elseworlds, un concept finalement pas si éloigné que ça, reposant sur des variations plus ou moins poussées de l'univers de base. Mais je digresse.

Pour revenir à Claire Djarvick, elle était brune, à la base. Comme son modèle. Mais à partir du moment où j'avais Zira Ondalli qui était brune pour aller avec ses origines, je me suis dit qu'il fallait une blonde par contraste, comme dans Mulholland Drive. Quant à ses tenues, je me suis inspiré de la mode de 1999-2000, ce qui tombe bien, car c'est dans cette période que j'ai choisi de situer Dark Fates.

Les couleurs du dessin sont l'œuvre de Gaëtan Degasperi. J'espère qu'il va bien. Je mène des recherches actives.

Je pense que ça ira pour aujourd'hui. Le prochain billet est déjà programmé.

lundi 17 janvier 2022

Les archives secrètes : Xavier Enrikchen (et l'ère pré-Internet)

 

On passe maintenant au billet du 18 décembre, sur lequel j'aurai un peu plus de choses à dire, vu que je suis seul maître à bord de Dark Fates.

Donc voilà. Septembre 1998. Judgment Day d'Alan Moore d'un côté. Amalgam II de l'autre. En lisant le premier, j'ai eu une grosse poussée d'inspiration et décidé de créer mon propre univers, que j'espérais étendre avec l'aide de quelques camarades. Vous n'avez jamais eu entendu parler de ça ? Les quelques rares pages de BD (quatre au total, si mes souvenirs sont bons) qui en sont sorties ont disparu, donc c'est normal. Cette période était charnière pour moi, parce que j'étais dans une nouvelle classe, débarrassé de certains éléments perturbateurs, et... je n'étais plus au club journal. Vu que toutes mes idées étaient retoquées pour des prétextes fallacieux, mais en réalité pour cause de vengeance personnelle de la part de l'emploi jeune qui s'occupait du club (elle était en froid avec ma tante). La réalité des petites villes, quoi. Je me suis donc dit que, faute d'avoir un support officiel, j'allais m'en faire un qui le serait moins, quitte à faire les photocopies moi-même. 

Relisez la date : en 1998, nul n'avait encore entendu parler de webcomics, car tout le monde était loin d'être équipé d'un ordinateur en premier lieu, et surtout d'une connexion Internet. De plus, je n'avais pas non plus de scanner. Pas sûr, toutefois, que j'aurais beaucoup plus produit si j'avais été équipé : j'avais trop d'idées et pas assez de bras (je n'en avais que deux). Et je ne connaissais personne qui savait tenir un crayon dans le collège. Donc pas de soutien. Par conséquent, cet univers, je le développais à coups de dessins dans mon cahier.

Le projet qui s'est renforcé avec le temps, c'est Les Challengers du Macabre. Pourquoi ce titre ? Parce que Amalgam II et Challengers of the Fantastic. Et l'idée de ce projet de BD, c'était de faire, à la base, des super-héros sans costumes face à des monstres, des vampires, etc. J'avais Rob Zombie dans les oreilles tous les jours, et le fait d'avoir 13 ans m'avait ouvert à tout un pan culturel que je ne pouvais pas connaître avant, surtout que le phénomène Halloween pointait son nez en France. Et il était aussi fort logique qu'un des personnages des Challengers soit un mec au passé mystérieux, difficile à tuer et armé d'un bâton (je vous laisse deviner les deux personnages qui m'ont inspiré). Et c'est en lisant la BD Fax de Sarajevo de Joe Kubert que j'ai travaillé son passé en ex-Yougoslavie. Xavier Enrikchen est donc né de ce carrefour d'influences. 

Les Challengers du Macabre allaient connaître, en 1999, une nouvelle presque inachevée, que j'écrivais à peu près n'importe quand sur mes moments libres. Ca partait un peu dans tous les sens et ce n'était pas gai. J'ignore où se trouvent ces pages en ce moment, car elles n'ont jamais été numérisées, mais je me suis quand même inspiré de la trame de l'histoire pour deux chapitres de Dark Fates. Il y a eu beaucoup de changements, mais le résultat reste macabre à souhait. Alors non, ça n'a pas été facile à mettre en scène, mais c'était cathartique. Et puis ça a été publié sur du beau papier. C'est commandable sur l'Arcadia Store, Oui, je fais un peu de pub, parce qu'avec le virus qui nous embête depuis deux ans, nos revenus se sont écroulés. 

