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samedi 18 juillet 2015

Ici je suis là, et (pas) ailleurs

Plus d'un mois a passé depuis mon dernier billet. Lequel était d'ailleurs succinct et informait juste de ma présence à Niort le 6 juin, ce qui était déjà pas mal. Il faut donc remonter au 26 avril pour avoir quelque chose de plus conséquent, et qui m'a coûté quelque désagrément.

En effet, je parlais dans ce billet judicieusement intitulé "Jamais mort, on avait dit" du fait que les rumeurs de la mort d'Arcadia Graphic Studio et de la mienne étaient un peu erronées, et que je trouvais frustrant de consacrer autant d'énergie à devoir légitimer notre droit d'exister. Il s'avère que le monsieur à qui le message était en partie destiné l'a pris comme un communiqué très très officiel d'Arcadia Graphic Studio, un truc que je ne fais pourtant que sur le site officiel (ici, vous êtes sur mon blog perso, où ce que j'écris n'engage que moi). Il a donc décidé de ne pas mettre en lien sur son site celui d'Arcadia, et m'a au passage égratigné publiquement (au même titre que deux autres personnalités du milieu) dans un billet très "règlements de comptes". Moi, comme un gentleman, j'ai écrit un mail entier pour plaider ma cause, mais les réseaux sociaux se sont indignés, et sous le coup de la critique, c'est tout le blog Indécomics qui a été supprimé. J'attends encore la voix qui me désignera comme responsable de cette fermeture (après tout, certaine voix m'a désigné tueur du collectif Indécomics, qu'il repose en paix même si j'y suis pour rien), mais soyons clairs, j'ai été très courtois dans ma correspondance, ce n'est pas moi qui ai grondé d'une gronde par ailleurs justifiée. Se faire limite insulter publiquement, c'est quelque chose de fort peu appréciable. Il me reste en bouche un sale goût de gâchis. Il y aurait pourtant eu tant à faire avec ce nouvel observateur et cette nouvelle dynamique, mais il va falloir remettre sur pied un nouveau projet, désormais.

Ceci conclura ma pensée sur ce triste incident. Jeter le bébé avec l'eau du bain alors que le feu ne venait pas des détracteurs, c'est un beau gâchis.

Heureusement, il existe aussi dans ce bas monde des choses encore belles. Tenez, prenez le Festival A 2 Bulles de Niort, par exemple. J'ai été ravi de pouvoir faire tant de dédicaces sur un salon en territoire inconnu - hors-département et surtout suffisamment loin de Poitiers pour qu'on n'ait jamais entendu parler là-bas de Forgotten Generation. C'était cool, plusieurs nouveaux lecteurs m'ont allégé de mon stock de Forgotten Generation v1 1 de 2012 (vous savez, celui qui est sur Lulu.com en impression à la demande), et j'ai fait Ewen Merrick sous toutes les coutures. Bon, seul problème, c'est qu'au final, je me suis retrouvé seul derrière mon stand toute la sainte journée. Pas facile pour faire des pauses... Et là, on me dira que les pauses, c'est pour les faibles. Le temps de commander un croque-monsieur et de discuter un peu à la buvette, je suis resté cloué sur mon siège à dessiner. D'ailleurs, je n'ai pas scanné ce que j'ai fait là-bas, à l'exception de mon Ewen Merrick dessiné sur le carton du croque-monsieur. Que ne ferait-on pour économiser le papier...
Le bilan de cette édition est donc positif. Juste trouver pour l'année prochaine le moyen de mieux transporter toute la production arcadienne, parce que la caisse en plastique, c'est définitivement pas pratique au-delà d'une poignée de mètres. Et je remercie Fabien pour avoir joué le rôle de porteur le matin et le soir.

Des contacts sont pris pour de prochains salons, mais en attendant, je dois sortir des zines régulièrement, et à ce propos...






Eh oui, le tant attendu Forgotten Generation 2 est paru ! 10 nouvelles pages de Dark Fates sont à signaler dedans, ce qui semble peu, mais en contrepartie, j'ai encore fait la maquette, lettré 40 pages, scénarisé une autre histoire et même traduit le tout premier épisode de Black Terror !

Oui, vous avez bien lu ! Le héros créé par Richard E. Hughes et David Gabrielsen, ressuscité par Bill Black et Alex Ross, voit enfin ses origines en français ! Si jusqu'ici, Univers Comics nous avait gratifié de deux épisodes traduits par Jean Depelley (je marche dans ses traces, c'est une sorte de fierté personnelle), il reste encore quelques dizaines d'histoires à publier, et je peux d'ores et déjà vous dire que je m'y colle actuellement pour des parutions Arcadia.

Quant à la question "Mais que vient foutre Black Terror dans Forgotten Generation ?", je répondrai que depuis le début, je n'ai jamais caché mon intention de piocher dans ce répertoire pour enrichir le sommaire et l'univers de mes publications. Parce que le personnage lui-même est une prochaine recrue du Madwhite Universe, on va lui faire des histoires inédites. Et ce sera bien différent des histoires de chez Dynamite. Et non, ce n'est pas une critique envers sa prise en main par Jim Krueger.

