Pour une fois, l'image qui ouvre ce billet a bien un rapport avec le contenu ! Eh oui ! Il s'agit d'auto-promotion éhontée !
Bien le bonjour à chacune, chacun et tout un chacun. Aujourd'hui, je réalise que je n'ai pas posté de billets depuis bientôt un mois. En fait, je l'ai déjà réalisé depuis plusieurs jours, mais bon, la flemme... Et surtout, j'avais de très très bonnes raisons ! Non, je ne dormais pas et ne passais pas mon temps sur un Metroid !
En premier lieu, j'ai voulu coller à l'actualité cinématographique en traduisant des épisodes de la première adaptation en BD de John Carter, d'après Edgar Rice Burroughs. Je n'ai finalement posté que deux épisodes complets, mais j'ai fait les choses bien en utilisant mes nouveaux acquis sur Photoshop. Vous pouvez lire tout ça sur le blog de Forgotten Generation : http://forgottengeneration-news.blogspot.fr/2012/03/bd-bonus-online-john-carter-of-mars-1-2.html
Bon, accessoirement, j'ai aussi posté les 4 premières planches de Mashimaro et Baka, une BD d'Inès Az, sur le même blog. Mais ça ne m'a absolument pas demandé le même investissement, parce que rien à faire sur les pages.
http://forgottengeneration-news.blogspot.fr/2012/03/bd-bonus-online-mashimaro-et-baka-1-4.html
J'ai passé aussi un peu de temps à remettre en ligne Forgotten Generation 0 (en fait, surtout à essayer d'en tirer un PDF de taille correcte). Eh oui, avant de sortir le numéro 1 sur papier, nous avons sorti ce numéro-test sur le net en décembre 2009, avec des épisodes 0 de World Justice, Dark Fates, Sentinel et Raphael. A l'époque, j'ai voulu faire original, et j'ai donc pondu une nouvelle avec quelques illustrations. Autant dire que j'ai fait un sacré bout de chemin depuis ! Bon, après, ce numéro 0 a disparu en même temps que MegaUpload, mais je l'ai remis sur un compte Rapidshare :
http://forgottengeneration-news.blogspot.fr/2012/03/forgotten-generation-0-est-de-retour.html
Mais surtout, ce qui m'a pris une grosse semaine, c'est bien le bouclage du numéro 2 de Forgotten Generation ! Un long travail, et pour plusieurs raisons !
D'abord, il a fallu réunir tous les fichiers. Ce qui paraît simple est en réalité assez accompli quand tous les collaborateurs sont dispersés dans l'ouest de l'Europe, et pas toujours disponibles. Cette partie s'est passée sans trop de problèmes, j'ai eu tout ce que je voulais dans les temps, et sans trop avoir à me battre avec le traitement des images. Pour comparaison, le numéro 1 était bourré de fichiers de tailles et de résolutions différentes, et l'imprimeur a failli me tuer pour ça. Mais là, j'ai tout vérifié en amont, donc la qualité d'impression devrait être très bonne.
Ensuite, il a fallu compenser l'absence de Raphael. J'ai donc réalisé un épisode de Dark Fates inédit, de 7 pages, en plus de l'épisode 2 qui était déjà prêt depuis un bail. Celui-là, d'ailleurs, je l'ai traité avec des aplats de gris afin de le rendre moins "vide". Sauf que certaines planches de l'épisode 2 s'étaient cachées et n'étaient pas tout à fait terminées... Je les ai donc finies, tout en encrant les 7 pages de l'épisode Alter Mann. Reparlons-en, d'ailleurs : j'ai voulu bien faire en peaufinant les détails, ce qui a rallongé mon temps de travail. En contrepartie, je n'ai pas eu beaucoup à faire en gris (juste les scènes de nuit, et j'y ai quand même passé du temps).
Corriger les fautes des copains, ça m'a pas pris trop de temps. Tout redimensionner au mieux, un peu plus. Mais surtout, pour la première fois de ma vie, je me suis lancé dans le lettrage numérique intégral ! Jusque-là, je travaillais sur des planches déjà "équipées", et j'ai dû ensuite m'occuper de 27 pages de phylactères et de cartouches, en essayant de faire tenir mes dialogues. J'ai assuré cette partie de A à Z, et ça a aussi pris du temps.
