Mais c'est dans deux jours ! Oui, bon, je serai donc dans la partie comics, à l'emplacement 37, stand Arcadia Graphic Studio, avec des numéros de Forgotten Generation, Terreur Noire, Anges & Démons, des affiches, des badges et des prints. Et en plus, il y aura aussi une partie du stand dédiée à l'exposition de planches en A3, avec du Dark Fates, du Forgotten Union, du Lord Corlatius, du Steelman, et des couvertures.
C'est au parc des expositions de Poitiers, donc je vous attends nombreux !
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jeudi 7 février 2019
mardi 29 janvier 2019
Mustang 2002, ou "l'époque où je voulais faire du petit format"
Alors là, je vous préviens tout de suite, on monte dans la calèche pour une descente du boulevard des souvenirs. Une époque où Internet n'était pas rapide ni omniprésent, une époque où j'habitais à la campagne, où j'allais au lycée, où la Dreamcast était un joyau technologique méprisé. Bref, c'est un temps qui me fait dire que je me fais vieux.
Il y a eu une époque lointaine où, dans les kiosques, on trouvait plein de petits formats BD avec du western, des tarzanides, du fantastique, du médiéval, etc. Enfin, une époque pas si lointaine, quand même, et pas totalement révolue non plus, puisqu'on dénombre encore les survivants Cap'tain Swing et Akim.
Sauf qu'à l'époque où j'ai eu l'âge d'acheter mes revues en kiosques, les petits formats avaient l'allure de trucs datés, surtout avec l'accroche "Mensuel pour la jeunesse" en page de sommaire, donnant irrémédiablement un air désuet à ces publications bon marché. Bon, je dis ça, mais j'étais quand même curieux. Cela dit, les années 1990 ont été des années creuses pour le petit format : les lecteurs les délaissaient depuis plusieurs années au profit des albums librairies, les éditeurs n'y mettaient plus tellement de moyens et d'intérêt, et la nouveauté n'était pas vraiment là (je crois qu'il n'y a que la série Tex qui a continué d'avoir des inédits jusqu'en 2003). En fait, c'est à partir de l'arrivée de Thierry Mornet chez Semic (1999 ?) que la gamme a repris quelques couleurs, en accueillant des nouveaux artistes dans des "Créazones", et les nouvelles aventures de Zembla, faisant intervenir le personnage d'Ozark (plus vu depuis la période "Sup'héros" de Mustang... en 1981 !), avant de nouvelles aventures également pour Kabur.
Mais ce n'était qu'un début, car en février 2001, c'est avec plus d'ambition que débarque Fantask ! Format plus grand, avec du matériel italien (des inédits de Nathan Never), américain (les histoires courtes de Monkeyman & O'Brien par Arthur Adams), ancien (des extraits de Demain les monstres par Jean-Yves Mitton) et nouveau (Homicron, Fantask Force et Ozark). De quoi changer radicalement la face des Semic Pockets ! Oui, mais voilà, cette nouvelle formule de Fantask ne trouve pas son public, et après 3 numéros bimestriels, un quatrième sort en trimestriel (je l'ai acheté le 11 septembre 2001), et un dernier numéro, le cinquième, sortira en VPC (j'ai mis des années à le choper, et c'est grâce à Reed Man qu'il fait maintenant partie de sa collection) - en réalité, il sera compté comme "spécial", car un cinquième numéro de Fantask est bien sorti en kiosques, mais au format magazine, en couleurs, et sans BD (ça parlait d'Harry Potter).
Rage et déception, tous ces superbes projets se retrouvent le bec dans l'eau. Mais qu'à cela ne tienne, ce sont les Semic Pockets restants qui ouvrent leurs pages et en déploient de nouvelles pour accueillir toutes les nouveautés (même si on a perdu Nathan Never et Monkeyman & O'Brien dans la transition) ! C'est ainsi qu'en mars 2002, Mustang s'enrichit d'Ozark et de Wampus, les deux séries que je décide de suivre. Je découvre donc en même temps les italiens Zagor et Martin Mystère, le premier me gavant assez rapidement (le sidekick bedonnant n'y étant pas pour rien) malgré des idées sympathiques, le deuxième m'emballant réellement avec ses intrigues mystérieuses sur fond de faits ou d'énigmes historiques bien documentés. Un sommaire faisant la part belle au fantastique, aux mondes un peu mystérieux, ça éveille chez moi des envies d'être publié dans cette revue, y compris quand Wampus trouvera sa conclusion et sera remplacé par Dick Demon qui s'intègre thématiquement très bien au sommaire.
Mais arriva septembre 2003 et une terrible annonce : les éditions Bonelli, fournisseur de la plus grande partie du matériel italien des PF, confient leurs droits à un autre éditeur, mettant ainsi en péril l'équilibre économique des Semic Pockets, qui sont donc condamnés à disparaître en décembre 2003 avec des numéros riches en surprises. Non seulement certaines de mes revues régulières disparaissaient, mais d'un point de vue général, c'était aussi un espace de publication potentiel pour de nouveaux artistes qui partait.
Quelques années plus tard, le virus de la création m'a repris pour de bon, et au festival de Ligugé, en 2009, j'ai découvert le fanzine Mad Hatter, petit format noir et blanc bien sympa, et je me suis adressé à leur imprimeur pour faire un format semblable. Donc, quelque part, j'ai quand même fait du petit format... même si ce n'était pas dans Mustang.
Je n'ai jamais abandonné l'idée d'avoir une BD populaire dans le sens premier, c'est-à-dire une BD que chacun pourrait s'acheter, à un prix pas trop élevé, donc accessible. On m'avait fait remarquer, à l'époque, que j'étais plus cher que Grand Dédale, cela dit... Mais bon, 4,90€, ça me semble un prix correct. (et pour ce qui est de Grand Dédale, j'ai vraiment aimé ce que j'en ai lu, reportez-vous donc aux publications de ce blog, et on ne boxait pas dans la même catégorie sur tous les plans. Je déplore vraiment que Gilles n'ait pas pu mener ses plans à bien, mais je ne perds pas espoir de travailler avec lui)
Mais autre chose que je n'ai jamais lâché, c'est Mustang, et alors que je regardais la liste des parutions du passé qui n'ont jamais reparu, je me suis dit qu'il y avait peut-être un coup à jouer. Bon, apparemment, non, mais j'ai quand même ébauché une couverture, à l'époque (2011 ou 2012 ?).
D'autres ont eu l'envie de ressortir Mustang de l'oubli (des maquettes ont même été faites), mais la marque n'est pas disponible.
Eh oui, ces dernières années (enfin, depuis le début du siècle), nous avons vu resurgir Fantask, Strange, Yuma, Spécial Strange (annulé), Étranges Aventures et Futura. Moi aussi, j'aurais bien envie de ressortir mon vieux titre, parfois. Profiter du prestige d'un nom connu doit être sincèrement grisant. Pouvoir se dire qu'on publie un titre qu'on lisait étant plus jeune, ça doit être une petite fierté.
Mais j'ai Forgotten Generation, et c'est très bien comme ça. J'ai déjà de quoi être grisé et fier, sachant que je suis parti de zéro avec juste un logo qui évoquait Strange. Finalement, pas besoin de reprendre un titre existant.
Quant à savoir ce que j'avais l'intention de publier en 2002, ma mémoire me fait défaut. Je sais qu'il était question de marais et d'ambiances mystiques, mais je ne saurais dire si le projet était abouti au point d'avoir un vrai concept au-delà de "l'homme végétal".
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| Wampus par José Ladrönn |
Sauf qu'à l'époque où j'ai eu l'âge d'acheter mes revues en kiosques, les petits formats avaient l'allure de trucs datés, surtout avec l'accroche "Mensuel pour la jeunesse" en page de sommaire, donnant irrémédiablement un air désuet à ces publications bon marché. Bon, je dis ça, mais j'étais quand même curieux. Cela dit, les années 1990 ont été des années creuses pour le petit format : les lecteurs les délaissaient depuis plusieurs années au profit des albums librairies, les éditeurs n'y mettaient plus tellement de moyens et d'intérêt, et la nouveauté n'était pas vraiment là (je crois qu'il n'y a que la série Tex qui a continué d'avoir des inédits jusqu'en 2003). En fait, c'est à partir de l'arrivée de Thierry Mornet chez Semic (1999 ?) que la gamme a repris quelques couleurs, en accueillant des nouveaux artistes dans des "Créazones", et les nouvelles aventures de Zembla, faisant intervenir le personnage d'Ozark (plus vu depuis la période "Sup'héros" de Mustang... en 1981 !), avant de nouvelles aventures également pour Kabur.
Mais ce n'était qu'un début, car en février 2001, c'est avec plus d'ambition que débarque Fantask ! Format plus grand, avec du matériel italien (des inédits de Nathan Never), américain (les histoires courtes de Monkeyman & O'Brien par Arthur Adams), ancien (des extraits de Demain les monstres par Jean-Yves Mitton) et nouveau (Homicron, Fantask Force et Ozark). De quoi changer radicalement la face des Semic Pockets ! Oui, mais voilà, cette nouvelle formule de Fantask ne trouve pas son public, et après 3 numéros bimestriels, un quatrième sort en trimestriel (je l'ai acheté le 11 septembre 2001), et un dernier numéro, le cinquième, sortira en VPC (j'ai mis des années à le choper, et c'est grâce à Reed Man qu'il fait maintenant partie de sa collection) - en réalité, il sera compté comme "spécial", car un cinquième numéro de Fantask est bien sorti en kiosques, mais au format magazine, en couleurs, et sans BD (ça parlait d'Harry Potter).
Rage et déception, tous ces superbes projets se retrouvent le bec dans l'eau. Mais qu'à cela ne tienne, ce sont les Semic Pockets restants qui ouvrent leurs pages et en déploient de nouvelles pour accueillir toutes les nouveautés (même si on a perdu Nathan Never et Monkeyman & O'Brien dans la transition) ! C'est ainsi qu'en mars 2002, Mustang s'enrichit d'Ozark et de Wampus, les deux séries que je décide de suivre. Je découvre donc en même temps les italiens Zagor et Martin Mystère, le premier me gavant assez rapidement (le sidekick bedonnant n'y étant pas pour rien) malgré des idées sympathiques, le deuxième m'emballant réellement avec ses intrigues mystérieuses sur fond de faits ou d'énigmes historiques bien documentés. Un sommaire faisant la part belle au fantastique, aux mondes un peu mystérieux, ça éveille chez moi des envies d'être publié dans cette revue, y compris quand Wampus trouvera sa conclusion et sera remplacé par Dick Demon qui s'intègre thématiquement très bien au sommaire.
Mais arriva septembre 2003 et une terrible annonce : les éditions Bonelli, fournisseur de la plus grande partie du matériel italien des PF, confient leurs droits à un autre éditeur, mettant ainsi en péril l'équilibre économique des Semic Pockets, qui sont donc condamnés à disparaître en décembre 2003 avec des numéros riches en surprises. Non seulement certaines de mes revues régulières disparaissaient, mais d'un point de vue général, c'était aussi un espace de publication potentiel pour de nouveaux artistes qui partait.
Quelques années plus tard, le virus de la création m'a repris pour de bon, et au festival de Ligugé, en 2009, j'ai découvert le fanzine Mad Hatter, petit format noir et blanc bien sympa, et je me suis adressé à leur imprimeur pour faire un format semblable. Donc, quelque part, j'ai quand même fait du petit format... même si ce n'était pas dans Mustang.
Je n'ai jamais abandonné l'idée d'avoir une BD populaire dans le sens premier, c'est-à-dire une BD que chacun pourrait s'acheter, à un prix pas trop élevé, donc accessible. On m'avait fait remarquer, à l'époque, que j'étais plus cher que Grand Dédale, cela dit... Mais bon, 4,90€, ça me semble un prix correct. (et pour ce qui est de Grand Dédale, j'ai vraiment aimé ce que j'en ai lu, reportez-vous donc aux publications de ce blog, et on ne boxait pas dans la même catégorie sur tous les plans. Je déplore vraiment que Gilles n'ait pas pu mener ses plans à bien, mais je ne perds pas espoir de travailler avec lui)
Mais autre chose que je n'ai jamais lâché, c'est Mustang, et alors que je regardais la liste des parutions du passé qui n'ont jamais reparu, je me suis dit qu'il y avait peut-être un coup à jouer. Bon, apparemment, non, mais j'ai quand même ébauché une couverture, à l'époque (2011 ou 2012 ?).
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| Sentinel, Ewen Merrick, Black Diamond (on va dire 2011) |
Eh oui, ces dernières années (enfin, depuis le début du siècle), nous avons vu resurgir Fantask, Strange, Yuma, Spécial Strange (annulé), Étranges Aventures et Futura. Moi aussi, j'aurais bien envie de ressortir mon vieux titre, parfois. Profiter du prestige d'un nom connu doit être sincèrement grisant. Pouvoir se dire qu'on publie un titre qu'on lisait étant plus jeune, ça doit être une petite fierté.
