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samedi 13 juillet 2019

Blood Reich, ou Ma vampire chez les nazis

Dans les pêches à Noz, on trouve des trucs qui vendent du rêve avec leurs jaquettes : ici, c'était Blood Reich (en combo DVD/Blu-Ray).

Le côté incongru de la nana au décolleté incroyable et de cuir vêtue combattant des vampires nazis ne pouvait que faire s'allumer mon sens cinéphile déviant, me disant qu'à défaut de voir quelque chose d'intelligent, j'allais voir un truc un peu taré. Le résumé fait mention de quelques films des acteurs principaux et de "vampire la plus célèbre des jeux vidéo". J'en conclus que c'est Bloodrayne (pas manqué). En-dessous, les caractéristiques techniques des disques : Blu-Ray 90 minutes, DVD 120 minutes (parce qu'en fait, ils ont mis les bonus uniquement sur le DVD, ce qui est une idée débile).

Je lance le Blu-Ray. Bandes-annonces, je passe un peu. Ah, il y a un film de zombies italien produit par Uwe Boll. Mon sixième sens carillonne dans ma tête, mais je l'ignore. Puis vient le film lui-même : réalisé par Uwe Boll. Tiens, c'était pas sur la jaquette, ça ! Pas plus que le nom de Bloodrayne (pas vendeur ?). On arrive, après un long générique, à la première bataille, où Rayne affronte des soldats allemands dans une gare en Russie. C'est pas spécialement joli, mais de toute façon, Uwe Boll a pensé à détourner notre attention avec le décolleté de Rayne, qui met tellement bien en valeur sa poitrine qu'on ne voit que ça.

Je passe rapidement sur l'histoire : Rayne a accidentellement créé un dhampyr nazi, et un Mengele nanar décide de s'associer à lui afin de rendre Hitler immortel. Rayne rejoint l'antenne de la résistance locale après s'être fait masser dans un bordel où l'on peut admirer de nombreuses plastiques féminines et une petite scène de baise. Puis les plans dérapent, Rayne est retrouvée par un vampire en même temps que le chef de la résistance, elle se fait pomper le sang, puis on les emmène à Berlin. Sur le chemin, le chef de la résistance, enfermé avec Rayne, décide de la peloter, parce que bon, il n'a pas emmené de bouquin pour la route. Rayne se réveille, joue les contrariées, puis finalement décide de coucher avec lui, parce que ça permet d'avoir plus de nichons à l'écran et ça meuble un peu. Et de toute façon, il est jeune et beau, il est haut placé dans la hiérarchie, il s'est engueulé avec Rayne, donc c'est forcément lui qui doit se la faire. Puis le convoi est arrêté par la résistance, puis combat final dans une gare contre des vampires. Images d'archives, puis arrivée dans un camp de concentration où Rayne et ses nouveaux potes viennent bouter du SS. Fin. Il reste encore 6 minutes de générique pour atteindre 1h15.

Décevant. Techniquement, c'est plat, le scénario est stupide et n'assume pas son côté débile. Les scènes de combat, les décors et le nombre de personnages à l'écran trahissent le manque de moyens et d'ambition de ce film (qui a sûrement coûté plus cher qu'un Troma, mais ça ne se voit pas). Pas de mention de l'ayant-droit de Bloodrayne au générique. Tromperie sur la marchandise avec une Rayne différente de celle du film à l'arrière de la jaquette.

Bref, un scénario pas vraiment intéressant, une actrice qui se fait voler la vedette par sa poitrine, un film qui ne va pas jusqu'au bout de son concept (on s'attend à une armée de vampires nazis, et on en a juste une dizaine dans un entrepôt). Pas assez foutraque et involontairement drôle pour être un nanar, trop indigent pour éveiller l'intérêt, on peut passer tranquillement à côté. A réserver aux collectionneurs invétérés de Bloodrayne ou aux fans d'Uwe Boll.

mardi 13 septembre 2016

Summers' End


Du lard, du cochon, des dollars, du torchon ?

Admirez déjà le superbe jeu de mots du titre de ce billet, qui nécessite un niveau basique d'anglais pour être compris, et aussi un peu de culture pop. C'est bientôt la fin de l'été, et à en juger par le vent qui souffle sur ma peau nue (enfin pas complètement), l'été n'est pas au courant qu'il touche à sa fin. Il est même bien à fond, ce con-là !