Mais attendez ! Si je vous dis qu'en plus, dans ce numéro 2, il y a l'étonnant Forgotten Union, un crossover réunissant les principaux univers d'Arcadia ! Oui, Ben Wawe a trouvé le moyen de raccorder tout ça, et je fais la page consacrée à l'univers de Dark Fates. Une œuvre réalisée de manière collégiale, et qui n'est qu'une raison de plus d'investir votre argent dans Forgotten Generation ! A lui seul, le sommaire contient 6 bonnes raisons de dépenser ! Et c'est pas cher ! Et c'est par un collectif de jeunes auteurs qui en veulent grave ! Sans chercher beaucoup, ça fait 8 bonnes raisons, vous voyez ?

Je pense que mon prochain billet sera l'occasion de revenir sur cet épisode précis de Dark Fates. En attendant, les news officielles vous attendent sur le site officiel.

Bonne nuit, mes petits, et que les cauchemars se tiennent à l'écart.

dimanche 26 avril 2015

Jamais mort, on avait dit !

Ce titre peut résonner à vos oreilles dans autant de sens que possible. On peut voir ça comme un hommage à Bérurier Noir - réapparu en 2003 (et mort en 2006) -, un retour du blog de mon blog, ou le fait que je ne suis effectivement pas mort. Mais plus que de redonner des couleurs à l'Arcadia 2.0 ou de donner de mes nouvelles, le texte qui va suivre est le fruit d'une frustration qui a à voir avec ma création.






En effet, figurez-vous que je traînais sur le célèbre réseau social de M. Zuckerberg en ce dimanche dominical au temps incertain, quand j'aperçus un lien sur la page artiste de Pierre Minne, auteur de French Comics. Ce lien dirigeait vers le blog d'Indécomics, qui représentait autrefois un collectif de différents éditeurs de French Comics. L'esprit du collectif est maintenant mort pour des raisons que je n'ignore pas complètement mais dont je ne souhaite pas parler, parce que ça ferait un roman et ça révélerait surtout un élément-choc dont j'ai personnellement eu du mal à me remettre. Bref, tout ce qu'il faut savoir est que maintenant, Indécomics est un blog qui centralise les nouvelles du monde des French Comics, ce qui est bien. Ce qui est un peu moins bien, c'est que ce blog a été abandonné (pour des raisons qui appartiennent à ses auteurs, je ne suis pas là pour juger) entre août 2014 et avril 2015, et que son retour n'a même pas été signalé dans le réseau avant aujourd'hui. Soit pas loin d'un mois après la reprise. Définitivement pas cool. Mais je ne suis pas là non plus pour spéculer sur les attentes et intentions de mes collègues. La raison pour laquelle j'écris ces lignes est bien plus personnelle et égocentrique.

Le dernier article en date du blog Indécomics, que vous pouvez découvrir ici, traite du Free Comic Book Day. Mais je vous cite un extrait, directement copié-collé sans corriger les fautes :

"A ce jour, on le sait, il est difficile pour un studio indépendant de comics en France de pouvoir rivaliser avec les gros éditeurs au niveau du tirage. Beaucoup de jeunes studios ont déjà d'ailleurs disparus sur la liste de droite de ce site. Le coût est considérable pour faire paraitre un titre ce qui explique d'ailleurs les prix élevés des comics indépendants par rapport à ceux des grands éditeurs. Prix élevés afin de rentrer dans ses frais pour ne pas disparaitre.
Le FCBD aurait put être une bonne occasion pour ces petits indépendants de se faire connaître."

Ce à quoi je dis... OK. Déjà, imprimer coûte cher, et plus le tirage est petit, plus élevé est le prix de vente. Croyez-moi, j'en sais quelque chose. Sur le fond, rien de choquant. En fait, ce qui m'a choqué personnellement, c'est ce qu'il faut lire entre les lignes en se reportant à la colonne de liens sur le blog. Ben oui, ça m'a foutu un choc : Arcadia Graphic Studio est considéré comme disparu !

Arcadia Graphic Studio, ça doit vous parler si vous lisez ces lignes. Petit topo en marque-page 


 
Et je peux vous confirmer que cette fine équipe n'est pas morte. Pour preuve, j'en aurais été le premier informé, étant le président, créateur, grand manitou, Big Boss de l'association. Or, si je continue d'en distribuer des marque-pages/cartes de visite, c'est bien qu'on est encore là. Regardez bien ce qu'on a sorti en octobre dernier.

Et on continue les festivals, comme celui de Ligugé. On recrute sans cesse. On continue à faire nos BD mois après mois et à réunir des fonds pour les publier, même si au final on est en retard sur notre planning. Et au final, l'aventure n'est pas près de s'arrêter tant qu'il me restera un souffle de vie. Le magazine Forgotten Generation est plus beau que jamais, pourquoi on l'arrêterait en si bon chemin ? 

Je vous jure que cette revue continuera à paraître, même si elle ne doit plus contenir que ma BD, Dark Fates, et des traductions de comics du Golden Age.

Voilà, j'ai repris ma plume virtuelle pour vous faire ce petit manifeste. Ceci n'a rien d'une attaque contre l'auteur de l'article, comprenez bien. Si je vous dis "Jamais mort !", c'est du sérieux. Et restez branchés, parce que ces prochains jours, on envoie du lourd !

jeudi 4 octobre 2012

Esprit Vengeur : rattrapage

Pas de message grotesque à rallonge cette fois-ci, ni d'image choisie au hasard, mais les quatre premières pages d'Esprit Vengeur, webcomic que j'ai scénarisé avec l'aide du padawan Maxime Saint Michel.

Pourquoi seulement les quatre premières pages ? Parce qu'elles forment un tout, et que c'est moi qui les ai illustrées. Dans un souci de cohérence, les rattrapages seront à chaque fois centrés sur un seul dessinateur. C'est Gaëtan Degasperi qui a pris la relève à la page 5, et il a fait un superbe taf, tout comme ses successeurs ! 