Mais j'ai Forgotten Generation, et c'est très bien comme ça. J'ai déjà de quoi être grisé et fier, sachant que je suis parti de zéro avec juste un logo qui évoquait Strange. Finalement, pas besoin de reprendre un titre existant.
Quant à savoir ce que j'avais l'intention de publier en 2002, ma mémoire me fait défaut. Je sais qu'il était question de marais et d'ambiances mystiques, mais je ne saurais dire si le projet était abouti au point d'avoir un vrai concept au-delà de "l'homme végétal".
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samedi 16 juin 2018
A Japaniort les 30 juin et 1er juillet
Vous en rêviez ? Je l'ai fait ! Enfin, je le refais ! Eh oui, je serai de retour à Japaniort les 30 juin et 1er juillet prochains ! C'est à Niort, dans le département des Deux-Sèvres (79).
Je serai avec mon amie Flavie, qui n'a pas son pareil pour dessiner des trucs faussement mignons, et surtout humoristiques. Je pense que son costume de cette année ne devrait laisser personne indifférent. Mais au moins, on est sûrs qu'on ne va pas s'ennuyer.
Et qu'est-ce que j'emmène avec moi ? Des fanzines ! Si tout va bien, j'aurai tous les Forgotten Generation deuxième formule du 1 au 4, si les dieux de la Poste sont avec moi (et ça, c'est pas encore gagné). Mon sketchbook ! Celui qui n'était pas encore arrivé l'an dernier au moment du festival, parce que Lulu.com a décidé de ne pas se presser. Des badges ! Normalement, j'en aurai même des nouveaux. Des affiches ! Avec une promotion pour mieux les écouler. Des prints ! J'en ai des vachement grands, et il est prévu que j'en fasse des plus petits aussi. Des originaux ! Cette fois, j'en emmène pour les vendre. Des sketchcards ! Bon, c'est l'idée, mais pour l'instant elles sont pas encore commencées.
Donc voilà, si j'arrive à vendre un peu de tout ça, ce sera bien. Japaniort n'est pas ma convention la plus lucrative, donc on verra bien ce qu'il en est cette année. Après tout, les Gamers Assembly et Geek Day avaient été très très corrects après un Ligugé catastrophique en termes de ventes.
Ah, j'ai oublié de dire que j'aurai la production des copains de Yamraj Comics, aussi. Le Yamraj Century Comics, au format poche et au format géant.
Et bien entendu, je dédicacerai tout ça. Et j'aurai aussi mes tarifs de commissions.
Si vous voulez préparer un peu le festival, allez faire un tour du côté de ma boutique sur Lulu, où les frais de port sont offerts jusqu'au 18 juin avec le code ONESHIP. Comme ça, vous pourrez m'emmener directement vos exemplaires à dédicacer, ou alors vous en prendrez pour les copains, ou que sais-je encore. Mais profitez-en vite, l'offre est limitée dans le temps.
J'espère vous voir nombreuses et nombreux !
Je serai avec mon amie Flavie, qui n'a pas son pareil pour dessiner des trucs faussement mignons, et surtout humoristiques. Je pense que son costume de cette année ne devrait laisser personne indifférent. Mais au moins, on est sûrs qu'on ne va pas s'ennuyer.
Et qu'est-ce que j'emmène avec moi ? Des fanzines ! Si tout va bien, j'aurai tous les Forgotten Generation deuxième formule du 1 au 4, si les dieux de la Poste sont avec moi (et ça, c'est pas encore gagné). Mon sketchbook ! Celui qui n'était pas encore arrivé l'an dernier au moment du festival, parce que Lulu.com a décidé de ne pas se presser. Des badges ! Normalement, j'en aurai même des nouveaux. Des affiches ! Avec une promotion pour mieux les écouler. Des prints ! J'en ai des vachement grands, et il est prévu que j'en fasse des plus petits aussi. Des originaux ! Cette fois, j'en emmène pour les vendre. Des sketchcards ! Bon, c'est l'idée, mais pour l'instant elles sont pas encore commencées.
Donc voilà, si j'arrive à vendre un peu de tout ça, ce sera bien. Japaniort n'est pas ma convention la plus lucrative, donc on verra bien ce qu'il en est cette année. Après tout, les Gamers Assembly et Geek Day avaient été très très corrects après un Ligugé catastrophique en termes de ventes.
Ah, j'ai oublié de dire que j'aurai la production des copains de Yamraj Comics, aussi. Le Yamraj Century Comics, au format poche et au format géant.
Et bien entendu, je dédicacerai tout ça. Et j'aurai aussi mes tarifs de commissions.
Si vous voulez préparer un peu le festival, allez faire un tour du côté de ma boutique sur Lulu, où les frais de port sont offerts jusqu'au 18 juin avec le code ONESHIP. Comme ça, vous pourrez m'emmener directement vos exemplaires à dédicacer, ou alors vous en prendrez pour les copains, ou que sais-je encore. Mais profitez-en vite, l'offre est limitée dans le temps.
J'espère vous voir nombreuses et nombreux !
lundi 12 septembre 2016
Long time no see
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| Savage Dragon by and © Erik Larsen |
Je crois que tout le monde a commencé à se faire au rythme irrégulier de ce blog. Du moins pour ceux qui le lisent. Ceux qui ne le lisent pas, par conséquent, ne peuvent pas savoir. Tant pis pour eux, ils ne savent pas ce qu'ils ratent.
Quoi de neuf depuis la dernière fois ? Eh bien le début du mois de juillet m'a bien crevé, mais j'ai eu la possibilité de changer d'air pendant une dizaine de jours, ce qui a été plus que bienvenu si on considère que je n'avais pas pris de vacances depuis 2009. Puis après un festival où on m'a carrément sorti un gros "Ma fille dessine aussi, et de ce que je vois ici, elle est très très calée", sous-entendu "Mec, ma fille de 15 ans a plus de talent que toi". Autant j'accepte qu'on fasse des trucs mieux que les miens, autant me faire dénigrer mon travail par un type convaincu que sa fille est la Xe merveille du monde, je trouve ça purement et simplement déplacé et je prends ça comme une insulte. Surtout qu'il a ramené sa fille pour me faire un dessin, et que le résultat était... un dessin d'une fille de 15 ans au plus. Et pas du genre impressionnant comme j'ai pu en voir sur deviantArt. Heureusement que je suis diplomate, et très très calme.
Ajoutez à ça un public généralement peu enclin à acheter des fanzines, et vous imaginez que l'expérience aurait pu être meilleure. Heureusement que le public s'est un peu réveillé le dimanche après-midi, et que j'ai pu retrouver quelques têtes connues qui m'ont aidé chacune à leur manière (mention spéciale pour mes amis cosplayeurs qui m'ont fait de la pub au micro, je saurai m'en souvenir). Promis, les amis : au prochain festival, je sors l'ordi portable et je vous balance une flopée d'images de ouf !
Mais au prochain festival aussi, j'aurai un nouveau produit à présenter et à défendre : la tant attendue anthologie Terreur Noire, consacrée aux épisodes de Black Terror réalisés par Jerry Robinson et Mort Meskin ! Un bouquin qui devrait bien faire ses 120 pages, et que je ne peux imprimer qu'en noir et blanc à la demande, parce que je préfère que l'argent d'Arcadia Graphic Studio passe dans la réalisation de Forgotten Generation. L'album sera une carte de visite géante mettant en avant mes compétences, puisque j'assure la traduction, le lettrage et la mise en page. Ça peut sembler très égocentrique, mais tout le monde me pousse à me mettre en avant depuis mon exposition, et puis ça étoffe mon CV.Mais pourquoi ce choix ? Pour plusieurs raisons. Tout commence avec mon ami Fabien et le magazine Golden Titans. Pour Forgotten Generation v1 2, Fabien a décidé un jour de choisir de traduire le premier épisode d'Atoman, de Jerry Robinson (alors encore vivant). J'ai appris par la suite l'existence d'un deuxième épisode (retrouvé seulement très récemment et publié dans Forgotten Generation v2 3 - à commander à l'adresse suivante : http://arcadiagraphicstudio.blogspot.fr/p/blog-page_8235.html). Quant à Black Terror, ce sont messieurs Fred Tréglia et Jean Depelley qui l'ont introduit en France dans la défunte revue Golden Titans, avec justement des épisodes de Jerry Robinson. Cependant, ma décision de publier l'intégrale Robinson-Meskin a bien plus à voir avec mon envie de découvrir les œuvres du défunt co-créateur de Robin qu'avec cette première publication française, puisque j'avais tout simplement oublié quels épisodes étaient concernés ! Puis l'idée a fait son chemin, et à l'été 2014, parallèlement à la refonte de Forgotten Generation, je commence à traiter les planches pour du niveau de gris et à faire les traductions.
Mais s'il n'y avait que ça... Eh bien non, car j'ai découvert le personnage de Red Ann en 2011-2012, et je suis tombé sous le charme, à tel point que j'ai décidé de l'inclure dans le webcomic Esprit Vengeur. Ne pas publier sa première apparition aurait été une idée un peu stupide.
Bref, pour toutes ces raisons, je me suis lancé, travaillant en parallèle de Forgotten Generation et des autres projets pour l'annoncer quand le temps sera venu. Et comme un nouvel arrivant a annoncé vouloir publier du Black Terror, il a bien fallu que j'annonce finalement le projet à la face du monde après l'avoir officiellement présenté à l'association et à ses membres.
Avec ça plus un nouveau Forgotten Generation, et une nouvelle possibilité d'exposition dans un endroit différent mais que je ne peux pas annoncer prématurément, j'espère bien pouvoir éviter la comparaison avec une fillette de 15 ans.
Quant à la première image qui illustre ce billet, elle est tirée du comic-book Savage Dragon, BD d'action/super-héros menée de main de maître par le seul Erik Larsen depuis plus de 20 ans. Un univers qui évolue avec le temps, mais qui n'a jamais fonctionné en France. Je trouverai le moyen d'en parler dans un prochain billet, ici ou sur Comixheroes.
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jeudi 30 juillet 2015
Dark Fates épisode 5 : la genèse
Vous avez toujours voulu savoir comment on fait un épisode de Dark Fates, hein ? Eh bien c'est une alchimie difficilement explicable d'ingrédients difficilement quantifiables. Je pourrais aussi dire que c'est difficilement identifiable, mais en fait pas tellement. Revenons donc en détails sur l'épisode 5, anciennement épisode 0.1. Oui, Marvel a piqué l'appellation peu après, donc j'ai préféré changer. En fait, j'ai changé plein de choses entre les trois planches originelles et l'histoire telle que parue dans Forgotten Generation 2.

1 - Le décor
Dans quel décor encore inédit peut évoluer Ewen Merrick ? Un décor où il se sentirait mal à l'aise et inutile, où la magie ne peut rien pour lui. L'hôpital est l'endroit rêvé, puisque le pouvoir d'Ewen ne peut rien faire face à la médecine, et en plus, ces couloirs blancs sentent la mort.
Là, c'est pas dur, tout le monde dans sa vie a une certaine expérience de l'hôpital. Ce n'est pas difficile de replonger dans certains souvenirs pour dresser le cadre de l'histoire.
2 - Les protagonistes
Si Ewen est bien le héros de l'histoire, il fallait qu'il ait face à lui quelqu'un qui lui soit lié, d'où l'apparition de son amie Sylvie Lanver, un petit clin d’œil au personnage de Sylvain Lanver des romans de Jean-Pierre Andrevon. Ce qui les oppose, c'est une maladie (non identifiée, tout comme le pouvoir d'Ewen Merrick n'est pas clairement défini). Sylvie est dans sa chambre d'hôpital, et Ewen lui rend visite. On sent qu'ils sont proches.
Plonger dans sa mémoire pour en ressortir quelqu'un dont on a été proche à un moment donné reste un exercice d'équilibriste : il faut résister à l'envie de donner au personnage une apparence et/ou une personnalité identiques à une personne en particulier. Techniquement, on peut le faire, mais j'ai choisi de ne pas prendre cette voie... surtout quand on voit le dénouement de l'épisode.
3 - L'histoire
L'histoire est assez simple : c'est Ewen qui raconte son histoire à Sylvie, et plus globalement au lecteur qui n'en a eu que quelques bribes avant cela. Tel est le but. Maintenant, est-ce que donner cette alliée de plus à Ewen servirait vraiment la trame globale ? Et pourquoi ne pas expliquer pourquoi il ne la voit plus ?
Dans l'histoire d'origine, Sylvie devait mourir au bout d'un certain temps. Une façon de montrer la fatalité contre laquelle le pouvoir d'Ewen ne peut pas grand-chose. Pour la nouvelle version, le scénario se veut plus nuancé, moins noir et plus magique. La finalité reste la même de cette façon.
Pour ce faire, j'ai fait appel à des souvenirs, encore une fois. Aux êtres desquels on pouvait être proche avant qu'une raison plus ou moins justifiée (bien souvent moins que plus, en réalité) ne les pousse à vous mettre à l'écart. Se baser sur les discours tenus à l'époque pour ensuite arranger ça à la sauce BD.
