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jeudi 28 juin 2018

Il faut sauver Forgotten Generation !

J'aurais aimé vous annoncer de meilleures nouvelles, mais voilà, j'ai pas forcément mieux en stock, alors je vous le dis : Forgotten Generation 4 a été une vraie malédiction. Il a été difficile à faire, il a été difficile à livrer (il a fallu une semaine et demi pour qu'il arrive, et encore j'ai dû aller le chercher)... et il a été mal imprimé.

Si vous connaissez le bouquin, vous savez qu'il a quatre pages de couverture en couleurs, et l'intérieur en noir et blanc. Ben là, je ne sais pas ce qui a pu se passer, mais l'imprimeur a imprimé les deuxièmes et troisièmes de couverture à l'intérieur, et en noir et blanc. Ça veut donc dire que les deuxièmes et troisièmes de couverture sont restées vierges pour ce tirage. Mais ça veut surtout dire que toute la mise en page est faussée, car décalée d'une page. Et si je vous dis qu'il y a deux doubles pages dans le numéro 4 ? Ben là, elles ne se suivent plus. Et les numéros de pages sont aussi décalés.

Et évidemment, l'imprimeur se défausse de sa responsabilité, rejetant la faute sur votre serviteur, car toutes les pages étaient dans le même fichier... ce qui n'avait JAMAIS posé problème auparavant. Cependant, dans leur infinie bonté, ils proposent de réimprimer proprement le tout pour 50% du prix du tirage initial. Et cet argent, nous ne l'avons plus. Comme je ne roule pas sur l'or et que l'argent doit arriver au plus vite pour que le fanzine sorte au plus vite, j'ai créé une cagnotte :

 https://www.leetchi.com/c/sauver-forgotten-generation-4

Même si vous ne donnez rien, faites tourner, on a besoin de ça. Et si vous voulez donner de l'argent mais avec une contrepartie, achetez des fanzines, des badges, des affiches, etc. sur notre Arcadia Store, sur Lulu ou en festivals (Japaniort ce week-end, les cocos !).

Bon, la bonne nouvelle du jour, c'est que j'ai reçu la nouvelle collection de badges Arcadia :

Et j'ai aussi fait imprimer des prints en A5. 

Et perso, ce week-end, j'aurai aussi des originaux à vendre, dont des sketchcards aquarelles :


Bon, voilà, vous avez toutes les infos, j'espère vous voir ce week-end !

jeudi 26 juillet 2012

Chroniques plombées à l'Araignée

Bienvenue dans les années 1980, quand Spider-Man portait un costume noir rapporté de Battleworld, la planète des Guerres Secrètes. Cette combinaison aux étranges facultés va se révéler de plus en plus mystérieuse et empoisonnante pour le Tisseur, comme ces épisodes le montrent.

Tout le monde sait que le costume est un symbiote qui va fusionner avec Eddie Brock pour devenir Venom, comme on peut le voir dans plusieurs adaptations. Mais il est bon de se replonger dans cette anthologie qui va retracer tout le parcours menant à cette fusion. Le scénario tient la route sans être extraordinaire, et le dessin aussi, malgré une alternance de dessinateurs et d'encreurs assez malheureuse (heureusement, les couleurs ont été retravaillées). Néanmoins, relire cette période où Peter Parker vivait dans un taudis et avait froissé sa tante May (qui avait reconverti sa maison en maison de vieillesse) parce qu'il arrêtait ses études, c'est difficile d'y résister quand on aime le personnage, surtout qu'il s'agit d'une étape importante dans la continuité. Classique, mais vraiment efficace.

Un peu plus tard, une autre période importante pour le Tisseur s'annonce, avec Peter David et Rich Buckler qui débarquent pour chambouler l'univers du héros arachnéen, en quatre épisodes repris dans cet album cartonné qui porte bien son nom. Car oui, ça commence par une mort qu'on ne voit pas et qui va faire monter la tension. Peter Parker est maintenant marié à Mary Jane Watson, et s'il a encore le costume noir, celui-ci n'est plus le symbiote. Le capitaine De Wolff était la meilleure alliée de Spider-Man dans la police, et son trépas des mains d'un certain Rédempteur rend tout le monde nerveux, à commencer par Stan Carter, chargé de l'enquête et allié à Spidey pour la circonstance.