Comment dire ? L'été, j'aime pas. J'aime pas transpirer alors que je ne fais rien d'autre que respirer. J'aime pas avoir à changer de t-shirt à chaque fois que je sors. Mais il y a quand même un truc que j'aime bien l'été, c'est les vide-greniers.

Et la transition est ainsi toute faite pour parler de trouvailles faites en vide-grenier, et expliquer le titre. Il se trouve qu'en ce mois d'août, j'ai mis la main sur un de ces films que seul quelqu'un à la curiosité morbide oserait avoir (ou alors un fan hardcore, ou un chroniqueur de Nanarland) : Buffy, tueuse de vampires.

Car oui, le concept n'est pas arrivé comme ça à la télé par l'opération du Saint Esprit. Non. Joss Whedon, le créateur-scénariste, a d'abord vendu le scénario à Hollywood pour faire un film et montrer que la blonde adolescente nunuche et pom-pom girl peut être autre chose que la victime dans un film d'horreur. On a donc un film qui mélange comédie ado et film fantastique (j'hésite à dire épouvante-horreur) où dans les faits, Buffy Summers, blonde/pom-pom girl/populaire/petite amie du quaterback de l'équipe du lycée, reçoit la visite de Merrick Jamison-Smythe qui lui annonce qu'elle est la dernière d'une longue lignée de Tueuses. Jusque-là, tout va bien.

Sauf que... Le studio a décidé de faire du film un truc bizarre qui réjouira le nanardeur, une espèce de comédie mal branlée où les acteurs, même les plus confirmés Rutger Hauer, Donald Sutherland et Paul Reubens, jouent à des moments de manière tellement stupide qu'on se demande si c'est du lard ou du cochon. Et pourtant, ces défauts rendent le film suffisamment savoureux pour qu'on regarde jusqu'au bout, même si l'adaptation française ajoute une couche de n'importe quoi dont se délectera le cinéphile déviant.

Bref, pour qui voudra retrouver l'ambiance de la série, ça risque de faire mal. Mais pour qui aime les plaisirs coupables et est capable de prendre du recul, ça peut valoir le coup. On apprend par Nanarland qu'il existe un DVD français proposant uniquement la VF, ce qui est juste, mais il existe aussi un DVD sorti aux éditions Atlas qui propose plusieurs langues (et des tout petits bonus). Cette édition-là est contemporaine de la sortie en DVD unitaires dans les kiosques de la série Buffy contre les vampires et faisait partie des cadeaux d'abonnement.

Mais quittons maintenant le prototype et projetons-nous dans l'univers (re)défini en 1997 à la télé. La série est un carton, et 7 saisons seront diffusées, le mythe s'étendant à la littérature, à la bande dessinée et aux jeux vidéo.

C'est donc en novembre 2000 que sort le jeu qui nous intéresse, à savoir Buffy The Vampire Slayer sur Game Boy Color. La portable de Nintendo est proche de la retraite, mais ne le sait pas encore. THQ et Fox Interactive nous livrent donc une aventure de Buffy qui combat des vampires pendant la semaine multiculturelle du lycée de Sunnydale, 8 niveaux entrecoupés de scènes de dialogues entre Buffy et ses amis.

Le jeu est donc un prétexte à buter du vampire en un contre un, c'est donc un beat'em all limité dont le principe me rappelle celui de Power Rangers The Movie sur Game Gear en son temps (1995). Malheureusement, si cinq ans séparent les deux jeux, ce n'est pas à l'avantage de la Tueuse. Les graphismes ne sont pas très beaux, l'animation est tout juste correcte et la musique ne donne pas envie de dépenser de la batterie pour elle. Le jeu est plutôt répétitif : un vampire surgit, on le bourre de coups jusqu'à ce qu'il tombe et on l'embroche, et ainsi de suite jusqu'à la fin du niveau. Soyons honnêtes, on a déjà joué à bien mieux sur Game Boy (couleur ou pas), mais ça défoule un peu le temps de faire un niveau.

Assurément pas un achat indispensable, sauf pour les fans de la série qui sont encore équipés.


mercredi 9 mai 2012

Vengeance, rassemblement !

Ce billet vengeur vous est présenté par l'homme-mystère, interprété par Robert Blake dans le film Lost Highway de David Lynch. Si vous avez bon goût, regardez-le, mais n'oubliez pas qu'il faut réfléchir.






Les envois de Forgotten Generation 2 vont pouvoir enfin commencer, et c'est cool. La nouvelle de la sortie du zine a été relayée, c'est cool aussi, mais il se trouve qu'une information de taille a été négligée dans pas mal de cas. Mais faisons les choses dans l'ordre.

