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jeudi 17 novembre 2022

La métaphore du coffre à jouets, nouveau chapitre


La métaphore du coffre à jouets, nouveau chapitre.


Comme vous le savez, j'aime bien mettre la main dans le coffre à jouets qu'offre le domaine public, ce qui ne m'empêche pas de créer mes propres jouets. En général, je mélange très peu les deux, mais des fois...


Prenons le personnage de Die Letzte, tarzanide moderne. Son origine tient en quatre pages (j'ai le storyboard sous la main pour en attester). Problème : les possibilités pour qu'elle évolue seule dans la jungle, sans des amis humains de tribus indigènes vachement roots ou des animaux dont elle aurait appris à parler la langue, sont assez limitées. Car non, si ces ressorts narratifs fonctionnaient il y a un siècle, il n'est pas possible de les réutiliser pour une création du XXIe siècle. Est-ce pour autant la mort de l'imagination ? Non, mais à condition d'utiliser intelligemment d'autres ressources.
C'est là qu'arrive la nécessité d'ouvrir le coffre à jouets public, afin de trouver avec quel autre jouet Die Letzte pourrait interagir dans le but d'enrichir son histoire, en évitant soigneusement de recourir à un imaginaire daté et quelque peu litigieux, au regard des mœurs actuelles (ce qui se comprend tout à fait).


L'imagination, la création, ce n'est pas un processus ex nihilo. Elle se nourrit de nos vies et de nos expériences, et de ce que nous avons vu, entendu et lu. On s'inspire tous de quelque chose, à des degrés divers. Prétendre le contraire serait mentir. Ce qui fait la différence, c'est la façon dont notre imagination traitera les éléments bruts que nous mettons à sa disposition, voire même la vitesse à laquelle elle sera capable de les traiter. Cela ne fonctionne pas à vide. Et plus il y aura de carburant, mieux ça fonctionnera.


Utiliser le coffre à jouets public ne stimule pas forcément l'imagination de la même façon, car ceux-ci sont chargés de beaucoup d'histoires. On peut donc choisir de rester prudemment sur les sentiers battus, comme un hommage, ou bien choisir de s'en éloigner au bout d'un moment. Autrement dit, on peut rester sur le vieux jouet ou bien le faire interagir avec celui qu'on vient de créer. Certaines personnes se sentent plus à l'aise dans l'hommage, d'autres auront tendance à prendre ce qui leur plaît pour créer une histoire qui s'en détache.

Dans mon cas, j'ai pris le parti d'enrichir mes créations en y ajoutant des petites touches empruntées aux histoires qu'il m'arrive de traduire. L'exemple le plus probant est l'inclusion de Ghost Woman dans Dark Fates, officialisée dans la nouvelle "La femme fantôme". Mon idée est d'ajouter une strate complémentaire à une histoire neuve, et non de m'appuyer complètement sur le passé pour raconter mon histoire. Pour autant, hors de question de dénigrer les auteurs qui ne suivent pas ma méthode, puisque je suis très friand de voir à chaque fois ce que les créateurs, qu'ils soient mes amis ou non, peuvent bien faire des jouets bien connus qu'ils ont à leur disposition.

En conclusion, il n'y a pas de bonne ou mauvaise façon de faire : il y a celle qui vous convient. Dans tous les cas, donnez-vous à fond.

dimanche 24 juillet 2022

Une petite histoire brûlante

 

Ce billet est un complément à l'arcadianecdote des 10 ans que j'ai postée sur le blog d'Arcadia.

Il revient sur les jours qui ont vu se développer le projet Forgotten Generation. Toutefois, je vais éviter de faire trop dans la redite, parce que le sujet a été quand même pas mal traité. 

Ou comment nous sommes passés de l'image de gauche à celle de droite.



Il est de notoriété publique, désormais, que les graines véritables ont commencé à être plantées fin 2007/début 2008, par mes nombreux échanges avec Sophie, dont je voyais le potentiel artistique. Il est aussi de notoriété publique que le projet a été présenté sur le forum de La Tour Des Héros. Voilà pourquoi sur la couverture de Brûlant, représentant Arsinoë de World Justice, vous pouvez trouver ce logo naïf de LTDH.

Pourquoi Brûlant ? Parce que je trouvais, à l'époque, que ce serait cool de reprendre le nom d'un vieux magazine. Non mais, en fait, même maintenant, j'adorerais faire ça. Et n'oubliez pas qu'à l'époque, Strange venait d'être relancé par Organic Comix. Mais c'est aussi parce que mon modèle avoué, c'était les petits formats Arédit-Artima, avec leurs histoires de complément tirées de titres horrifiques. Finalement, cette couverture était plus un petit délire/hommage qu'un prototype, et nous sommes partis sur un titre original.

Et pourquoi Fantomah ? Parce que je trouvais le concept intéressant et qu'il fournissait un bon contrepoint avec nos BD originales. Je crois que Stardust (autre BD de Fletcher Hanks haute en puissance expérimentale) aussi avait été envisagé à une autre période. Mais le problème, c'est que chez Actes Sud, ils avaient déjà publié la moitié de ces épisodes dans un premier volume de l'intégrale des BD de Fletcher Hanks, et finalement, le reste a été publié dans un deuxième volume (ces deux albums ont depuis été réédités en un seul et même épais volume cartonné). Risquer de marcher sur les plates-bandes d'une maison d'édition confirmée n'étant certainement pas le meilleur moyen de commencer, nous avons laissé tomber pour aller chercher The Green Claw

Et un dossier Leiji Matsumoto ? Alors là, c'est parce qu'on avait pensé mettre du rédactionnel, et quoi de mieux qu'un dossier sur un mangaka à l'œuvre marquante ? Car oui, le vaisseau d'Albator a donné son nom à l'association, au bout du compte. Leiji Matsumoto est un auteur dont j'apprécie particulièrement la production. Dès lors, pourquoi avoir laissé tomber les dossiers ? Je crois qu'on a privilégié le contenu BD/création. On a bien eu une page rédactionnelle sur Jack Cole, mais bon... Je réfléchis parfois à remettre plus de rédactionnel dans Forgotten Generation, mais je ne suis pas sûr qu'il y en ait besoin pour le moment, vu que les numéros sont déjà bien remplis. On verra.

Et enfin... que sont ces trois cristaux sur le logo de Dark Fates ? Je crois que c'est une piste que j'ai oubliée, bien que je viens de ramener cette histoire de cristaux dans FG6. Mais quand vous le reverrez, ce ne sera plus lui.

Ah oui, entre le dessin de gauche et le dessin de droite, il s'est écoulé 10 ans !

vendredi 1 juillet 2022

Dark Fates, seconde vie

Encore un billet que je commence à écrire, comme bien d'autres en mai et juin. Cette fois, c'est pour parler à nouveau de cette bande dessinée qui rythme ma vie depuis bien longtemps : je veux bien sûr parler de Dark Fates.

Résumons : j'ai dessiné le premier épisode en 2008 pendant un semestre déjà validé. J'ai pris le projet qui me tentait le plus et je me suis lancé sans trop de filet. Puis j'ai enchaîné avec le deuxième épisode un peu plus tard, et commencé le troisième avant de m'arrêter en 2009, attendant la publication effective des deux premiers. Dark Fates a commencé à être publié dans Forgotten Generation à partir de mars 2011, soit trois ans après avoir été dessiné. J'avais vachement évolué entretemps, j'ai eu quelques critiques là-dessus, ce qui fait que j'ai commencé à proposer des pages toutes neuves à partir de 2012, ce qui n'est pas plus mal.