Pas mal de fausses pistes et d'interactions entre les divers intervenants (notamment Daredevil), tellement à cran qu'ils sont confrontés à des choix cornéliens. Les trois épisodes suivants, qui narrent le retour du Rédempteur, ont droit à une atmosphère plus intimiste et aux dessins de Sal Buscema. Alors que les comics super-héroïques "matures" n'existaient pas encore aux yeux des critiques, Peter David se lançait dans ces épisodes d'anthologie en jouant parfaitement avec les personnages, les rendant plus humains et instaurant de vraies réflexions sur la violence, le système judiciaire et la réinsertion des prisonniers. On regrettera à peine de ne pas avoir les épisodes qui séparent les deux histoires. Un très bon classique qui n'a pas beaucoup vieilli.


Après les classiques de chez Panini, on attaque les productions Réflexions/French Eyes. On commence avec le crossover mettant en scène Eric Draven/The Crow et Razor. Sachez que sous cette sympathique couverture en couleurs se cachent des dessins en noir et blanc extrêmement confus et parfois approximatifs, ajoutant d'autant plus de complication à comprendre un récit violent, anecdotique et incompréhensible. Les auteurs ne sont pas vraiment crédités, et Razor pas présentée. Mais encore ? La relecture n'a pas été faite. Résultat, on a une épreuve non corrigée d'un album oubliable. Pas très sérieux. Pour les fans ultimes du héros de James O'Barr uniquement, les autres préféreront se diriger vers les albums du French Crow.






Avec le Capitaine LSD de Jim Dandy, on change carrément de registre - et de format. On a droit à un ancien super-héros alcoolique, accroché à son passé et mélancolique. Bien sûr, il y a des tentatives parodiques et plus humoristiques, mais le récit est plus métaphorique et humain que super-héroïque. On vit pleinement la déchéance du Capitaine LSD et ses poèmes nébuleux, jusqu'à la révélation finale.

Un récit qui ne fait pas dans la facilité, ni dans la joie, mais montre un univers complexe où le héros a laissé place à l'individu. Le scénario est bien mené, et le dessin tient très bien la route (à quelques rares occurrences près). Le lettrage (et la relecture), par contre, aurait pu être meilleur. Pas à mettre entre toutes les mains, pour sûr, mais les amateurs de déconstruction seront séduits.



Et là, on change presque d'éditeur, mais aussi d'univers. French Eyes nous propose donc les aventures en BD du Doctor Who dans sa dixième incarnation, avec sa compagne d'alors Martha Jones.

Là encore, on sent que la relecture est passée à la trappe. Pour ce qui est de la traduction, je n'ai pas senti de manques, mais je connais mal les traductions françaises appropriées à cet univers. Et surtout, le choc visuel : au moins quatre dessinateurs différents et aux styles peu homogènes pour ces 144 pages ! Il faut donc s'accrocher pour suivre ce récit complet et à tiroirs. Un scénario dans la droite lignée de la série, adapté au format comics, qui n'est toutefois pas dans le haut du panier. Et puis c'est Martha Jones, pas le personnage le plus intéressant, mais il semble que le scénariste ait des plans sur le long terme. Je demande à voir. En tout cas, les amateurs du Docteur (et de Martha) auront leur compte, en espérant que la suite sera plus intéressante.


Je sais, on ne doit plus dire "French Comics", mais bon... J'ai enfin pu découvrir l'un des super-héros français de ces dernières années, le mythique Shaango, dont les trois épisodes sont repris dans cet album avec des histoires courtes en supplément. C'est donc copieux pour ce premier chapitre.

Ishan, jeune éducateur en banlieue, se découvre une nuit des pouvoirs électriques alors qu'il se fait battre par la police pendant un contrôle d'identité. Il devra apprendre à en faire usage, et à gérer ça avec sa vie et son quartier, tout en essayant de comprendre ce que ses racines africaines - dont il ignore tout - font là-dedans.

Bon, on a de grosses ficelles sur la banlieue et la politique post-11 septembre façon Bush et Sarkozy, mais l'histoire fait quand même appel à l'humanité des personnages et à la mythologie africaine, évitant pas mal d'écueils liés au super-héroïsme classique. Ishan tue, fait des erreurs, a des obsessions, etc. Pour autant, malgré une bonne tenue, le scénario n'est pas si original que ça passé son cadre, et les dessins souffrent de staticité photoshopesque sur beaucoup de planches et de proportions trop souvent maladroites. Les scènes d'action, en revanche, sont très réussies. Les auteurs s'approprient les codes du super-héros pour les transposer en France, et ça fonctionne plutôt bien, car le récit est bien mené et distille suffisamment de mystère pour tenir en haleine. Une bonne petite surprise.

