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mardi 30 juillet 2019

Sonic Adventure, retour en enfance

Je redécouvre en ce moment Sonic Boom. Ce n'est pas comparable avec la claque qui a accompagné ma découverte de la Dreamcast.

Pensez... Sonic, la série principale (donc pas les jeux de course), avait toujours été cantonné à la 2D (ou 3D isométrique - j'omets les phases bonus). Les jeux avaient fait le bonheur des joueurs Megadrive, Game Gear et Master System (mais aussi Mega-CD), mais l'arrivée des 32 bits sur le marché a porté un coup à notre hérisson préféré, qui n'était plus le porte-étendard de Sega sur Saturn. Sur l'infortunée 32 bits de maître Sega, Sonic n'a rien révolutionné, puisque la "killer app" devait être Nights et son pad analogique. Pas de jeu Sonic pour accompagner l'onéreuse console à sa sortie, il faudra attendre 1996 et la sortie de Sonic 3D Blast pour en avoir un... qui n'était malheureusement qu'un portage amélioré du même jeu sorti sur Megadrive, et qui est loin d'être le meilleur. En 1997, c'est Sonic Jam qui sort... mais c'est juste une compilation des quatre épisodes de la Megadrive (avec des bonus dans un mini-monde ouvert en 3D). Pour avoir un jeu qui exploite vraiment les capacités de la Saturn, il faut attendre Sonic R... qui est un jeu de course.



En fait, il devait bien y avoir un vrai jeu Sonic en 3D exclusif à la Saturn : Sonic X-Treme, qui a été annulé, nous laissant en catastrophe avec un Sonic 3D Blast optimisé in extremis. Apparemment, Sega voulait quand même garder Sonic comme mascotte et pas le remplacer par Nights pour cette génération (Sonic ayant remplacé Alex Kidd à la génération précédente), mais l'absence d'un jeu original a dû nuire à la réputation de toutes les parties à la fois. Et Mario 64 a redéfini les règles du jeu de plate-formes en 3D entre-temps.







C'est donc dans ce contexte que sort Sonic Adventure sur Dreamcast en 1998 (un an plus tard en France), avec plein de choses à prouver. Et là, on a vraiment l'impression de se retrouver au bon vieux temps du duel Mario/Sonic des années 16 bits, tant le jeu donne un coup de vieux à Mario 64 : graphismes, vitesse, animation, Sonic est de retour dans une grande forme (aidé par une console deux fois plus puissante, ceci dit), même si Sonic Adventure n'est pas dénué de défauts (surtout la caméra qui est capricieuse, et le fait de devoir finir le jeu avec les six personnages pour débloquer le boss final, ce qui casse le rythme).

Six personnages avec chacun un gameplay, des niveaux, un thème et un genre musical différents, un scénario bien fichu, des graphismes très réussis, des musiques d'anthologie, Sonic Adventure avait donc beaucoup d'atouts pour séduire... sauf la console, injustement boudée par le public. Le jeu a été le best-seller de la Dreamcast et aura un deuxième épisode qui sera un cran au-dessus. Sans compter une ressortie dans une version un peu modifiée sur GameCube, PC, PS3 et Xbox360. Pour ces deux dernières, en revanche, l'accueil a été moins enthousiaste : en 2010, Sonic Adventure avait déjà pris un sacré coup de vieux.

Si vous aimez Sonic, faites l'expérience de Sonic Adventure. Et si vraiment vous ne voulez pas, écoutez au moins les musiques, elles valent largement le coup d'oreille.

Quant aux autres jeux cités : Nights est très sympa, il a eu un épisode sur Wii plutôt pas mal ; Mario 64 a vieilli, je ne suis pas un grand fan de cet épisode, mais il a quand même frappé un grand coup pour l'époque ; Sonic R est un jeu de course qui n'est pas très folichon, disponible dans la compilation Sonic Gems Collection qui propose aussi Sonic The Fighters (une curiosité pas déplaisante de l'arcade) et surtout le graal Sonic CD, sorti sur l'extension Mega-CD de Sega qui n'a pas connu un succès foudroyant, et qui est en quelque sorte un Sonic 1.5 (ce sont vraiment les graphismes du premier épisode) avec des niveaux très grands, des voyages dans le temps à l'intérieur d'un même niveau et des musiques qualité CD (dans la même compil, on peut aussi noter des jeux Sonic sur Game Gear et quelques jeux Megadrive, ce qui fait que ça vaut le coup de l'avoir).

mardi 13 septembre 2016

Summers' End


Du lard, du cochon, des dollars, du torchon ?