Pour découvrir en direct le webcomic, c'est .

Pour le prochain rattrapage, c'est la semaine prochaine.








Page 1
Page 2
Page 3
Page 4

© Arcadia Graphic Studio et les auteurs  
Sentinel, Pr Timm © Edwin Boyer
Red Ann © Florian R. Guillon (pour cette version)
Cyber-Shield © Maxime Saint Michel


mercredi 8 août 2012

Bientôt dans le Monday Night Draw !

Ce billet vous est présenté par un swipe réalisé par l'artiste à l'honneur dans ce billet. Pour une fois que ça arrive, hein...















Le presque célèbre Maxime Saint Michel, auteur de Drak Béryl mais également rédacteur sur le blog Comixheroes, vient de créer une nouvelle rubrique hebdomadaire nommée Monday Night Draw, dans laquelle il met en avant des auteurs/studios/séries de la sphère Indécomics. C'est donc Arcadia Graphic Studio qui inaugure cette rubrique, et l'auteur qui ouvre le bal n'est autre qu'un des piliers du fanzine Forgotten Generation, j'ai nommé Edwin Boyer !

Pour lire ce premier article :
http://comixheroes.canalblog.com/archives/2012/08/07/24853668.html



Vous vous demandez pourquoi on commence par lui ? L'explication officielle, c'est que c'est par ordre alphabétique. En effet, ça fait moins con que de dire qu'on a tiré à la courte bite...  Bientôt, je serai donc aussi sur Comixheroes dans un Monday Night Draw, à l'instar de mes estimés collègues. Mais en attendant, il reste encore quelques talents à découvrir !


dimanche 16 octobre 2011

En Arcadia et ailleurs

Ce billet vous est présenté par le fantôme du logo de Ghostbusters/SOS Fantômes, qui pour le coup fait un geste fort malpoli.




Commençons donc par les nouvelles officieuses d'Arcadia Graphic Studio : rien de plus que je n'avais déjà annoncé sur le blog officiel, soit un retard de plus pour la sortie du numéro 2 de Forgotten Generation, pour des raisons totalement indépendantes de ma volonté (il manque un élément important du sommaire, sans lequel il est impossible de continuer à travailler). J'espère que ça se résoudra vite, parce que j'ai envie que ce numéro sorte le plus rapidement possible afin de passer sereinement au troisième. Évidemment, pour empêcher tout retard, il va falloir recruter, ce qui est encore loin d'être simple. Mais ne perdons pas espoir.

Hors Arcadia, le monde du French Comics/Indécomics est en effervescence, avec plein de nouvelles sorties attendues, dont celle du Patrouilleur numéro 2 il y a quelques jours (après une grosse année et demie d'attente). Et ça, sans compter les rééditions du Semicverse/Lugverse en Omnibus. Et sans oublier, bien entendu, le héros Drak Béryl qui va se décliner sur plusieurs endroits (dont Forgotten Generation !), avec deux arches narratives écrites en parallèle, et un crossover avec le Steelman de Stéphane Le Quéré.

Mais l'effervescence des comics passe aussi par les pères fondateurs. Panini Comics France a perdu la licence DC Comics, reprise par un Dargaud qui n'en finit pas de ne pas communiquer. Aura-t-on donc la suite (et la fin) des séries Brightest Day, Green Lantern, Justice League Of America, Flash, Batman et Batman & Robin (oui, parce qu'il n'y a plus que ça en kiosques. Je ne compte pas la librairie ni les séries Wildstorm et Vertigo) ? Il semblerait que oui, mais rien n'est sûr. Avec le relancement récent (et fructueux) de 52 séries DC aux USA, on peut aussi s'attendre à ce que Dargaud embraye rapidement sur ces nouveautés à la continuité incertaine (à l'origine, je voulais faire un billet sur les différentes continuités comics/cinéma/dessins animés, mais ça attendra).

Cependant, Panini n'a pas l'intention de laisser la place vide : c'est l'offensive dans les kiosques avec pas moins de 15 nouveaux numéros 1 prêts à être lancés. On aura donc droit à :

-Ultimate Spider-Man volume 3 (reprendra la nouvelle série en cours de publication aux USA, par Brian Michael Bendis et Sara Pichelli, et remplacera donc l'actuel magazine)
-Ultimates volume 2 (Ultimate Comics: Ultimates, remplacera Ultimate Avengers)
-Ultimate X-Men volume 2 (Ultimate Comics: X-Men)
-un hors série dédié à l'univers Ultimate - probablement Ultimates HS volume 2 (avec notamment Ultimate Hawkeye)
-Marvel Universe volume 2 (avec probablement Thanos Imperative)
-Spider-Man Classic (le premier numéro sera dédié aux épisodes mettant en scène la mort d'Harry Osborn)
-X-Men Classic (est annoncée pour le moment la mini-série inédite en VF Kitty Pryde & Wolverine)
-Fear Itself (revue limitée consacrée au crossover Fear Itself)
-Fear Itself Hors Série
-Avengers volume 2 (avec les nouvelles séries Thor, Captain America et Avengers Children's Crusade)
-Marvel Knights volume 2 (avec notamment Daredevil)
-X-Men Select (pas encore de précisions)
-X-Men Universe HS (est prévue une saga complète de X-Factor)
-Avengers Extra

Que du Marvel, donc, pour le kiosque Panini. Pour avoir d'autres séries, il faut se diriger vers la librairie où sont annoncés encore pas mal de nouveautés.