En revanche, l'attendu Pantz d'Alexandre Foret et Frédéric Mur me laisse sur ma faim. D'accord, c'est un prologue, mais un prologue à quoi ? On passe d'une époque à l'autre sans transition et en se demandant quels sont les liens, sans indication sur l'histoire qui suivra. Ce comic-book aurait largement mérité un peu plus de pages pour développer son propos. Même si le dessin de Frédéric Mur a encore quelques petites lacunes au niveau des proportions (les personnages font vraiment jeunes, notamment), les décors sont soignés, mais voilà, on sort quand même de cette lecture comme de celle de beaucoup de comics actuels : avec l'impression qu'on a eu une histoire découpée.








Avec Strangers, par contre, on a droit à du plus classique et à des histoires plus ou moins auto-contenues. Jean-Marc Lofficier a une écriture plus proche du Silver Age, et aime à multiplier les personnages sans oublier de les mettre sous le projecteur : même si l'épisode contre Hunter est de la baston classique, les quelques révélations distillées çà et là arrivent à ne pas endormir l'intérêt. Mais le suivant en montre bien plus sur Futura et ses ennemis, dans une ambiance plus horrifique. Une bonne série.

mercredi 12 janvier 2011

Designer pour les autres

Je profite de ce petit message pour donner un petit aperçu de designs que j'ai faits pour d'autres ou à partir d'œuvres qui ne m'appartiennent pas.

Ci-dessus : designs "humanisés" de personnages de dessins animés (2007).
 A gauche : redesign de Vampyr, personnage d'un projet French Comic de Pez (2000).


 Redesign de Bruce John Wayne en plus jeune, personnage créé par Master (2009).
 Designs modernisés de personnages du domaine public : Black Terror, Daredevil et Green Lama (2008).
 Capitaine Parker de Starfleet, ou Peter Parker/Spider-Man revu façon Star Trek (2009).
 Jean-Emo, personnage créé pour un cadavre exquis sur Buzz Comics (2009).
 Redesign moderne du personnage d'Alix, créé par une dessinatrice anglaise dont j'ai malheureusement oublié le nom (2009).
 The Blood King, créé comme une mascotte-hommage au groupe pictavien The Bottle Doom Lazy Band (2010).
 Carcajou et Athena, versions super-héroïques de deux membres (et surtout deux de mes amis) de La Tour Des Héros (thegreatwolvie et Wondergirl). (2009)
 Redesign de Catwoman, par un mélange de ses différents costumes au fil des ans (2009).
 Designs de personnages créés par Gemma Stephenson (2009).
 Petit redesign d'Elementar, créé par Felipe Grau (2010).
 Version super-héroïque de xghosts, membre de La Tour Des Héros, pour son anniversaire (2009).
 Howard le canard version XIXè siècle (2010).
 Iron Man, redesigné selon le même mode que Catwoman (mélange de différentes armures). (2010)
 Le Juge, version super-héroïque de Darkcook, de La Tour Des Héros, pour son anniversaire (2009).
 Redesigns personnels de Superman et Batman (2010)

X-23 dans un uniforme de la période New X-Men de Grant Morrison.

lundi 10 janvier 2011

FG contre la connerie humaine, c'est reparti !

Exemple vécu il y a à peine quelques heures. Avec un ami, nous entrâmes chez un marchand de journaux dans l'espoir fébrile de trouver Siege 3 (qui serait, semble-t-il, épuisé !), et vîmes devant les comics un homme accroupi, cherchant dans le rayon. Pensant un instant me trouver en présence de l'auteur du Gorille (ce qui m'eût étonné, car il habite loin et ne serait pas venu sans me prévenir), j'eus la surprise en arrivant à sa hauteur de me trouver face (lui était de profil) à un homme d'âge mûr. N'ayant pour habitude d'être optimiste concernant l'être humain, il m'en vint à penser qu'il devait chercher des magazines pour son môme. Pas manqué : à un mètre de lui se trouvait un gamin de 5 ans maximum, tenant un magazine Scooby-Doo à la main. L'homme (son père, probablement), lui demande s'il a choisi, le minot lui montre son magazine. "T'es sûr que tu veux pas les héros, comme Batman ? Ça m'aurait évité de chercher." Passant après lui, nous scrutâmes le rayonnage, bien sagouiné (bravo !), et continuâmes d'entendre la conversation : (le gosse) "Je préfère ça", (le type) "C'est vrai que Batman, ça fait un petit peu peur".

Stupeur, damnation, pluie de grenouilles !

Pourquoi ce type n'avait pas pensé à ça AVANT de chercher de manière pataude dans le rayon ? Mais surtout, comment a-t-il pu penser que ça pouvait convenir à des enfants ?