Le 25 avril, il y a eu une petite sortie cinématographique nommée Avengers.

La très attendue adaptation de la célèbre BD (connue en France sous le nom Les Vengeurs) est enfin arrivée sur nos écrans, et c'était bien sympa. Bon, évidemment, il ne faut absolument pas s'attendre à un film d'auteur ni à un scénario très complexe. Les mécanismes sont plutôt simples, mais ça fonctionne.

Par contre, les puristes et accros de la chronologie vont avoir du mal : l'équipe est liée au SHIELD, les ennemis sont les Chitauris (menés par Loki), et certains personnages ne sont pas présents. Pour faire simple, on va dire que c'est une sorte de fusion entre le premier numéro d'Avengers (1963) et la première saison de The Ultimates (2001 à 2003). C'est aussi la raison pour laquelle les personnages ne sont pas toujours ceux qu'on a connus à l'époque.

Ainsi, Iron Man (créé par Stan Lee, Larry Lieber, Don Heck et Jack Kirby) a dévoilé son identité (depuis son premier film), comme il l'avait fait il y a une dizaine d'années dans sa série et refait plus récemment aux alentours de Civil War, et comme il en a toujours été dans l'univers Ultimate Marvel. Son armure est très proche de son modèle de 2004 (design par Adi Granov), voire identique. Dans ses premières apparitions, il avait une armure qui faisait boîte de conserve, d'abord en ferraille, puis en or, avant de passer à un design plus "humain" et des couleurs rouge et or. Niveau personnalité, il est très proche de son modèle papier, avec plus d'humour et un peu moins d'alcool.

Thor (adapté par Stan Lee et Jack Kirby) est un dieu sans alter-ego humain (pas de Don Blake, donc), à mi-chemin entre son incarnation Ultimate (sans le côté gourou altermondialiste, mais avec son costume, sa barbe et son côté bourrin) et classique (pour le costume actuel et tout le reste). Son parler n'est pas shakespearien, contrairement au modèle papier.

Captain America (créé par Joe Simon et Jack Kirby) a un costume et un retour à la vie qui évoquent l'univers Ultimate, mais est semblable en tous points à son incarnation classique (à part que dans son film, il combattait l'Hydra, devenue branche scientifique des nazis dirigée par Crâne Rouge). Sauf qu'en 1963, il avait repêché par les Vengeurs qui pourchassaient alors Namor, donc il n'était pas là au début. Mais il est devenu l'âme de l'équipe.

Hulk (créé par Stan Lee et Jack Kirby) a des origines dérivées de sa version Ultimate, puisque Bruce Banner a tenté de recréer le sérum du Super-Soldat de Captain America en y ajoutant des rayons gamma. Pour le reste, on est bien en face de son incarnation classique (et pas de la vision d'Ang Lee). Etait là dès le début avant de se faire virer.

Black Widow (La Veuve Noire, créée par Stan Lee, Don Rico et Don Heck) est ici agent du SHIELD, même si elle révèle un passé plus trouble. On se retrouve donc plus avec son passé d'Ultimates. Normal, son passé d'espionne soviétique voulant voler les secret de Stark pour l'URSS est de toute façon passé de mode. Arrivée bien plus tard dans l'équipe, pour cause de nationalité russe.

Hawkeye (Œil de Faucon, créé par Stan Lee et Don Heck) est pareillement agent du SHIELD, comme dans Ultimates, d'où il sort son costume. Entiché de la Veuve comme son incarnation classique, il n'a cependant jamais travaillé pour elle à voler les secrets de Stark, et n'a pas le penchant violent de son incarnation Ultimate. Arrivé dans la deuxième incarnation de l'équipe.

Nick Fury (créé par Stan Lee et Jack Kirby) est ici dans son incarnation Ultimate à fond (à part peut-être le fait qu'il n'a jamais subi d'expériences secrètes de la part de l'armée). Il commande le SHIELD et se méfie des surhommes, toujours avec ses secrets. N'a normalement rien à voir avec les Vengeurs, mais a rassemblé les Ultimates dans l'univers Ultimate (et les Vengeurs dans la version Heroes Reborn et le film Ultimate Avengers).