Admirez déjà le superbe jeu de mots du titre de ce billet, qui nécessite un niveau basique d'anglais pour être compris, et aussi un peu de culture pop. C'est bientôt la fin de l'été, et à en juger par le vent qui souffle sur ma peau nue (enfin pas complètement), l'été n'est pas au courant qu'il touche à sa fin. Il est même bien à fond, ce con-là !

Comment dire ? L'été, j'aime pas. J'aime pas transpirer alors que je ne fais rien d'autre que respirer. J'aime pas avoir à changer de t-shirt à chaque fois que je sors. Mais il y a quand même un truc que j'aime bien l'été, c'est les vide-greniers.

Et la transition est ainsi toute faite pour parler de trouvailles faites en vide-grenier, et expliquer le titre. Il se trouve qu'en ce mois d'août, j'ai mis la main sur un de ces films que seul quelqu'un à la curiosité morbide oserait avoir (ou alors un fan hardcore, ou un chroniqueur de Nanarland) : Buffy, tueuse de vampires.

Car oui, le concept n'est pas arrivé comme ça à la télé par l'opération du Saint Esprit. Non. Joss Whedon, le créateur-scénariste, a d'abord vendu le scénario à Hollywood pour faire un film et montrer que la blonde adolescente nunuche et pom-pom girl peut être autre chose que la victime dans un film d'horreur. On a donc un film qui mélange comédie ado et film fantastique (j'hésite à dire épouvante-horreur) où dans les faits, Buffy Summers, blonde/pom-pom girl/populaire/petite amie du quaterback de l'équipe du lycée, reçoit la visite de Merrick Jamison-Smythe qui lui annonce qu'elle est la dernière d'une longue lignée de Tueuses. Jusque-là, tout va bien.

Sauf que... Le studio a décidé de faire du film un truc bizarre qui réjouira le nanardeur, une espèce de comédie mal branlée où les acteurs, même les plus confirmés Rutger Hauer, Donald Sutherland et Paul Reubens, jouent à des moments de manière tellement stupide qu'on se demande si c'est du lard ou du cochon. Et pourtant, ces défauts rendent le film suffisamment savoureux pour qu'on regarde jusqu'au bout, même si l'adaptation française ajoute une couche de n'importe quoi dont se délectera le cinéphile déviant.

Bref, pour qui voudra retrouver l'ambiance de la série, ça risque de faire mal. Mais pour qui aime les plaisirs coupables et est capable de prendre du recul, ça peut valoir le coup. On apprend par Nanarland qu'il existe un DVD français proposant uniquement la VF, ce qui est juste, mais il existe aussi un DVD sorti aux éditions Atlas qui propose plusieurs langues (et des tout petits bonus). Cette édition-là est contemporaine de la sortie en DVD unitaires dans les kiosques de la série Buffy contre les vampires et faisait partie des cadeaux d'abonnement.

Mais quittons maintenant le prototype et projetons-nous dans l'univers (re)défini en 1997 à la télé. La série est un carton, et 7 saisons seront diffusées, le mythe s'étendant à la littérature, à la bande dessinée et aux jeux vidéo.

C'est donc en novembre 2000 que sort le jeu qui nous intéresse, à savoir Buffy The Vampire Slayer sur Game Boy Color. La portable de Nintendo est proche de la retraite, mais ne le sait pas encore. THQ et Fox Interactive nous livrent donc une aventure de Buffy qui combat des vampires pendant la semaine multiculturelle du lycée de Sunnydale, 8 niveaux entrecoupés de scènes de dialogues entre Buffy et ses amis.