Aujourd'hui, presque chaque fascicule en comics comporte sur sa couverture un macaron "Pour lecteurs avertis" (même si c'est assez petit, en fait), et les seuls qui y échappent sont Spider-Man (parfois !) et Star Wars. Batman Universe, qui comporte quand même un héros super connu de tous et même des enfants, n'a pas grand-chose de tout public, et il en va de même pour pratiquement tout ce qui sort : violence, histoires relativement complexes, graphisme pas toujours facile d'accès, etc. Aux USA, beaucoup se plaignent que c'est à cause du vieillissement du lectorat ; en France, on a l'impression d'être resté aux années AB Productions, où les dessins animés Ken le survivant et autres étaient considérés pour enfants par leur seule nature de dessin animé.

A ceux qui passeraient par hasard sur mon blog et ne seraient pas accoutumés à mon environnement, je le répète : Batman, Spider-Man et consorts ne s'adressent pas aux enfants !

Certes, j'admets que certaines publications clairement identifiables sont destinées avant tout aux enfants (Spider-Man Magazine, Spidey, Spider-Man Magazine Poche, Batman Mag, Batman Mag Poche, Spider-Man et ses amis, Star Wars Clone Wars), mais ça ne veut en aucun cas dire qu'il faut amalgamer avec le reste de la production, tournée vers un public ado-adulte. Mettez du Wolverine dans les mains de votre mioche, et ça pourrait mal tourner...

Qui faut-il blâmer pour ça ? Un lectorat vieillissant ? Des éditeurs qui ont le cul entre deux chaises et déclinent dans de nombreux produits pour enfants des personnages dont les aventures ne s'adressent pas/plus à eux ? La mentalité des gens ? Les auteurs qui ne savent plus écrire des histoires intelligentes pour tous les publics ?

Peut-être qu'en cherchant, on trouvera la réponse... Cela dit, ne pas écrire pour les enfants n'est pas une tare : ça ne me gêne absolument pas d'écrire et de dessiner des histoires dépressives, violentes, intimistes, occultes... mais dans ces cas-là, je ne cache pas que ce n'est pas pour un public jeune.

D'un autre côté, Le Temps Des Héros (merveilleux webcomic dont j'ai maintes fois parlé, lisez-le !) est plus conçu - à mon initiative - comme un récit plus "convivial", "familial", tout public. Peut-être qu'un jour, je vais inverser la tendance : des histoires de Dark Fates plus légères et conviviales, et des histoires complètement glauques avec Yordi.

Pour conclure... Ben non, j'ai déjà conclu en omettant de mettre une conclusion, en fait. Le débat n'est pas clos, donc complètement ouvert... ce qui laisse donc ouverte la conclusion de ce billet.

vendredi 31 décembre 2010

Et un dernier pour la route

Une décennie est presque passée pour ce nouveau siècle, ça ne me rajeunit pas. Et pourtant, les années passent, mais ont une tendance à se ressembler... En regardant à la loupe, cependant, il s'est passé pas mal de choses en une décennie : cycle scolaire en lycée se soldant par l'obtention du baccalauréat général, cycle universitaire débouchant sur une licence LLCE Anglais, pas mal de jobs, premier vrai travail régulier pendant une année scolaire complète, retour à la BD et au dessin en général... Bref, il y a pire, comme bilan professionnel.

Malgré tout, je ne peux pas m'empêcher de penser que je veux faire mieux. Si on regarde le retard à l'allumage qu'il y a déjà eu pour Forgotten Generation, la non-finition de ma BD pour le fanzine 2016, les divers projets lancés mais explosés en vol (Deliah Hill en tête), tout ça... Vouloir tout mener de front paraît simple, en apparence, et pourtant, rien n'est plus dur. Mon ego a été mis à rude épreuve en un an, et encore, je ne parle que de ça, parce que ces 10 ans ont été particulièrement sans pitié... Un bilan personnel en demi-teinte, pour ainsi dire.

Les rêves se succèdent, s'éteignent, renaissent dans un cycle qui semble sans fin. Je n'ai pas totalement écouté quand on m'a dit de lever le pied, parce que je suis accroché à mon rêve. Rêve de gloire ? Toujours pas. Le jour où ma passion cèdera à l'appel de la gloire, c'est qu'il sera temps de m'achever. Tout ce que je veux, c'est faire Dark Fates et le publier dans Forgotten Generation avec d'autres. Rien de plus, rien de moins. C'est déjà assez compliqué comme ça, et c'est de toute façon une démarche personnelle. Qui n'a jamais mis ses tripes, son cœur ou ce que vous voulez dans sa création ne pourra jamais ressentir la passion, la libération et tout ce qui découle de ça. Quand on crée, c'est avant tout pour soi-même, pas pour l'adulation. La passion avant la recherche de la gloire. Toujours. C'est une leçon qui s'est avérée maintes fois pendant cette décennie.