Bon, toutefois, concernant les Challengers du Macabre, je ne suis pas sûr que vous ayez raté grand-chose, car j'étais assez limité en dessin et en narration à cette époque. De plus, les histoires prévues étaient bordéliques. Mais qui sait ? Peut-être qu'en fin de compte, si j'avais eu du soutien à l'époque pour faire des planches régulièrement, j'aurais pu évoluer petit à petit et gagner un petit cercle de passionnés ? On ne le saura jamais.

Les archives secrètes : Arsinoë Augsburger

 

Retour sur le billet du 17 décembre.

Là, je risque de ne pas avoir grand-chose à dire, étant donné que je ne suis pas le créateur d'Arsinoë. Mais c'est le premier personnage de World Justice que j'ai dessiné, à l'époque où nous parlions du projet avec Sophie Rumo, soit fin 2007, début 2008. 

C'était une période difficile pour moi, car je n'avais que Windows Live Messenger (que tout le monde appelait encore MSN) pour garder le contact avec les gens, étant donné que j'avais fraîchement déménagé et que la plupart de ceux que je connaissais étaient loin de chez moi. J'étais donc plutôt isolé, mais j'avais des conversations très régulières avec Sophie par messagerie instantanée, et ayant vu ses dessins, je me disais qu'elle avait du talent, et qu'ils seraient mieux employés à travailler sur un projet à elle que sur un fancomic Justice League, et qu'ensemble, on pourrait créer un fanzine, avec les autres talents de La Tour Des Héros. On a mis le temps, mais on l'a fait.

Finalement, j'aurais peut-être un peu plus à dire que prévu sur la création de World Justice, mais je préférerais que ce soit sa créatrice qui en parle. De mon point de vue, je crois que j'ai contribué à donner à Arsinoë un pendentif en forme d'éclair, et que le personnage devrait être joué par Kristen Bell - ironiquement, à cette même période, celle-ci a été engagée sur la série Heroes pour jouer Elle Bishop, aux pouvoirs similaires ; ceci dit, les deux personnages se distinguent sur leur personnalité et leur statut. Pourquoi Kristen Bell ? Parce que j'étais à fond sur cette actrice à l'époque, étant très fan de Veronica Mars, et ça transparaissait sur mon premier blog. Elle n'a peut-être pas forcément eu la carrière qu'elle méritait d'avoir au cinéma, mais elle a quand même bien mené sa barque, et j'ai eu grand plaisir à la retrouver dans The Good Place (très bonne série Netflix que je recommande).

Et maintenant, je ne suis que plus impatient de retrouver Arsinoë et son équipe dans de nouvelles aventures, parce qu'il y en a, à raconter !

Les archives secrètes : Smasher (et les archétypes)

 

Dans ce billet, je vais vous narrer la genèse de Smasher, personnage apparu pour la première fois dans Le Temps Des Héros en 2010 et intégré au multivers Arcadia en 2012 avec Esprit Vengeur. Sur le blog Arcadia, c'est le billet du 11 décembre.

Pour cela, il faut remonter à 2001. Pas l'Odyssée de l'espace, mais l'époque où Excalibur n'était pas encore devenue une boutique de jeux lambda ; non, on y trouvait encore des figurines McFarlane et des comic-books en VO. Parmi ceux-ci, l'un me faisait particulièrement de l'œil : Awesome Holiday Special. Pourquoi ? Parce que j'aimais bien l'univers Awesome de Rob Liefeld recréé par Alan Moore. On ne juge pas.

Dans ce numéro, il y avait une histoire de Fighting American dessinée par Rob Liefeld (ou comment continuer sur sa lancée de Captain America) où Spice, la jeune partenaire de Fighting American, combattait le droïde destructeur Smash. Bon, dites-vous à peu près que Fighting American = Captain America, Spice = Rikki "Bucky" Barnes (version robotisée) et Smash = Hulk (avec les couleurs inversées). Je ne sais plus comment ça m'est venu, mais j'ai probablement dû me dire que si Jeph Loeb et Rob Liefeld avaient fait leur Smash, rien ne m'empêchait d'avoir le mien. Et puis m'est venue l'idée d'appairer ce personnage avec un autre concept dérivé, mais cette fois de la licence Digimon (je garde cette histoire pour plus tard).