Je n'avais pas vraiment prévu la périodicité de Forgotten Generation. J'avais dû me dire qu'en sortir deux par an serait bien, mais n'étant pas tout seul à faire le bouquin, il a fallu s'harmoniser. La périodicité s'est donc fixée par défaut à un numéro par an. 

Puis les festivals se sont multipliés, et l'envie de proposer des rééditions de Dark Fates en albums s'est fait ressentir. Malheureusement, la périodicité annuelle n'est pas idéale pour une saga, et encore plus quand il y a trop de différences de niveau entre le début et le présent, et il faudrait tout refaire pour harmoniser l'ensemble. Alors, que faire ? J'ai opté pour une solution simple : ne rien changer, mais diffuser les archives sur Internet.

Il ne s'agit pas d'un divorce avec Arcadia Graphic Studio, puisque j'ai encore beaucoup de projets à concrétiser avec l'association et ses membres, et je suis fortement emballé en voyant ce qu'on prépare. Dark Fates va juste bénéficier d'une vie supplémentaire sur Mangadraft, un complément pour faire découvrir mon univers. Vous retrouverez toujours Ewen Merrick au sommaire de Forgotten Generation et en tandem avec d'autres illustres personnages publiés dans les pages de la revue.

Voici donc le moyen de découvrir ou redécouvrir Dark Fates et mon évolution dans la BD :

https://www.mangadraft.com/comics/dark-fates


L'avenir se joue actuellement, mais fera l'objet d'une bonne grosse news sur le site d'Arcadia. En attendant, vous pourrez retrouver un inédit de Dark Fates dans Forgotten Generation 6, en vente très bientôt !

mardi 18 janvier 2022

Les archives secrètes : Claire Djarvick (et les sombres thématiques)

 

Après avoir étudié le billet du 18 décembre avec Xavier Enrikchen, ça tombait sous le sens que celui du 19 décembre soit consacré à Claire Djarvick, puisque l'un ne va pas sans l'autre. Cependant, j'ai déjà pas mal abordé les Challengers du Macabre dans le billet précédent, donc je vais essayer de ne pas me répéter. 

Retour en 1998. Changement de classe, changement de pas mal de choses, et... premiers émois. Une fille inaccessible au premier abord (bien que plus complexe qu'elle ne semblait l'être), à qui j'ai du mal à parler, mais qu'importe, j'en fais un avatar, Claire Djarvick, dans les Challengers du Macabre, où elle devient, en gros, la mascotte de l'équipe. Cependant, elle aura un rôle beaucoup plus central et tragique dans la nouvelle de 1999. Mais à l'origine, elle devait être clonée, et son clone, Ale Celia, devait donner naissance à la future Venomous Girl quelques années plus tard. Il y avait donc un lien entre les deux projets à l'époque, mais c'était bien tarabiscoté, et il y avait pas mal de private jokes en prime. Et son père, CD Hunter, devait venger sa mort.

Quand j'ai remis Dark Fates sur les rails en 2008, j'ai également repris le personnage de Claire Djarvick, et j'ai dégagé le projet de tout lien avec quoi que ce soit d'autre. Donc plus question d'univers partagé et de super-héros. J'ai conservé les grandes lignes de Claire pour illustrer le deuil et l'abandon. J'ai changé pas mal de choses, mais j'avais encore besoin d'exorciser certains démons. Et quelque part, ce sont ces mêmes démons qui m'ont remis sur la voie du dessin et de Dark Fates en 2006. Un deuil, un traumatisme... c'était 1999 à nouveau. 

J'avais déjà traité un peu du deuil dans Venomous Girl fin 2005. Il fallait que j'aborde à nouveau le sujet pour raconter l'histoire que je voulais raconter. Mon goût pour l'horrifique et le glauque a fini par l'emporter. Les Challengers du Macabre héroïques sans costumes ne sont plus qu'un souvenir au fond de mon coffre à jouets métaphorique. Mais si j'avais développé cette BD à l'époque, d'une manière ou d'une autre, comment le cap de l'été 1999 aurait-il été franchi ? Aurais-je fait la même chose ? L'aurais-je fait en BD ? Les quelques lecteurs auraient-ils suivi ? Avec des si... ben, on peut faire des meubles. Je suis sûr que si j'appliquais la méthode "Et si... ?" à toutes mes créations, j'aurais de quoi alimenter ce blog jusqu'à l'an prochain... et accessoirement, me faire traiter de plagiaire, puisque Marvel le fait depuis 60 ans (et depuis un ou deux ans sur Disney +). Remarquez, chez DC, ils ont les Elseworlds, un concept finalement pas si éloigné que ça, reposant sur des variations plus ou moins poussées de l'univers de base. Mais je digresse.

Pour revenir à Claire Djarvick, elle était brune, à la base. Comme son modèle. Mais à partir du moment où j'avais Zira Ondalli qui était brune pour aller avec ses origines, je me suis dit qu'il fallait une blonde par contraste, comme dans Mulholland Drive. Quant à ses tenues, je me suis inspiré de la mode de 1999-2000, ce qui tombe bien, car c'est dans cette période que j'ai choisi de situer Dark Fates.

Les couleurs du dessin sont l'œuvre de Gaëtan Degasperi. J'espère qu'il va bien. Je mène des recherches actives.

Je pense que ça ira pour aujourd'hui. Le prochain billet est déjà programmé.

lundi 17 janvier 2022

Les archives secrètes : Xavier Enrikchen (et l'ère pré-Internet)

 

On passe maintenant au billet du 18 décembre, sur lequel j'aurai un peu plus de choses à dire, vu que je suis seul maître à bord de Dark Fates.

Donc voilà. Septembre 1998. Judgment Day d'Alan Moore d'un côté. Amalgam II de l'autre. En lisant le premier, j'ai eu une grosse poussée d'inspiration et décidé de créer mon propre univers, que j'espérais étendre avec l'aide de quelques camarades. Vous n'avez jamais eu entendu parler de ça ? Les quelques rares pages de BD (quatre au total, si mes souvenirs sont bons) qui en sont sorties ont disparu, donc c'est normal. Cette période était charnière pour moi, parce que j'étais dans une nouvelle classe, débarrassé de certains éléments perturbateurs, et... je n'étais plus au club journal. Vu que toutes mes idées étaient retoquées pour des prétextes fallacieux, mais en réalité pour cause de vengeance personnelle de la part de l'emploi jeune qui s'occupait du club (elle était en froid avec ma tante). La réalité des petites villes, quoi. Je me suis donc dit que, faute d'avoir un support officiel, j'allais m'en faire un qui le serait moins, quitte à faire les photocopies moi-même. 

Relisez la date : en 1998, nul n'avait encore entendu parler de webcomics, car tout le monde était loin d'être équipé d'un ordinateur en premier lieu, et surtout d'une connexion Internet. De plus, je n'avais pas non plus de scanner. Pas sûr, toutefois, que j'aurais beaucoup plus produit si j'avais été équipé : j'avais trop d'idées et pas assez de bras (je n'en avais que deux). Et je ne connaissais personne qui savait tenir un crayon dans le collège. Donc pas de soutien. Par conséquent, cet univers, je le développais à coups de dessins dans mon cahier.

