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vendredi 2 mai 2014

Dark Fates : la B.O. (ou presque)


Il est un aspect important de la création chez moi : la multiplicité des sources. Le déclic créatif part de n'importe quel endroit ou de n'importe quel support... y compris non visuel. La musique est donc partie prenante de la création.

Il ne s'agit pas vraiment d'écouter de la musique au hasard. Ce n'est pas en allumant la radio sur F* Radio (la seule que je capte dans la voiture parce que le bouton est cassé - mais en réalité, cette station est formatée comme beaucoup des plus populaires, comme Skirap, alors j'ai débranché l'antenne sans une once de regret, parce que c'est le son qu'on m'impose déjà dans les supermarchés et ailleurs) que je peux me lancer dans la création. Il faut un ou plusieurs éléments :

1) Des paroles suffisamment bien écrites, avec des métaphores ou une histoire que je peux visualiser dans ma tête. Le style importe peu : Richard Wagner, Ice Cube, Blankass, Johnny Cash, Rammstein, Julee Cruise, Therion, tout est bon à prendre. Faut pas être sectaire, la curiosité n'est pas un vilain défaut, et elle est même la meilleure amie de l'artiste. En plus, avec Internet, c'est super facile d'écouter tout ce qu'on peut chercher. Et décortiquer des paroles de chansons en bonus.

2) Une ambiance musicale forte. Là, on rejoint un peu le concept des paroles : les images doivent affluer. Quand je parle d'ambiance, ça signifie une émotion portée, et là aussi, le style importe peu, mais je risque de me répéter. L'esprit est un parachute.

3) Une isolation idéale pour lancer toutes les idées sur le papier (ou le clavier). Oui, ça nécessite aussi des conditions d'écoute optimale. S'asseoir chez soi en mettant un disque sur la chaîne hi-fi est ce qu'il y a de mieux. Être assis devant son PC à écouter de la musique dont la source est moins top, c'est un peu moins bien, mais des fois on ne peut pas choisir. J'ajouterai aussi les longs trajets en train avec un baladeur, dans ce cas. C'est pas en discutant avec le voisin que les conditions seront optimales, pour sûr. Mais après, ça dépend de ce qu'on veut.

Voilà, c'est un début. Maintenant, il est parfois possible de compiler précisément les morceaux qui aident au déclic créatif. Mais dans mon cas précis, j'ai décidé d'aborder le truc sous un angle différent, parce que je veux partager justement la bande sonore.

Celle de Dark Fates, pour ainsi dire. Vous savez, le plus ensorcelé des french comics, qui tient de David Lynch et des fumetti ? Publié par Arcadia Graphic Studio dans le magazine Forgotten Generation ? Oui, celui-là précisément. Tout à fait.

N'ayant aucunement les droits pour des chansons de Blue Öyster Cult directement liées au concept de la BD, j'ai opté pour des artistes dont l’œuvre est sous licence libre, et j'ai donc fait une compilation gratuitement téléchargeable de titres pour vous plonger dans l'ambiance des aventures initiatiques d'Ewen Merrick. Tout cela est bien sûr légal, grâce au site Jamendo qui est une plate-forme géniale pour tous les amateurs de musique. 


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jeudi 31 octobre 2013

Le côté obscur de la musique, parce qu'Halloween est la veille de la Toussaint

Visiteur, mon ami, tu t'es perdu en ces lieux en quête de la musique qui te glacera le sang pour cette nuit d'Halloween, si judicieusement suivie de la Toussaint ? Tu aimes les expériences qui mettent les nerfs à rude épreuve et te font marcher sur le fil du rasoir ? Tu es prêt à embrasser l'obscurité ?

Je décline toute responsabilité quant à une utilisation malsaine de ce qui va être dévoilé à vos oreilles. Sérieux. Si ça provoque un malaise, inutile de se faire violence et de se rendre malade, parce qu'il faut avoir l'esprit bien accroché...










Commençons par les classiques : nous sommes en 1978, et John Carpenter signe un des meilleurs slashers du XXe siècle avec le célèbre Halloween, qui met en scène Donald Pleasence et Jamie Lee Curtis sur une bande-son emblématique.


Passons sur les épisodes qui ont suivi et intéressons-nous à Halloween 2007, la version Rob Zombie de ce classique qui met en avant le croque-mitaine masqué de son enfance jusqu'aux événements qui sont remakés. Un classique moderne dont le thème a droit à une petite mise à jour par Tyler Bates.