Bien sûr, certains s'offusqueront de ne pas voir ni la Guêpe, ni Giant Man/Ant-Man/Goliath/Yellowjacket (Hank Pym, quoi !), même si la rumeur d'une adaptation par Edgar Wright (à qui l'on doit les très réussis Shaun of the Dead, Hot Fuzz et Scott Pilgrim) est toujours présente. De même, l'absence de quelques figures de proue du SHIELD peut désorienter : les anciens Howling Commandos de Fury, dans l'univers Marvel, ont bien été portés à l'écran dans Captain America - The First Avenger, mais en tant que soldats et sans Nick Fury (donc on imagine bien qu'ils sont tous morts près de sept décennies plus tard). On retrouve donc l'agent Phil Coulson (créé pour le cinéma et introduit dans le premier film Iron Man) et Maria Hill, seconde de Fury, introduite dans New Avengers et successivement commandante du SHIELD, bras droit de Tony Stark à la direction du SHIELD, puis fugitive.

L'équipe choisie pour le film est donc un bon compromis. Quant à ceux qui pensent s'y connaître juste par les films, rappelez-vous que ce ne sont que des adaptations de séries BD qui courent sur plusieurs décennies. Rien que pour Avengers, il y a plusieurs adaptations depuis 1990 : Avengers - United They Stand (adaptation flashy, enfantine et avec des armures d'une équipe composée de la Guêpe, Ant-Man, Scarlet Witch, Vision, Wonder Man, le Faucon, Hawkeye et Tigra), Ultimate Avengers 1 & 2 (films d'animation basés sur la première saison d'Ultimates, en rajoutant des éléments de l'univers classique et en édulcorant beaucoup le propos de base) et Avengers - Earth's Mightiest Heroes (mélangeant des éléments des films Marvel et de l'univers classique, pour un résultat flashy et trop souvent enfantin). Les héros ont aussi eu droit individuellement à plusieurs adaptations : Iron Man - The Animated Series (où le héros est entouré d'une partie des West Coast Avengers, et ça a très mal vieilli),  Hulk - The Animated Series (avec Hulk, accompagné de Rick Jones, fuyant l'armée et combattant des monstres - c'est assez dans l'esprit), Hulk (film bancal réalisé par Ang Lee, s'éloignant pas mal des racines BD), Iron Man - Armored Adventures (où Tony Stark et ses amis sont jeunes - la série est pourtant plutôt bonne malgré l'idée de départ incongrue), Captain America (film réalisé par Albert Pyun et produit par Golan-Globus, une adaptation où Crâne Rouge est italien - idéal pour une soirée nanar), et si ça se trouve j'en oublie.

Puis il y a ceux qui tentent de capitaliser sur le film, en créant une BD s'en rapprochant pas mal. Parmi ces gens, il y a mon illustre personne.

Eh oui, l'opportunité est trop belle pour ne pas la saisir, aussi pourquoi ne pas associer les personnages que nous publions sous l'égide de Forgotten Generation pour rendre hommage à cette équipe qui a bercé la jeunesse de tant de gens, dont la nôtre ?

L'objectif, en écrivant le scénario du webcomic Esprit Vengeur, n'était pas de copier le film Avengers ni de tromper les gens sur la marchandise. Bien sûr, il y a quand même l'idée de prendre la vague au moment opportun pour faire découvrir à de nouveaux lecteurs notre cheptel de héros. Le titre résume l'intention : faire une BD dans l'esprit des Vengeurs.

La composition de l'équipe rend hommage à celle du film en apparence, puisque nous avons choisi de représenter les archétypes :

-Captain America, surnommé la Sentinelle de la Liberté, a ce côté patriotique qui a servi d'inspiration pour Sentinel, qui est un hommage de type méta-comics au super-héroïsme dans son entier. Quel autre personnage pouvait prétendre remplir ce rôle ? Le choix a donc été évident dès le départ, surtout que Sentinel est un des piliers du fanzine Forgotten Generation depuis ses débuts. La grande différence, c'est que ce personnage est aussi puissant que tous les autres réunis.

-Thor ne pouvait avoir d'équivalent que lui-même. C'est donc Thorr, dieu des mythes scandinaves, qui était tout choisi. Cependant, là où le Thor marvellien est un vrai super-héros, Thorr est une représentation fidèle du mythe ; c'est donc un guerrier d'Asgard dans toute sa brutalité.

-Iron Man est l'incarnation du génie technologique. Cyber-Shield l'est aussi dans le BAW Universe, avec cependant un penchant plus sombre et plus holmesien, plus scientifique et beaucoup moins public.