Tout tient donc dans un mélange de souvenirs, d'extrapolation et de magie. Des souvenirs pour garantir une certaine authenticité, de l'extrapolation pour développer des situations, et de la magie parce que c'est de ça que Dark Fates est fait. L'authenticité et la cohérence, c'est le secret.
Forgotten Generation 2 est commandable sur l'Arcadia Store.

1 - Le décor
Dans quel décor encore inédit peut évoluer Ewen Merrick ? Un décor où il se sentirait mal à l'aise et inutile, où la magie ne peut rien pour lui. L'hôpital est l'endroit rêvé, puisque le pouvoir d'Ewen ne peut rien faire face à la médecine, et en plus, ces couloirs blancs sentent la mort.
Là, c'est pas dur, tout le monde dans sa vie a une certaine expérience de l'hôpital. Ce n'est pas difficile de replonger dans certains souvenirs pour dresser le cadre de l'histoire.
2 - Les protagonistes
Si Ewen est bien le héros de l'histoire, il fallait qu'il ait face à lui quelqu'un qui lui soit lié, d'où l'apparition de son amie Sylvie Lanver, un petit clin d’œil au personnage de Sylvain Lanver des romans de Jean-Pierre Andrevon. Ce qui les oppose, c'est une maladie (non identifiée, tout comme le pouvoir d'Ewen Merrick n'est pas clairement défini). Sylvie est dans sa chambre d'hôpital, et Ewen lui rend visite. On sent qu'ils sont proches.
Plonger dans sa mémoire pour en ressortir quelqu'un dont on a été proche à un moment donné reste un exercice d'équilibriste : il faut résister à l'envie de donner au personnage une apparence et/ou une personnalité identiques à une personne en particulier. Techniquement, on peut le faire, mais j'ai choisi de ne pas prendre cette voie... surtout quand on voit le dénouement de l'épisode.
3 - L'histoire
L'histoire est assez simple : c'est Ewen qui raconte son histoire à Sylvie, et plus globalement au lecteur qui n'en a eu que quelques bribes avant cela. Tel est le but. Maintenant, est-ce que donner cette alliée de plus à Ewen servirait vraiment la trame globale ? Et pourquoi ne pas expliquer pourquoi il ne la voit plus ?
Dans l'histoire d'origine, Sylvie devait mourir au bout d'un certain temps. Une façon de montrer la fatalité contre laquelle le pouvoir d'Ewen ne peut pas grand-chose. Pour la nouvelle version, le scénario se veut plus nuancé, moins noir et plus magique. La finalité reste la même de cette façon.
Pour ce faire, j'ai fait appel à des souvenirs, encore une fois. Aux êtres desquels on pouvait être proche avant qu'une raison plus ou moins justifiée (bien souvent moins que plus, en réalité) ne les pousse à vous mettre à l'écart. Se baser sur les discours tenus à l'époque pour ensuite arranger ça à la sauce BD.
Tout tient donc dans un mélange de souvenirs, d'extrapolation et de magie. Des souvenirs pour garantir une certaine authenticité, de l'extrapolation pour développer des situations, et de la magie parce que c'est de ça que Dark Fates est fait. L'authenticité et la cohérence, c'est le secret.
Forgotten Generation 2 est commandable sur l'Arcadia Store.
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samedi 18 juillet 2015
Ici je suis là, et (pas) ailleurs
Plus d'un mois a passé depuis mon dernier billet. Lequel était d'ailleurs succinct et informait juste de ma présence à Niort le 6 juin, ce qui était déjà pas mal. Il faut donc remonter au 26 avril pour avoir quelque chose de plus conséquent, et qui m'a coûté quelque désagrément.
En effet, je parlais dans ce billet judicieusement intitulé "Jamais mort, on avait dit" du fait que les rumeurs de la mort d'Arcadia Graphic Studio et de la mienne étaient un peu erronées, et que je trouvais frustrant de consacrer autant d'énergie à devoir légitimer notre droit d'exister. Il s'avère que le monsieur à qui le message était en partie destiné l'a pris comme un communiqué très très officiel d'Arcadia Graphic Studio, un truc que je ne fais pourtant que sur le site officiel (ici, vous êtes sur mon blog perso, où ce que j'écris n'engage que moi). Il a donc décidé de ne pas mettre en lien sur son site celui d'Arcadia, et m'a au passage égratigné publiquement (au même titre que deux autres personnalités du milieu) dans un billet très "règlements de comptes". Moi, comme un gentleman, j'ai écrit un mail entier pour plaider ma cause, mais les réseaux sociaux se sont indignés, et sous le coup de la critique, c'est tout le blog Indécomics qui a été supprimé. J'attends encore la voix qui me désignera comme responsable de cette fermeture (après tout, certaine voix m'a désigné tueur du collectif Indécomics, qu'il repose en paix même si j'y suis pour rien), mais soyons clairs, j'ai été très courtois dans ma correspondance, ce n'est pas moi qui ai grondé d'une gronde par ailleurs justifiée. Se faire limite insulter publiquement, c'est quelque chose de fort peu appréciable. Il me reste en bouche un sale goût de gâchis. Il y aurait pourtant eu tant à faire avec ce nouvel observateur et cette nouvelle dynamique, mais il va falloir remettre sur pied un nouveau projet, désormais.
Ceci conclura ma pensée sur ce triste incident. Jeter le bébé avec l'eau du bain alors que le feu ne venait pas des détracteurs, c'est un beau gâchis.
Heureusement, il existe aussi dans ce bas monde des choses encore belles. Tenez, prenez le Festival A 2 Bulles de Niort, par exemple. J'ai été ravi de pouvoir faire tant de dédicaces sur un salon en territoire inconnu - hors-département et surtout suffisamment loin de Poitiers pour qu'on n'ait jamais entendu parler là-bas de Forgotten Generation. C'était cool, plusieurs nouveaux lecteurs m'ont allégé de mon stock de Forgotten Generation v1 1 de 2012 (vous savez, celui qui est sur Lulu.com en impression à la demande), et j'ai fait Ewen Merrick sous toutes les coutures. Bon, seul problème, c'est qu'au final, je me suis retrouvé seul derrière mon stand toute la sainte journée. Pas facile pour faire des pauses... Et là, on me dira que les pauses, c'est pour les faibles. Le temps de commander un croque-monsieur et de discuter un peu à la buvette, je suis resté cloué sur mon siège à dessiner. D'ailleurs, je n'ai pas scanné ce que j'ai fait là-bas, à l'exception de mon Ewen Merrick dessiné sur le carton du croque-monsieur. Que ne ferait-on pour économiser le papier...
Le bilan de cette édition est donc positif. Juste trouver pour l'année prochaine le moyen de mieux transporter toute la production arcadienne, parce que la caisse en plastique, c'est définitivement pas pratique au-delà d'une poignée de mètres. Et je remercie Fabien pour avoir joué le rôle de porteur le matin et le soir.
Des contacts sont pris pour de prochains salons, mais en attendant, je dois sortir des zines régulièrement, et à ce propos...
Eh oui, le tant attendu Forgotten Generation 2 est paru ! 10 nouvelles pages de Dark Fates sont à signaler dedans, ce qui semble peu, mais en contrepartie, j'ai encore fait la maquette, lettré 40 pages, scénarisé une autre histoire et même traduit le tout premier épisode de Black Terror !
Oui, vous avez bien lu ! Le héros créé par Richard E. Hughes et David Gabrielsen, ressuscité par Bill Black et Alex Ross, voit enfin ses origines en français ! Si jusqu'ici, Univers Comics nous avait gratifié de deux épisodes traduits par Jean Depelley (je marche dans ses traces, c'est une sorte de fierté personnelle), il reste encore quelques dizaines d'histoires à publier, et je peux d'ores et déjà vous dire que je m'y colle actuellement pour des parutions Arcadia.
Quant à la question "Mais que vient foutre Black Terror dans Forgotten Generation ?", je répondrai que depuis le début, je n'ai jamais caché mon intention de piocher dans ce répertoire pour enrichir le sommaire et l'univers de mes publications. Parce que le personnage lui-même est une prochaine recrue du Madwhite Universe, on va lui faire des histoires inédites. Et ce sera bien différent des histoires de chez Dynamite. Et non, ce n'est pas une critique envers sa prise en main par Jim Krueger.
Mais attendez ! Si je vous dis qu'en plus, dans ce numéro 2, il y a l'étonnant Forgotten Union, un crossover réunissant les principaux univers d'Arcadia ! Oui, Ben Wawe a trouvé le moyen de raccorder tout ça, et je fais la page consacrée à l'univers de Dark Fates. Une œuvre réalisée de manière collégiale, et qui n'est qu'une raison de plus d'investir votre argent dans Forgotten Generation ! A lui seul, le sommaire contient 6 bonnes raisons de dépenser ! Et c'est pas cher ! Et c'est par un collectif de jeunes auteurs qui en veulent grave ! Sans chercher beaucoup, ça fait 8 bonnes raisons, vous voyez ?
Je pense que mon prochain billet sera l'occasion de revenir sur cet épisode précis de Dark Fates. En attendant, les news officielles vous attendent sur le site officiel.
Bonne nuit, mes petits, et que les cauchemars se tiennent à l'écart.
En effet, je parlais dans ce billet judicieusement intitulé "Jamais mort, on avait dit" du fait que les rumeurs de la mort d'Arcadia Graphic Studio et de la mienne étaient un peu erronées, et que je trouvais frustrant de consacrer autant d'énergie à devoir légitimer notre droit d'exister. Il s'avère que le monsieur à qui le message était en partie destiné l'a pris comme un communiqué très très officiel d'Arcadia Graphic Studio, un truc que je ne fais pourtant que sur le site officiel (ici, vous êtes sur mon blog perso, où ce que j'écris n'engage que moi). Il a donc décidé de ne pas mettre en lien sur son site celui d'Arcadia, et m'a au passage égratigné publiquement (au même titre que deux autres personnalités du milieu) dans un billet très "règlements de comptes". Moi, comme un gentleman, j'ai écrit un mail entier pour plaider ma cause, mais les réseaux sociaux se sont indignés, et sous le coup de la critique, c'est tout le blog Indécomics qui a été supprimé. J'attends encore la voix qui me désignera comme responsable de cette fermeture (après tout, certaine voix m'a désigné tueur du collectif Indécomics, qu'il repose en paix même si j'y suis pour rien), mais soyons clairs, j'ai été très courtois dans ma correspondance, ce n'est pas moi qui ai grondé d'une gronde par ailleurs justifiée. Se faire limite insulter publiquement, c'est quelque chose de fort peu appréciable. Il me reste en bouche un sale goût de gâchis. Il y aurait pourtant eu tant à faire avec ce nouvel observateur et cette nouvelle dynamique, mais il va falloir remettre sur pied un nouveau projet, désormais.
Ceci conclura ma pensée sur ce triste incident. Jeter le bébé avec l'eau du bain alors que le feu ne venait pas des détracteurs, c'est un beau gâchis.
Heureusement, il existe aussi dans ce bas monde des choses encore belles. Tenez, prenez le Festival A 2 Bulles de Niort, par exemple. J'ai été ravi de pouvoir faire tant de dédicaces sur un salon en territoire inconnu - hors-département et surtout suffisamment loin de Poitiers pour qu'on n'ait jamais entendu parler là-bas de Forgotten Generation. C'était cool, plusieurs nouveaux lecteurs m'ont allégé de mon stock de Forgotten Generation v1 1 de 2012 (vous savez, celui qui est sur Lulu.com en impression à la demande), et j'ai fait Ewen Merrick sous toutes les coutures. Bon, seul problème, c'est qu'au final, je me suis retrouvé seul derrière mon stand toute la sainte journée. Pas facile pour faire des pauses... Et là, on me dira que les pauses, c'est pour les faibles. Le temps de commander un croque-monsieur et de discuter un peu à la buvette, je suis resté cloué sur mon siège à dessiner. D'ailleurs, je n'ai pas scanné ce que j'ai fait là-bas, à l'exception de mon Ewen Merrick dessiné sur le carton du croque-monsieur. Que ne ferait-on pour économiser le papier...Le bilan de cette édition est donc positif. Juste trouver pour l'année prochaine le moyen de mieux transporter toute la production arcadienne, parce que la caisse en plastique, c'est définitivement pas pratique au-delà d'une poignée de mètres. Et je remercie Fabien pour avoir joué le rôle de porteur le matin et le soir.
Des contacts sont pris pour de prochains salons, mais en attendant, je dois sortir des zines régulièrement, et à ce propos...
Eh oui, le tant attendu Forgotten Generation 2 est paru ! 10 nouvelles pages de Dark Fates sont à signaler dedans, ce qui semble peu, mais en contrepartie, j'ai encore fait la maquette, lettré 40 pages, scénarisé une autre histoire et même traduit le tout premier épisode de Black Terror !