Retour en 1979 avec Amityville, de Stuart Rosenberg. Le film est inspiré du livre à scandales de Jay Anson, et... bon, Margot Kidder et James Brolin sont bien sympas, mais le résultat craint un peu quand même. Heureusement, on peut compter sur un thème signé Lalo Schifrin qui s'impose comme une pièce maîtresse.


1968 est une année dont on se souvient bien pour son mois de mai, mais aussi pour le classique Rosemary's Baby de Roman Polanski, où l'angoisse s'invite à travers le quotidien d'une jeune femme enceinte, loin de la surenchère d'effets auxquels nous habitue de trop nombreuses productions. Et que dire de la berceuse de Rosemary, composée par Krzysztof Komeda ?



Signalons la reprise en 2001 par le supergroupe américain Fantomas, qui ne démérite pas.



Quoi ? Tu en as marre des musiques de films ? Tu veux des trucs qui rendent cinglé ? Alors mate cette petite dernière, ça te fera un bon avant-goût. C'est un extrait de Calvaire, film belge de Fabrice Du Welz, de quoi se dégoûter de la campagne à tout jamais.



Le rock fait bouger le corps, mais Fields Of The Nephilim fait convulser les cadavres et retire la joie de vivre. La preuve avec ce morceau de 1986 qui met les points sur les I.



Né du désir des membres du groupe grec SepticFlesh de faire une musique plus orchestrale, Chaostar sort en 2000 un premier album contant l'histoire d'une planète condamnée.

On retrouve aussi l'expérimental Fantomas, qui a eu l'audace début 2004 de sortir un album très ambiant, planant, et très sombre nommé Delirium Cordia. La grande particularité de ce disque, c'est qu'il ne contient qu'une seule et unique piste de 74 minutes. Je n'en mettrai que deux extraits, sinon ce sera trop dur.



Et on clôture ce billet macabre par un morceau de Das Ich, groupe industriel allemand dont l'album Morgue s'ouvre sur ce Mann Und Frau Gehn Durch Die Krebsbaracke qui donne le ton, sachant que ça veut dire en gros "monsieur et madame visitent le pavillon des cancéreux". Tout un programme de réjouissances...



mercredi 11 avril 2012

Magie, FG et compagnie

Le présent billet vous est présenté par Ginny Weasley, sœur de Ron Weasley, le copain d'Harry Potter. Je vous offre quelques lignes pour placer vos blagues sur les roux :






 Voilà. Maintenant, je précise que comme souvent, l'image n'a rien à voir avec ce qui suit, sinon ce ne serait pas drôle.

 Retour sur la semaine d'ermite, passée à monter le numéro 2 de Forgotten Generation. Comme c'est un travail de longue haleine et solitaire, il faut bien se motiver, et quoi de mieux que de le faire en musique ? Voici donc un résumé non exhaustif de la bande sonore de cette aventure :

Quoi ? Encore un live de Maiden ? Avec en plus que des titres déjà entendus des milliards de fois ? J'admets, c'était un achat compulsif dû au faible prix de ce double CD. Pour info, j'ai aussi le DVD. Mais pourquoi donc acheter un live dont les morceaux sont loin d'être des raretés inédites ?

Eh bien, en tant que fan, je répondrai que ce groupe est aujourd'hui meilleur que pendant la dernière décennie du XXè siècle, et qu'écouter les classiques du groupe joués à trois guitares a quelque chose d'entraînant. Évidemment, ils ont choisi LA tournée de classiques basée sur Live After Death pour enregistrer ce live, plutôt que d'autres. Tant pis, on s'en accommode vite une fois Aces High envoyé dans les enceintes. Bruce Dickinson ne peut plus vraiment chanter dans les aigus, mais assure quand même. Musicalement, le groupe est au top, et les différents publics sont en folie. Le set n'est pas franchement risqué : les indéboulonnables The Trooper, Fear Of The Dark, Number Of The Beast et Hallowed Be Thy Name côtoient les un peu moins systématiques Aces High, 2 Minutes To Midnight, Revelations, The Clairvoyant, Can I Play With Madness, Run To The Hills et Heaven Can Wait. Cependant, quelques morceaux moins courants surnagent : Wasted Years, Powerslave (plus joués depuis le Ed Hunter Tour '99), mais surtout Rime Of The Ancient Mariner et Moonchild, encore jamais joués par la formation ultime !