-Hawkeye est un archer humain. Trouver un équivalent s'est avéré plutôt difficile, car nous n'avions pas d'archer en stock. Qu'à cela ne tienne, nous avons sélectionné Midnight, le ninja de World Justice. On peut y voir un hommage plus appuyé aux comics, puisque Hawkeye avait comme partenaire l'épéiste Swordsman (qui se trouve être un de mes personnages préférés des Vengeurs version Heroes Reborn), et a même manié le katana pendant quelques années sous l'identité de Ronin.

-Hulk est l'incarnation de la force physique. Parmi nos personnages, seul Smasher a ce profil, et sa création était déjà un hommage au colosse de jade (mais aussi à Maul des WildCATs). Au-delà des apparences, Smasher est résolument humain et très intelligent, puisque grand stratège.

-Pour remplacer Black Widow, la tâche était infiniment plus ardue. Il fallait absolument une femme (humaine) dans l'équipe, mais aussi donner un sens au nom "Vengeur". En effet, bien malin qui saura me dire pourquoi l'équipe des héros Marvel s'appelle les Vengeurs... Du coup, décision a été prise de justifier le nom Esprit Vengeur, et devant la pénurie de femmes dans notre écurie, j'ai fouillé dans le domaine public pour exhumer Red Ann, adversaire/alliée de Black Terror. Elle est devenue justicière (et donc hors-la-loi) pour venger la mort de son mari en retrouvant le coupable, mais n'a pas pu se résoudre à le tuer. L'idée de la vengeance était là, et on peut aussi la trouver dans Sentinel.

Chacun des personnages choisis ayant sa propre personnalité, celle-ci a été conservée afin de bien marquer les différences avec le modèle avoué. Chacun de ces héros a un rapport humain avec la vengeance, mais leur côté humain est là pour mieux montrer leur aspect héroïque et iconique.

Ce n'est donc pas une histoire des Vengeurs que vous pourrez lire bientôt, mais une véritable histoire héroïque mettant en scène nos créations dans un contexte commun, ce dont nous avions discuté au moment du New FGU.

Et j'aimerais rajouter quelque chose à propos de la continuité si chère à beaucoup d'entre nous : prenez cette histoire comme elle vient. Ne vous préoccupez pas de savoir à quel moment elle se situe. J'ai pris exemple sur le célèbre Superman VS Spider-Man : les personnages vivent dans le même monde, pas besoin d'explications supplémentaires. Pour ce qui est des répercussions, ce sera à chaque auteur d'en décider, et dans ces cas-là, je renvoie aux œuvres de Leiji Matsumoto en ce qui concerne les différentes continuités et leurs éléments de convergence et de divergence. L'histoire est complète et est là pour ce qu'elle est.

Pour des infos complémentaires, je vous renvoie au site de Forgotten Generation :

http://forgottengeneration-news.blogspot.fr/2012/05/esprit-vengeur-en-couleurs.html


(couverture d'Esprit Vengeur, dessinée par mes soins et colorisée par Bruce Cherin)

mardi 16 novembre 2010

Les marches de la gloire (ou Dark Fates au cinéma)

Eh oui, jamais le dernier à participer à des défis illustrés, moi ! Jamais le dernier non plus pour mettre en avant mes créations, aussi, mais bon, on fait tous comme ça.

Je reconnais que j'aurais pu faire un dessin spécial et ressemblant pour l'occasion, mais non, car pas franchement le temps... et je reconnais surtout que niveau ressemblance et colorisation, on fait bien mieux que moi ! Cela étant, j'ai accompagné la fausse affiche du film Dark Fates d'un descriptif des personnages, ce qui permet de mieux les connaître avant la publication de l'épisode 1. Vous trouverez tout ça sur le blog Comixheroes :

http://comixheroes.canalblog.com/archives/2010/11/15/19613672.html#comments

Qu'ajouter à cela ? Le CV de tout ce petit monde, tiens !

-Christophe Gans, c'est le réalisateur français du Pacte des Loups, de Crying Freeman et de Silent Hill. Il arrive à créer une ambiance particulière dans chacun de ses films, sans perdre le spectateur. Dommage qu'il soit invisible depuis 4 ans. Samuel Hadida est son producteur attitré.

-Joe Hisaishi est le compositeur régulier des films du grand Hayao Miyazaki, et a aussi signé la musique du Petit Poucet d'Olivier Dahan. Il a aussi travaillé sur beaucoup d'autres choses, toujours avec éclectisme.

-Darius Khondji (oui, je viens de voir que j'ai écorché son nom sur l'affiche...) est le directeur photo des premiers films de Jean-Pierre Jeunet, ainsi que du célèbre Seven de David Fincher.