Bon, il est de notoriété publique que j'ai tout stoppé pendant quelques mois après octobre 2001, donc ce n'est pas allé très loin dans la réflexion. Vint ensuite 2010 où, avec le webcomic Le Temps Des Héros, je me suis amusé à mettre en scène des personnages de mon passé. J'avais besoin d'un super-vilain, et là, mes lectures d'époque m'ont fait réfléchir : on avait d'un côté le Hulk rouge (intelligent et pas tout à fait un super-vilain), et d'un autre côté, on avait Ultimate Hulk (à deux personnalités distinctes, mais avec un organisme adaptatif). Un mélange se crée. Et quitte à pousser les contrastes, autant habiller mon nouvellement nommé Smasher d'une façon très formelle. Comme un agent. Un agent du multivers. L'occasion de retrouver le concept initial qu'il formait avec le prototype de S-Ram, mais surtout d'étoffer tout ça pour ne pas faire du pastiche. 

J'en profite pour ajouter que j'ai eu droit à des remarques désobligeantes de la part de visiteurs et d'internautes concernant le fait que certains personnages que je dessine (ou qu'on a chez Arcadia) ressemblent à des personnages connus. Je me dois de répondre qu'au bout de 90 ans (et même plus dans le contexte de la SF), c'est malheureusement quasiment obligé de retomber sur les mêmes archétypes, et que tous les costumes ont été plus ou moins trouvés. De là, partir d'un archétype connu comme base d'un personnage est quelque chose de très répandu, et tout le monde le fait, même les auteurs de comics les plus acclamés. Tout se joue à l'écriture, au final. C'est ce qui fera l'originalité du personnage par rapport à son archétype, et qui ne vous fera pas dire que Superman, c'est juste Moïse fusionné avec John Carter. Ou que Dragon Ball, c'est juste Superman amalgamé avec le Roi des Singes (pour ça, je recommande le Comic Box HS Spécial Japon de 2001).

mardi 4 janvier 2022

Les archives secrètes : Midnight

Les bonnes résolutions doivent être prises. Moi, je maintiens l'ouverture de mes archives secrètes sur les dessins du calendrier de l'Avent 2021 d'Arcadia Graphic Studio. Je sais, ça fait moins fantasmer que celles du Vatican, mais il faut faire avec.

Midnight est un personnage que je n'ai pas créé. Tout au plus, je lui ai donné un nom et quelques menus détails de son histoire, peut-être le nom de son restaurant, mes souvenirs s'embrouillent. Ca reste une création de Sophie Rumo, créatrice de la BD World Justice, co-fondatrice de Forgotten Generation, VIP d'Arcadia Graphic Studio et guerrière amazone. Je l'ai pas mal aiguillée sur comment monter son projet, on a beaucoup brainstormé ensemble, mais c'est son bébé, et j'espère bien que cette BD fort prometteuse sera menée à terme. 

Midnight, c'est le héros sans pouvoirs qui se bat au milieu de gens qui ont des capacités extraordinaires. C'était le personnage le mieux placé pour faire l'équivalent d'Hawkeye dans Esprit Vengeur, même si, en soi, il est plus du côté Batman. Mais ce que je ne savais pas, c'est qu'en le mettant dans Esprit Vengeur, j'allais le faire évoluer à mon insu, et bien plus tard, faire évoluer le reste de World Justice.

Parce qu'Esprit Vengeur, dans ma tête, c'était juste un crossover où on mélangeait nos personnages pour le fun, sans s'occuper de continuité. Mais ça a évolué, et Maxime Saint Michel (qui m'a aidé à écrire le scénario) y a vu une opportunité pour agrémenter l'entourage de Drak Béryl d'un nouveau personnage qui cochait toutes les cases pour se développer aux côtés du samouraï cracheur de feu. Dans un premier temps, il fut convenu de dédoubler le personnage : il y aurait un Midnight dans l'univers de Drak Béryl, et l'autre Midnight dans l'univers de World Justice. 