Le jeu est donc un prétexte à buter du vampire en un contre un, c'est donc un beat'em all limité dont le principe me rappelle celui de Power Rangers The Movie sur Game Gear en son temps (1995). Malheureusement, si cinq ans séparent les deux jeux, ce n'est pas à l'avantage de la Tueuse. Les graphismes ne sont pas très beaux, l'animation est tout juste correcte et la musique ne donne pas envie de dépenser de la batterie pour elle. Le jeu est plutôt répétitif : un vampire surgit, on le bourre de coups jusqu'à ce qu'il tombe et on l'embroche, et ainsi de suite jusqu'à la fin du niveau. Soyons honnêtes, on a déjà joué à bien mieux sur Game Boy (couleur ou pas), mais ça défoule un peu le temps de faire un niveau.

Assurément pas un achat indispensable, sauf pour les fans de la série qui sont encore équipés.


lundi 29 novembre 2010

Des envies

Où étais-je pendant deux semaines, à ne rien écrire sur ce blog ? Entre recherches d'emploi, sorties diverses et encrage, je ne suis pas franchement ennuyé. Et en plus, je me suis permis de ramener ma Megadrive séculaire dans mon fief.

Quand j'entends ces histoires de consoles qui crament au bout d'un an, deux ans ou à peine plus, je me marre presque. Ma Megadrive, superbe cadeau familial de Noël 1993, a certes quelques difficultés (certains jeux ont du mal à se lancer, ou d'autres ont des bugs), mais à son âge canonique, on peut bien lui pardonner. Pensez, elle a beaucoup servi durant une bonne décennie ! Enfin, je suis tellement attaché à ce boîtier en plastique noir que je n'envisage pas de m'en séparer. Mais la nostalgie ne fait pas tout : certains jeux ont encore de beaux restes et possèdent ce charme inégalable qui donne envie d'y retourner.

Tout ça parce que je voulais rejouer à Ecco The Dolphin... eh bien je n'ai pas été déçu du voyage !

Mais les envies, les envies... Oh, ça ne concerne pas que les jeux vidéo. Si je suis paré de ce côté-là, il est d'autres envies que je voudrais assouvir...

Avec ma galerie deviantART, j'ai pu découvrir des gens de grand talent, et même en-dehors, il y en a plein avec qui j'aimerais collaborer. J'ai beau avoir travaillé en étroite collaboration avec Sophie Rumo et Pierre Champion, avec Edwin Boyer dans une moindre mesure, et avec Canjoke, Master, Dominique Ebrant, Benco, Fred Grivaud et j'en oublie (et non des moindres !) sur des cadavres exquis, je rêve de plus. Oui, heu, je ne dis absolument pas que les gens que j'ai cités n'ont que peu de talent, d'abord parce qu'ils font un travail de qualité qui me file des complexes, et qu'en plus j'apprécie énormément mes partages avec eux. Je ne dis pas non plus que je veux bosser avec Moebius ; même si c'est le rêve de tout auteur de BD, je reste sur un plan réaliste et je souhaite travailler avec des personnes sur mon niveau, qui correspondent au profil de Forgotten Generation : des auteurs qui ont la volonté de faire leur propre BD, dans un style fantastique, et qui n'attendent que l'opportunité de sortir de l'ombre. Mon but est d'agrandir cette sphère, comme j'ai déjà essayé avec Katherine Tsai l'an passé (même si l'expérience a été interrompue d'un commun accord, ladite Katherine ne s'étant pas encore sentie prête).

Découvrir des gens exceptionnels, c'est bien, et c'est très louable de vouloir travailler avec eux, de vouloir mettre en relation des personnes d'horizons différents pour faire les meilleures BD possibles... mais c'est extrêmement compliqué à mettre en place, surtout quand je vois comment on galère pour essayer de sortir le premier numéro de Forgotten Generation depuis plusieurs moi... Mais bon, on y est presque, c'est pour cet hiver ! Quant à l'Arcadia Connexion, ce sera pour plus tard, et je serais vraiment honoré de la mettre en place.

Alors, qu'on se le dise : si vous aussi vous avez des envies de création, contactez-moi !