Cependant, ce développement à tout va fait écho à ce qui fait l'objet de mon article, à savoir le fait de surcharger la mule. On nous annonce de nouvelles séries Marvel : Wolverine & The X-Men, Uncanny X-Men volume 2, Avengers Assemble (faite pour ressembler au film qui sort l'an prochain), et j'en passe. Moi, je dis que ça fait beaucoup, là. Non seulement les ventes ne sont pas terribles (les nouveaux lecteurs n'arrivant au mieux qu'au compte-gouttes), mais en plus je ne suis pas sûr qu'on puisse trouver de vraies nouvelles histoires à raconter avant de recycler les classiques et de ressusciter les morts. Au moins, DC part sur un nouvel univers plus accessible (pour le moment), et le label Ultimate reste l'univers Marvel d'expérimentation où tout est possible sans faire marche arrière (ou presque - même si pour l'instant, les figures de proue n'ont pas ressuscité).

J'apprends aussi le retour d'Extreme Studios, le vieux label de Rob Liefeld chez Image Comics, avec un retour des séries Youngblood, Bloodstryke, Supreme et Prophet. Autrement dit, des concepts à l'identité incertaine aux histoires un peu foutraques (la faute à une mauvaise gestion et à l'ego de Rob Liefeld) parce que parfois trop liées à des séries dérivées. Bon, cela dit, tout n'est pas à jeter, on n'est plus dans les années 1990 et les premières images de Prophet tendent à montrer une véritable démarche artistique. Reste à savoir si Rob ne va pas faire capoter tout ça une nouvelle fois comme il l'a déjà fait auparavant (prévoir un article sur le cas Alan Moore).

Bref, pour conclure, je ne suis pas sûr que tout cela se justifie vraiment en tant que tel. Quand on exploite trop un concept ou qu'on le dilue juste pour faire des ventes, c'est le début du néant créatif (et ça vaut pour tout). Artistiquement, quand on raconte une histoire, c'est qu'elle vaut le coup d'être racontée et qu'elle apporte vraiment quelque chose. Quand on n'a rien à raconter, cela vaut-il le coup de noircir des pages ? Je vous laisse méditer là-dessus, mes enfants.

Le saviez-vous ? Florian a voulu étirer le concept et les personnages de Dark Fates sur trois séries, à l'origine. Mais ça ne justifiait pas une suite à Dark Fates.

samedi 12 février 2011

Tir groupé French Comics, première salve

La critique d'un French Comic (BD française composée selon les codes de la BD américaine) n'est pas chose aisée, surtout quand on a des échanges avec les auteurs de temps en temps, et que certaines personnes ont tôt fait de monter sur leurs grands chevaux pour défendre ce médium contre toute menace (même si des fois, c'est très légitime). En plus, je fais moi aussi du French Comics (certes pas au même niveau), alors on pourrait me reprocher un manque d'objectivité, tout ça... Mais qu'importe ! Je donne de mon temps et de mon argent pour vous livrer une critique constructive et relativement objective de quelques-uns de ces étranges fascicules, et vous en livrer mes impressions :

Hum, cela vous semble relativement peu comics et plutôt franco-belge dans l'esprit ? C'est exact, puisque Spermag est une publication consacrée à la parodie de super-héros, passant le genre à la moulinette du graveleux. Les dessins et les couleurs sont réussis, et scénaristiquement, ben... comment dire ? Ce n'est pas très philosophique, et ça ne prétend pas l'être. C'est distrayant, mais pas hilarant. Finalement, le petit plus de cette publication de l'association Phylactères est de mêler au super-héros la gaudriole française, même si je n'ai pas trouvé ça encore très abouti, mais on verra pour la suite.








Avec Bayou Girl, on entre vraiment dans le vif du sujet, puisque d'emblée, on est en terrain connu : un logo ressemblant à s'y méprendre à celui de Witchblade (hommage ? Coïncidence ?), une nana presque à poil façon Top Cow, ça fleure bon les années 90 ! Et effectivement, c'est assumé de la part du scénariste Edmond Tourriol, qui voulait faire un comic-book façon Brian Pulido (le fondateur des défunts Chaos! Comics). Le pari est presque joué, même si le dessin (en noir et blanc) est encore perfectible. Mais le problème, c'est qu'il s'agit... d'un numéro 0 ! Si aux USA, la pratique était assez répandue et même de nos jours, la BD ne comporte que peu de pages, et c'est bien dommage. On a juste l'origine de Bayou Girl, c'est rapide, sans temps mort, mais c'est tout. Je ne pense pas là non plus que la philosophie ait été au centre des préoccupations, mais l'idée de base (pas dénuée d'originalité) aurait mérité un peu plus d'approfondissement... ou alors un numéro 1 ensuite, mais depuis le temps, je crois que ça n'est plus d'actualité. Tentative sympa malgré tout.

On continue avec l'encreur de Bayou Girl, Anthony Dugenest, passé cette fois aux commandes du scénario (avec Ludivine Geslot) et de toute la partie graphique de Skys. Là, on a droit à un numéro preview, qui rappelle bien les parutions Aspen Comics du défunt Michael Turner, dont l'influence est bien manifeste sur le dessin, ce qui n'est pas un défaut. Malheureusement, le concept du preview craint un peu : déçu par la brièveté de Bayou Girl, j'ai le regret de constater que ce numéro n'offre que 6 pages de BD (en fait, une narration sur fond de dessins, mais ça reste de la BD) offrant quelques indications sur l'univers de Skys... même si le rédactionnel est beaucoup plus loquace là-dessus. La BD est une suite d'images présentant décors et personnages de Skys, avec une narration plus ou moins liée, donc très peu informative. Au moins, les dessins sont jolis, mais une véritable histoire, même courte, impliquant des personnages, aurait été plus appropriée pour accrocher le lecteur. Dommage, donc...