Et j'ai gardé le meilleur pour la fin : les pages de couverture ! Pas le plus dur à faire, mais je voulais améliorer la maquette par rapport au premier numéro, et ça ne peut se faire que quand toutes les autres pages sont déjà dans le bon ordre. Mentions légales, sommaire, édito, trucs pour que ça fasse moins vide... Je me suis calé sur les fichiers de Pierre, pour ça, ce qui m'a grandement facilité la tâche.
Cela dit, le tout cumulé, ça a pris beaucoup de temps ! Eh oui, si j'avais fait ça au fur et à mesure, je me serais épargné cette épreuve, mais je n'avais pas encore les connaissances nécessaires pour mener cette tâche à bien, ce qui aurait fait un truc moche. Là, grâce à tout le monde, j'ai pu peaufiner la formule.
Je remercie également toute l'équipe, qui m'a rendu la tâche plus aisée, et comme je me sens en bonté, je vous présente en exclusivité mondiale la première planche d'Alter Mann, version brute, sans dialogues et sans corrections !
http://forgottengeneration-news.blogspot.fr/2012/03/forgotten-generation-2-chez-limprimeur.html
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jeudi 22 mars 2012
mardi 28 février 2012
T'en veux, des critiques ?
Ultimate X, ou le devenir des mutants dans l'univers Ultimate après l'ultime foutoir (aussi appelé Ultimatum). Après avoir tué les X-Men, Jeph Loeb ressuscite ce qu'il peut, accompagné du vénérable Arthur Adams. Si on sait, grâce à Brian Michael Bendis qui les met en scène dans Ultimate Spider-Man, ce que sont devenus Shadowcat et Iceberg, c'est ici qu'on explore vraiment l'héritage des X-Men, au rythme d'un personnage par épisode. La couverture dévoile quatre d'entre eux, dont Hulk. Et que dire du scénario ? Il prend son temps pour bien situer les choses, en voix off. Et même si le rythme est posé, l'action n'est pas en reste, arrivant ponctuellement. Jeph Loeb voudrait-il se faire pardonner pour ses méfaits d'Ultimates 3 et d'Ultimatum, bourrés d'action camouflant un grand vide scénaristique ? Le chemin de la rédemption est là, même si le scénario d'Ultimate X reste facile. Le gros problème, c'est qu'on a surtout l'impression d'un long prologue qui n'aboutira à rien (pas de suite aux USA), malgré les bonnes idées de l'histoire. Quant aux dessins, si Arthur Adams a encore du talent, il est surtout lent, secondé par un encreur, et donne l'impression d'avoir bâclé certaines planches (un comble, sachant qu'il lui a fallu deux ans pour rendre ses cinq épisodes !).
Néanmoins, le tout est solide et se lit bien, le récit étant en plus accessible aux néophytes.
Warren Ellis sur les Astonishing X-Men, troisième partie. Après Simone Bianchi (Ghost Boxes) et Phil Jimenez (Xenogenesis), c'est Kaare Andrews qui est aux dessins... et ça choque dès la couverture, avec les proportions bizarres des femmes de l'équipe. Mais bon, c'est un détail, on s'habitue vite. Le scénario emmène l'équipe Astonishing demi-costumée en Afrique, où des bébés mutants naissent. Cependant, le gène mutant n'est censé se manifester qu'à la puberté, et sachant que le jour-M est passé par là et que les mutants ne naissent plus... Ces histoires de génétique et ces rappels à Ghost Boxes (les boîtes à fantômes qui servent à basculer d'une dimension à l'autre) montrent que Warren Ellis a une ligne directrice qu'il ne lâche pas, ce qui est une force mais aussi une faiblesse. S'il sait utiliser la continuité des X-Men sans larguer le lecteur, il répète finalement un peu trop son propre travail effectué sur la franchise - Ghost Boxes, précisément. On est vraiment dans la continuation de cette arche narrative, ce qui peut poser problème pour ceux qui ne l'auront pas lue. Les cinq épisodes de cette mini-série auraient pu être raccourcis et incorporés à la série à la suite de Ghost Boxes, ce qui est de toute façon bordélique à situer dans la continuité. Si on fait abstraction de ce fait, on a un récit des X-Men accessible aux néophytes, avec un graphisme dynamique et un scénario intelligent, mais un poil trop long. Pour ce qui est des bonus de cette édition cartonnée, la reproduction du premier épisode en noir et blanc et sans textes permet d'apprécier le travail de Kaare Andrews et l'expressivité de ses personnages - même si les énormes fesses de Tornade et d'Emma Frost sont un peu choquantes.