Le projet qui s'est renforcé avec le temps, c'est Les Challengers du Macabre. Pourquoi ce titre ? Parce que Amalgam II et Challengers of the Fantastic. Et l'idée de ce projet de BD, c'était de faire, à la base, des super-héros sans costumes face à des monstres, des vampires, etc. J'avais Rob Zombie dans les oreilles tous les jours, et le fait d'avoir 13 ans m'avait ouvert à tout un pan culturel que je ne pouvais pas connaître avant, surtout que le phénomène Halloween pointait son nez en France. Et il était aussi fort logique qu'un des personnages des Challengers soit un mec au passé mystérieux, difficile à tuer et armé d'un bâton (je vous laisse deviner les deux personnages qui m'ont inspiré). Et c'est en lisant la BD Fax de Sarajevo de Joe Kubert que j'ai travaillé son passé en ex-Yougoslavie. Xavier Enrikchen est donc né de ce carrefour d'influences. 

Les Challengers du Macabre allaient connaître, en 1999, une nouvelle presque inachevée, que j'écrivais à peu près n'importe quand sur mes moments libres. Ca partait un peu dans tous les sens et ce n'était pas gai. J'ignore où se trouvent ces pages en ce moment, car elles n'ont jamais été numérisées, mais je me suis quand même inspiré de la trame de l'histoire pour deux chapitres de Dark Fates. Il y a eu beaucoup de changements, mais le résultat reste macabre à souhait. Alors non, ça n'a pas été facile à mettre en scène, mais c'était cathartique. Et puis ça a été publié sur du beau papier. C'est commandable sur l'Arcadia Store, Oui, je fais un peu de pub, parce qu'avec le virus qui nous embête depuis deux ans, nos revenus se sont écroulés. 

Bon, toutefois, concernant les Challengers du Macabre, je ne suis pas sûr que vous ayez raté grand-chose, car j'étais assez limité en dessin et en narration à cette époque. De plus, les histoires prévues étaient bordéliques. Mais qui sait ? Peut-être qu'en fin de compte, si j'avais eu du soutien à l'époque pour faire des planches régulièrement, j'aurais pu évoluer petit à petit et gagner un petit cercle de passionnés ? On ne le saura jamais.

lundi 3 janvier 2022

Bonne année 2022



Que cette année soit la meilleure possible malgré un contexte pas évident.

mercredi 29 décembre 2021

Les archives secrètes : 2011 (addendum du blog Arcadia)

Remontons un peu le temps jusqu'au 2 décembre 2021 sur le blog d'Arcadia. Oui, j'ai dit un peu, c'est vraiment un peu.

Maxime Saint Michel (scénariste en chef), peu de temps avant, nous a exprimé la bonne idée qu'il venait d'avoir : "Et si on faisait un calendrier de l'Avent Arcadia sous forme de rétrospective ?" Ainsi commença la longue opération "Calendrier de l'Avent", dont la mise en place s'est fait très rapidement (lire : un peu à l'arrache). Un exercice plutôt plaisant, puisque nous sommes repartis dans nos archives pour en extirper des personnages reconnus et d'autres plus obscurs, sur fond d'anecdotes personnelles. Personnellement, j'aurais aimé proposer plus de mes dessins en couleurs, mais il n'y avait tout simplement pas le temps. 

Normalement, on devait poster un personnage par jour, mais dans mon empressement rétrospectif, j'ai posté ma carte de vœux Dark Fates de 2011, avec Ewen Merrick ET Zira Ondalli. C'est là ma seule entorse à la règle. Côté anecdotes, il fallait quelque chose de suffisamment inédit pour marquer le coup, mais de suffisamment concis.

Et c'est là que je me dis qu'en fait, je continuerais bien les anecdotes en poussant un peu plus le côté personnel. Alors c'est parti !

Le premier janvier 2011, ça a été une journée plutôt calme qui a suivi une soirée plutôt calme aussi. Je voulais faire quelque chose de constructif tout en testant mes nouveaux feutres, et c'est là que j'ai eu l'idée de faire des cartes de vœux, dont une Dark Fates. 

J'avais reçu un SMS quelques heures auparavant : "Que cette nouvelle année soit celle de ton fanzine !". Parce que oui, Forgotten Generation avait du retard à l'allumage pour plusieurs raisons, mais pas celles qui ont pu circuler. 

Et effectivement, 2011 a été l'année de Forgotten Generation, sous une forme imprévue. Elle a aussi été l'année où j'ai passé mon permis B et pris des cours de modèle vivant. Mon style a progressé en quelques mois. La carte que vous voyez ici est donc une capture de comment je dessinais à l'instant T. Mes visages étaient plus allongés, plus géométriques. Pourtant, j'ai longtemps conservé ce dessin dans mon portfolio pour son côté symbolique, une nouvelle tradition, une renaissance après une année très dure, des promesses de lendemains qui chantent, etc. Ceux qui me connaissent ou qui m'ont parlé un an après savent que je ne tenais plus le même discours en janvier 2012...

Cette illustration de Dark Fates dénote donc de la plupart que j'ai pu faire par son aspect coloré, festif, naïf, et par ses personnages accoutrés d'une façon qu'on ne leur connaît pas. 

Puis est venu le mois de mars, et le monde a enfin pu connaître Ewen Merrick, Zira Ondalli et les autres autrement que par des dessins épars. Et cerise sur le gâteau, Zira a été présentée à son modèle car, oui, je me suis inspiré d'une amie de lycée pour développer le personnage. 

Ainsi s'achève ce premier rendez-vous dans les archives. Revenez vite pour la suite !

 

samedi 4 janvier 2020

Bonne année !

Bonne année ! Cette année, je vous retrouverai aux côtés de Venomous Girl, Red Ann (dans Esprit Vengeur) et Ewen Merrick (dans Dark Fates) !

jeudi 31 octobre 2019

Dark Fates : 31 octobre (nouvelle)

Bonjour à toutes et à tous, 

Je n'ai pas écrit de nouvelle pour Halloween cette année, du coup je vous partage celle que j'ai écrite l'an dernier pour le blog d'Arcadia Graphic Studio.

Il s'agit d'une version alternative de Dark Fates, où les personnages ont évolué d'une autre façon. Les illustrations sont issues de la session Inktober 2018, à l'exception de la dernière qui a été réalisée spécialement.

Bonne lecture !


31 octobre





31 octobre. Les citrouilles, fantômes et sorcières avaient commencé à envahir timidement les rues de Kaltsee, principalement à l’initiative des commerçants qui avaient vu en cette fête étrangère un moyen de s’assurer une petite manne financière, entre la rentrée des classes et avant la fête de Noël. Mais cette tradition commerciale était marquée, cette année, par l’irruption de véritables visions de cauchemar, quelques mois plus tôt. Pendant la nuit de Walpurgis, les morts s’étaient en effet relevés de leurs tombes, laissant dans leur sillage plusieurs victimes avant de disparaître d’un coup. Les cœurs étaient donc moins à la fête pour se costumer en revenants. Seuls, les plus téméraires auront choisi de vaincre leurs peurs pour s’amuser en incarnant des créatures rejetées par l’enfer, mais la plupart auront préféré opter pour des déguisements plus neutres ou plus drôles.

Cependant, Claire Djarvick goûtait peu cette tradition nouvelle. À vrai dire, elle se tenait à l’écart des rassemblements depuis plusieurs mois, depuis la mort de Xavier Enrikchen, son petit ami, et tout ce que Halloween lui rappelait, c’était le dernier jour d’octobre, la veille de la Toussaint, le jour où l’on fleurit les tombes des êtres chers. Elle se préparait psychologiquement à aller au cimetière, pour se recueillir pour la première fois face à la stèle de son amour disparu, accepter l’inacceptable. En cette fin de journée, elle n’était donc pas d’humeur à aller faire la fête, alors elle avait décidé d’évacuer ses noires pensées à la salle de sport.