Oui, vous avez bien lu ! Le héros créé par Richard E. Hughes et David Gabrielsen, ressuscité par Bill Black et Alex Ross, voit enfin ses origines en français ! Si jusqu'ici, Univers Comics nous avait gratifié de deux épisodes traduits par Jean Depelley (je marche dans ses traces, c'est une sorte de fierté personnelle), il reste encore quelques dizaines d'histoires à publier, et je peux d'ores et déjà vous dire que je m'y colle actuellement pour des parutions Arcadia.
Quant à la question "Mais que vient foutre Black Terror dans Forgotten Generation ?", je répondrai que depuis le début, je n'ai jamais caché mon intention de piocher dans ce répertoire pour enrichir le sommaire et l'univers de mes publications. Parce que le personnage lui-même est une prochaine recrue du Madwhite Universe, on va lui faire des histoires inédites. Et ce sera bien différent des histoires de chez Dynamite. Et non, ce n'est pas une critique envers sa prise en main par Jim Krueger.
Mais attendez ! Si je vous dis qu'en plus, dans ce numéro 2, il y a l'étonnant Forgotten Union, un crossover réunissant les principaux univers d'Arcadia ! Oui, Ben Wawe a trouvé le moyen de raccorder tout ça, et je fais la page consacrée à l'univers de Dark Fates. Une œuvre réalisée de manière collégiale, et qui n'est qu'une raison de plus d'investir votre argent dans Forgotten Generation ! A lui seul, le sommaire contient 6 bonnes raisons de dépenser ! Et c'est pas cher ! Et c'est par un collectif de jeunes auteurs qui en veulent grave ! Sans chercher beaucoup, ça fait 8 bonnes raisons, vous voyez ?
Je pense que mon prochain billet sera l'occasion de revenir sur cet épisode précis de Dark Fates. En attendant, les news officielles vous attendent sur le site officiel.
Bonne nuit, mes petits, et que les cauchemars se tiennent à l'écart.
dimanche 26 avril 2015
Jamais mort, on avait dit !
Ce titre peut résonner à vos oreilles dans autant de sens que possible. On peut voir ça comme un hommage à Bérurier Noir - réapparu en 2003 (et mort en 2006) -, un retour du blog de mon blog, ou le fait que je ne suis effectivement pas mort. Mais plus que de redonner des couleurs à l'Arcadia 2.0 ou de donner de mes nouvelles, le texte qui va suivre est le fruit d'une frustration qui a à voir avec ma création.
En effet, figurez-vous que je traînais sur le célèbre réseau social de M. Zuckerberg en ce dimanche dominical au temps incertain, quand j'aperçus un lien sur la page artiste de Pierre Minne, auteur de French Comics. Ce lien dirigeait vers le blog d'Indécomics, qui représentait autrefois un collectif de différents éditeurs de French Comics. L'esprit du collectif est maintenant mort pour des raisons que je n'ignore pas complètement mais dont je ne souhaite pas parler, parce que ça ferait un roman et ça révélerait surtout un élément-choc dont j'ai personnellement eu du mal à me remettre. Bref, tout ce qu'il faut savoir est que maintenant, Indécomics est un blog qui centralise les nouvelles du monde des French Comics, ce qui est bien. Ce qui est un peu moins bien, c'est que ce blog a été abandonné (pour des raisons qui appartiennent à ses auteurs, je ne suis pas là pour juger) entre août 2014 et avril 2015, et que son retour n'a même pas été signalé dans le réseau avant aujourd'hui. Soit pas loin d'un mois après la reprise. Définitivement pas cool. Mais je ne suis pas là non plus pour spéculer sur les attentes et intentions de mes collègues. La raison pour laquelle j'écris ces lignes est bien plus personnelle et égocentrique.
Le dernier article en date du blog Indécomics, que vous pouvez découvrir ici, traite du Free Comic Book Day. Mais je vous cite un extrait, directement copié-collé sans corriger les fautes :
"A ce jour, on le sait, il est difficile pour un studio indépendant de comics en France de pouvoir rivaliser avec les gros éditeurs au niveau du tirage. Beaucoup de jeunes studios ont déjà d'ailleurs disparus sur la liste de droite de ce site. Le coût est considérable pour faire paraitre un titre ce qui explique d'ailleurs les prix élevés des comics indépendants par rapport à ceux des grands éditeurs. Prix élevés afin de rentrer dans ses frais pour ne pas disparaitre.
Le FCBD aurait put être une bonne occasion pour ces petits indépendants de se faire connaître."
Ce à quoi je dis... OK. Déjà, imprimer coûte cher, et plus le tirage est petit, plus élevé est le prix de vente. Croyez-moi, j'en sais quelque chose. Sur le fond, rien de choquant. En fait, ce qui m'a choqué personnellement, c'est ce qu'il faut lire entre les lignes en se reportant à la colonne de liens sur le blog. Ben oui, ça m'a foutu un choc : Arcadia Graphic Studio est considéré comme disparu !
Arcadia Graphic Studio, ça doit vous parler si vous lisez ces lignes. Petit topo en marque-page
En effet, figurez-vous que je traînais sur le célèbre réseau social de M. Zuckerberg en ce dimanche dominical au temps incertain, quand j'aperçus un lien sur la page artiste de Pierre Minne, auteur de French Comics. Ce lien dirigeait vers le blog d'Indécomics, qui représentait autrefois un collectif de différents éditeurs de French Comics. L'esprit du collectif est maintenant mort pour des raisons que je n'ignore pas complètement mais dont je ne souhaite pas parler, parce que ça ferait un roman et ça révélerait surtout un élément-choc dont j'ai personnellement eu du mal à me remettre. Bref, tout ce qu'il faut savoir est que maintenant, Indécomics est un blog qui centralise les nouvelles du monde des French Comics, ce qui est bien. Ce qui est un peu moins bien, c'est que ce blog a été abandonné (pour des raisons qui appartiennent à ses auteurs, je ne suis pas là pour juger) entre août 2014 et avril 2015, et que son retour n'a même pas été signalé dans le réseau avant aujourd'hui. Soit pas loin d'un mois après la reprise. Définitivement pas cool. Mais je ne suis pas là non plus pour spéculer sur les attentes et intentions de mes collègues. La raison pour laquelle j'écris ces lignes est bien plus personnelle et égocentrique.
Le dernier article en date du blog Indécomics, que vous pouvez découvrir ici, traite du Free Comic Book Day. Mais je vous cite un extrait, directement copié-collé sans corriger les fautes :
"A ce jour, on le sait, il est difficile pour un studio indépendant de comics en France de pouvoir rivaliser avec les gros éditeurs au niveau du tirage. Beaucoup de jeunes studios ont déjà d'ailleurs disparus sur la liste de droite de ce site. Le coût est considérable pour faire paraitre un titre ce qui explique d'ailleurs les prix élevés des comics indépendants par rapport à ceux des grands éditeurs. Prix élevés afin de rentrer dans ses frais pour ne pas disparaitre.
Le FCBD aurait put être une bonne occasion pour ces petits indépendants de se faire connaître."
Ce à quoi je dis... OK. Déjà, imprimer coûte cher, et plus le tirage est petit, plus élevé est le prix de vente. Croyez-moi, j'en sais quelque chose. Sur le fond, rien de choquant. En fait, ce qui m'a choqué personnellement, c'est ce qu'il faut lire entre les lignes en se reportant à la colonne de liens sur le blog. Ben oui, ça m'a foutu un choc : Arcadia Graphic Studio est considéré comme disparu !
Arcadia Graphic Studio, ça doit vous parler si vous lisez ces lignes. Petit topo en marque-page
Et je peux vous confirmer que cette fine équipe n'est pas morte. Pour preuve, j'en aurais été le premier informé, étant le président, créateur, grand manitou, Big Boss de l'association. Or, si je continue d'en distribuer des marque-pages/cartes de visite, c'est bien qu'on est encore là. Regardez bien ce qu'on a sorti en octobre dernier.
Et on continue les festivals, comme celui de Ligugé. On recrute sans cesse. On continue à faire nos BD mois après mois et à réunir des fonds pour les publier, même si au final on est en retard sur notre planning. Et au final, l'aventure n'est pas près de s'arrêter tant qu'il me restera un souffle de vie. Le magazine Forgotten Generation est plus beau que jamais, pourquoi on l'arrêterait en si bon chemin ?
Je vous jure que cette revue continuera à paraître, même si elle ne doit plus contenir que ma BD, Dark Fates, et des traductions de comics du Golden Age.
Voilà, j'ai repris ma plume virtuelle pour vous faire ce petit manifeste. Ceci n'a rien d'une attaque contre l'auteur de l'article, comprenez bien. Si je vous dis "Jamais mort !", c'est du sérieux. Et restez branchés, parce que ces prochains jours, on envoie du lourd !
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mercredi 12 novembre 2014
La rentrée du 22 octobre
Il est bel et bien arrivé, tout beau, tout frais ! On en a bavé des ronds de chapeau, mais ça en valait la peine ! L'ennui, c'est juste qu'on décaler le prochain à janvier, mais bon...
Comme je suis grand et magnanime, je vous offre la page de résumé de Dark Fates en cadeau.
Et un petit jeu : un personnage Marvel se cache dans une image de la page de résumé. Saurez-vous l'identifier ?
Question bonus : un personnage de l'adaptation ciné d'une BD très violente est présent sur la version complète d'une autre image. Trouverez-vous ?
Oui, il y a peut-être quelque chose à gagner...
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dimanche 2 février 2014
Laissez-vous ensorceler...
![]() |
| Dessin de Florian R. Guillon, couleurs de Kathleen Thompson. |
Une petite pub pour vous inciter à visiter le blog de l'association Arcadia Graphic Studio.
Parce que c'est plein de bons French Comics faits avec passion et dévotion.
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dimanche 17 mars 2013
FG Rebuild : You Are (Not) Alone
Oh là là ! Deux mois que ce blog n'est plus mis à jour ! Depuis que je suis chez Comixheroes, c'est vrai que j'ai moins de choses à y mettre, mais quand même !
Voici donc les dernières nouvelles : l'attente est finie, et je suis donc en pleine activité chronophage, fatigante, mais que j'ai voulue. Mon emploi du temps est donc repensé de manière optimale et le savoir acquis en journée réutilisé sur tout le reste.
Sur un plan plus personnel et passionnel, j'ai bouclé une vingtaine de pages de crayonnés en un mois, ce qui signifie que je ne perds pas mon temps. Même si - snif - je ne suis pas allé à Angoulême cette année...
Je sais que le Forgotten Generation 3 tarde à sortir, et j'en suis le premier désolé. Nous préférons proposer de la qualité, plutôt que de bâcler le travail. Cela dit, j'ai pas vraiment montré l'exemple avec Dark Fates #3, que j'ai fini de crayonner il y a seulement quelques jours. Mais bon, on va tâcher de s'organiser mieux que ça pour les prochains numéros.
Autre projet dont les crayonnés sont bouclés : No Prayer. C'est une histoire courte en 4 pages pour le fanzine Ganesha, et comme la thématique du prochain numéro est le rock, je ne pouvais pas passer à côté. J'ai donc décidé d'adapter une chanson du groupe Om Mani.
Quoi ? Vous vouliez que je fasse une BD plus légère et humoristique ? Essayez encore ! A part Esprit Vengeur (maintenant publié sur Amilova) et Le Temps Des Héros (pas encore remis en ligne), on reste dans une atmosphère assez oppressante. Est-ce une catharsis ? Une description de ce que je suis ? Je dirai simplement que c'est ce qui crée du sens pour moi.
Passons maintenant à quelque chose de plus gai : je serai en dédicace les 23 et 24 mars 2013 au festival BD de Ligugé ! Pour l'occasion, je serai accompagné de Maxime Saint Michel, je serai à deux pas d'auteurs qui m'ont fait rêver depuis des années (en vrac : Frank Margerin, Philippe Caza, Louis-Michel Carpentier, Philippe Luguy...), et nous aurons nos habituels items à vendre, plus... la nouvelle production d'Arcadia Graphic Studio, j'ai nommé Apocalypse Please !
On pourra objecter que je n'ai fait que la mise en page de ce recueil de prose, mais c'était quand même un chantier suffisamment gros pour ne pas être pris à la légère. Et puis c'est l'occasion de mettre plein de belles illustrations mettant en scène Drak Béryl et Lord Corlatius ! Et il y a de la place pour plusieurs dédicaces à l'intérieur ! Pour info, c'est Gaëtan Degasperi qui a fait la couverture.
En regardant bien, il y a quand même une illustration de moi là-dedans, mais très discrète, puisque je me suis conformé aux choix des auteurs.
Normalement, on aurait dû publier Venomous Girl à la place, mais ça n'a pas été possible par manque de temps... Mais ça viendra plus tard, et il est de toute façon plus cohérent d'aller puiser dans notre cheptel actuel plutôt que de proposer encore autre chose en plus.