Du French Comics, avec le crossover Star Power/Fantask Force. Les héros galactiques futuristes de Pat Lesparre, publiés dans Power Mania, rencontrent les super-héros français du XXIè siècle dont les 10 ans de carrière englobent Fantask, Spécial Zembla et Strange. L'histoire, en 4 parties de 6 pages chacune, montre l'alliance entre Jared Tygro et le Silure, tandis que leurs ennemis jurés respectifs, les équipes Star Power et Fantask Force, se battent entre elles suite à un quiproquo. C'est le principe du crossover façon Marvel, pour ceux qui connaissent. Bref, ça ne vole pas très haut, Star Power s'adressant aux jeunes lecteurs du magazine Power Mania. La réalisation est correcte, sans plus. Il ne faut pas s'attendre à de la philosophie ou à un développement poussé des personnages ; ça reste léger dans tous les sens du terme.
Comme 24 pages, c'est un peu léger, cet album est complété par un récit court de la Fantask Force, entièrement réalisé par Reed Man. Pas d'action, mais un récit galactique très kirbyesque dans son concept et son énergie (ce qui inclut l'inégalité graphique des planches de Reed Man, encore une fois). Une histoire sympathique.
Et pour clore le tout, le premier épisode des Super Luchadores (dont une planche était parue dans Strange), avec Reed Man aux dessins et Tito Muerte au scénario. Les amateurs de catch aimeront ces personnages hauts en couleurs se produisant pour les enfants dans un squat, avant que tout bascule... Sympa là aussi, mais c'est juste une intro.
Faisons le calcul : deux histoires sympathiques, un récit passable, ça pourrait passer si l'album n'était pas aussi cher, en fait. 12€ pour un petit format de 36 pages, sur un papier de qualité mais pas glacé, c'est quand même onéreux. Alors certes, c'est imprimé en petite quantité (50 exemplaires seulement, ça explique tout) par une petite maison d'édition, mais ça reste un peu cher pour ce que c'est.
De la BD commerciale, mais adoubée par Bruno Solo et Yvan le Bolloch, donc ça reste finalement dans l'esprit de la série télé. Ce tome-là, contrairement au précédent, ne propose pas une histoire plus longue, mais une succession de gags à chute. On trouve de bonnes idées dedans, même si le jeu, le parler et l'allure des comédiens ne sont pas très bien représentés et que ça manque d'identité graphique.
Le tome 6 marque une rupture, toute l'équipe de la BD étant remplacée par une nouvelle. C'est donc un dessin plus réaliste et des couleurs plus éthérées qui dépeignent ces nouvelles histoires, dont les "Caméra Café à travers les âges". Les scénarios sont toujours avalisés par Solo et 'Bolloch, donc pas franchement de révolution à ce niveau-là.
Après, est-ce bien indispensable ? Ce produit dérivé est sympathique et permet de prolonger encore un peu les aventures des employés de Geugène hors de la série télé et des films. C'est donc avant tout aux fans que ça s'adresse, et à ceux qui ont été déçus de la tentative "La boîte du dessus". En plus, c'est trouvable assez facilement à prix correct.
En lisant le résumé et en regardant la couverture, ça part mal : on a l'impression d'être face à un shônen de base. Et puis les premières pages défilent, décrivant un univers assez original et déjanté, avec un héros tout en muscles qui pense avec son estomac. Alors oui, le déroulement et les dessins n'ont rien d'extraordinaire, les gags sont assez convenus, mais ça se laisse bien lire. Je ne sais pas au bout de combien de temps le concept peut s'essouffler, mais le premier tome est bien sympathique.
Je suis client depuis le premier tome, attendant toujours la suite avec impatience, c'est vous dire. Malheureusement, le tome précédent m'avait un peu laissé un goût amer dans la bouche. Non à cause de sa qualité, mais bien à cause de ses pages de pub et d'auto-promotion insérées dans l'histoire. Heureusement, pas de ça cette fois, mais j'aurais préféré.
Le premier chapitre est dans la lignée de ce qui fait le sel de la série, mais ça se gâte dès que commence le deuxième... Sur fond de manifestations contre une réforme du statut des facs, l'histoire s'éloigne de ce qui pourrait être un récit haletant où les héros devraient lutter pour sauver la FEAH pour mieux se reposer sur des ellipses reconstituant le chemin jusqu'au dénouement de la situation. Le problème, c'est que l'intrigue en est amoindrie et moins percutante. Les situations se suivent et se répètent tandis qu'on tourne les pages sans grande conviction, l'intrigue étant poussive et l'ennui jamais loin. De plus, on pourra déplorer le bâclage de certaines vignettes, alors que la série avait toujours gardé une qualité constante jusqu'ici. Gros faux pas pour Freaks' Squeele, donc. Espérons que le tome suivant saura effacer cette déception.