Mais voilà, Esprit Vengeur a été la pierre fondatrice de l'univers partagé Arcadia, obtenu en fusionnant l'univers créé par Maxime et l'autre univers principal développé par Edwin. Là-dessus, j'y ai fait quelques ajouts, puis c'est Yannick Potier qui a intégré son Phalène à l'univers Arcadia, et au fil des discussions entre nous au sein du noyau dur au sujet de l'avenir de cet univers (et croyez bien que ça peut durer longtemps quand on est lancés), Maxime a proposé à Sophie d'incorporer World Justice en plus, et vous savez quoi ? Elle a accepté. Et c'est de bon augure pour la suite des opérations.

Concernant le dessin du jour, j'ai choisi un peu à la hâte, et le côté phallique de l'illustration n'a pas échappé à certains internautes. Pas cool, mais bon, à part ces quelques réactions hilares, le reste est bien passé.

Prochain rendez-vous dans... bientôt. Je ne sais pas quand. Je ne sais même plus quel est le dessin suivant, mais il arrivera dans quelques jours.

mercredi 29 décembre 2021

Les archives secrètes : Red Ann

 

Le 7 décembre 2021, j'ai posté cette illustration sur le blog d'Arcadia.

Je pense que le texte résume assez bien pourquoi j'ai décidé de l'utiliser dans le scénario d'Esprit Vengeur : c'est tout con, mais à l'époque (2012), nous n'étions pas nombreux, et nous manquions de personnages féminins. C'est en consultant le wiki PDSH que Red Ann m'est apparue. Encore mieux, c'était une création de Jerry Robinson, donc déjà un peu dans la famille. Mais surtout, ce qui m'a frappé dans son unique apparition, c'est le potentiel du personnage : Red Ann aurait pu être un solide et redoutable second rôle si la série Black Terror avait été feuilletonnante. Hélas, on nous la présente et on la range pour de bon en moins de 20 pages. Les personnages récurrents, dans les comics de l'Âge d'Or, et particulièrement dans ceux que j'ai traduits, on n'en trouve pas énormément, à part Lady Serpent qui a droit à deux épisodes dans Black Terror, mais avec un ravalement de façade total entre ses deux apparitions.

Bon, alors, maintenant qu'on a le personnage, comment faire pour la ramener ? J'avais décidé qu'elle était apparue à l'ère moderne, histoire de simplifier un peu (et ça permettait de ramener Black Terror par la suite). Une histoire de soif de vengeance inextinguible, ça se tenait. Mais c'est après que les choses se sont compliquées...

Le webcomic Esprit Vengeur a été accueilli diversement par la critique, mais en tant que projet vitrine de l'univers partagé qui était en train de se construire, il a été lu plusieurs milliers de fois. Dès lors, il fallait créer une suite. Et croyez bien qu'il y a eu énormément de brainstorming sur quels personnages utiliser : Yordi, Arrow, toute une équipe de personnages open source... On a raté le coche des films Avengers et Justice League, et la préquelle avec Black Terror n'a jamais été achevée. D'ailleurs, parlons-en, de Black Terror : la présence de Red Ann dans le présent nécessitait que Black Terror soit aussi un héros du présent, mais on y sacrifiait l'aspect héritage qui plaisait aux scénaristes. On s'est pas mal pris la tête pour régler le problème, et on a fini par trouver. 

Cela dit, ça n'a pas réglé le problème d'Esprit Vengeur, qui perdure encore à ce jour, même si on commence à en voir le bout. Mais cette histoire sera pour un autre jour.

Les archives secrètes : 2011 (addendum du blog Arcadia)

Remontons un peu le temps jusqu'au 2 décembre 2021 sur le blog d'Arcadia. Oui, j'ai dit un peu, c'est vraiment un peu.

Maxime Saint Michel (scénariste en chef), peu de temps avant, nous a exprimé la bonne idée qu'il venait d'avoir : "Et si on faisait un calendrier de l'Avent Arcadia sous forme de rétrospective ?" Ainsi commença la longue opération "Calendrier de l'Avent", dont la mise en place s'est fait très rapidement (lire : un peu à l'arrache). Un exercice plutôt plaisant, puisque nous sommes repartis dans nos archives pour en extirper des personnages reconnus et d'autres plus obscurs, sur fond d'anecdotes personnelles. Personnellement, j'aurais aimé proposer plus de mes dessins en couleurs, mais il n'y avait tout simplement pas le temps. 

Normalement, on devait poster un personnage par jour, mais dans mon empressement rétrospectif, j'ai posté ma carte de vœux Dark Fates de 2011, avec Ewen Merrick ET Zira Ondalli. C'est là ma seule entorse à la règle. Côté anecdotes, il fallait quelque chose de suffisamment inédit pour marquer le coup, mais de suffisamment concis.