Pas beaucoup d'originalité, mais l'interprétation est vraiment très bonne, et tant pis pour les voix aiguës, on s'en passe finalement bien. De plus, on a droit à quelques participations vocales d'Adrian Smith.

Bref, un très bon live qui fait presque office de best of des années 80 (même si Fear Of The Dark est de la décennie suivante, mais bon, on va pas chipoter...). Plus intéressant qu'une compilation des mêmes titres en studio, ça peut être un bon point d'entrée pour découvrir le groupe. Up The Irons !

 


Le dernier album en date de Black Sabbath ! Quoi ? Je devrais m'acheter des yeux ? Oui, le groupe s'appelle Heaven & Hell pour des raisons évidentes de marketing, mais le quatuor Dio/Iommi/Butler/Appice fait bien du Black Sabbath et reprennent les choses là où ils les ont laissées en 1992 avec l'album mésestimé Dehumanizer.

Pas grand-chose à redire sur ce Devil You Know, si ce n'est qu'on a un groupe au top musicalement et vocalement avec une production qui sonne très bien. Maintenant, oui, on peut arguer que l'album ne renferme pas d'énormes classiques comme les précédents de la formation et que les compositions ne sont pas aussi époustouflantes que ça, hormis 2-3 chansons. Mais peut-être que certaines vont gagner leurs galons de classiques avec le temps, même si, Dio étant mort, cet album ne sera jamais plus défendu sur scène aux côtés des monuments que sont Heaven And Hell et Mob Rules (sans oublier Dehumanizer qui a pu gagner sur le tard ses lettres de noblesse).

Profitons cependant de ce dernier témoignage, qui n'est pas parfait, mais reste un bon disque de heavy metal à l'ancienne. Et souvenons-nous de la voix extraordinaire de Ronnie James Dio.

 




Du punk inimitable, tout simplement. Jello Biafra a une voix reconnaissable entre mille, et ça joue vite et fort. Pas de fioritures, ça va droit à l'essentiel. Les brûlots contestataires teintés d'humour s'enchaînent à toute vitesse, les classiques défilent sans qu'on les ait vus passer (l'album est court). Une bonne débauche d'énergie pour ce premier LP qu'on prendra soin de se remettre dans les esgourdes, tant ce groupe a toujours une influence aujourd'hui, et des textes toujours d'actualité.

Alors, que ceux qui croient écouter du punk parce qu'ils connaissent Avril Lavign, Blink-182 et The Offspring, faites attention : ça risque de vous faire mal d'ouvrir les yeux !

 



J'en entends déjà dire que c'est pas un vrai groupe de métal, que c'est des poseurs, des f*ottes... Oui, le néo-métal a vu naître un paquet de merdes, mais la vague est retombée, et les vrais groupes ont survécu. Et Slipknot en fait partie et a su évoluer, laissant, avec ce troisième album, les racines néo qui de toute façon ne faisait plus recette pour ajouter plus de mélodie et d'influences dans leur musique.

Les sous-accordages n'ont plus la cote, mais les soli de guitare et les instruments atypiques et acoustiques, si. On en retrouve pas mal sur cet album varié, transition d'un passé brutal entre Machine Head et Sepultura vers une musique plus douce mais pas encore complètement commerciale. On a encore de la brutalité, entre deux morceaux plus calmes. Une évolution intéressante, même si la suite a prouvé que le groupe a fini par se perdre... Mais pas grave : les albums Slipknot et Vol 3 sont toujours bons à prendre, en espérant que le groupe se ressaisira et retrouvera son énergie, sa hargne et sa créativité.

 
 


2002 a été une triste année, entre le 21 avril et la dissolution de Megadeth. Ses derniers témoignages discographiques n'avaient pas été des plus concluants, mais quand même, ça fait un choc. Dave Mustaine avait des problèmes de bras, mais a vite annoncé qu'il s'attelait à un album solo. En 2004, cet album solo a fini par sortir sous le nom de Megadeth, avec pléthore d'invités et un groupe nouvellement constitué pour partir sur les routes.

Le guitariste-chanteur fait ce qu'il fait de mieux : du Megadeth, et du bon. Ressourcé et prêt à en découdre, il nous livre 12 titres sans concessions, nourris de ses expériences et de sa vision du monde, et laisse entendre ses influences. Pas de temps morts, il donne tout et retrouve sa verve des débuts. Bien que cet album ne soit pas unanimement considéré comme un véritable album de Megadeth, il est pourtant bel et bien celui qui s'est imposé comme le retour en grâce de cette légende du thrash. Une bonne tuerie.