Pour résumer, je n'ai pas ménagé mes efforts, et je continue même à bosser sur la colorisation !
Avant de m'endormir lourdement sur mon clavier, je vous montre ce qui fait le lien avec l'affiche proposée en début de message : il s'agit d'un vieux dessin que j'ai fait de Zira Ondalli, personnage de Dark Fates, en 2010. Je l'ai récemment colorisé et ai cherché des affiches un peu fictives à mettre à son mur. Malheureusement, l'exercice a été très long pour trouver ce qu'il fallait, et en plus la perspective de l'image de base est défaillante... Mais bon, la colorisation s'améliore.

Voici donc les dernières nouvelles : l'attente est finie, et je suis donc en pleine activité chronophage, fatigante, mais que j'ai voulue. Mon emploi du temps est donc repensé de manière optimale et le savoir acquis en journée réutilisé sur tout le reste.
Sur un plan plus personnel et passionnel, j'ai bouclé une vingtaine de pages de crayonnés en un mois, ce qui signifie que je ne perds pas mon temps. Même si - snif - je ne suis pas allé à Angoulême cette année...
Je sais que le Forgotten Generation 3 tarde à sortir, et j'en suis le premier désolé. Nous préférons proposer de la qualité, plutôt que de bâcler le travail. Cela dit, j'ai pas vraiment montré l'exemple avec Dark Fates #3, que j'ai fini de crayonner il y a seulement quelques jours. Mais bon, on va tâcher de s'organiser mieux que ça pour les prochains numéros.
Autre projet dont les crayonnés sont bouclés : No Prayer. C'est une histoire courte en 4 pages pour le fanzine Ganesha, et comme la thématique du prochain numéro est le rock, je ne pouvais pas passer à côté. J'ai donc décidé d'adapter une chanson du groupe Om Mani.
Quoi ? Vous vouliez que je fasse une BD plus légère et humoristique ? Essayez encore ! A part Esprit Vengeur (maintenant publié sur Amilova) et Le Temps Des Héros (pas encore remis en ligne), on reste dans une atmosphère assez oppressante. Est-ce une catharsis ? Une description de ce que je suis ? Je dirai simplement que c'est ce qui crée du sens pour moi.
Passons maintenant à quelque chose de plus gai : je serai en dédicace les 23 et 24 mars 2013 au festival BD de Ligugé ! Pour l'occasion, je serai accompagné de Maxime Saint Michel, je serai à deux pas d'auteurs qui m'ont fait rêver depuis des années (en vrac : Frank Margerin, Philippe Caza, Louis-Michel Carpentier, Philippe Luguy...), et nous aurons nos habituels items à vendre, plus... la nouvelle production d'Arcadia Graphic Studio, j'ai nommé Apocalypse Please !
On pourra objecter que je n'ai fait que la mise en page de ce recueil de prose, mais c'était quand même un chantier suffisamment gros pour ne pas être pris à la légère. Et puis c'est l'occasion de mettre plein de belles illustrations mettant en scène Drak Béryl et Lord Corlatius ! Et il y a de la place pour plusieurs dédicaces à l'intérieur ! Pour info, c'est Gaëtan Degasperi qui a fait la couverture.En regardant bien, il y a quand même une illustration de moi là-dedans, mais très discrète, puisque je me suis conformé aux choix des auteurs.
Normalement, on aurait dû publier Venomous Girl à la place, mais ça n'a pas été possible par manque de temps... Mais ça viendra plus tard, et il est de toute façon plus cohérent d'aller puiser dans notre cheptel actuel plutôt que de proposer encore autre chose en plus.
Pour résumer, je n'ai pas ménagé mes efforts, et je continue même à bosser sur la colorisation !
Avant de m'endormir lourdement sur mon clavier, je vous montre ce qui fait le lien avec l'affiche proposée en début de message : il s'agit d'un vieux dessin que j'ai fait de Zira Ondalli, personnage de Dark Fates, en 2010. Je l'ai récemment colorisé et ai cherché des affiches un peu fictives à mettre à son mur. Malheureusement, l'exercice a été très long pour trouver ce qu'il fallait, et en plus la perspective de l'image de base est défaillante... Mais bon, la colorisation s'améliore.
dimanche 9 décembre 2012
Retour vers l'avenir présent mais presque digéré
L'hiver arrive, les festivités de fin d'année aussi, la surpopulation citadine saisonnière... mais surtout, Esprit Vengeur est fini.
Oui, le webcomic qui j'espère a été très suivi bi-hebdomadairement par des millions de fans qui portent aux nues mes camarades (Gaëtan Degasperi, Benjamin Costanza, Edwin Boyer et Eudocimus Ruber) et mon auguste personne (comme chantait Chris Cornell : "You know my name") s'est achevé avec sa 22è page, comme convenu depuis le départ. Une expérience enthousiasmante, grisante, mais aussi... grillante. Oui, je pratique le néologisme, en plus du Sudoku, du Hold'em Up Poker et du Mahjong. Bon, toute l'équipe d'Arcadia a joué le jeu en diffusant les pages, mais ailleurs, ils s'en foutaient un peu. J'ai envie de dire "comme d'hab", mais ce serait donner une image fataliste de moi-même, alors que c'est faux : je me dis plutôt qu'on frappera plus fort la fois suivante, qu'on ne va pas se démonter pour si peu et qu'on prouvera comme toujours que nous ne sommes pas des branleurs. Le milieu French Comics a beau ne plus être uni, ce n'est pas une raison pour se laisser abattre - d'ailleurs, on s'en sort plutôt bien par nous-mêmes grâce à un bon bouche-à-oreille. Rien n'est immuable, et dans l'ombre, ce sont "les perdants d'hier" (pour reprendre Hugues Aufray, même si l'expression est relative) qui s'apprêtent à faire bouger les choses, sans laisser personne sur le carreau. Mais j'en reparlerai plus tard.
En fait, Esprit Vengeur a tellement bien galvanisé les troupes et redonné une grande force à toute l'équipe, que mettre le mot FIN sur la dernière page m'a presque tiré une larme. Je dis bien presque, parce qu'en réalité, on ne tire pas mes larmes comme ça, mais c'est un autre débat. Je suis fier d'Esprit Vengeur dans son ensemble, et je suis content d'avoir donné dans ce projet qui respire le fun et le dynamisme, à l'instar des comics d'antan qui offraient évasion et action pendant 22 pages. Le "retour à la réalité" a été un poil plus brutal : en effet, passer du "blockbuster" au "film de genre" n'est pas aussi facile qu'on pourrait le penser.
Eh oui, comme beaucoup le savent, je suis de retour sur Dark Fates, fiction fantastique et didactique. Bon, je ne vous cacherai pas que je suis fier des progrès accomplis depuis le début de l'année : les nouvelles planches réalisées sont meilleures. Sans déconner. Je ne vais pas non plus me considérer comme un as du crayon, hein, on est d'accord. Mais Dark Fates est véritablement la BD qui m'est la plus personnelle, en raison de beaucoup de thèmes biographiques abordés et de reflets de l'existence, la nostalgie, etc. Et puis ça se passe à un temps où tout semblait moins moche, plus simple, une société presque moins sclérosée... Je ne suis pas du genre à dire que c'était mieux avant, mais quand même, l'année 1929 que nous vivons est bien trop longue, et les espoirs et les rêves sont foulés au pied, remplacés par des apparences qui nous rappellent à longueur de temps à quel point le quotidien est sordide. Sous couvert de vendre du rêve, on veut que l'être humain perde le sens du merveilleux et ne voie plus la couleur des blés. On fait la course à l'obsolescence et à l'isolement. On érige en vedettes des gens sans valeur, des stars jetables qu'on va très vite conchier mais qu'on va recycler au bout de quelques années pour jouer sur une nostalgie artificielle.
Et pourtant, j'écris des récits où rien n'est fait pour rassurer le lecteur : au contraire, ce sont mes démons que je jette à la face du monde, avec des interrogations multiples et aucun mode d'emploi. Mais dans ce monde où tout est pré-mâché et formaté, est-ce un tort que de demander à quelqu'un d'observer, de lire entre les lignes pour trouver des réponses qui pourront trouver un écho dans sa propre vie ? De leur faire comprendre sans faire la morale que certaines choses ne sont pas bien ? De montrer qu'il peut exister des chemins qu'on peut emprunter parce qu'on les a empruntés soi-même ? D'arrêter le métronome fou de sa vie pour le remettre sur d'autres rythmes ?
Si finalement certains retirent un enseignement de leur lecture de mes "œuvres" (et je ne parle pas de la qualité, là), cela voudra dire que j'aurai au moins fait quelque chose qui a un sens. Et tant pis si ce nombre n'est pas élevé.
C'est peut-être les longues nuits d'hiver qui me rendent philosophe... Pour ce qui est de Dark Fates, le troisième épisode avance bien, et la finalisation de Forgotten Generation 3 aussi. Mais il ne sortira pas en décembre, car la fin d'année est bien trop chargée partout. Vous pouvez toujours vous procurer les numéros 1 (en impression à la demande) et 2 (il s'est vachement bien vendu, il n'en reste plus beaucoup), en attendant.
Et surtout, n'oubliez pas de rêver. Ne vous faites pas dévorer par les chantres du désespoir organisé, envoyez-les paître l'herbe putride qu'ils veulent vous faire avaler de force.
Ci-dessus : encres et aquarelles du personnage de Lord Corlatius créé par Ben Wawe
Oui, le webcomic qui j'espère a été très suivi bi-hebdomadairement par des millions de fans qui portent aux nues mes camarades (Gaëtan Degasperi, Benjamin Costanza, Edwin Boyer et Eudocimus Ruber) et mon auguste personne (comme chantait Chris Cornell : "You know my name") s'est achevé avec sa 22è page, comme convenu depuis le départ. Une expérience enthousiasmante, grisante, mais aussi... grillante. Oui, je pratique le néologisme, en plus du Sudoku, du Hold'em Up Poker et du Mahjong. Bon, toute l'équipe d'Arcadia a joué le jeu en diffusant les pages, mais ailleurs, ils s'en foutaient un peu. J'ai envie de dire "comme d'hab", mais ce serait donner une image fataliste de moi-même, alors que c'est faux : je me dis plutôt qu'on frappera plus fort la fois suivante, qu'on ne va pas se démonter pour si peu et qu'on prouvera comme toujours que nous ne sommes pas des branleurs. Le milieu French Comics a beau ne plus être uni, ce n'est pas une raison pour se laisser abattre - d'ailleurs, on s'en sort plutôt bien par nous-mêmes grâce à un bon bouche-à-oreille. Rien n'est immuable, et dans l'ombre, ce sont "les perdants d'hier" (pour reprendre Hugues Aufray, même si l'expression est relative) qui s'apprêtent à faire bouger les choses, sans laisser personne sur le carreau. Mais j'en reparlerai plus tard.
En fait, Esprit Vengeur a tellement bien galvanisé les troupes et redonné une grande force à toute l'équipe, que mettre le mot FIN sur la dernière page m'a presque tiré une larme. Je dis bien presque, parce qu'en réalité, on ne tire pas mes larmes comme ça, mais c'est un autre débat. Je suis fier d'Esprit Vengeur dans son ensemble, et je suis content d'avoir donné dans ce projet qui respire le fun et le dynamisme, à l'instar des comics d'antan qui offraient évasion et action pendant 22 pages. Le "retour à la réalité" a été un poil plus brutal : en effet, passer du "blockbuster" au "film de genre" n'est pas aussi facile qu'on pourrait le penser.
Eh oui, comme beaucoup le savent, je suis de retour sur Dark Fates, fiction fantastique et didactique. Bon, je ne vous cacherai pas que je suis fier des progrès accomplis depuis le début de l'année : les nouvelles planches réalisées sont meilleures. Sans déconner. Je ne vais pas non plus me considérer comme un as du crayon, hein, on est d'accord. Mais Dark Fates est véritablement la BD qui m'est la plus personnelle, en raison de beaucoup de thèmes biographiques abordés et de reflets de l'existence, la nostalgie, etc. Et puis ça se passe à un temps où tout semblait moins moche, plus simple, une société presque moins sclérosée... Je ne suis pas du genre à dire que c'était mieux avant, mais quand même, l'année 1929 que nous vivons est bien trop longue, et les espoirs et les rêves sont foulés au pied, remplacés par des apparences qui nous rappellent à longueur de temps à quel point le quotidien est sordide. Sous couvert de vendre du rêve, on veut que l'être humain perde le sens du merveilleux et ne voie plus la couleur des blés. On fait la course à l'obsolescence et à l'isolement. On érige en vedettes des gens sans valeur, des stars jetables qu'on va très vite conchier mais qu'on va recycler au bout de quelques années pour jouer sur une nostalgie artificielle.