Sur ce, les dernières planches de Dark Fates 2 ont besoin d'encre !

vendredi 5 mars 2010

L'émule de Buck Dharma (ou comment j'ai déjà fini Guitar Hero On Tour)

Le mois de février a marqué un tournant dans ma consommation vidéo-ludique : en effet, après avoir ressorti cette bonne vieille Megadrive pour retoucher un peu à Flashback, ainsi que la GBA pour Fire Emblem 2, il m'a pris une grosse envie d'avoir enfin une console sur laquelle on peut encore trouver des jeux. J'ai acheté la GameCube en janvier 2006 sans vraiment savoir que 2 ans après, ça deviendrait galère pour trouver des jeux. Quant à la GameBoy Advance, même topo. C'est là que je me suis dit que, quitte à investir dans une nouvelle console, autant qu'elle ne fasse pas doublon avec ce que j'ai déjà (autrement dit, hors de question de prendre une troisième 128 bits ou une portable identique à celles que j'ai déjà).

Devant l'offre plutôt pas dégueu en termes de jeux vidéo pas chers sur la DS, j'ai donc opté pour la DS Lite. Dans la foulée, je me suis offert Guitar Hero On Tour en pack avec grip, mediator et les deux premiers jeux de la série pour 10€. C'est là que j'ai trouvé le genre de jeu qui m'avait toujours manqué sur GBA : un jeu qu'on peut faire pendant qu'on a 5 minutes à tuer.

J'ai fini le mode facile pour ces deux jeux. Le mode moyen est assez chaud parfois, mais ça m'éclate de rejouer du Twisted Sister. 53 chansons réparties sur deux jeux, c'est pas grand-chose par rapport comparé aux opus de salon, mais musicalement, c'est pas trop mal globalement, à part quelques fautes de goût (manque d'intérêt vidéo-ludique ou soupe indigeste...), mais on y trouve quand même du Lynyrd Skynyrd, Twisted Twister, Nirvana et Lenny Kravitz. Bon, ça fait mal au poignet après trop de temps de jeu, mais c'est cool.

Des regrets ? L'absence de morceaux de mes artistes préférés (particulièrement Blue Öyster Cult et Thin Lizzy, mais aussi Iron Maiden et Judas Priest), mais c'est du chipotage. Ça ratisse large, et les choix ne sont pas trop mauvais, si bien que les regrets sont très minimes. Maintenant, je me prends guitarisquement pour Buck Dharma, et c'est chouette.

Quant à ceux qui pensent qu'on ne trouve que des jeux nases sur DS, détrompez-vous ! J'ai fait de super affaires en achetant de vrais jeux (Metroid, Advance Wars et Sonic Rush Adventure), qui comme souvent ne sont pas médiatisés. On montre toujours les trucs tout pourris vendus 50€ (un peu cher pour l'heure de jeu) et programmés par des tâcherons sous prétexte que de toute façon ça se vendra. J'aime pas ça, et ça me fait chier de voir que les Martine, Léa, Recettes de cuisine, Nintendogs ou que sais-je encore sont des ventes plus conséquentes que les jeux pour joueurs.

Je n'aime que les vrais jeux, de toute façon. Jamais on ne collera dans ma console un de ces produits mal foutus et sur-médiatisés qui polluent les linéaires, oh non. Il me faut du Zelda, Advance Wars, Sonic, Fire Emblem, Castlevania et autres.