 
 


Et là, certains peuvent se demander pourquoi il n'y a que du rock et si mon esprit est ouvert. Si j'écoutais NRJ, la question d'une soi-disant "ouverture d'esprit" ne se poserait pas, puisque ce serait considréré comme un "j'écoute de tout" (qui est en fait "j'écoute rien en particulier, je gobe"). J'aurais pu passer la semaine à écouter Joan Baez, Willie Nelson, Tomahawk, Johnny Cash, Les musiciens de surface, Pop Up, etc., mais j'écoute de tout ce que j'ai envie de découvrir quand j'en ai envie, parce que j'en ai envie. Na.

mercredi 12 janvier 2011

Designer pour les autres

Je profite de ce petit message pour donner un petit aperçu de designs que j'ai faits pour d'autres ou à partir d'œuvres qui ne m'appartiennent pas.

Ci-dessus : designs "humanisés" de personnages de dessins animés (2007).
 A gauche : redesign de Vampyr, personnage d'un projet French Comic de Pez (2000).


 Redesign de Bruce John Wayne en plus jeune, personnage créé par Master (2009).
 Designs modernisés de personnages du domaine public : Black Terror, Daredevil et Green Lama (2008).
 Capitaine Parker de Starfleet, ou Peter Parker/Spider-Man revu façon Star Trek (2009).
 Jean-Emo, personnage créé pour un cadavre exquis sur Buzz Comics (2009).
 Redesign moderne du personnage d'Alix, créé par une dessinatrice anglaise dont j'ai malheureusement oublié le nom (2009).
 The Blood King, créé comme une mascotte-hommage au groupe pictavien The Bottle Doom Lazy Band (2010).
 Carcajou et Athena, versions super-héroïques de deux membres (et surtout deux de mes amis) de La Tour Des Héros (thegreatwolvie et Wondergirl). (2009)
 Redesign de Catwoman, par un mélange de ses différents costumes au fil des ans (2009).
 Designs de personnages créés par Gemma Stephenson (2009).
 Petit redesign d'Elementar, créé par Felipe Grau (2010).
 Version super-héroïque de xghosts, membre de La Tour Des Héros, pour son anniversaire (2009).
 Howard le canard version XIXè siècle (2010).
 Iron Man, redesigné selon le même mode que Catwoman (mélange de différentes armures). (2010)
 Le Juge, version super-héroïque de Darkcook, de La Tour Des Héros, pour son anniversaire (2009).
 Redesigns personnels de Superman et Batman (2010)

X-23 dans un uniforme de la période New X-Men de Grant Morrison.

lundi 4 octobre 2010

Le temps des héros

Qui ne se souvient pas de l'émission "SuperBat, le temps des héros", diffusée sur France 3 il y a de cela une grosse décennie ? Quand j'y pense, je suis presque nostalgique de cette époque. Le soleil brillait à nouveau et ma créativité était au beau fixe, j'étais jeune et insouciant, "l'herbe était plus verte, la lumière plus éclatante, entouré d'amis"... Stop ! Avant que ne sonne le carillon divisionnaire, je tiens à préciser que le titre de ce billet n'est... qu'un titre. Ouaip.

Enfin, pas tout à fait. Il n'a pas été choisi au hasard, puisque ses initiales sont LTDH, comme le site La Tour Des Héros et son forum où se déroule en ce moment la conception d'une BD collective/cadavre exquis dont l'intitulé est... Le Temps Des Héros ! Je suis à l'origine de ce projet, puisque j'adore ce genre d'exercice, même si c'est mon collègue Pierre Champion qui a dessiné le début. L'intention était double : d'abord, créer une BD fun et pas prise de tête histoire de faire oublier la précédente expérience (La Tourmente de Deliah Hill, au concept intéressant mais qui a été plombé par beaucoup de choses, notamment sa noirceur), et aussi utiliser mes innombrables créations super-héroïques ainsi que celles des membres du forum LTDH.

Rien de mieux que de créer un univers de ses propres mains et de présenter ses premiers personnages publiés... parce que c'est là le but de ce billet : parler de mes personnages !