Dans le vestiaire bien moins peuplé qu’à l’accoutumée, Claire se rappela les événements des mois passés : comment Joe Gillian était venu chez elle annoncer la nouvelle funeste, comment elle l’avait accueillie, et comment sa vie aurait pu devenir un enfer. Fort heureusement, ses parents l’avaient soutenue du mieux qu’ils le pouvaient, l’aidant à se débarrasser de sa mauvaise hygiène de vie et à pratiquer une activité qui lui faisait du bien. Claire avait donc choisi de s’inscrire à la salle de sport, remplaçant les cigarettes et l’alcool par l’effort soutenu d’une activité sportive. En enfilant sa brassière et son short, elle se disait qu’elle était une toute autre personne, du moins tant que l’effort physique continuait ; c’est pourquoi elle tenait à rester le plus longtemps possible à profiter des installations à sa disposition, afin d’éloigner le moment où elle devrait ressortir et affronter son mal-être.



En sortant du vestiaire, Claire se remémora le chemin qu’elle avait parcouru jusqu’à la salle, et son intrigante rencontre avec Ewen Merrick quelques minutes plus tôt. Elle n’avait pas vu le jeune sorcier depuis des mois, et leur dernière rencontre avait été mouvementée. Claire l’observa de loin : il paraissait confus et désespéré. Quand il fut enfin à sa hauteur, il l’interpella maladroitement. « Zira n’est pas rentrée depuis deux jours », lâcha-t-il au bout de quelques secondes. Le nom de Zira Ondalli faisait ressurgir des souvenirs dans la tête de Claire, des souvenirs peu flatteurs. Elle se souvenait d’une jeune femme agressive envers Xavier, et à la personnalité moins positive que ce qu’elle laissait entendre d’elle à la radio. Elles ne s’étaient d’ailleurs plus parlé depuis la mort de Xavier, Claire ayant décidé de couper les ponts délibérément, et Zira n’ayant pas essayé de renouer le contact de son côté. Pourtant, à voir Ewen aussi désemparé, elle eut de la peine pour lui, et commença à s’inquiéter pour Zira.

Dans la salle, l’affluence était maigre. Peut-être que les habitués avaient décidé de célébrer Halloween en famille plutôt que de s’entraîner ?

Deux heures passèrent. Dehors, la nuit était tombée, et plusieurs personnes avaient déjà quitté la salle. Claire fit une pause pour boire un peu d’eau. À ce moment, elle s’aperçut qu’un homme complètement hagard était entré. Il se tenait sur le pas de la porte quand un des entraîneurs finit par s’approcher de lui, lui demandant ce qu’il voulait. Il y eut une seconde pendant laquelle l’homme hagard se figea complètement, puis sauta à la gorge de l’entraîneur. Deux autres hommes entrèrent pendant que le premier buvait goulûment le sang de sa victime, mais eux avaient l’air plus alertes et avaient leurs yeux injectés de sang dirigés vers les quelques personnes qui s’entraînaient dans la salle, et ils commençaient à se précipiter vers leurs proies.

Nul ne semblait en croire ses yeux, mais le mot fut lâché : vampire. Il était impossible qu’il s’agît d’une mise en scène d’Halloween, et si la nuit de Walpurgis avait bien démontré une chose, c’était que l’incroyable et l’impossible faisaient désormais partie du quotidien. Quand une femme – un vampire - entra à son tour dans la salle de sport, la panique gagna tout le monde. Claire, elle, était miraculeusement hors du champ de vision des vampires, et en profita pour gagner la sortie de secours. À peine à l’air libre, elle se mit à courir droit devant elle, remarquant à peine les corps sans vie qui gisaient le long de la rue.

Filant aussi vite qu’elle le pouvait, elle se rendit compte qu’elle passait dans une rue qui lui était familière, au bout de laquelle se trouvait le magasin « El Marino », tenu par Juan Cazaro, qui avait hébergé Xavier pendant des mois. La pensée de revoir l’antipathique vendeur rassura pourtant Claire, qui se précipita dans la boutique. Les lumières étaient éteintes, et une odeur pestilentielle flottait. Dans l’obscurité, Claire devina deux corps étendus sur le sol, qu’elle enjamba pour accéder aux interrupteurs derrière le comptoir. Le magasin fut éclairé en quelques secondes. Les corps sur le sol étaient ceux de deux femmes. Claire observa autour d’elle afin de voir si Juan était encore dans les parages, mais elle comprit vite que la masse sombre qu’elle avait vue dans le noir n’était autre que le corps exsangue de l’Espagnol, qui s’était battu jusqu’à la fin. Claire porta la main à son cœur, une façon de rendre un dernier hommage à cet homme qu’elle n’avait jamais aimé, et réciproquement, avant de fouiller derrière le comptoir à la recherche de tout ce qui pourrait lui être utile. Elle s’empara d’un sac et y glissa le long couteau de Juan, ainsi que des fusées éclairantes et un pieu qu’elle eut du mal à extirper du cœur d’un des cadavres de vampires.

Claire pensa alors à ses parents, et se dit qu’elle devrait essayer de les rejoindre. Mais la maison était trop loin, et elle avait une dernière halte à faire qui pouvait remettre les choses dans l’ordre. L’appartement que partageaient Zira Ondalli et Ewen Merrick n’était pas si loin, et c’était peut-être la seule chance pour la ville de Kaltsee de ne pas céder à l’emprise des vampires.





À nouveau une course rapide, et Claire fut devant la porte. Elle prit quelques secondes pour reprendre son souffle, puis entra sans sonner. Seule, une petite lampe éclairait la pièce de vie… et la silhouette d’une femme.

« Claire ? C’est toi ? » demanda-t-elle.

Cette voix ne lui était pas inconnue ; au contraire, elle était reconnue de toute la ville pour son émission qui apportait des conseils et un peu de baume au cœur de nombreux jeunes et moins jeunes. Claire se risqua donc à répondre :

« Oui. Zira, c’est toi ? Ewen m’a dit que tu avais disparu.

La silhouette se déplaça dans la lumière, et Claire comprit immédiatement pourquoi elle ne l’avait pas reconnue : Zira portait un corset et une longue jupe dévoilant sa jambe gauche gainée d’un bas en résille. Sa coiffure elle-même était différente, plus sophistiquée. Claire avait toujours considéré l’habillement de Zira sans aucun goût, aussi la voir ainsi parée la rendait méconnaissable à ses yeux.


- C’est moi, lui dit-elle sobrement. Je suis revenue.

- Quelle incroyable transformation, souffla Claire.

- N’est-ce pas ? (Zira fit une pause) Oh, tu parles de mes habits ? J’en ai toujours rêvé. »

Elle fit un tour sur elle-même, faisant virevolter sa jupe.

«  Une deuxième vie, ça change tout », reprit-elle.