Et c'est là que je me dis qu'en fait, je continuerais bien les anecdotes en poussant un peu plus le côté personnel. Alors c'est parti !

Le premier janvier 2011, ça a été une journée plutôt calme qui a suivi une soirée plutôt calme aussi. Je voulais faire quelque chose de constructif tout en testant mes nouveaux feutres, et c'est là que j'ai eu l'idée de faire des cartes de vœux, dont une Dark Fates. 

J'avais reçu un SMS quelques heures auparavant : "Que cette nouvelle année soit celle de ton fanzine !". Parce que oui, Forgotten Generation avait du retard à l'allumage pour plusieurs raisons, mais pas celles qui ont pu circuler. 

Et effectivement, 2011 a été l'année de Forgotten Generation, sous une forme imprévue. Elle a aussi été l'année où j'ai passé mon permis B et pris des cours de modèle vivant. Mon style a progressé en quelques mois. La carte que vous voyez ici est donc une capture de comment je dessinais à l'instant T. Mes visages étaient plus allongés, plus géométriques. Pourtant, j'ai longtemps conservé ce dessin dans mon portfolio pour son côté symbolique, une nouvelle tradition, une renaissance après une année très dure, des promesses de lendemains qui chantent, etc. Ceux qui me connaissent ou qui m'ont parlé un an après savent que je ne tenais plus le même discours en janvier 2012...

Cette illustration de Dark Fates dénote donc de la plupart que j'ai pu faire par son aspect coloré, festif, naïf, et par ses personnages accoutrés d'une façon qu'on ne leur connaît pas. 

Puis est venu le mois de mars, et le monde a enfin pu connaître Ewen Merrick, Zira Ondalli et les autres autrement que par des dessins épars. Et cerise sur le gâteau, Zira a été présentée à son modèle car, oui, je me suis inspiré d'une amie de lycée pour développer le personnage. 

Ainsi s'achève ce premier rendez-vous dans les archives. Revenez vite pour la suite !

 

dimanche 7 avril 2013

Deliah Hill 2.0 Rebuild aussi ?

Il faut croire que je vais mettre ça à toutes les sauces, décidément ! Et il faut aussi croire que je déteste laisser un projet inachevé, même s'il est maudit. Voici donc l'étrange histoire de La Tourmente de Deliah Hill...

Automne 2009, où les jours se font plus gris que jamais, me vient la lubie de faire un nouveau cadavre exquis, et tout commence avec une citation d'une chanson de Fields Of The Nephilim :




Le ton est donné dès le début : ce sera glauque. En parfaite adéquation avec cette période de mon existence, quoi. J'arrive avec les deux premières vignettes :


Ensuite, on se relaie à plusieurs sur LTDH, mais déjà arrivent quelques conflits, puisque presque chacun essaie de tirer la couverture à soi (je ne suis pas innocent puisque j'avais en tête une direction que je voulais absolument suivre), ce qui tourne à la bataille rangée, et au final, on a abandonné cette tentative...

Pourtant, en y regardant de plus près, je me rends compte que bon nombre d'éléments qui ont été posés apportent une véritable profondeur et une mise en place vraiment intrigante. Les références à l’œuvre de Lovecraft, tout ça, c'était bien trouvé. Mais finalement, on a tous préféré se tourner vers quelque chose de moins lugubre.

 J'ai toutefois livré deux pages pour commencer un chapitre 2, mais qui n'a pas été suivi. Quelques mois plus tard, j'ai commencé une version en strip, mais je ne l'ai pas continuée. Cependant, cet univers est resté dans un coin de ma tête depuis tout ce temps.



Puis ont suivi une ébauche de couverture déjà présentée ici, et un crayonné du personnage principal.








Ces dernières semaines, toute l'histoire non racontée m'est revenue, et la forme de strip me paraît la plus appropriée pour recommencer l'aventure proprement. Plusieurs épisodes sont déjà ébauchés, il ne reste qu'à savoir quels éléments je vais pouvoir garder de l'histoire originelle.

A noter : ce sera fait en parallèle de Dark Fates, à part et sans empiéter dessus. J'attendrai d'avoir suffisamment d'avance avant d'annoncer la publication.