Rocketman : créé en 2000 ou 2001. Il était lié à un projet que j'avais à l'époque mais qui n'a pas abouti, car il est parti dans tous les sens. Je ne l'avais pas trop développé, aussi je ne me souviens plus s'il avait une identité civile. En revanche, il trouve ses racines dans une histoire courte dessinée par Jim Lee dans Flinch #1 pour le concept (un type qui construit un jet-pack, ça a l'air tout simple, mais ça m'a vraiment été inspiré par cette histoire). Le design, lui, est très inspiré de celui créé par Steven E. Gordon pour le personnage de Cyclope dans X-Men: Evolution. Le couvre-chef, lui, est piqué aux pilotes de biplan.

Yordi II : créé probablement dans la même période. Ma mémoire me fait défaut quant à sa finalité initiale, mais toujours est-il qu'il n'a jamais eu d'identité civile. Quand je l'ai utilisé dans le projet Ostrheinsburg (inspiré du Ring de Richard Wagner) en 2005, c'était un assassin chargé de récupérer l'or du Rhin ainsi que de tuer les sirènes qui gardaient ce trésor. Il était plus ou moins apparenté aux Nibelungen, mais je ne suis pas allé très loin. J'ai toutefois gardé plus ou moins le même design, où l'on retrouve encore une influence de Steven Gordon pour ce qui est du symbole mis en évidence (le Y qui lui barre la poitrine), de même que la visière sur son masque intégral. Les autres détails du costume sont là pour mettre en avant le fait que c'est un tueur, avec une influence à rechercher du côté de Mark Texeira pour son design de Black Panther.

Le Juge : un personnage intimement lié à La Tour Des Héros, puisqu'il a été créé en 2009 pour l'anniversaire de Florian Cuisinier, grand admirateur du personnage du Juge dans Batman The Animated Series. Ainsi, le design est un mélange du personnage créé par Bruce W. Timm et du sieur Florian. Le masque et quelques autres parties du costume sont totalement de mon cru. Ce personnage est une fierté pour moi, puisque Florian l'a arboré comme avatar pendant plusieurs semaines, et Canjoke l'a spontanément utilisé dans Le Temps Des Héros.

Smasher : décrit sur le blog de Forgotten Generation - http://forgottengeneration-news.blogspot.com/2010/09/des-nouvelles-du-multivers.html

Septknight : créé en 2010 spécialement pour cette BD, car il fallait un méchant jetable. J'ai donc pris des aspects de certains anciens membres de LTDH, que j'ai exagérés à fond, et voici le résultat : un mélange de Bouffon Vert, de black metalleux, de chevalier et de nazi.


Wrathchild : créé en 2010 alors que je tentais péniblement de trouver un troisième méchant pour cette vignette. Comme j'ai l'habitude de dessiner en regardant des films ou des séries, j'étais en train de regarder Chromosome 3 (de David Cronenberg) ce soir-là. Ce film a eu une sacrée résonance en moi, et l'image la plus marquante a été celle de ces enfants difformes et meurtriers, nés de la fureur de leur mère - d'où le nom Wrathchild (en hommage à la chanson d'Iron Maiden). Côté design, je n'ai pas changé grand-chose par rapport au film.

Yordi I : créée en juin 2003. La série que je regardais à l'époque était X-Or, et un des personnages qui tournait autour du chef des méchants C-Rex était une femme dans un justaucorps intégral portant un masque d'oiseau. Or, après avoir vu le film Supergirl pratiquement en même temps, mon cerveau a commencé à amalgamer les deux personnages. "Et si cette femme n'était autre que Supergirl avant qu'elle revienne sur Terre ?". De cette interrogation est née Yordi, que j'imaginais comme une des premières héroïnes, envoyée dans l'espace pour une certaine raison après la guerre, et revenant ensuite sur Terre. Le design est resté le même qu'à l'époque, le jaune donnant un aspect solaire au personnage. Je ne saurais en rajouter plus sur le sujet, en fait...

Le saviez-vous ?