Sur ce, faites bombance et bon breuvage, en espérant que les démons se tiendront tranquilles quelques jours.


vendredi 22 octobre 2010

Quatre... et fantastiques

Un des derniers dessins que j'ai postés sur ma galerie deviantART s'intitule 4 & Fantastic. La genèse de ce crayonné tient à un autre dessin, fait par l'ami Canjoke, qui représente les 4 Fantastiques version très commerciale, c'est-à-dire l'équipe formée de Spider-Man, Wolverine, Ghost Rider et Hulk. Eh oui, pendant 3 épisodes, ils ont remplacé Mr Fantastic, la Femme Invisble, la Torche Humaine et la Chose, dans un délire commercial purement assumé et superbement mis en images par Arthur Adams. Lecteur, si tu as 5€, fonce chez un bouquiniste ou dans un supermarché et achète l'album Spider-Man et les héros Marvel : L'épopée des Fantastic Four. C'est vraiment pas cher payé pour avoir du Arthur Adams, du Mike Allred et du Jack Kirby.

Suite à ce dessin fait par Canjoke, j'ai eu envie, à mon tour, de tenter l'expérience. Cependant, je me suis vite rendu compte que maintenant, ça m'emmerdait de représenter des personnages hyper-connus qui ne m'appartiendront jamais et qui risquent d'éclipser mes propres créations (sur deviantART, mon dessin le plus vu est Musclor, que je considère comme pas réussi du tout). J'en ai marre que tout le monde s'extasie devant du fan art. Certes, c'est bien sympa au début, mais à force, les gens ne veulent plus voir que ça, et ça devient agaçant.

A partir de l'ébauche de mon dessin, je me suis décidé à faire dans l'original, donc à mettre mes personnages à moi. A la place de Hulk, j'ai mis Smasher, ce qui est légitime car il est inspiré du personnage de Smash (une "création" de Rob Liefeld qui n'est en fait que Hulk dont les couleurs sont inversées). Pour remplacer le chouchou des fans, j'ai nommé James Howlett/Wolverine, il fallait un personnage au passé mystérieux et aux capacités de guérison spectaculaires : Xavier Enrikchen, donc (et par le plus pur des hasards, il puise ses racines en Gambit en plus de Wolverine). Pour incarner Spider-Man, il a fallu revenir aux bases du personnage, au Peter Parker qui apprend les leçons de la vie en s'en prenant plein la gueule. Qui d'autre qu'Ewen Merrick pour représenter cette étape ? Bon, OK, il ne balance pas de blagues, lui. Mettre quelqu'un à la place de Danny Ketch, le deuxième Ghost Rider, n'a pas été chose aisée. Tête de mort ? Damnation ? Personnage en retrait ? Reject était le meilleur choix possible... du moins, au début. Il fallait quelqu'un d'un peu plus ancré sur Terre, tout en restant à distance. C'est donc sa compagne, Eva Vanzetti, qui a pris sa place.

Maintenant, qu'est-ce qui pourrait réunir ces quatre personnages hors du commun et ne pouvant fonctionner ensemble ? Bonne question. Est-ce que ça vaut le coup d'y répondre ? J'attends vos avis !

dimanche 28 février 2010

Et si... Lug existait encore de nos jours ?

Peut-être que si Lug n'avait pas été racheté par Semic en 1989, et si Panini n'avait pas récupéré la licence Marvel des mains de Semic en 1997, alors peut-être aurions-nous toujours le magazine Strange comme à la grande époque, avec Amazing Spider-Man, Iron Man, New Avengers et Captain America. Et la couverture du numéro 449 de mai 2007 aurait pu ressembler à ça :


Et un an plus tard, le numéro 460 ou 461 aurait pu arborer une photo d'Iron Man version film, de même que les numéros de juin 2002 et juillet 2004 auraient pu avoir Tobey Maguire en combinaison. Certes, ces considérations sont inutiles, mais pour le trip, j'aimerais bien être capable de réaliser ces couvertures. Une Daredevil pour Spécial Strange (une Ghost Rider et deux Punisher, ce serait plus compliqué, car Semic avait abandonné la parution), deux Hulk pour son bimestriel, deux 4 Fantastiques pour Nova, et trois X-Men pour leur magazine. Oui, je sais, je suis fou...

En même temps, si quelqu'un pouvait me dire qui est à l'origine de cette couverture, ce serait cool.