Pour en finir avec les parutions Wanga pour le moment, voici les Nouveaux Gardiens, du super-héros mêlé à de la télé-réalité, mélange qui a déjà produit de bons résultats, et fonctionne bien ici. Ce numéro 1 souffre seulement d'un goût de trop peu : le scénario envoie des pistes plutôt intéressantes, mais ne les développe pas encore assez. On peut penser que tout cela sera fait dans le numéro 2. En tout cas, un French Comic qui affiche son identité (avec le trait épuré mais efficace de Vincent Maria, couplé à une bonne colorisation) grâce à une bonne histoire malheureusement un poil courte. Mais bon, attendons le numéro 2, qui promet de très bonnes choses encore. Un titre à suivre.






Et maintenant, bouclons la boucle avec un autre titre de Phylactères, Bertrand Keuftérian. Metz envahie par des extraterrestres, de la télé partout, le postulat est original, et le héros aussi (pour une histoire SF, en particulier). Ici, on apprend vite tout ce qu'il y a à savoir sur cet univers, et les personnages ne sont pas en reste, même si sur la fin, ce n'est pas aussi bien géré (à voir avec le numéro 2). Cependant, le scénario est alléchant, et le graphisme souvent flatteur (sauf pour quelques scènes où les personnages sont un peu ratés). Rendez-vous est pris pour le deuxième numéro, où  notre sympathique Bertrand aura encore quelques ennuis... pour notre plus grand plaisir ! Et ne laissez personne vous dire que la fin du monde n'est pas télégénique.

dimanche 6 février 2011

Dredi 28 janvier à Angoulême

Voici donc le récit tant attendu du périple auquel nous avons participé, mes associés/gardes du corps et moi-même. Ce sera légèrement bordélique, puisque je n'ai pas tout en tête et pas structuré du tout.

Nous partîmes le matin à 7h30, pleins d'entrain, de courage et un peu la tête dans le derrière, pour rejoindre Angoulême au plus vite (mais sans rouler comme des malades non plus). Je n'avais avec moi que de la nourriture, ainsi que Strange 4, Fantax 1 et les numéros 2 et 3 de Grand Dédale, pour la bonne raison que ça ne me tentait plus trop de faire le tour des signatures cette année (l'an dernier, j'ai attendu un certain temps pour Kevin O'Neill, et comme les autres auteurs n'ont pas la même valeur à mes yeux, je peux mourir tranquille !). Cette année allait plutôt être placée sous le signe des French Comics, ce qui expliquait le badge artisanal Arcadia Graphic Studio à mon nom porté autour de mon cou toute la journée.

Sur place, nous nous garâmes à un bon quart d'heure de marche des bulles, et ça fait une petite trotte. Une fois au niveau des bulles, nous rejoignîmes Audrey, notre compagne de festival depuis... pas mal d'années. Nous réservâmes nos places dans la file, partîmes choper nos bracelets, et attendîmes l'ouverture de la plus grande bulle (une fois n'est pas coutume, nous ne commençâmes pas par Panini).

Arrivés à l'intérieur, recherches des stands Fluide Glacial et Ankama. Nous apprîmes que Daniel Goossens ne serait présent que le lendemain (au grand dam de Fabien), et que Florent Maudoux (que nous attendions tous) dédicacerait à partir de 16h. Quelques achats plus tard (Freaks' Squeele tome 4 et Doggybags 1 pour ma part - je n'ai pas joué les bourgeois en achetant l'édition collector de Freaks' Squeele malgré la très forte tentation), nous sortîmes de la bulle pour rejoindre celle d'en face et le stand Panini. Surprise : tout avait été réagencé de manière à ce que le client pût feuilleter et choisir n'importe quel livre sans avoir à embêter les vendeurs. Le temps de trouver les nouveautés en avant-première (dont la variante de Batman Universe 5), de gagner une carte postale, de prendre le t-shirt cadeau taille XL Heroic Age et de rafler quelques stylos Spider-Man, je rappelai Gilles Boverod qui était à proximité. Connaissance fut faite, et rendez-vous pour une dédicace pris pour plus tard dans la journée. J'eus même droit au colportage du bonjour d'Eric Van Elslande.

Retour au char pour se délester des premières BD, passage à un stand de produits dérivés où la moitié du personnel parlait portugais et où chèques et cartes bleues étaient proscrits (ce qui fait que je n'ai finalement rien acheté du tout, c'est con pour eux), puis vint le moment tant redouté : la plongée dans les entrailles de la bulle des indés. Imaginez un endroit long, surpeuplé, surchauffé et peu spacieux. Ben c'est ça, et c'est affreux à traverser.

Direction le stand Tabou dans l'espoir d'obtenir une dédicace de Juan José Ryp, qui ne dédicaçait finalement que les albums achetés sur le stand (autre désillusion pour Fabien, qui avait amené No Hero exprès). Album acheté, j'appris que j'étais très loin d'être le premier sur la liste des dédicaces et qu'il me faudrait sûrement repasser juste avant la fermeture. Finalement, après plusieurs courses, tout fut fini avant 18h (et aurait dû être fini plus tôt si monsieur Ryp ne s'était pas trompé d'album après être revenu des toilettes, mais ce n'est pas grave).