-Yordi est un des premiers noms français d'un héros célèbre, plus connu sous son nom original de Superman.
-Kenji Oba, l'interprète du héros X-Or, apparaît dans une scène de Kill Bill ! La série X-Or a par ailleurs inspiré un autre projet chez moi, mais c'est une autre histoire.
-L'histoire Rocket-Man de Richard Bruning et Jim Lee est la seule où ce dernier adopte un style différent de ses habitudes, et une des rares BD où il s'encre lui-même.
-L'émission Superbat a été celle de l'apparition de Batman Beyond sur le service public, et diffusait aussi des épisodes des fabuleuses séries Superman et Batman, qui sont honteusement absentes des rayons DVD en zone 2.
-La chanson citée au début de ce billet est High Hopes de Pink Floyd, sur l'album The Division Bell.
-Yordi II est apparu historiquement parlant avant Yordi I.
-Les héros Ombrax et Strange ont été créés par Pierre Champion, d'après les noms de magazines célèbres publiant ou ayant publié du super-héros Marvel (même si Ombrax a auparavant été l'écrin de Martin Mystère et L'Autre).
-Strange est de retour en kiosques, avec des séries de qualité (Fantask Force, Stan Lee's Alexa, Lorelei et Godland).
-Steven E. Gordon a été une grande influence dans mon graphisme.
-X-Men: Evolution n'a duré que 4 saisons, et encore, la dernière a été écourtée.
-Chromosome 3 est un film à déconseiller aux âmes sensibles et aux gens impatients, puisque la tension met du temps à monter mais ne descend plus après.
-Les auteurs du Temps Des Héros sont (pour l'instant) Florian R. Guillon, Pierre Champion, Canjoke et Edwin Boyer. Tout le monde peut participer.
-Les personnages de Wrathchild, Septknight, Smasher, Yordi I, Yordi II, Le Juge et Rocketman sont la propriété exclusive de Florian R. Guillon et ne peuvent être reproduits sans son accord.

lundi 20 septembre 2010

Saint François

Le hasard a ses raisons que la raison ignore. Eh oui, mon dernier article en date parlait d'un live de Corbier en CD, et celui que je vais proposer maintenant, après une longue absence occasionnée par pas d'Internet, est aussi à propos de Corbier en concert. C'est génial, non ?

Jeudi 11 septembre 2010. C'est ce soir qu'a lieu le concert de Corbier, Carusella et Gatechien au Nexxt, un bar-discothèque où je n'aurais probablement jamais mis les pieds en temps normal, mais bon, c'est exceptionnel. Arrivé sur les lieux, je m'acquitte du droit d'entrée, comme de bien entendu, tout en me rendant compte que les tarifs ont bien changé par rapport aux premières affiches. Il est 20h30, l'heure où le concert doit commencer. Évidemment, il fallait s'y attendre, ça commence en retard (environ trois quarts d'heure), la faute à un public peu ponctuel. Entendant les conversations, il tombe dans mon oreille que Corbier est dehors. Je vais donc au frais rencontrer le bonhomme. Conversation brève mais qui me permet de me rendre compte que le barbu est sympathique. Puis retour dans la salle, et fin de l'attente avant... avant quoi ?

Le premier groupe à se produire n'est pas inscrit sur l'affiche, et je n'ai pas bien entendu le nom, mais ils sont espagnols et proposent un rock électro sympathique. La salle se chauffe un peu, puis le set prend fin, les musiciens rangent le matos, puis apparaît Corbier avec son guitariste. Encore plusieurs minutes d'attente...

Corbier se produit donc en deuxième, ce qui est bizarre, étant donné que son nom était écrit en grand sur l'affiche. Mais qu'à cela ne tienne, la setlist est à terre, et j'entrevois déjà quelques titres alléchants. Tout commence sur Elephantasme (l'histoire d'un homme tout à fait banal dont le fantasme est de niquer une éléphante), puis enchaînement sur Chocolat (zappant L'arrêt du 118). Une prestation plutôt bonne, oui, mais entachée par le fait que le public poitevin ne participe pas du tout (mais dans tous les concerts, c'est pareil : on peut compter sur les doigts d'une main les quelques-uns qui ont donné de la voix lors de la prestation d'Ultra Vomit en 2008). Bon, tant pis, pas grave, le bougre est pro et continue, mais se voit obligé de rappeler à l'ordre les personnes attablées derrière lui, papotant et hurlant comme s'il n'y avait pas de concert (ça, plus toutes les autres choses non respectées par la boîte, ça suffit à faire péter un câble). Malheureusement, ces fauteurs de trouble couvrant entièrement le son des retours de leurs voix, le bon Corbier finit par perdre patience voyant ses suppliques tomber dans l'oreille de connasses sourdes qui, en prime, se foutent de sa gueule. Énervé et dépité, il ramasse alors ses instruments avant de quitter la scène. Éric Gombart, le guitariste, joue un solo avant de suivre son compagnon. J'essaie de suivre Corbier afin de lui acheter un CD. L'organisateur (indépendant) est là aussi, et reçoit des excuses de la part de Corbier. Finalement, les choses se calment, et d'autres personnes viennent nous rejoindre dehors. Avec sa bonne volonté, Corbier se prête au jeu des photos avec les personnes présentes, répond à toutes les questions, et devant l'insistance de certains voulant entendre L'arrêt du 118, il reprend la guitare, à côté de sa voiture, assis sur une poubelle, tandis que Gatechien joue à l'intérieur de la boîte. Ce morceau en entraîne un autre, puis un autre, puis encore (dont un inédit) jusqu'à donner environ une demi-heure devant un parterre d'une vingtaine de personnes, répondant du tac au tac à l'homme au chapeau, ravi de pouvoir jouer devant un public peu fourni mais réceptif. Puis autographes, anecdotes, dédicaces sur CD (Corbier m'a offert son dernier album, et je ne l'en remercierai jamais assez - du coup, j'ai acheté celui d'Eric Gombart plus une affiche). Au final, tout se finit de façon un peu étrange, mais charmante, avec deux musiciens particulièrement gentils et talentueux.