À ce moment, Claire contempla ses yeux : ils étaient injectés de sang. Comme si Zira avait anticipé la question, elle répondit :

«  Oui, j’en suis une. Tu ne te doutes pas à quel point c’est libérateur. »

Claire plongea la main dans le sac pour s’emparer du pieu, tandis que Zira continuait :

« Je me suis déjà nourrie ce soir. Je suis repue. Tu peux donc partir tranquille… ou nous rejoindre ! »

À ces mots, Zira fondit sur Claire, qui sortit hâtivement le pieu du sac et frappa la vampire à la tempe. Profitant du fait que son adversaire devenait chancelante, Claire prit la fuite, oubliant le sac dans sa hâte. Elle se mit à courir vers les bois sans regarder en arrière. Elle était désorientée, et plus rien ne comptait à présent qu’échapper à la créature qu’était devenue Zira Ondalli. Hors d’haleine, elle finit par s’effondrer derrière un arbre. Il lui fallut plusieurs minutes pour reprendre son souffle et ses esprits. Qu’est-ce qui avait fait de Zira un vampire ? Avait-elle tué Ewen Merrick ? Et si… ? L’espace d’un instant, elle eut une révélation : et si Xavier était aussi devenu un vampire ? Il serait sans doute venu chercher Claire, ou…

À mesure que ses tympans ne faisaient plus résonner son pouls, elle commençait à mieux appréhender son environnement : à une dizaine de mètres devant elle, elle pouvait entendre le léger bruissement de l’eau de la rivière, rivière qu’elle voyait de manière assez distincte. Les bois, étrangement, étaient silencieux, comme avant une tempête. Pendant quelques secondes, Claire retrouva son calme, comme si son coup de frayeur n’avait pas eu de cause sérieuse ; mais ce calme fut vite rompu par des pas dans les feuilles desséchées, à quelques mètres derrière elle. 



« Inutile de te cacher », retentit la voix de Zira. « Je sens parfaitement ton odeur. »

Claire sentit son pouls s’accélérer. Serrant le pieu dans son poing, elle se redressa contre l’arbre. Elle prit une longue inspiration, puis sortit de sa cachette.

Zira semblait encore toute fraîche, comme si elle n’avait fait aucun effort pour rejoindre sa victime. Sa poitrine, mise en valeur par son corset, ne se soulevait absolument pas. Claire, elle, luttait pour tenir debout malgré ses jambes flageolantes. Finalement, elle brandit son pieu en avant, résignée, en lâchant « Je te préférais quand tu étais dans la radio, Zira ! » pour se donner du courage.

Le combat qui s’ensuivit était déloyal. Claire, transie de peur, devait se battre contre une Zira en parfaite possession de ses moyens, et dont la nouvelle nature vampirique l’avait dotée de nouvelles capacités qui l’élevaient au-dessus de la condition humaine. Pendant plusieurs minutes, Claire reçut plusieurs coups assénés avec le plus grand des calmes, mais elle trouva toutefois la force de se relever à chaque fois. Elle réussit à porter elle-même plusieurs coups de pieu à son adversaire, mais jamais au bon endroit ni avec assez de force. Mais au bout de trop nombreux coups portés à sa tête, Claire finit par ne plus être capable de se relever.

Zira se pencha sur sa proie, la bouche grande ouverte sur des crocs qui n’attendaient que de plonger dans une jugulaire. Cette fois, aucun discours ne venait se poser en prélude, il ne restait que l’envie primaire de tuer. Claire sentit sa tête tourner alors que les dents acérées commençaient à toucher sa chair. Elle était perdue, elle se sentait déjà partir quand elle entendit une voix criant des mots qu’elle ne reconnaissait pas, mais qui étaient en réalité issus d’une langue très ancienne. Un bruit sourd accompagna une explosion liquide et visqueuse qui lui macula le visage et la poitrine.

Les crocs n’avaient pas pénétré sa chair, et Claire, abasourdie, vit s’effondrer le corps désormais sans tête et sanguinolent de Zira. Elle remarqua aussi une silhouette s’avancer vers elle et lui tendre la main. Le sceptre qui était dans l’autre eut un effet rassurant sur Claire.

« Ewen ! »

Celui-ci, dos au clair de lune, mit quelques secondes avant de répondre :

« Oui, c’est bien moi. C’est terminé pour elle, à présent. »

Claire prit la main de son sauveur et se redressa, les fluides de Zira coulant de sa brassière jusqu’à son nombril. Elle s’essuya tant bien que mal, mais elle savait qu’elle avait devoir prendre de longs bains pour se débarrasser du sang et de la sensation désagréable de la cervelle sur sa peau.

Ensemble, ils marchèrent main dans la main jusqu’à rejoindre la route. La lune éblouissait Claire, qui se tourna alors vers Ewen. Levant la tête, elle le trouva étrangement calme. Voyant qu’elle s’arrêtait, Ewen regarda Claire dont le visage passa alors au blanc.

« Ewen ! Tes yeux ! »

En guise de réponse, il resserra sa poigne et se pencha vers elle.

jeudi 11 juillet 2019

Destins obscurs, jours obscurs, dessins obscurs


Voilà maintenant 11 ans et quelques que j'ai crayonné la première planche de Dark Fates. Je ne me souviens plus très bien quel mois c'était, mais c'était bien en l'an 2008.

A l'époque, première BD d'ambition oblige, j'ai voulu me donner moins de travail et dessiner directement au format A5, ce qui, avec le recul, n'est pas l'idée du siècle. Je suis actuellement à l'étroit dans le A4, pour tout dire. Pour ces 20 pages, je savais à peu près où je voulais aller, et ça tombait bien, parce que justement, j'y suis arrivé. Le temps passant, sûrement début 2009, j'ai dessiné le deuxième épisode, en A5, puis commencé le troisième au même format quelques mois plus tard alors que le premier n'était toujours pas publié. Parce que oui, il faut savoir qu'il peut se passer un certain temps entre l'exécution et la publication, parce qu'il y a un tas de problèmes à régler, surtout quand on se lance sans s'y connaître. Et ça m'a coûté un collaborateur.

Par la suite, j'ai ajouté des histoires courtes, mais pour les derniers épisodes, je suis repassé à 20 pages, indispensable pour raconter ce que j'avais en tête. L'épisode 7, "La spirale descendante" (on parle plutôt de "spirale infernale" dans ces cas-là), je l'ai plus ou moins présenté comme une adaptation d'une nouvelle que j'avais écrite en 1999. A l'époque, j'avais une proto-version de Dark Fates sur laquelle j'usais mes crayons sans en sortir vraiment du concret, et l'équipe des Challengers était différente. Claire, Xavier et Juan étaient déjà de la partie, mais il y avait deux autres personnages nommés Victor (un vampire, si je me souviens bien) et Nick (un loup-garou). Les deux morts que l'on voit dans Dark Fates étaient déjà là à l'époque, et étaient imputables à Victor, si mes souvenirs sont bons. En fait, c'est assez confus. Le texte a été écrit sur des cahiers et des feuilles volantes, et il arrivait bien des malheurs à Claire Djarvick, qui rencontrait pas mal de protagonistes de mon proto-univers. Il y avait des passages bizarres, d'autres humoristiques, mais la tonalité était bien dramatique, se concluant par la mort de vous-savez-qui. La conséquence, c'était que les créatures surnaturelles allaient être pourchassées. Mais comme c'était une époque confuse et que je n'ai jamais pris le temps de me poser pour faire UN truc précis (à part cette nouvelle qui occupait mes heures d'étude), l'idée est restée inachevée. En 2002, Ewen Merrick est arrivé dans un deuxième projet sans lien. A partir de là, je vous renvoie à mon interview sur le site d'Arcadia, qui resitue bien les choses : http://arcadiagraphicstudio.blogspot.com/2019/05/interviews-arcadiennes-florian-r-guillon.html

Donc, au final, je n'ai gardé que la moelle de cette histoire, et ai fabriqué le reste avec cet univers que je construisais petit à petit. Il m'a fallu 20 ans pour sortir ça, ce qui est beaucoup, mais il a fallu prendre le temps de mûrir.