Après une rencontre fortuite avec trois pictaviens bien connus (dont une de mon sang), nous nous dirigeâmes vers le stand Phylactères, où je pris la production et obtins une dédicace superbe de David Bulle. J'en obtenus deux autres l'après-midi : une de Guillaume Matthias le misogyne et une de... de... Merde, c'était quoi son nom ? Bon ben si quelqu'un sait, qu'il me le dise ! En tout cas, une équipe vraiment très très sympa, qui nous fit don de bon cœur de quelques bons à tirer. De plus, mon badge a facilité la reconnaissance, comme ça Lokorst saura à qui attribuer la paternité de l'expression "A deux doigts d'y mettre les pieds" !













Arriva l'arrêt obligatoire au stand Strange/Universe Comics/Connaître Chott, l'occasion de saluer l'équipe d'Organic Comix (dont Jean Depelley qui m'apprit que SUP avait fait la musique d'un de ses films et qu'il les connaissait donc bien), de quémander une dédicace sur Fantax et sur Je suis une sorcière, de renouer les liens avec Fred Tréglia (dont j'ai hâte de connaître les nouveaux projets), et vint l'heure du déjeuner, que nous prîmes à côté du stand Dargaud, où les gens nous dévisageaient comme des bêtes curieuses et le journal Sud Ouest nous vola notre âme sans notre accord (ouaip, on nous a pris en photo à notre insu !).

S'ensuivit la visite de l'exposition du Monde de Troy, peu intéressante si ce n'était pour la reproduction grandeur nature de certains objets et créatures, avant une longue attente au stand Wanga, les artistes ayant été retenus très longtemps dans une pizzeria. L'heure de la dédicace de Florent Maudoux approchant, je dus partir au char pour chercher mon exemplaire de Freaks' Squeele avant de repartir aussi sec sur le stand Ankama, où pullulait déjà un monde impressionnant. Après quelques dizaines de minutes d'attente dans le bordel, nous décidâmes d'un accord presque commun de quitter les rangs et d'explorer d'autres endroits. Retour, notamment, au stand Wanga où les artistes étaient enfin de retour. Petite dédicace de Vincent Maria sur les Nouveaux Gardiens, quelques échanges bien sympathiques, rencontre rapide avec Gilles, Fred Grivaud et Eric, et départ pour la bulle Para BD où le porte-monnaie eut à souffrir des promotions sur les albums en VO. A la sortie, direction le Havana pour la rencontre tant attendue.









Fred dut prendre congé assez rapidement, mais Gilles et Eric ont été super. Très généreux, Eric avait déjà commencé la dédicace sur The Firestarter avant notre arrivée. Puis quand je sortis mes Grand Dédale, il eut l'idée un peu dingue de faire des dédicaces à quatre mains avec Gilles ! Hélas, l'une d'elles restera pratiquement inachevée, l'artiste se retrouvant face à l'obligation de rentrer au gîte qu'il partageait avec l'équipe de Comixity que je pus rencontrer à cette occasion (notamment Claire Guillon). Après quelques échanges bien agréables, nous prîmes tous congé les uns des autres et regagnâmes nos pénates respectives, les jambes douloureuses, le dos martyrisé, etc.



Pour résumer : de très bons moments, de très agréables rencontres (malheureusement trop courtes), et des gens que j'espère revoir la prochaine fois, à Angoulême ou ailleurs. Vous êtes les bienvenus chez moi si vous passez dans le coin !

samedi 29 janvier 2011

Le mal de pieds qu'ont les hommes passe plus ou moins vite

C'est avec cette citation de Shakespeare savamment détournée que j'annonce mon retour d'Angoulême (bon, ça fait déjà presque 24 heures, mais c'est moi qui raconte !). Beaucoup d'achats, pas mal de dédicaces, mais surtout des rencontres fort agréables qui m'ont fait regretter de ne pouvoir rester plus d'une journée.

Le prochain billet sera l'occasion de raconter tout le périple angoumoisin, qui fut l'occasion de voir de belles choses, de se ruiner et de nouer des relations.

Je tiens d'ores et déjà à remercier chaleureusement Eric Van Elslande, auteur de Moi Benoît et Starella (et aussi un peu de Firestarter) pour sa patience au jeu de "Catch The Man", sa disponibilité, ses précieux conseils et sa grande générosité (des dédicaces superbes !). Mec, si tu descends par mon fief, tu es le bienvenu chez moi !

Mais il ne faut pas oublier Fred Grivaud (Ozark, Phenix) et Gilles Boverod (auteur de Grand Dédale), qui sont bien chouettes aussi et ont été d'un très bon accueil malgré les contraintes de temps. Fred, merci pour le Firestarter ; Gilles, merci pour tes GD.

Et je ne suis pas peu fier d'annoncer que je dispose de la première dédicace commune d'Eric et Gilles !

Prochain billet : grosse mise à jour pleine de photos !

mercredi 12 janvier 2011

Designer pour les autres

Je profite de ce petit message pour donner un petit aperçu de designs que j'ai faits pour d'autres ou à partir d'œuvres qui ne m'appartiennent pas.

Ci-dessus : designs "humanisés" de personnages de dessins animés (2007).
 A gauche : redesign de Vampyr, personnage d'un projet French Comic de Pez (2000).