Et pourtant, j'écris des récits où rien n'est fait pour rassurer le lecteur : au contraire, ce sont mes démons que je jette à la face du monde, avec des interrogations multiples et aucun mode d'emploi. Mais dans ce monde où tout est pré-mâché et formaté, est-ce un tort que de demander à quelqu'un d'observer, de lire entre les lignes pour trouver des réponses qui pourront trouver un écho dans sa propre vie ? De leur faire comprendre sans faire la morale que certaines choses ne sont pas bien ? De montrer qu'il peut exister des chemins qu'on peut emprunter parce qu'on les a empruntés soi-même ? D'arrêter le métronome fou de sa vie pour le remettre sur d'autres rythmes ?
Si finalement certains retirent un enseignement de leur lecture de mes "œuvres" (et je ne parle pas de la qualité, là), cela voudra dire que j'aurai au moins fait quelque chose qui a un sens. Et tant pis si ce nombre n'est pas élevé.
C'est peut-être les longues nuits d'hiver qui me rendent philosophe... Pour ce qui est de Dark Fates, le troisième épisode avance bien, et la finalisation de Forgotten Generation 3 aussi. Mais il ne sortira pas en décembre, car la fin d'année est bien trop chargée partout. Vous pouvez toujours vous procurer les numéros 1 (en impression à la demande) et 2 (il s'est vachement bien vendu, il n'en reste plus beaucoup), en attendant.
Et surtout, n'oubliez pas de rêver. Ne vous faites pas dévorer par les chantres du désespoir organisé, envoyez-les paître l'herbe putride qu'ils veulent vous faire avaler de force.
Ci-dessus : encres et aquarelles du personnage de Lord Corlatius créé par Ben Wawe
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mercredi 5 décembre 2012
Forgotten Generation 1 en livraison gratuite
Comme vous le savez, Forgotten Generation 1 a été réédité en impression à la demande sur lulu.com
Et il se trouve qu'actuellement, le site offre les frais d'envoi ! C'est donc pour 5,90€ tout compris que vous pouvez posséder cette nouvelle édition si vous ne l'avez pas déjà (ou si vous n'avez pas déjà le numéro 1 originel) !
Pour commander, cliquez sur le bouton ci-dessous et tapez le code NOVUS (valable une seule fois par compte) pour bénéficier de la livraison gratuite :
FORGOTTEN GENERATION 1 - EDITION 2012
Ce code est valable jusqu'au 5 décembre 2012.
Je rappelle également que les versions e-book sont disponibles sur ce même site, pour 2€ seulement :
FORGOTTEN GENERATION 1 - EDITION 2012 EBOOK
FORGOTTEN GENERATION 2 EBOOK
Et il reste encore des exemplaires de Forgotten Generation 2 commandables auprès de l'association pour 4,90€ + 1,80€ de frais de port à :
Et il se trouve qu'actuellement, le site offre les frais d'envoi ! C'est donc pour 5,90€ tout compris que vous pouvez posséder cette nouvelle édition si vous ne l'avez pas déjà (ou si vous n'avez pas déjà le numéro 1 originel) !
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Arcadia Graphic Studio
2bis rue du général Chêne
Appartement 20
86000 Poitiers
jeudi 4 octobre 2012
Esprit Vengeur : rattrapage
Pas de message grotesque à rallonge cette fois-ci, ni d'image choisie au hasard, mais les quatre premières pages d'Esprit Vengeur, webcomic que j'ai scénarisé avec l'aide du padawan Maxime Saint Michel.
Pourquoi seulement les quatre premières pages ? Parce qu'elles forment un tout, et que c'est moi qui les ai illustrées. Dans un souci de cohérence, les rattrapages seront à chaque fois centrés sur un seul dessinateur. C'est Gaëtan Degasperi qui a pris la relève à la page 5, et il a fait un superbe taf, tout comme ses successeurs !
Pour découvrir en direct le webcomic, c'est là.
Pour le prochain rattrapage, c'est la semaine prochaine.

Page 1
Page 2
Page 3
Page 4
Pourquoi seulement les quatre premières pages ? Parce qu'elles forment un tout, et que c'est moi qui les ai illustrées. Dans un souci de cohérence, les rattrapages seront à chaque fois centrés sur un seul dessinateur. C'est Gaëtan Degasperi qui a pris la relève à la page 5, et il a fait un superbe taf, tout comme ses successeurs !
Pour découvrir en direct le webcomic, c'est là.
Pour le prochain rattrapage, c'est la semaine prochaine.

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© Arcadia Graphic Studio et les auteurs
Sentinel, Pr Timm © Edwin Boyer
Red Ann © Florian R. Guillon (pour cette version)
Cyber-Shield © Maxime Saint Michel
mercredi 8 août 2012
Bientôt dans le Monday Night Draw !
Ce billet vous est présenté par un swipe réalisé par l'artiste à l'honneur dans ce billet. Pour une fois que ça arrive, hein...
Le presque célèbre Maxime Saint Michel, auteur de Drak Béryl mais également rédacteur sur le blog Comixheroes, vient de créer une nouvelle rubrique hebdomadaire nommée Monday Night Draw, dans laquelle il met en avant des auteurs/studios/séries de la sphère Indécomics. C'est donc Arcadia Graphic Studio qui inaugure cette rubrique, et l'auteur qui ouvre le bal n'est autre qu'un des piliers du fanzine Forgotten Generation, j'ai nommé Edwin Boyer !
Pour lire ce premier article :
http://comixheroes.canalblog.com/archives/2012/08/07/24853668.html
Vous vous demandez pourquoi on commence par lui ? L'explication officielle, c'est que c'est par ordre alphabétique. En effet, ça fait moins con que de dire qu'on a tiré à la courte bite... Bientôt, je serai donc aussi sur Comixheroes dans un Monday Night Draw, à l'instar de mes estimés collègues. Mais en attendant, il reste encore quelques talents à découvrir !
Le presque célèbre Maxime Saint Michel, auteur de Drak Béryl mais également rédacteur sur le blog Comixheroes, vient de créer une nouvelle rubrique hebdomadaire nommée Monday Night Draw, dans laquelle il met en avant des auteurs/studios/séries de la sphère Indécomics. C'est donc Arcadia Graphic Studio qui inaugure cette rubrique, et l'auteur qui ouvre le bal n'est autre qu'un des piliers du fanzine Forgotten Generation, j'ai nommé Edwin Boyer !
Pour lire ce premier article :
http://comixheroes.canalblog.com/archives/2012/08/07/24853668.html
Vous vous demandez pourquoi on commence par lui ? L'explication officielle, c'est que c'est par ordre alphabétique. En effet, ça fait moins con que de dire qu'on a tiré à la courte bite... Bientôt, je serai donc aussi sur Comixheroes dans un Monday Night Draw, à l'instar de mes estimés collègues. Mais en attendant, il reste encore quelques talents à découvrir !
jeudi 26 juillet 2012
Chroniques plombées à l'Araignée
Bienvenue dans les années 1980, quand Spider-Man portait un costume noir rapporté de Battleworld, la planète des Guerres Secrètes. Cette combinaison aux étranges facultés va se révéler de plus en plus mystérieuse et empoisonnante pour le Tisseur, comme ces épisodes le montrent.
Tout le monde sait que le costume est un symbiote qui va fusionner avec Eddie Brock pour devenir Venom, comme on peut le voir dans plusieurs adaptations. Mais il est bon de se replonger dans cette anthologie qui va retracer tout le parcours menant à cette fusion. Le scénario tient la route sans être extraordinaire, et le dessin aussi, malgré une alternance de dessinateurs et d'encreurs assez malheureuse (heureusement, les couleurs ont été retravaillées). Néanmoins, relire cette période où Peter Parker vivait dans un taudis et avait froissé sa tante May (qui avait reconverti sa maison en maison de vieillesse) parce qu'il arrêtait ses études, c'est difficile d'y résister quand on aime le personnage, surtout qu'il s'agit d'une étape importante dans la continuité. Classique, mais vraiment efficace.
Un peu plus tard, une autre période importante pour le Tisseur s'annonce, avec Peter David et Rich Buckler qui débarquent pour chambouler l'univers du héros arachnéen, en quatre épisodes repris dans cet album cartonné qui porte bien son nom. Car oui, ça commence par une mort qu'on ne voit pas et qui va faire monter la tension. Peter Parker est maintenant marié à Mary Jane Watson, et s'il a encore le costume noir, celui-ci n'est plus le symbiote. Le capitaine De Wolff était la meilleure alliée de Spider-Man dans la police, et son trépas des mains d'un certain Rédempteur rend tout le monde nerveux, à commencer par Stan Carter, chargé de l'enquête et allié à Spidey pour la circonstance.
Pas mal de fausses pistes et d'interactions entre les divers intervenants (notamment Daredevil), tellement à cran qu'ils sont confrontés à des choix cornéliens. Les trois épisodes suivants, qui narrent le retour du Rédempteur, ont droit à une atmosphère plus intimiste et aux dessins de Sal Buscema. Alors que les comics super-héroïques "matures" n'existaient pas encore aux yeux des critiques, Peter David se lançait dans ces épisodes d'anthologie en jouant parfaitement avec les personnages, les rendant plus humains et instaurant de vraies réflexions sur la violence, le système judiciaire et la réinsertion des prisonniers. On regrettera à peine de ne pas avoir les épisodes qui séparent les deux histoires. Un très bon classique qui n'a pas beaucoup vieilli.
Après les classiques de chez Panini, on attaque les productions Réflexions/French Eyes. On commence avec le crossover mettant en scène Eric Draven/The Crow et Razor. Sachez que sous cette sympathique couverture en couleurs se cachent des dessins en noir et blanc extrêmement confus et parfois approximatifs, ajoutant d'autant plus de complication à comprendre un récit violent, anecdotique et incompréhensible. Les auteurs ne sont pas vraiment crédités, et Razor pas présentée. Mais encore ? La relecture n'a pas été faite. Résultat, on a une épreuve non corrigée d'un album oubliable. Pas très sérieux. Pour les fans ultimes du héros de James O'Barr uniquement, les autres préféreront se diriger vers les albums du French Crow.
Avec le Capitaine LSD de Jim Dandy, on change carrément de registre - et de format. On a droit à un ancien super-héros alcoolique, accroché à son passé et mélancolique. Bien sûr, il y a des tentatives parodiques et plus humoristiques, mais le récit est plus métaphorique et humain que super-héroïque. On vit pleinement la déchéance du Capitaine LSD et ses poèmes nébuleux, jusqu'à la révélation finale.
Un récit qui ne fait pas dans la facilité, ni dans la joie, mais montre un univers complexe où le héros a laissé place à l'individu. Le scénario est bien mené, et le dessin tient très bien la route (à quelques rares occurrences près). Le lettrage (et la relecture), par contre, aurait pu être meilleur. Pas à mettre entre toutes les mains, pour sûr, mais les amateurs de déconstruction seront séduits.
Et là, on change presque d'éditeur, mais aussi d'univers. French Eyes nous propose donc les aventures en BD du Doctor Who dans sa dixième incarnation, avec sa compagne d'alors Martha Jones.
Là encore, on sent que la relecture est passée à la trappe. Pour ce qui est de la traduction, je n'ai pas senti de manques, mais je connais mal les traductions françaises appropriées à cet univers. Et surtout, le choc visuel : au moins quatre dessinateurs différents et aux styles peu homogènes pour ces 144 pages ! Il faut donc s'accrocher pour suivre ce récit complet et à tiroirs. Un scénario dans la droite lignée de la série, adapté au format comics, qui n'est toutefois pas dans le haut du panier. Et puis c'est Martha Jones, pas le personnage le plus intéressant, mais il semble que le scénariste ait des plans sur le long terme. Je demande à voir. En tout cas, les amateurs du Docteur (et de Martha) auront leur compte, en espérant que la suite sera plus intéressante.
Je sais, on ne doit plus dire "French Comics", mais bon... J'ai enfin pu découvrir l'un des super-héros français de ces dernières années, le mythique Shaango, dont les trois épisodes sont repris dans cet album avec des histoires courtes en supplément. C'est donc copieux pour ce premier chapitre.
Ishan, jeune éducateur en banlieue, se découvre une nuit des pouvoirs électriques alors qu'il se fait battre par la police pendant un contrôle d'identité. Il devra apprendre à en faire usage, et à gérer ça avec sa vie et son quartier, tout en essayant de comprendre ce que ses racines africaines - dont il ignore tout - font là-dedans.
Bon, on a de grosses ficelles sur la banlieue et la politique post-11 septembre façon Bush et Sarkozy, mais l'histoire fait quand même appel à l'humanité des personnages et à la mythologie africaine, évitant pas mal d'écueils liés au super-héroïsme classique. Ishan tue, fait des erreurs, a des obsessions, etc. Pour autant, malgré une bonne tenue, le scénario n'est pas si original que ça passé son cadre, et les dessins souffrent de staticité photoshopesque sur beaucoup de planches et de proportions trop souvent maladroites. Les scènes d'action, en revanche, sont très réussies. Les auteurs s'approprient les codes du super-héros pour les transposer en France, et ça fonctionne plutôt bien, car le récit est bien mené et distille suffisamment de mystère pour tenir en haleine. Une bonne petite surprise.