Et aujourd'hui, je vois qu'il me reste cinq planches à encrer (et tout à coloriser après) pour achever cette histoire. Une fois tout finalisé, aurai-je enfin mis derrière moi l'adolescent de 14 ans qui bâtissait des univers en ayant grandi trop vite ? Je ne sais pas. En fait, je suis à peu près sûr que de cette période, il me reste encore des choses à tirer. Venomous Girl, par exemple, ou l'exorcisme des années collège.

Créer, c'est un investissement émotionnel. On donne toujours un peu de soi-même, on mise des choses importantes. Enfin, d'une certaine façon. Dark Fates, c'est clairement ça. Je ne suis pas sûr que ce sera le cas si j'écris un jour une reprise d'un titre historique.

Pour dessiner, j'écoute traditionnellement de la musique, mais dernièrement, je me suis découvert un attrait pour les creepypastas et vidéos à contenu horrifique. Après tout, je dessine des monstres et j'essaie de caser des faits paranormaux dans mes BD. Donc, en ce moment, j'écoute pas mal (en fait, c'est un microcosme, puisque les trois bossent souvent ensemble) Mademoiselle McCreepsta, Les histoires de Skull, et ma chouchoute, Daenys Horror Story, que j'ai rencontrée à Bordeaux et que j'espère voir à Poitiers si les organisateurs du Geek Festival veulent bien la convier. Et forcément, à force de les écouter, ça m'inspire, et ça me donne envie de partir sur un nouveau format d'histoire, plus proche de la fiction audio, et de réécrire des nouvelles.

J'ai l'impression que Dark Fates rythme toute ma vie, en fait, en ce moment. Je pense que quand j'en aurai fini avec l'épisode en cours, je prendrai du recul quelques semaines afin de me consacrer à d'autres projets.


mardi 25 décembre 2018

Joyeuses fêtes !

Il fallait s'y attendre : depuis le dernier billet, le temps a encore filé, et on est déjà à la fin de l'année ! Et là, vous vous demandez sûrement ce qui m'a tenu occupé loin de ce blog pendant tout ce temps.

Sachez déjà que j'avais commencé un billet dans la foulée du précédent, et qu'il est intitulé "Gentlemen extraordinaires", rapport à la littérature, tout ça. Mais il est pas fini.

Il y a eu aussi le marronnier d'octobre, à savoir Inktober, qui m'a tenu en haleine pendant tout le mois (même si je n'ai fait "que" 29 dessins sur 31), sachant qu'en parallèle, j'ai dû monter le concours Forgotten Monsters pour Arcadia Graphic Studio, sans oublier que je devais préparer une nouvelle et une illustration originales pour Halloween. Puis est arrivé le projet BK où il a fallu que je nettoie et traduise des pages en pagaille, là aussi un travail de longue haleine. Sauf que malheureusement, pour des raisons évidentes, je dois divulguer les infos au compte-gouttes. Et en raison du surcroît d'activités liées au mois de décembre, sortir ce nouvel album en cette fin d'année va être difficile. 

Et n'oublions pas non plus que j'ai dû faire les démarches pour Forgotten Generation 4, plus aller chercher les contreparties, faire les envois et les dédicaces. Et pendant ce temps-là, je n'ai pas pu me lancer dans un dessin plus ambitieux et mettre à profit mes cours de perspective. 

Mais finalement, j'ai pu m'y mettre ! Et j'ai même fait ma pin-up de Noël, Claire Djarvick de Dark Fates, en temps et en heure !

Ah, et puis j'ai oublié de vous dire : j'ai été contacté officiellement pour un nouveau festival. Plus d'infos prochainement.

© Florian R. Guillon

mardi 9 janvier 2018

Bonne année !

Cette carte vous est offerte par Florian R. Guillon (dessin) et Mahmad (couleurs).

Eh oui, nous voilà en 2018, déjà. C'est fou ce que le temps passe vite. Vous vous rendez compte que ça va faire 8 ans que ce blog est ouvert ? 11 ans que j'ai quitté le pays thouarsais ? 9 ans depuis Forgotten Generation 0 ?

Donc oui, j'accuse un coup de vieux, plus un autre coup qui m'a été "asséné" par la vie (sauf que c'est pas un événement négatif, juste, ben... voilà, quoi). J'ai l'impression que mes jeunes jours se sont consumés d'un rien. Alors oui, je pouvais commencer cette année sur une note plus joyeuse, mais il suffit d'un rien pour que mon cerveau panique, donc...

Et pourtant ! J'ai de quoi contrebalancer ce coup de mou et cette année de transition sans Forgotten Generation mais pas sans projets. Ben oui, parce que mine de rien, cette année qui vient de s'écouler, j'ai fait deux festivals, une expo et un événement cinéma où j'ai trouvé à vendre des dessins. Pour 2018, j'ai toujours le festival de Ligugé qui m'accueille comme depuis 5 ans. C'est sur ce même festival que j'ai rencontré, il y a 5 ans, une amatrice de BD intéressée par mes travaux, et qui est devenue l'une de mes meilleures amies. Et j'espère bien que les belles rencontres seront toujours au rendez-vous cette année. Un nouveau projet d'exposition est en cours, ainsi qu'une participation à un gros événement geek qui n'est pas encore actée, mais les projets évoqués avec eux sont particulièrement enthousiasmants. Et j'attends des nouvelles pour savoir à quel salon je me produirai au début de l'été. Alors, le premier qui me dit que je ne fais rien pour faire de nouvelles rencontres, je risque de perdre mon calme légendaire.

Et qu'en est-il de l'artistique au sens propre ? Qui dit nouveau Forgotten Generation pour cette année dit nouvel épisode de Dark Fates, et cette BD est vraiment un défi à chaque épisode... surtout depuis que j'ai regardé les planches parues dans les deux derniers numéros et que je les ai trouvées vachement faibles. Alors oui, cette fois, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes et de passer plus de temps dessus, sortir de ma zone de confort. On verra ce que ça va donner, mais l'histoire est quand même l'adaptation d'une nouvelle que j'ai écrite en 1999, soit il y a... 19 ans. Bien évidemment, je n'ai gardé que quelques morceaux. Peut-être qu'un jour, je la posterai ici, si j'arrive à rassembler tous mes papiers (parce que oui, j'écrivais ça sur du papier, soit au collège, soit chez moi. On est roots ou on l'est pas).

Toujours au programme : la publication de Die Letzte V Fantomah, annoncé depuis 2014. Je publierai cette histoire avec deux autres de Die Letzte, plus quelques autres trucs. Pas de date pour l'instant, mais c'est ma priorité après Dark Fates et FG4. Et puis j'ai aussi des traductions sur le feu. Je sais pas vous, mais moi ça me botterait carrément de rassembler tout ça dans des spéciaux. Oh oui, ce serait génial, et c'est peut-être plus tôt qu'on ne le croit, restez à l'affût.

Que me reste-t-il à dire ?

Bonne année, qu'elle vous soit heureuse, pleine de projets, et puissions-nous nous voir au détour d'un salon, chères lectrices, chers lecteurs !

dimanche 24 décembre 2017

mardi 25 avril 2017

5 ans de FG2 !