 Redesign de Bruce John Wayne en plus jeune, personnage créé par Master (2009).
 Designs modernisés de personnages du domaine public : Black Terror, Daredevil et Green Lama (2008).
 Capitaine Parker de Starfleet, ou Peter Parker/Spider-Man revu façon Star Trek (2009).
 Jean-Emo, personnage créé pour un cadavre exquis sur Buzz Comics (2009).
 Redesign moderne du personnage d'Alix, créé par une dessinatrice anglaise dont j'ai malheureusement oublié le nom (2009).
 The Blood King, créé comme une mascotte-hommage au groupe pictavien The Bottle Doom Lazy Band (2010).
 Carcajou et Athena, versions super-héroïques de deux membres (et surtout deux de mes amis) de La Tour Des Héros (thegreatwolvie et Wondergirl). (2009)
 Redesign de Catwoman, par un mélange de ses différents costumes au fil des ans (2009).
 Designs de personnages créés par Gemma Stephenson (2009).
 Petit redesign d'Elementar, créé par Felipe Grau (2010).
 Version super-héroïque de xghosts, membre de La Tour Des Héros, pour son anniversaire (2009).
 Howard le canard version XIXè siècle (2010).
 Iron Man, redesigné selon le même mode que Catwoman (mélange de différentes armures). (2010)
 Le Juge, version super-héroïque de Darkcook, de La Tour Des Héros, pour son anniversaire (2009).
 Redesigns personnels de Superman et Batman (2010)

X-23 dans un uniforme de la période New X-Men de Grant Morrison.

mardi 16 novembre 2010

Les marches de la gloire (ou Dark Fates au cinéma)

Eh oui, jamais le dernier à participer à des défis illustrés, moi ! Jamais le dernier non plus pour mettre en avant mes créations, aussi, mais bon, on fait tous comme ça.

Je reconnais que j'aurais pu faire un dessin spécial et ressemblant pour l'occasion, mais non, car pas franchement le temps... et je reconnais surtout que niveau ressemblance et colorisation, on fait bien mieux que moi ! Cela étant, j'ai accompagné la fausse affiche du film Dark Fates d'un descriptif des personnages, ce qui permet de mieux les connaître avant la publication de l'épisode 1. Vous trouverez tout ça sur le blog Comixheroes :

http://comixheroes.canalblog.com/archives/2010/11/15/19613672.html#comments

Qu'ajouter à cela ? Le CV de tout ce petit monde, tiens !

-Christophe Gans, c'est le réalisateur français du Pacte des Loups, de Crying Freeman et de Silent Hill. Il arrive à créer une ambiance particulière dans chacun de ses films, sans perdre le spectateur. Dommage qu'il soit invisible depuis 4 ans. Samuel Hadida est son producteur attitré.

-Joe Hisaishi est le compositeur régulier des films du grand Hayao Miyazaki, et a aussi signé la musique du Petit Poucet d'Olivier Dahan. Il a aussi travaillé sur beaucoup d'autres choses, toujours avec éclectisme.

-Darius Khondji (oui, je viens de voir que j'ai écorché son nom sur l'affiche...) est le directeur photo des premiers films de Jean-Pierre Jeunet, ainsi que du célèbre Seven de David Fincher.

-Edwin Boyer est un de mes collaborateurs de la première heure sur Forgotten Generation, et il a fait des études de cinéma. Je ne sais pas s'il est bon monteur, mais si jamais ce film se fait, j'insisterai pour qu'il en soit !

-David Tennant a  interprété Doctor Who après le départ de Christopher Eccleston, de 2005 à 2009. Il a aussi interprété Barty Croupton Junior dans Harry Potter et la coupe de feu au cinéma.

-Annasophia Robb a immortalisé Violette Beauregard dans Charlie et la chocolaterie de Tim Burton, mais elle a surtout marqué les esprits en tant que Leslie dans le Secret de Terabithia, où elle montre véritablement ses talents d'actrice.

-Michael Cera est une star de la comédie américaine actuelle, dans Supergrave ou encore Scott Pilgrim.

-Arnaud Lièvre est un ami de longue date, en plus d'être un auteur doué (sur Tracer, bientôt dans Forgotten Generation).

-Stephanie Leonidas est une actrice britannique qui a eu le rôle principal de Mirrormask, mais aussi le rôle de Mina Murray dans un téléfilm adapté de Dracula.

-Daniel Radcliffe est surtout connu pour son incarnation d'Harry Potter sur grand écran.

-Daniel Auteuil est un des grands comédiens français actuels, officiant aussi bien sur grand écran que sur les planches, et dans tous les registres.

-Sigourney Weaver est l'inoubliable lieutenant Ripley de la tétralogie Alien, ainsi que Dana Barrett dans Ghostbusters, pour ne citer que les plus connus.

-Kyle MacLachlan, avant d'être Orson Hodge dans Desperate Housewives, a incarné l'agent spécial Dale Cooper du FBI dans Twin Peaks et Paul Atreide dans Dune.

-Jean Rochefort, l'un des derniers grands acteurs français, a interprété nombre de rôles qu'il rend à chaque fois mémorables qu'il est dur de choisir dans sa filmographie.

-Gordon Liu est l'artiste martial mythique de la série de films La 36è chambre de Shaolin, et aussi dans Kill Bill 1 & 2.

-Julien Chesné et Dominique Ebrant sont deux camarades de LTDH, qui m'ont chacun aidé dans la conception de la BD.