En revanche, l'attendu Pantz d'Alexandre Foret et Frédéric Mur me laisse sur ma faim. D'accord, c'est un prologue, mais un prologue à quoi ? On passe d'une époque à l'autre sans transition et en se demandant quels sont les liens, sans indication sur l'histoire qui suivra. Ce comic-book aurait largement mérité un peu plus de pages pour développer son propos. Même si le dessin de Frédéric Mur a encore quelques petites lacunes au niveau des proportions (les personnages font vraiment jeunes, notamment), les décors sont soignés, mais voilà, on sort quand même de cette lecture comme de celle de beaucoup de comics actuels : avec l'impression qu'on a eu une histoire découpée.
Avec Strangers, par contre, on a droit à du plus classique et à des histoires plus ou moins auto-contenues. Jean-Marc Lofficier a une écriture plus proche du Silver Age, et aime à multiplier les personnages sans oublier de les mettre sous le projecteur : même si l'épisode contre Hunter est de la baston classique, les quelques révélations distillées çà et là arrivent à ne pas endormir l'intérêt. Mais le suivant en montre bien plus sur Futura et ses ennemis, dans une ambiance plus horrifique. Une bonne série.
Tout le monde sait que le costume est un symbiote qui va fusionner avec Eddie Brock pour devenir Venom, comme on peut le voir dans plusieurs adaptations. Mais il est bon de se replonger dans cette anthologie qui va retracer tout le parcours menant à cette fusion. Le scénario tient la route sans être extraordinaire, et le dessin aussi, malgré une alternance de dessinateurs et d'encreurs assez malheureuse (heureusement, les couleurs ont été retravaillées). Néanmoins, relire cette période où Peter Parker vivait dans un taudis et avait froissé sa tante May (qui avait reconverti sa maison en maison de vieillesse) parce qu'il arrêtait ses études, c'est difficile d'y résister quand on aime le personnage, surtout qu'il s'agit d'une étape importante dans la continuité. Classique, mais vraiment efficace.
Un peu plus tard, une autre période importante pour le Tisseur s'annonce, avec Peter David et Rich Buckler qui débarquent pour chambouler l'univers du héros arachnéen, en quatre épisodes repris dans cet album cartonné qui porte bien son nom. Car oui, ça commence par une mort qu'on ne voit pas et qui va faire monter la tension. Peter Parker est maintenant marié à Mary Jane Watson, et s'il a encore le costume noir, celui-ci n'est plus le symbiote. Le capitaine De Wolff était la meilleure alliée de Spider-Man dans la police, et son trépas des mains d'un certain Rédempteur rend tout le monde nerveux, à commencer par Stan Carter, chargé de l'enquête et allié à Spidey pour la circonstance.
Pas mal de fausses pistes et d'interactions entre les divers intervenants (notamment Daredevil), tellement à cran qu'ils sont confrontés à des choix cornéliens. Les trois épisodes suivants, qui narrent le retour du Rédempteur, ont droit à une atmosphère plus intimiste et aux dessins de Sal Buscema. Alors que les comics super-héroïques "matures" n'existaient pas encore aux yeux des critiques, Peter David se lançait dans ces épisodes d'anthologie en jouant parfaitement avec les personnages, les rendant plus humains et instaurant de vraies réflexions sur la violence, le système judiciaire et la réinsertion des prisonniers. On regrettera à peine de ne pas avoir les épisodes qui séparent les deux histoires. Un très bon classique qui n'a pas beaucoup vieilli.
Après les classiques de chez Panini, on attaque les productions Réflexions/French Eyes. On commence avec le crossover mettant en scène Eric Draven/The Crow et Razor. Sachez que sous cette sympathique couverture en couleurs se cachent des dessins en noir et blanc extrêmement confus et parfois approximatifs, ajoutant d'autant plus de complication à comprendre un récit violent, anecdotique et incompréhensible. Les auteurs ne sont pas vraiment crédités, et Razor pas présentée. Mais encore ? La relecture n'a pas été faite. Résultat, on a une épreuve non corrigée d'un album oubliable. Pas très sérieux. Pour les fans ultimes du héros de James O'Barr uniquement, les autres préféreront se diriger vers les albums du French Crow.
Avec le Capitaine LSD de Jim Dandy, on change carrément de registre - et de format. On a droit à un ancien super-héros alcoolique, accroché à son passé et mélancolique. Bien sûr, il y a des tentatives parodiques et plus humoristiques, mais le récit est plus métaphorique et humain que super-héroïque. On vit pleinement la déchéance du Capitaine LSD et ses poèmes nébuleux, jusqu'à la révélation finale.
Un récit qui ne fait pas dans la facilité, ni dans la joie, mais montre un univers complexe où le héros a laissé place à l'individu. Le scénario est bien mené, et le dessin tient très bien la route (à quelques rares occurrences près). Le lettrage (et la relecture), par contre, aurait pu être meilleur. Pas à mettre entre toutes les mains, pour sûr, mais les amateurs de déconstruction seront séduits.
Et là, on change presque d'éditeur, mais aussi d'univers. French Eyes nous propose donc les aventures en BD du Doctor Who dans sa dixième incarnation, avec sa compagne d'alors Martha Jones.
Là encore, on sent que la relecture est passée à la trappe. Pour ce qui est de la traduction, je n'ai pas senti de manques, mais je connais mal les traductions françaises appropriées à cet univers. Et surtout, le choc visuel : au moins quatre dessinateurs différents et aux styles peu homogènes pour ces 144 pages ! Il faut donc s'accrocher pour suivre ce récit complet et à tiroirs. Un scénario dans la droite lignée de la série, adapté au format comics, qui n'est toutefois pas dans le haut du panier. Et puis c'est Martha Jones, pas le personnage le plus intéressant, mais il semble que le scénariste ait des plans sur le long terme. Je demande à voir. En tout cas, les amateurs du Docteur (et de Martha) auront leur compte, en espérant que la suite sera plus intéressante.
Je sais, on ne doit plus dire "French Comics", mais bon... J'ai enfin pu découvrir l'un des super-héros français de ces dernières années, le mythique Shaango, dont les trois épisodes sont repris dans cet album avec des histoires courtes en supplément. C'est donc copieux pour ce premier chapitre.
Ishan, jeune éducateur en banlieue, se découvre une nuit des pouvoirs électriques alors qu'il se fait battre par la police pendant un contrôle d'identité. Il devra apprendre à en faire usage, et à gérer ça avec sa vie et son quartier, tout en essayant de comprendre ce que ses racines africaines - dont il ignore tout - font là-dedans.
Bon, on a de grosses ficelles sur la banlieue et la politique post-11 septembre façon Bush et Sarkozy, mais l'histoire fait quand même appel à l'humanité des personnages et à la mythologie africaine, évitant pas mal d'écueils liés au super-héroïsme classique. Ishan tue, fait des erreurs, a des obsessions, etc. Pour autant, malgré une bonne tenue, le scénario n'est pas si original que ça passé son cadre, et les dessins souffrent de staticité photoshopesque sur beaucoup de planches et de proportions trop souvent maladroites. Les scènes d'action, en revanche, sont très réussies. Les auteurs s'approprient les codes du super-héros pour les transposer en France, et ça fonctionne plutôt bien, car le récit est bien mené et distille suffisamment de mystère pour tenir en haleine. Une bonne petite surprise.
En revanche, l'attendu Pantz d'Alexandre Foret et Frédéric Mur me laisse sur ma faim. D'accord, c'est un prologue, mais un prologue à quoi ? On passe d'une époque à l'autre sans transition et en se demandant quels sont les liens, sans indication sur l'histoire qui suivra. Ce comic-book aurait largement mérité un peu plus de pages pour développer son propos. Même si le dessin de Frédéric Mur a encore quelques petites lacunes au niveau des proportions (les personnages font vraiment jeunes, notamment), les décors sont soignés, mais voilà, on sort quand même de cette lecture comme de celle de beaucoup de comics actuels : avec l'impression qu'on a eu une histoire découpée.
Avec Strangers, par contre, on a droit à du plus classique et à des histoires plus ou moins auto-contenues. Jean-Marc Lofficier a une écriture plus proche du Silver Age, et aime à multiplier les personnages sans oublier de les mettre sous le projecteur : même si l'épisode contre Hunter est de la baston classique, les quelques révélations distillées çà et là arrivent à ne pas endormir l'intérêt. Mais le suivant en montre bien plus sur Futura et ses ennemis, dans une ambiance plus horrifique. Une bonne série.
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mardi 10 juillet 2012
Voir Villepinte et mourir... dans les bouchons
Photo d'un vieux pote croisé côté Comic Con. Il racontait ses blagues avant-gardistes aux gens, ce qui est compliqué car en plus d'être nulles, elles sont dans un langage peu répandu de nos jours...
Mais comme il dit avec son pragmatisme légendaire : "Bi-di-biip *sifflement* dit-bi-dip biip dip". Je vous laisse méditer là-dessus.
Deuxième fois pour moi, la journée a été bonne, sauf que j'ai pas vendu et que Maxime Saint Michel n'a pas pu faire le déplacement le lendemain... Mais je suis reparti avec des dessins originaux, j'ai pu rencontrer quelques auteurs avec qui je suis en contact sur Facebook (et sur des forums) depuis un certain temps - Kevin Enhart, Julien Nido, Fabien Walesch, Geoffo et Jim Dandy -, revu les camarades habitués des salons - Eric Van Elslande, Mast et Anthony Dugenest - et admiré les expositions (Naoki Urasawa et Kaamelott) ainsi que les cosplays. Pour les qualifications sur la scène principale, on a attendu longtemps, mais ça valait le coup.
Je n'ai pas tenté les gros invités de la Comic Con, qui étaient de toute façon déjà assaillis dès le matin (en plus, on est arrivés à 10h). J'ai préféré aller saluer Mast et Geoffo (qui n'avaient rien à vendre, hormis des dessins), faire mes premières emplettes (deux Essentials de Spider-Man pour 10€, ce qui est très avantageux), aller au stand Comicverse saluer Eric et lui montrer ma dernière production en date (lui non plus n'avait rien à vendre, et il était sans le sou, qui plus est ! Ah, ces artistes !
). Néanmoins, j'ai pu admirer pas mal de ses nouveaux travaux en A3, dont une planche de Spirou hommage à Franquin.
Petit tour avant de trouver Kevin Enhart, auteur de comics qui n'est pas prophète en son pays (il est Français mais ses productions sont anglophones), à qui je me présente et j'achète ses bouquins (Satanic Hell, The Heindrich Project et Returned). Il me dédicace le tout dans la foulée, gentiment, et observe d'un bon œil Forgotten Generation 2.
Puis arriva enfin le Jim Dandy qui m'attendait avec ce que je croyais être un simple dessin original... Première surprise de la journée : afin de s'exercer le jour d'avant (il était absent), il a bien fait le dessin qu'il m'avait promis par Facebook, en couleurs, mais en a également fait un deuxième avec le même personnage (soit Ewen Merrick, héros de Dark Fates) et un marque-page en bonus avec Jubilee des X-Men ! Le bougre s'avère très sympathique et me dédicace le Capitaine LSD que je lui achète. Il a bien observé avec attention mon fanzine, mais lui non plus n'avait pas de monnaie. Finalement, je décidai de lui céder un exemplaire en remerciement, et il me demande même une dédicace. Un mec vraiment très cool.
Tour rapide à un stand où les comics reliés (brochés et cartonnés) sont à bon prix. Choix cornélien où dans tous ces Marvel (seulement un titre DC dans le lot), je laisse de côté American Dream, Genext et le Blade d'Howard Chaykin. Tour dans les boutiques environnantes en trio, puis mangeage avant visite de boutiques et partance pour le cosplay.
Après avoir assisté aux présentations des duos, direction la scène principale où les choses sérieuses vont se passer, après une attente de 45 minutes dans la queue. Puis une fois assis, c'est après quelques minutes que les premières chorégraphies commencent, avec que des duos que je ne connaissais pas (à part Sailor Moon et Serenity). La mise en scène est efficace, et chaque duo est à fond dans des costumes très travaillés. Un bon moment à passer.
Peu après la sortie de la salle, mes deux compères retournent faire la queue pour ce même endroit pour les nouveaux épisodes du Visiteur du Futur. N'étant pas familier de la série (en fait, je viens tout juste de regarder la première saison au moment où j'écris ces lignes), je visite l'expo Urasawa, me balade tranquillement, et retourne du côté Comic Con. Un coucou rapide à Eric (entouré de deux connaissances, Julien Nido et Fabien Walesch), puis je vais voir Anthony Dugenest pour lui acheter les productions Wanga que je n'ai pas. Nous discutons un peu et il m'apprend que Frédéric Mur (auteur de Pantz) n'était là que le jeudi. Un peu plus loin, les auteurs de Shaango m'abordent alors que je regarde avec curiosité, et je décide de me laisser tenter (faut dire aussi qu'avec l'album relié à moitié prix, c'est plus facile). Le trio est très sympathique et m'offre un superbe dessin original de Shaango pour l'achat de l'album. J'en profite pour présenter là aussi mon travail. Retour à Kevin Enhart, auquel je finis par acheter le recueil de nouvelles qu'il a illustré. Un petit tour après, je décide d'aller poser mes fesses vers l'entrée en attendant le retour imminent des frangins LU.