(oui, j'ai la flemme de poster du neuf)
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lundi 1 mars 2010
A Lullaby Of Pain - A Dark Fates' Tale
Après avoir parlé de la genèse de Dark Fates, allons maintenant découvrir la BD en elle-même, tout en mettant les choses au point : non, je ne suis pas contre les mangas, et non, je ne compte pas parler que de moi.
Katherine Tsai est une jeune américaine de 13 ans (oui, 13 ans, comme moi quand j'ai commencé à créer mes BD) dont les racines se situent dans le manga. C'est un peu par hasard que je fis sa rencontre sur les forums de deviantART, alors qu'elle venait de s'inscrire. On a suivi nos travaux respectifs pendant quelques mois, et je trouvais qu'elle avait du potentiel. Puis vint le moment où j'ai proposé des échanges de dessins ("tu dessines mon personnage, je dessine le tien") à pas mal de monde, dont Miss Tsai.
A partir du personnage de Zira Ondalli dessiné par moi (en 2007, au moment où j'ai commencé à reprendre sérieusement le dessin) :
... elle a fait ceci :
Je crois que ça se passe de commentaires.
Du coup, sachant qu'elle cherchait à faire une première BD, je lui ai envoyé un script (inspiré par ce dessin), et elle a renvoyé la première page de la BD :
Je finirai avec une anecdote : le personnage de Zira est fortement inspiré d'une amie que j'avais au lycée, et le rêve qui a mené à Dark Fates a eu lieu peu avant que ne naisse notre amitié. Coïncidence ? Destin ?
Katherine Tsai est une jeune américaine de 13 ans (oui, 13 ans, comme moi quand j'ai commencé à créer mes BD) dont les racines se situent dans le manga. C'est un peu par hasard que je fis sa rencontre sur les forums de deviantART, alors qu'elle venait de s'inscrire. On a suivi nos travaux respectifs pendant quelques mois, et je trouvais qu'elle avait du potentiel. Puis vint le moment où j'ai proposé des échanges de dessins ("tu dessines mon personnage, je dessine le tien") à pas mal de monde, dont Miss Tsai.
A partir du personnage de Zira Ondalli dessiné par moi (en 2007, au moment où j'ai commencé à reprendre sérieusement le dessin) :
... elle a fait ceci :
Je crois que ça se passe de commentaires.
Du coup, sachant qu'elle cherchait à faire une première BD, je lui ai envoyé un script (inspiré par ce dessin), et elle a renvoyé la première page de la BD :
Alors, évidemment, entre réaliser une BD et faire un simple dessin, il y a une sacrée différence, et elle s'en en est rendu compte. Cependant, je trouve que c'est très prometteur pour un début, et nul doute que le résultat final (elle va retravailler le tout, car elle n'est pas satisfaite) vaudra le coup d'œil.
L'histoire de Comptine de la douleur s'articule autour d'Ewen Merrick (le héros) découvrant une photo de l'enfance de Zira, ce qui a pour effet de replonger la demoiselle dans ses souvenirs, dévoilant ainsi son passé au lecteur. C'est une histoire de 4 pages, intimiste, dans laquelle le surnaturel n'a pas sa place. C'est juste l'histoire d'une jeune femme qui redécouvre son enfance au moment précis où celle-ci a basculé.
Zira Ondalli est animatrice de talk-show sur WaveCast FM, la principale radio de l'île d'Üger (où se déroulent l'action de Dark Fates). Elle a accueilli Ewen chez elle le jour où il a débarqué dans l'espoir de retrouver quelqu'un, et ils sont devenus amis depuis. Mais Zira est-elle vraiment une sainte ? Et Ewen ne la voit-elle que comme une amie ? Réponses dans Dark Fates, publié dans Forgotten Generation.
Je finirai avec une anecdote : le personnage de Zira est fortement inspiré d'une amie que j'avais au lycée, et le rêve qui a mené à Dark Fates a eu lieu peu avant que ne naisse notre amitié. Coïncidence ? Destin ? Retrouvez tous les travaux de Katherine Tsai à l'adresse suivante : http://chu00master.deviantart.com/
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