Passage dans la salle pour voir brièvement jouer Carusella (à revoir dans de meilleures conditions) avant de rentrer sous les toits.

Qu'est-il à retenir de cette soirée ? Que le Nexxt n'est pas l'endroit idéal pour donner un concert, malgré la bonne volonté de l'organisateur (qui n'est pas responsable du fait que la boîte n'a pas respecté son contrat). Que la communication est perfectible (plusieurs affiches différentes, avec prix variables et sans mention du premier groupe). Que le public poitevin n'est pas le plus expansif. Mais surtout, que Corbier, malgré toutes ces galères, a réussi à donner un bon concert en deux parties (évidemment un peu amputé de quelques morceaux, mais la durée est plutôt correcte) quand bien même il n'a sans doute pas eu son cachet, et aime son public. A revoir dans de meilleures conditions. Mais une chose est sûre : messieurs Gombart et Corbier sont deux personnes éminemment bonnes et chaleureuses.

vendredi 13 août 2010

Les disques indispensables, deuxième !

Encore un disque indispensable, mais surtout introuvable, et toujours de la guitare, mais sèche : "Toi, ma guitare et moi", de François Corbier. 



Un disque enregistré en public (pas grand-monde, 30 personnes dans une petite salle, mais beaucoup d'ambiance et du bon vin), avec Corbier tout seul sur scène avec sa guitare. Un mélange de chansons-flash, de nouveaux morceaux (un seul étant tiré de Carnet Mondain, album de 2001), de morceaux plus anciens (dont un bref medley qui ravira les anciens fans du Club Dorothée), et d'un paquet de chansons inédites. Autrement dit, un complément indispensable à Carnet mondain et aux vieux vynils de votre enfance qui sont tout cabossés. Un répertoire varié, articulé autour de chansons-flash (quelques secondes), de textes légers et drôles, et d'autres abordant des sujets plus sérieux et plus graves (Chronique SIDA), tout en n'oubliant pas le passé (abordé avec humour dans La galère capitaine). Ou comment passer en un instant du rire aux larmes, de l'enfance à l'âge adulte... Brassens et Renaud ne sont pas loin, Corbier représentant en quelque sorte le chaînon manquant entre les deux. Dommage, cependant, que ce disque n'ait pas été enregistré cette année, puisque Corbier se produit maintenant en trio (mais certes pas tout le temps), et Chronique SIDA doublé d'une flûte, ça le fait vraiment. Mais bon, on peut pas tout avoir, et franchement, là, y'a vraiment pas de quoi se plaindre !
En bref, un excellent portail pour entrer dans l'univers de Corbier (Carnet mondain n'étant pas très facile d'accès) et se procurer ses albums.
Maintenant, il faut savoir que ce disque live est épuisé depuis bientôt un an, et que la réédition est pour les calendes grecques ; et le deuxième album, Tout pour être heureux, est en train de suivre le même chemin.
 

vendredi 21 mai 2010

We're lost children of the sea

Pas de billets depuis dimanche... Je vous rassure, je suis toujours vivant. Néanmoins, j'ai été assez affecté par la mort de Ronnie James Dio, survenue la semaine dernière. Le lutin a perdu son combat contre le crabe, alors que son avenir semblait encore devant lui, avec une nouvelle tournée de Dio et des plans pour Heaven & Hell (la reformation du Black Sabbath mythique réunissant RJ Dio, Tony Iommi, Geezer Butler et Vinnie Appice).