Comme vous le savez, ce blog parle de ce dont j'ai envie. Et comme depuis deux jours, tout le monde s'est transformé en analyste politique sur les réseaux sociaux, je préfère rester moi-même et ne pas parler de ces choses-là. Surtout qu'aujourd'hui, c'est les 5 ans de Forgotten Generation 2 !

Un numéro qui a bien montré que c'était un tour de force de sortir 72 pages de BD, sachant qu'en plus je voulais un bimestriel, à la base. Mais force est de constater que je ne suis pas assez productif, ni prévoyant, et surtout, faut bien que l'argent sorte de quelque part. Mais on l'a fait ! On a bien bossé à nouveau pour recommencer l'exploit qui nous a fait sortir le premier numéro ! Mais les circonstances ont été assez spéciales, il faut le reconnaître.

Déjà, pas de World Justice, ni de Raphael. Mes estimés collègues et amis ont dû choisir, et donc les deux épisodes qui étaient commencés restent inachevés. Mais ça ne veut pas dire qu'on ne reverra pas ces personnages un jour. Du coup, on a intégré une petite galerie avec des dessins récents de Sophie, pour montrer qu'elle n'était pas l'oubliée de Forgotten Generation. Ha ha, ho ho. Edwin, lui, a préféré se consacrer à Sentinel. Mais voilà, deux BD en moins, ça faisait un appel d'air qu'il fallait combler.

Heureusement, mon ami Fabien avait dans sa besace la traduction du premier épisode d'Atoman, le premier super-héros atomique, ce qui a permis de placer cette création de Jerry Robinson au sommaire. Et c'est là que, peu de temps après, avant qu'on ait une date de sortie, ledit Jerry Robinson casse sa pipe. On lui glisse donc une petite galerie d'hommages, parce que son travail va bien au-delà d'Atoman et de Batman, et c'est ce qui m'orientera vers ses Black Terror plus tard.

Parler du numéro deux sans mentionner Drak Béryl serait fort malvenu, parce que mine de rien, le héros avait déjà une certaine renommée sur Internet, et ça nous a ajouté trois auteurs au triumvirat de base que nous étions, autant dire que c'était de l'air frais. Mais voilà, les origines de Drak Béryl, ça ne fait pas une très longue BD. Il restait donc encore de la place. Mais pas question de mettre une nouvelle, parce que, comme nous l'avons constaté, la plupart des critiques du numéro 1 passaient complètement sous silence l'existence de la nouvelle L'avènement, allez savoir pourquoi.

C'est là que j'interviens. Parce que les critiques, elles ont bien ciblé le premier épisode de Dark Fates, notamment son style graphique. Il faut reconnaître qu'entre l'exécution et la publication, il s'est écoulé trois ans, et je ne voulais pas refaire les planches, parce que j'avais l'impression que j'allais me mettre à faire du révisionnisme endiablé si je commençais (maintenant, j'ai changé d'avis et je me dis qu'il faut absolument que je retravaille tout le début si je veux en faire une belle publication). Et puis le début in medias res du premier épisode a décontenancé un peu les gens. C'est là qu'est arrivée l'idée de faire une histoire courte de Dark Fates, ce qui permettait non seulement d'ajouter 7 pages au magazine, mais aussi de montrer que mon style avait bien évolué depuis 2009. Une histoire située dans le passé, pour commencer à poser les jalons du reste de la série. Cette histoire, nommée "Alter Mann", d'après une chanson de Rammstein, a été composée avec un peu d'aide de la part de Maxime et ne comporte que peu d'action. Même si rétrospectivement, j'ai des choses à en redire, j'en suis quand même assez fier, car elle a été écrite et dessinée en un temps assez court, et a été facile à mettre en scène.

D'une manière générale, je suis fier de ce numéro deux dans son ensemble. On a vraiment réussi à transformer l'essai. Et encore, ce n'était que le début ! Une belle aventure, dont il reste un exemplaire commandable : qui le veut ? Une seule adresse : http://arcadiagraphicstudio.blogspot.com/

dimanche 8 janvier 2017

Bonne année 2017 !

Que cette nouvelle année soit la meilleure possible pour tout le monde (sauf pour certains candidats à la présidence de la République et leurs supporters, parce qu'il y a des limites, quand même) !

Cette année, je n'ai pas mis les personnages de Dark Fates à l'honneur, pour une fois. La carte de Noël représentait déjà Claire Djarvick (regardez dans les publications de décembre 2016, vous verrez), alors bon, il faut bien varier. Surtout que j'ai fait cette carte non seulement pour moi, mais pour Arcadia Graphic Studio, en choisissant toutefois un personnage qui n'est apparu dans aucune BD pour l'instant. 

Les fidèles de ce blog l'auront deviné, il s'agit de Die Letzte, ma tarzanide rousse et allemande, créée en 2010 sur la dernière feuille du bloc de papier qui m'a fidèlement servi pendant 8 ans (parce que je n'ai pas toujours été très productif en dessin au début du siècle). 

J'avais annoncé à mi-mot (enfin, "annoncé", c'est un peu trop, disons plutôt "insinué") la publication de ses origines dans un Forgotten Generation présente, un projet qui était pensé comme un pendant miniature à Forgotten Generation, dans un format de 5,5 cm par 10 cm. Le but était de proposer des petites histoires différentes vendues dans des petites boîtes surprises, un concept qui a tellement plu à Maxime Saint Michel qu'il a élaboré plusieurs synopsis pour étendre le Madwhite Universe sous ce format. Ça, c'était en 2012. Au final, nos histoires n'ont jamais été finies, et les origines de Die Letzte restaient encore un mystère.

2014 arrive, avec son renouveau d'idées pour Forgotten Generation, dont mon idée de proposer un webcomic Die Letzte contre Fantomah, car j'avais toujours dans l'optique de terminer le récit de ses origines. Originellement prévu en quatre pages pour le printemps, le projet a été interrompu on ne sait comment alors que tout était déjà fait (sauf le lettrage). Puis les planches se sont éparpillées, et la quatrième se perd. 

Décembre 2016, c'est le début officiel du travail sur le nouvel épisode de Dark Fates. Un truc ambitieux, donc vachement dur à produire. D'où un blocage temporaire. Et puis j'avais commencé à réunir les pages de Die Letzte contre Fantomah. Et ne retrouvant toujours pas la dernière, je me suis dit "Autant la refaire complètement". Et là, je me suis retrouvé à allonger l'histoire, en crayonnant pas moins de quatre pages ! Alors, certes, ça donne une histoire de sept pages en tout, mais j'ai éprouvé une certaine facilité à y arriver, tellement que ça m'a remotivé à retravailler sur Die Letzte et recommencer l'histoire de ses origines, cette fois racontées au format A4.

Voilà, ça veut donc dire que Die Letzte est de nouveau sous les feux de la rampe pour cette nouvelle année. Elle aura au moins deux récits à son actif en 2017, pour parution dans... Forgotten Generation ? Peut-être pas. Restez à l'affût, parce que ce sujet va être bientôt au cœur de l'actualité. (bon, pas celle avec un grand A, mais je pense que vous aurez compris)
 

dimanche 25 décembre 2016

mercredi 15 juin 2016

En exposition jusqu'au 1er juillet !


Je fais donc ma première exposition en ce moment au Centre Communal d'Action Sociale de Poitiers. C'est un début, et je devrais normalement poursuivre avec une autre exposition dans un endroit plus spacieux. Comme dit l'expression : "Même les nains ont commencé petit." 