-Edwin Boyer est un de mes collaborateurs de la première heure sur Forgotten Generation, et il a fait des études de cinéma. Je ne sais pas s'il est bon monteur, mais si jamais ce film se fait, j'insisterai pour qu'il en soit !

-David Tennant a  interprété Doctor Who après le départ de Christopher Eccleston, de 2005 à 2009. Il a aussi interprété Barty Croupton Junior dans Harry Potter et la coupe de feu au cinéma.

-Annasophia Robb a immortalisé Violette Beauregard dans Charlie et la chocolaterie de Tim Burton, mais elle a surtout marqué les esprits en tant que Leslie dans le Secret de Terabithia, où elle montre véritablement ses talents d'actrice.

-Michael Cera est une star de la comédie américaine actuelle, dans Supergrave ou encore Scott Pilgrim.

-Arnaud Lièvre est un ami de longue date, en plus d'être un auteur doué (sur Tracer, bientôt dans Forgotten Generation).

-Stephanie Leonidas est une actrice britannique qui a eu le rôle principal de Mirrormask, mais aussi le rôle de Mina Murray dans un téléfilm adapté de Dracula.

-Daniel Radcliffe est surtout connu pour son incarnation d'Harry Potter sur grand écran.

-Daniel Auteuil est un des grands comédiens français actuels, officiant aussi bien sur grand écran que sur les planches, et dans tous les registres.

-Sigourney Weaver est l'inoubliable lieutenant Ripley de la tétralogie Alien, ainsi que Dana Barrett dans Ghostbusters, pour ne citer que les plus connus.

-Kyle MacLachlan, avant d'être Orson Hodge dans Desperate Housewives, a incarné l'agent spécial Dale Cooper du FBI dans Twin Peaks et Paul Atreide dans Dune.

-Jean Rochefort, l'un des derniers grands acteurs français, a interprété nombre de rôles qu'il rend à chaque fois mémorables qu'il est dur de choisir dans sa filmographie.

-Gordon Liu est l'artiste martial mythique de la série de films La 36è chambre de Shaolin, et aussi dans Kill Bill 1 & 2.

-Julien Chesné et Dominique Ebrant sont deux camarades de LTDH, qui m'ont chacun aidé dans la conception de la BD.

-Sophie Rumo est la créatrice de World Justice et une aide inestimable dans mes créations.


Quant à Florian R. Guillon, lui, c'est bien Votre Hôte, et il vous salue bien !

vendredi 16 avril 2010

Les miracles existent ?

Déjà 10 pages de Dark Fates épisode 1 dialoguées, le temps de regarder The Twins Effect (qui me confirme que je n'aime pas les câbles et les ralentis, et puis l'amourette à la con qui s'installe dans l'histoire. Mais je m'éloigne un peu, là). Une tâche peu aisée, en vérité, car il m'a fallu inventer un lexique particulier pour les sortilèges lancés par Ewen Merrick, ainsi que pour le rituel de la nuit de Walpurgis, à partir de formes anciennes de français et de langues saxonnes. Et tout ça en regardant un film de vampires avec Jackie Chan en invité.

C'est là que je remercie ma formation de littéraire et de linguiste, l'étude du moyen-anglais étant un sujet très intéressant. J'ai bien fait de suivre ce cours à la fac, sous la direction de Stephen Morrison.

A part ça, j'ai commencé quelques nouveaux encrages, mais rien de très poussé. J'ai aussi lu l'album Eva VS The Darkness paru chez Milady. Concept sympa, mais sans plus. Les dessins sont très beaux, mais j'ai vraiment eu l'impression de retrouver un clone de Magdalena (tueuse à la solde du Vatican dans l'univers Top Cow). Il faudrait que quelqu'un secoue un peu tout ça pour donner un peu de sel au personnage. Enfin, d'après ce que j'ai compris, elle a eu droit à son numéro spécial origines et au crossover avec The Darkness (en 4 épisodes), et rien d'autre. Cependant, j'y ai vu du potentiel : si je devais faire un crossover entre Dark Fates et une série de comics, ce serait Eva/Dark Fates tant il y a moyen d'en tirer quelque chose.

Sinon, je peux toujours cogiter sur des apparitions de Jenny Everywhere et Cerebus, mais pour le coup, les univers ne correspondent pas.

Allez, avant de se quitter, je vous laisse en cadeau une illustration inédite : la première version de la première couverture de Dark Fates. Certes, c'est vide, mais c'est une toute première version, après tout. Et puis c'est de l'inédit, même Chuck Norris ne l'a jamais vue.