Plusieurs tentatives d'appel échouent, je prends mon mal en patience et en profite pour tirer le portrait d'une cosplayeuse un peu fatiguée assise à côté de moi. Un dessin plus tard (oui, j'ai toujours mon carnet avec moi pour m'exercer, et j'ai donc fait un Venom en train de surfer), les frangins sont revenus de leur séance, qui a commencé à la bourre et a duré plus que prévu - au lieu d'un épisode, ils ont eu droit à deux. Après quelques boutiques, nous finissons par nous perdre chacun de vue, ce qui est super facile dans un salon de cette taille. Oui, j'ai craqué au stand French Eyes pour l'album Doctor Who et une figurine d'Ange Pleureur... Le réseau téléphonique saturé, difficile de se retrouver... J'ai finalement été arrêté par les auteurs du webcomic multimédia Civilized, qui m'ont fait la présentation. On a pas mal discuté, j'en ai aussi profité pour leur parler du multivers Forgotten Generation et leur donner l'adresse du blog. Faudra que je prenne vite le temps d'aller voir leur site et de lire le premier épisode.
Puis nous nous retrouvons enfin tous avant un dernier arrêt boutique, puis repartons sur le parking, en constatant qu'il est trop tard pour aller rendre visite à l'ami Olivier, camarade des rencontres live de LTDH en région parisienne et aussi adversaire acharné dans Mario Kart Wii. Dernières photos devant une équipe Mortal Kombat (avec une Mileena presque contrainte et forcée de revenir poser, puisqu'elle avait déjà enlevé une partie de son costume - oui, une guerrière mortelle qui porte des claquettes en plastique, ça le fait moyen), puis course jusqu'au parking sous l'orage et la pluie torrentielle.
Je passerai sur la traversée de l'enfer qui a suivi, parce que ça nous a pris très longtemps pour rentrer, et ça vient un peu entacher cette journée qui a été très bonne. Les bouchons parisiens, c'est horrible.
Les seuls quelques points négatifs : les stands trop chers pour que je me permette d'en prendre un avec l'asso, donc obligé d'essayer de vendre à la sauvette, ce qui est déjà dur en temps normal ; la non-rencontre avec Stéphane Le Quéré (collègue auteur de Steelman qui était là mais que je n'ai pas réussi à croiser) ; l'oubli d'aller voir le stand du fanzine Ganesha (dont les auteurs étaient déçus, au final, de leur expérience dans ce salon). On pourra aussi ajouter le peu de comics représentés à cette Comic Con : un vendeur et demi en tout et pour tout (les stands des gros éditeurs étant côté Japan Expo), peu de véritables auteurs comics présents (et même, pas beaucoup d'auteurs, au final), et finalement bien plus d'espace consacré au web et aux jeux de rôle qu'aux comics proprement dit. Va falloir résoudre ce problème, messieurs de l'organisation.
J'espère que l'an prochain, le côté Comic Con sera mieux servi, avec plus de comics, et surtout plus d'auteurs. Et surtout Arcadia Graphic Studio en dédicace, si possible. Mais il reste que la journée a été très bonne quand même.
Et maintenant, voici les photos des dédicaces et dessins ramenés du périple :
La signature de Jac (je crois) sur le Shaango HS 2, plus les trois dédicaces de Kevin Enhart sur ses comics.
Dédicace de Capitaine LSD par Jim Dandy.
Dessins en A4 de Shaango par Kade et d'Ewen Merrick de Dark Fates (ma BD à moi que je fais dans Forgotten Generation) par Jim Dandy .
Marque-page en couleurs représentant Jubilee et dessin couleurs d'Ewen Merrick par Jim Dandy, encore. Il s'est bien documenté sur mon personnage, et ça fait très plaisir.
Le bonus du milieu, c'est un dessin représentant Misty (Génération Héros) aux côtés de Yordi (ma création, dans le webcomic Le Temps Des Héros), œuvre de Sébastien "Sebs" Carnélos. Celui-là, je l'ai reçu par courrier, et c'est le prix que j'ai gagné au concours Génération Héros, avec un exemplaire du premier numéro et des cartes exclusives.
Mais comme il dit avec son pragmatisme légendaire : "Bi-di-biip *sifflement* dit-bi-dip biip dip". Je vous laisse méditer là-dessus.
Deuxième fois pour moi, la journée a été bonne, sauf que j'ai pas vendu et que Maxime Saint Michel n'a pas pu faire le déplacement le lendemain... Mais je suis reparti avec des dessins originaux, j'ai pu rencontrer quelques auteurs avec qui je suis en contact sur Facebook (et sur des forums) depuis un certain temps - Kevin Enhart, Julien Nido, Fabien Walesch, Geoffo et Jim Dandy -, revu les camarades habitués des salons - Eric Van Elslande, Mast et Anthony Dugenest - et admiré les expositions (Naoki Urasawa et Kaamelott) ainsi que les cosplays. Pour les qualifications sur la scène principale, on a attendu longtemps, mais ça valait le coup.
Je n'ai pas tenté les gros invités de la Comic Con, qui étaient de toute façon déjà assaillis dès le matin (en plus, on est arrivés à 10h). J'ai préféré aller saluer Mast et Geoffo (qui n'avaient rien à vendre, hormis des dessins), faire mes premières emplettes (deux Essentials de Spider-Man pour 10€, ce qui est très avantageux), aller au stand Comicverse saluer Eric et lui montrer ma dernière production en date (lui non plus n'avait rien à vendre, et il était sans le sou, qui plus est ! Ah, ces artistes !
Petit tour avant de trouver Kevin Enhart, auteur de comics qui n'est pas prophète en son pays (il est Français mais ses productions sont anglophones), à qui je me présente et j'achète ses bouquins (Satanic Hell, The Heindrich Project et Returned). Il me dédicace le tout dans la foulée, gentiment, et observe d'un bon œil Forgotten Generation 2.
Puis arriva enfin le Jim Dandy qui m'attendait avec ce que je croyais être un simple dessin original... Première surprise de la journée : afin de s'exercer le jour d'avant (il était absent), il a bien fait le dessin qu'il m'avait promis par Facebook, en couleurs, mais en a également fait un deuxième avec le même personnage (soit Ewen Merrick, héros de Dark Fates) et un marque-page en bonus avec Jubilee des X-Men ! Le bougre s'avère très sympathique et me dédicace le Capitaine LSD que je lui achète. Il a bien observé avec attention mon fanzine, mais lui non plus n'avait pas de monnaie. Finalement, je décidai de lui céder un exemplaire en remerciement, et il me demande même une dédicace. Un mec vraiment très cool.
Tour rapide à un stand où les comics reliés (brochés et cartonnés) sont à bon prix. Choix cornélien où dans tous ces Marvel (seulement un titre DC dans le lot), je laisse de côté American Dream, Genext et le Blade d'Howard Chaykin. Tour dans les boutiques environnantes en trio, puis mangeage avant visite de boutiques et partance pour le cosplay.
Après avoir assisté aux présentations des duos, direction la scène principale où les choses sérieuses vont se passer, après une attente de 45 minutes dans la queue. Puis une fois assis, c'est après quelques minutes que les premières chorégraphies commencent, avec que des duos que je ne connaissais pas (à part Sailor Moon et Serenity). La mise en scène est efficace, et chaque duo est à fond dans des costumes très travaillés. Un bon moment à passer.
Peu après la sortie de la salle, mes deux compères retournent faire la queue pour ce même endroit pour les nouveaux épisodes du Visiteur du Futur. N'étant pas familier de la série (en fait, je viens tout juste de regarder la première saison au moment où j'écris ces lignes), je visite l'expo Urasawa, me balade tranquillement, et retourne du côté Comic Con. Un coucou rapide à Eric (entouré de deux connaissances, Julien Nido et Fabien Walesch), puis je vais voir Anthony Dugenest pour lui acheter les productions Wanga que je n'ai pas. Nous discutons un peu et il m'apprend que Frédéric Mur (auteur de Pantz) n'était là que le jeudi. Un peu plus loin, les auteurs de Shaango m'abordent alors que je regarde avec curiosité, et je décide de me laisser tenter (faut dire aussi qu'avec l'album relié à moitié prix, c'est plus facile). Le trio est très sympathique et m'offre un superbe dessin original de Shaango pour l'achat de l'album. J'en profite pour présenter là aussi mon travail. Retour à Kevin Enhart, auquel je finis par acheter le recueil de nouvelles qu'il a illustré. Un petit tour après, je décide d'aller poser mes fesses vers l'entrée en attendant le retour imminent des frangins LU.
Plusieurs tentatives d'appel échouent, je prends mon mal en patience et en profite pour tirer le portrait d'une cosplayeuse un peu fatiguée assise à côté de moi. Un dessin plus tard (oui, j'ai toujours mon carnet avec moi pour m'exercer, et j'ai donc fait un Venom en train de surfer), les frangins sont revenus de leur séance, qui a commencé à la bourre et a duré plus que prévu - au lieu d'un épisode, ils ont eu droit à deux. Après quelques boutiques, nous finissons par nous perdre chacun de vue, ce qui est super facile dans un salon de cette taille. Oui, j'ai craqué au stand French Eyes pour l'album Doctor Who et une figurine d'Ange Pleureur... Le réseau téléphonique saturé, difficile de se retrouver... J'ai finalement été arrêté par les auteurs du webcomic multimédia Civilized, qui m'ont fait la présentation. On a pas mal discuté, j'en ai aussi profité pour leur parler du multivers Forgotten Generation et leur donner l'adresse du blog. Faudra que je prenne vite le temps d'aller voir leur site et de lire le premier épisode.
Puis nous nous retrouvons enfin tous avant un dernier arrêt boutique, puis repartons sur le parking, en constatant qu'il est trop tard pour aller rendre visite à l'ami Olivier, camarade des rencontres live de LTDH en région parisienne et aussi adversaire acharné dans Mario Kart Wii. Dernières photos devant une équipe Mortal Kombat (avec une Mileena presque contrainte et forcée de revenir poser, puisqu'elle avait déjà enlevé une partie de son costume - oui, une guerrière mortelle qui porte des claquettes en plastique, ça le fait moyen), puis course jusqu'au parking sous l'orage et la pluie torrentielle.
Je passerai sur la traversée de l'enfer qui a suivi, parce que ça nous a pris très longtemps pour rentrer, et ça vient un peu entacher cette journée qui a été très bonne. Les bouchons parisiens, c'est horrible.
Les seuls quelques points négatifs : les stands trop chers pour que je me permette d'en prendre un avec l'asso, donc obligé d'essayer de vendre à la sauvette, ce qui est déjà dur en temps normal ; la non-rencontre avec Stéphane Le Quéré (collègue auteur de Steelman qui était là mais que je n'ai pas réussi à croiser) ; l'oubli d'aller voir le stand du fanzine Ganesha (dont les auteurs étaient déçus, au final, de leur expérience dans ce salon). On pourra aussi ajouter le peu de comics représentés à cette Comic Con : un vendeur et demi en tout et pour tout (les stands des gros éditeurs étant côté Japan Expo), peu de véritables auteurs comics présents (et même, pas beaucoup d'auteurs, au final), et finalement bien plus d'espace consacré au web et aux jeux de rôle qu'aux comics proprement dit. Va falloir résoudre ce problème, messieurs de l'organisation.
J'espère que l'an prochain, le côté Comic Con sera mieux servi, avec plus de comics, et surtout plus d'auteurs. Et surtout Arcadia Graphic Studio en dédicace, si possible. Mais il reste que la journée a été très bonne quand même.
Et maintenant, voici les photos des dédicaces et dessins ramenés du périple :
La signature de Jac (je crois) sur le Shaango HS 2, plus les trois dédicaces de Kevin Enhart sur ses comics.
Dédicace de Capitaine LSD par Jim Dandy.
Dessins en A4 de Shaango par Kade et d'Ewen Merrick de Dark Fates (ma BD à moi que je fais dans Forgotten Generation) par Jim Dandy .
Marque-page en couleurs représentant Jubilee et dessin couleurs d'Ewen Merrick par Jim Dandy, encore. Il s'est bien documenté sur mon personnage, et ça fait très plaisir.
Le bonus du milieu, c'est un dessin représentant Misty (Génération Héros) aux côtés de Yordi (ma création, dans le webcomic Le Temps Des Héros), œuvre de Sébastien "Sebs" Carnélos. Celui-là, je l'ai reçu par courrier, et c'est le prix que j'ai gagné au concours Génération Héros, avec un exemplaire du premier numéro et des cartes exclusives.
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