A 67 ans, Dio avait encore l'une des plus belles voix du heavy metal, et même du rock dans son entier. Tout le monde connaît Love Is All de Roger Glover ; eh bien c'était Dio qui chantait. Alors même que les plus grands ont du mal à chanter leurs classiques (Bruce Dickinson d'Iron Maiden, Rob Halford de Judas Priest et surtout Ozzy Osbourne, voire Mick Jagger des Rolling Stones qui peine parfois à atteindre certaines notes), Dio pouvait encore les interpréter aussi bien qu'au premier jour. Il suffit d'écouter le live de Heaven & Hell, enregistré en 2007, pour s'en rendre compte. Et que dire de ce qui sera l'ultime album de Heaven & Hell, qui renferme certaines pépites qui montrent bien que notre homme en avait encore sous la pédale ?

Un homme, maintenant devenu une légende du rock. Je conclurai ce billet par ces quelques paroles tirées de Children Of The Sea, superbe chanson issue de l'album Heaven And Hell de Black Sabbath :

 

 
RIP Dio.

lundi 29 mars 2010

Au-delà de l'horizon...

... de l'endroit où jadis nous vivions, dans un monde magnétique et miraculeux ; nos pensées s'égaraient continuellement et sans retenue.

C'était ma traduction maison de la chanson High Hopes de Pink Floyd. J'aime bien cet exercice, et c'est la première fois que je le fais sur une chanson rock.

La musique, quelle qu'elle soit, a toujours nourri ma créativité. Diversifier ses sources d'influence est le meilleur moyen de faire quelque chose d'original. Mais surtout, la chanson choisie pour le dessin présenté ici a un aspect onirique et surtout une thématique émotionnelle qui la rapproche de l'univers de Dark Fates.

Je n'ai jamais caché que le héros, Ewen Merrick, tenait beaucoup de moi à une époque... une époque que je pensais révolue. Mais en réalité, ma propre vie a rattrapé la fiction : Ewen Merrick a hérité d'un grand pouvoir dont il ne connaît pas l'étendue et qu'il échangerait volontiers contre une vie stable, il est dans un endroit où il a du mal à se reconnaître, il a des responsabilités nouvelles mais ne sait pas où sont ses limites. Il est dans une perspective où il doit trouver sa place. En cela, il n'est pas si différent du moi actuel, et il ne fait aucun doute que pas mal de gens peuvent se reconnaître en Ewen Merrick. Ce n'est pas un personnage figé ; il est en construction permanente. Rien n'est gravé dans le marbre, pas même Dark Fates alors que toute l'histoire est structurée.

Quant à High Hopes, c'est une chanson que l'on peut interpréter comme le fait de regarder vers le passé et de la facilité à s'y complaire, le fait de vieillir, regarder vers un monde où tout semblait bien meilleur. C'est une nostalgie palpable d'un temps qui nous rattrape inexorablement, avec ses joies, ses peines, ses découvertes, ses pertes, etc.

L'aventure initiatique d'Ewen Merrick étant basée sur des pertes, le parallèle est d'autant plus fort. Le dessin ne garde que la dimension onirique, mais la thématique me semblait intéressante à explorer.


Ewen Merrick et Dark Fates sont des propriétés de Florian R. Guillon.

vendredi 5 mars 2010

Les CD indispensables, première

 
 
Il s'agit de l'album "The Edge Of Heaven", de Gary Lucas, ex-guitariste de Captain Beefheart et de Jeff Buckley.
Un album particulier, où l'artiste reprend des chansons populaires chinoises des années 1950, dans un style country/blues, avec deux chanteuses qui ont la lourde tâche de reproduire les voix très particulières des chanteuses d'origine (et force est de constater qu'elles s'en sortent avec brio). Un disque mélodieux, calme, idéal pour la relaxation et magistralement interprété. Gary Lucas rend hommage à ses anciennes amours chinoises en reproduisant à l'oreille les mélodies qui ont marqué ses histoires de jeunesse.
Souvenirs de femmes, de mélodies, de jeunesse... c'est un peu de tout ça. Et c'est magnifique en même temps qu'original (le blues-country se mélange parfaitement aux harmonies orientales), tout en étant simple, dépouillé, et empreint d'une grande sincérité.
 
 Un disque indispensables pour tous ceux qui veulent s'aventurer dans le blues et/ou la musique chinoise. Le meilleur de deux mondes sur un seul CD.