-Sophie Rumo est la créatrice de World Justice et une aide inestimable dans mes créations.


Quant à Florian R. Guillon, lui, c'est bien Votre Hôte, et il vous salue bien !

jeudi 28 octobre 2010

"Beautiful place in my mind"

Ah, un nouveau billet, et une référence à Mari Iijima ! Ça fait déjà deux bonnes nouvelles !

Mais, horreur, malheur, il y a une mauvaise nouvelle : une guerre fait rage dans le milieu du french comics. Cela étant dit, je suis moins concerné que consterné.

Petit rappel des faits :

Un article traitant des french comics est récemment paru dans un magazine. Un petit éditeur, qui a sorti deux titres french comics, se plaint de ne pas être cité dans cet article en qualité de "pionnier". Voyant le nom de l'auteur, il en vient à imaginer que c'est une attaque par omission dirigée contre sa personne, puisque la personne qui a rédigé l'article n'est autre qu'un blogueur qui a fait une critique vitriolée des deux titres du monsieur. Survient un troisième protagoniste, auteur de french comics depuis un bail, qui dénonce le dénigrement de l'éditeur des auteurs de french comics qui triment depuis une bonne décennie pour s'imposer avec les moyens dont ils disposent.

Commence la nouvelle bataille après les règlements de compte par blogs interposés : le blog du petit éditeur (qui fait aussi des critiques de BD) est révisé pour faire disparaître ce qui a trait à tout ce que l'auteur a pu faire (et ça vaut aussi pour les collaborateurs qu'il a au sein de son label). C'est injuste.

Maintenant, analysons les faits avec recul :

-un article paraît
-un mini-éditeur/blogueur se plaint de ne pas être cité dedans, se présentant comme "pionnier" de cette mouvance et accusant l'auteur (par ailleurs blogueur) de l'article d'être partial
-ce même mini-éditeur s'attire les foudres d'un véritable auteur de french comics, et commence une vendetta contre lui
-le blog du mini-éditeur, au fil des heures, est sujet à un révisionnisme concernant tout ce qui touche l'auteur de french comics, qui du coup ne se calme pas

Or, voici ce que j'en pense : un article ne peut pas tout contenir (une interview a même dû être coupée faute de place), et la priorité est allée aux titres importants de ces dernières années. L'impartialité n'existe pas vraiment, et le plaignant n'est pas le mieux placé pour se plaindre, car il est loin de pouvoir donner des leçons en la matière. L'accusé n'a fait, après tout, que dire ce qu'il pensait des titres publiés par son confrère, sans langue de bois, et en utilisant des arguments, même (chose rarement vue chez le plaignant).

En se prétendant pionnier du french comics de ces dernières années, le plaignant s'est aliéné des auteurs de french comics dans le milieu depuis longtemps. Ce n'est pas très malin de vouloir se mettre en avant tout le temps, alors qu'on n'a qu'une expérience limitée dans le domaine de l'édition et surtout de la création. En fait, le plus malin aurait été d'accepter le fait plutôt que d'accuser à tort et à travers et d'insulter tous ces gens qui triment pour avoir un minimum de reconnaissance en ayant un réseau et des moyens financiers limités. Du coup, comme l'un d'eux a élevé la voix, le ton est monté, et tout le monde s'est fait chier dessus. D'un côté, on ressort les squelettes des placards, de l'autre, on supprime ou modifie des articles de blog en menaçant de porter plainte pour je ne sais quelle connerie...

Des trois protagonistes directement impliqués dans l'affaire, je n'en ai rencontré qu'un au salon d'Angoulême. Pas un type chiant, mais un bosseur qui se démène pour arriver à faire vivre sa création dans un monde en proie à une putain de crise économique. Un mec humble qui ne cherche pas à tirer la couverture à lui à chaque fois qu'il le peut. L'auteur de l'article du magazine est un blogueur qui est d'un bord politique différent du mien et ne s'en cache pas (ce que je trouve un peu chiant, en fait), mais qui a au moins une bonne argumentation quand il s'agit d'exprimer son avis aussi objectivement que possible. Le plaignant, lui, a un blog qui reprend des news américaines écrites assez lamentablement, mais qui lui sert surtout de vitrine. Il a pu nouer des contacts qui lui permettent de placer ses albums, mais n'hésite pas à tricher afin de se donner de la visibilité. Il a les moyens suffisant pour distribuer des albums, mais son objectif n'est pas franchement désintéressé. Il a soif de reconnaissance, de récompenses, et ne recule devant rien pour se mettre en avant, comme faire supprimer les comptes Facebook de ses contradicteurs.

Et moi, là-dedans, je suis quoi ? Un mec qui dessine et qui a envie de partager ses histoires avec le reste du monde, sans avoir des moyens mirobolants, qui a certes envie d'être reconnu mais pour ce qu'il est. Un dessinateur/scénariste/écrivain passionné qui aime créer, qui veut être lu, mais accepte aussi les critiques car ça ne le rendra que meilleur.

Je ne suis pas célèbre, je ne suis pas le meilleur artiste au monde, mais je suis humble et ne fais pas une affaire d'État quand j'aimerais bien avoir un peu de reconnaissance, même si ça m'arrive de m'emporter de temps en temps.

Et puis zut, à la fin ! Je suis pour le camp de la création ! Voilà !

Pour voir des artistes méconnus qui valent le détour, allez sur le blog de mon ami Laurent : http://comicsplace.unblog.fr/

Et si vous aimez, regardez aussi ailleurs dans mes liens.