dimanche 28 février 2010

Jeux d'influence : ShenMue

Il est des jeux comme ça qui changent votre vie. Des jeux uniques où vous sentez clairement qu'il y a eu un avant et un après, à tous les niveaux.
ShenMue est clairement de ceux-là. On pourrait même le qualifier de "jeu définitif", tant il est unique en son genre.
Originellement prévu sur l'infortunée Saturn de Sega (la 32 bits très difficile à programmer et sortie à un prix prohibitif en Europe, puis délaissée ensuite pour le marché japonais), ShenMue devait s'intituler Virtua Fighter RPG et mettre en scène le personnage d'Akira Yuki (le combattant le plus célèbre de la série Virtua Fighter). Finalement, le projet a pris son indépendance, même si des ressemblances subsistent (au niveau des personnages, mais aussi du système de combat), et s'est imposé comme un indispensable de la Dreamcast.
L'histoire commence fin 1986 : Ryo Hazuki voit son père se faire tuer sous ses yeux par un être dénommé Lan Di, à la recherche du miroir sacré caché dans le dojo Hazuki. Dès lors, Ryo va enquêter afin de retrouver la piste de Lan Di, dans une quête de vengeance qui l'emmènera de Yamanose, sa ville natale, à Hong Kong. Pour y parvenir, il devra récolter des indices sur Lan Di, sur les miroirs, demander de l'aide à ses amis, cumuler des petits boulots, s'entraîner, nouer des alliances et combattre dur.
ShenMue I se passe exclusivement à Yamanose, peu après la mort d'Iwao Hazuki. Ryo doit mener son enquête dans toute la ville, auprès de nombreuses personnes, amis, ennemis comme parfaits étrangers. Comme c'est un simulateur de vie réelle, le jouer contrôle Ryo dans tous ses faits et gestes pendant la journée. Rien n'empêche donc d'interrompre l'enquête pour aller flâner dans les magasins, s'occuper des problèmes du voisinage, nourrir le chaton dont la mère a été écrasée par la voiture des hommes de Lan Di, acheter des figurines dans les distributeurs, aller voir la petite amie de Ryo qui s'inquiète, s'entraîner sur les parkings, aller faire des jeux d'argent et jouer aux jeux vidéo de l'époque (notamment Hang On et Space Harrier, des classiques de Sega). Le jeu est riche, beau (il a gardé de beaux restes même s'il a 10 ans) et prenant. Malheureusement, les 3 GD-rom se finissent assez vite, surtout que le jeu n'est pas très difficile. Néanmoins, la sauvegarde est réutilisable pour ShenMue II, qui commence là où le premier s'arrête.
 
ShenMue II commence donc à l'arrivée de Ryo à Hong Kong. Et Hong Kong, c'est autre chose que Yamanose, c'est infiniment plus vaste et les rues sont bondées. De plus, les décors changent assez vite, puisque Ryo devra aussi enquêter sur la péninsule de Kowloon, avant de finir par rencontrer Shen Hua dans une forêt. Le jeu se déroule maintenant sur 4 GD-rom, et la difficulté a bien augmenté. Heureusement, le système de sauvegarde a été revu (il est maintenant possible de sauvegarder n'importe où), et les possibilités sont plus nombreuses. Ainsi, on peut gagner de l'argent de nombreuses façons différentes, choisir les sujets de conversation, suivre les badauds vers un point donné... L'ennui, c'est que le jeu a été un peu bâclé sur la fin : beaucoup d'immeubles sont condamnés, il n'est plus possible de s'entraîner et le 4è GD (la partie forestière) ne comporte que peu d'action, en plus d'être très court. Mais ShenMue II mérite largement sa place dans toute ludothèque qui se respecte, non seulement comme suite de ShenMue, mais surtout parce qu'il reste unique en son genre et améliore les qualités de son prédécesseur.
Quel avenir ? Après l'arrêt de la Dreamcast, le projet ShenMue III a pris du plomb dans l'aile. Les deux premiers volets ont eu un succès critique indéniable, mais les ventes n'ont pas décollé avant son arrivée sur les marchés européen et américain. De plus, le premier ShenMue n'a eu droit qu'à sa version Dreamcast (la version européenne étant par ailleurs doublée en anglais, pratique pour augmenter sa moyenne), tandis que ShenMue II est sorti sur Dreamcast et sur Xbox (Microsoft a eu l'exclusivité du doublage anglais). Et depuis, ShenMue III est en suspens. Une rumeur parle d'une adaptation des deux premiers pour la Wii de Nintendo, ce qui pourrait ouvrir la voie au développement de la fin de la trilogie, mais rien n'a été confirmé. On parle maintenant de la recherche d'un financement externe de la part d'un des trois constructeurs présents sur le marché en échange de l'exclusivité du jeu.
On se console avec de merveilleux souvenirs et des images qui ont certes vieilli mais sont loin d'être ridicules. D'ailleurs, les graphismes sont constants, y compris pour les cinématiques qui sont en fait des séquences 3D en temps réel.
Signalons un ShenMue Online fait pour les pays asiatiques uniquement (image ci-contre).