C'est donc 25 originaux de planches et d'illustrations de Dark Fates qui sont exposées tout ce mois à l'accueil. Si vous êtes dans le coin, n'hésitez pas à entrer ! (par contre, il n'y a pas d'affiche à l'extérieur pour signaler l'expo, alors regardez bien)

jeudi 30 juillet 2015

Dark Fates épisode 5 : la genèse

Vous avez toujours voulu savoir comment on fait un épisode de Dark Fates, hein ? Eh bien c'est une alchimie difficilement explicable d'ingrédients difficilement quantifiables. Je pourrais aussi dire que c'est difficilement identifiable, mais en fait pas tellement. Revenons donc en détails sur l'épisode 5, anciennement épisode 0.1. Oui, Marvel a piqué l'appellation peu après, donc j'ai préféré changer. En fait, j'ai changé plein de choses entre les trois planches originelles et l'histoire telle que parue dans Forgotten Generation 2.










1 - Le décor

Dans quel décor encore inédit peut évoluer Ewen Merrick ? Un décor où il se sentirait mal à l'aise et inutile, où la magie ne peut rien pour lui. L'hôpital est l'endroit rêvé, puisque le pouvoir d'Ewen ne peut rien faire face à la médecine, et en plus, ces couloirs blancs sentent la mort.

Là, c'est pas dur, tout le monde dans sa vie a une certaine expérience de l'hôpital. Ce n'est pas difficile de replonger dans certains souvenirs pour dresser le cadre de l'histoire.

 2 - Les protagonistes

Si Ewen est bien le héros de l'histoire, il fallait qu'il ait face à lui quelqu'un qui lui soit lié, d'où l'apparition de son amie Sylvie Lanver, un petit clin d’œil au personnage de Sylvain Lanver des romans de Jean-Pierre Andrevon. Ce qui les oppose, c'est une maladie (non identifiée, tout comme le pouvoir d'Ewen Merrick n'est pas clairement défini). Sylvie est dans sa chambre d'hôpital, et Ewen lui rend visite. On sent qu'ils sont proches.

Plonger dans sa mémoire pour en ressortir quelqu'un dont on a été proche à un moment donné reste un exercice d'équilibriste : il faut résister à l'envie de donner au personnage une apparence et/ou une personnalité identiques à une personne en particulier. Techniquement, on peut le faire, mais j'ai choisi de ne pas prendre cette voie... surtout quand on voit le dénouement de l'épisode.

3 - L'histoire

L'histoire est assez simple : c'est Ewen qui raconte son histoire à Sylvie, et plus globalement au lecteur qui n'en a eu que quelques bribes avant cela. Tel est le but. Maintenant, est-ce que donner cette alliée de plus à Ewen servirait vraiment la trame globale ? Et pourquoi ne pas expliquer pourquoi il ne la voit plus ?

Dans l'histoire d'origine, Sylvie devait mourir au bout d'un certain temps. Une façon de montrer la fatalité contre laquelle le pouvoir d'Ewen ne peut pas grand-chose. Pour la nouvelle version, le scénario se veut plus nuancé, moins noir et plus magique. La finalité reste la même de cette façon.

Pour ce faire, j'ai fait appel à des souvenirs, encore une fois. Aux êtres desquels on pouvait être proche avant qu'une raison plus ou moins justifiée (bien souvent moins que plus, en réalité) ne les pousse à vous mettre à l'écart. Se baser sur les discours tenus à l'époque pour ensuite arranger ça à la sauce BD.

Tout tient donc dans un mélange de souvenirs, d'extrapolation et de magie. Des souvenirs pour garantir une certaine authenticité, de l'extrapolation pour développer des situations, et de la magie parce que c'est de ça que Dark Fates est fait. L'authenticité et la cohérence, c'est le secret.



Forgotten Generation 2 est commandable sur l'Arcadia Store.


mercredi 12 novembre 2014

La rentrée du 22 octobre


Il est bel et bien arrivé, tout beau, tout frais ! On en a bavé des ronds de chapeau, mais ça en valait la peine ! L'ennui, c'est juste qu'on décaler le prochain à janvier, mais bon...

Comme je suis grand et magnanime, je vous offre la page de résumé de Dark Fates en cadeau.
Voilà, maintenant vous pouvez démarrer ce nouveau cycle en toute sécurité, ce qui ne vous empêche nullement d'acheter les anciens numéros tant qu'ils sont encore disponibles sur l'Arcadia Store.

Et un petit jeu : un personnage Marvel se cache dans une image de la page de résumé. Saurez-vous l'identifier ?

Question bonus : un personnage de l'adaptation ciné d'une BD très violente est présent sur la version complète d'une autre image. Trouverez-vous ?

Oui, il y a peut-être quelque chose à gagner...

lundi 18 août 2014

La rentrée est classe


Oui, parce qu'à la rentrée, on relance Forgotten Generation dans un nouveau numéro 1 ! Mais attention, pas question de proposer de la redite, parce que bon, on a déjà réédité le numéro 1 de 2011, et aussi parce qu'on change tout ! Tout, sauf les héros du Multivers, bien sûr.

Drak Béryl, Lord Corlatius et Dark Fates sont de retour dans de nouvelles aventures, et rejoints par Bogy, Phalène et Justices Unbounded. Et le numéro 2 suivra en décembre. Une périodicité accrue, un max de French Comics, c'est génial. En plus, on se cale désormais sur le format comics, plus grand que notre format A5 précédent (plus proche des fumetti italiens).

Parlons un peu de Dark Fates : dans ce numéro 1, ce sera l'épisode 4, suite logique de l'épisode 3 (sans déconner ?) qui voyait le casting de la série s'élargir encore avec l'arrivée de Joe Gillian, enquêteur en paranormal. Son rôle s'étoffe, et le personnage va rester encore un peu dans la série. Par contre, le casting va se réduire graduellement dans les prochains épisodes, et de manière définitive. D'où la présence de cet épisode.

Il était prévu, dans le plan d'origine, d'enchaîner directement avec une nouvelle confrontation. Dans l'épisode 3, nos héros affrontaient la Vouivre, et ils devaient affronter une nouvelle menace dans le suivant. Mais dans le même temps, aller trop vite signifierait que les personnages ne seraient pas assez développés, et il y en a déjà pas mal. Si Ewen Merrick et Joe Gillian ont eu droit à des histoires annexes, ce n'est pas le cas des autres. Et comme certains vont bientôt trépasser, il est temps de développer les relations qui existent dans les étranges couples Ewen/Zira, Xavier/Claire et Joe/Adam (même si dans ce dernier cas, c'est un duo, pas un couple, et pas non plus une bromance). On plonge donc dans l'intimité de ce rassemblement hétéroclite pour dévoiler le passé et paver la voie de l'avenir. On respire avant d'attaquer la prochaine arche narrative.

Mais même si cet épisode est suffisamment introductif, vous voudrez sûrement connaître les tout débuts ! Et là, je dis que ça tombe à pic, parce qu'on fait des promos :


Forgotten Generation 1 - Édition 2012 (septembre 2012)



4,72€ au lieu de 5,90€ !



Support independent publishing: Buy this book on Lulu.

Lord Corlatius Drak Béryl : Apocalypse, Please! (mars 2013)


5,02€ au lieu de 5,90€ !



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Alors n'attendez pas, jetez-vous là-dessus et demandez plein de dédicaces sur les prochains salons ! Avec les copains, on va vous prouver que la rentrée est classe !