Bienvenue dans les années 1980, quand Spider-Man portait un costume noir rapporté de Battleworld, la planète des Guerres Secrètes. Cette combinaison aux étranges facultés va se révéler de plus en plus mystérieuse et empoisonnante pour le Tisseur, comme ces épisodes le montrent.
Tout le monde sait que le costume est un symbiote qui va fusionner avec Eddie Brock pour devenir Venom, comme on peut le voir dans plusieurs adaptations. Mais il est bon de se replonger dans cette anthologie qui va retracer tout le parcours menant à cette fusion. Le scénario tient la route sans être extraordinaire, et le dessin aussi, malgré une alternance de dessinateurs et d'encreurs assez malheureuse (heureusement, les couleurs ont été retravaillées). Néanmoins, relire cette période où Peter Parker vivait dans un taudis et avait froissé sa tante May (qui avait reconverti sa maison en maison de vieillesse) parce qu'il arrêtait ses études, c'est difficile d'y résister quand on aime le personnage, surtout qu'il s'agit d'une étape importante dans la continuité. Classique, mais vraiment efficace.
Un peu plus tard, une autre période importante pour le Tisseur s'annonce, avec Peter David et Rich Buckler qui débarquent pour chambouler l'univers du héros arachnéen, en quatre épisodes repris dans cet album cartonné qui porte bien son nom. Car oui, ça commence par une mort qu'on ne voit pas et qui va faire monter la tension. Peter Parker est maintenant marié à Mary Jane Watson, et s'il a encore le costume noir, celui-ci n'est plus le symbiote. Le capitaine De Wolff était la meilleure alliée de Spider-Man dans la police, et son trépas des mains d'un certain Rédempteur rend tout le monde nerveux, à commencer par Stan Carter, chargé de l'enquête et allié à Spidey pour la circonstance.
Pas mal de fausses pistes et d'interactions entre les divers intervenants (notamment Daredevil), tellement à cran qu'ils sont confrontés à des choix cornéliens. Les trois épisodes suivants, qui narrent le retour du Rédempteur, ont droit à une atmosphère plus intimiste et aux dessins de Sal Buscema. Alors que les comics super-héroïques "matures" n'existaient pas encore aux yeux des critiques, Peter David se lançait dans ces épisodes d'anthologie en jouant parfaitement avec les personnages, les rendant plus humains et instaurant de vraies réflexions sur la violence, le système judiciaire et la réinsertion des prisonniers. On regrettera à peine de ne pas avoir les épisodes qui séparent les deux histoires. Un très bon classique qui n'a pas beaucoup vieilli.
Après les classiques de chez Panini, on attaque les productions Réflexions/French Eyes. On commence avec le crossover mettant en scène Eric Draven/The Crow et Razor. Sachez que sous cette sympathique couverture en couleurs se cachent des dessins en noir et blanc extrêmement confus et parfois approximatifs, ajoutant d'autant plus de complication à comprendre un récit violent, anecdotique et incompréhensible. Les auteurs ne sont pas vraiment crédités, et Razor pas présentée. Mais encore ? La relecture n'a pas été faite. Résultat, on a une épreuve non corrigée d'un album oubliable. Pas très sérieux. Pour les fans ultimes du héros de James O'Barr uniquement, les autres préféreront se diriger vers les albums du French Crow.
Avec le Capitaine LSD de Jim Dandy, on change carrément de registre - et de format. On a droit à un ancien super-héros alcoolique, accroché à son passé et mélancolique. Bien sûr, il y a des tentatives parodiques et plus humoristiques, mais le récit est plus métaphorique et humain que super-héroïque. On vit pleinement la déchéance du Capitaine LSD et ses poèmes nébuleux, jusqu'à la révélation finale.
Un récit qui ne fait pas dans la facilité, ni dans la joie, mais montre un univers complexe où le héros a laissé place à l'individu. Le scénario est bien mené, et le dessin tient très bien la route (à quelques rares occurrences près). Le lettrage (et la relecture), par contre, aurait pu être meilleur. Pas à mettre entre toutes les mains, pour sûr, mais les amateurs de déconstruction seront séduits.
Et là, on change presque d'éditeur, mais aussi d'univers. French Eyes nous propose donc les aventures en BD du Doctor Who dans sa dixième incarnation, avec sa compagne d'alors Martha Jones.
Là encore, on sent que la relecture est passée à la trappe. Pour ce qui est de la traduction, je n'ai pas senti de manques, mais je connais mal les traductions françaises appropriées à cet univers. Et surtout, le choc visuel : au moins quatre dessinateurs différents et aux styles peu homogènes pour ces 144 pages ! Il faut donc s'accrocher pour suivre ce récit complet et à tiroirs. Un scénario dans la droite lignée de la série, adapté au format comics, qui n'est toutefois pas dans le haut du panier. Et puis c'est Martha Jones, pas le personnage le plus intéressant, mais il semble que le scénariste ait des plans sur le long terme. Je demande à voir. En tout cas, les amateurs du Docteur (et de Martha) auront leur compte, en espérant que la suite sera plus intéressante.
Je sais, on ne doit plus dire "French Comics", mais bon... J'ai enfin pu découvrir l'un des super-héros français de ces dernières années, le mythique Shaango, dont les trois épisodes sont repris dans cet album avec des histoires courtes en supplément. C'est donc copieux pour ce premier chapitre.
Ishan, jeune éducateur en banlieue, se découvre une nuit des pouvoirs électriques alors qu'il se fait battre par la police pendant un contrôle d'identité. Il devra apprendre à en faire usage, et à gérer ça avec sa vie et son quartier, tout en essayant de comprendre ce que ses racines africaines - dont il ignore tout - font là-dedans.
Bon, on a de grosses ficelles sur la banlieue et la politique post-11 septembre façon Bush et Sarkozy, mais l'histoire fait quand même appel à l'humanité des personnages et à la mythologie africaine, évitant pas mal d'écueils liés au super-héroïsme classique. Ishan tue, fait des erreurs, a des obsessions, etc. Pour autant, malgré une bonne tenue, le scénario n'est pas si original que ça passé son cadre, et les dessins souffrent de staticité photoshopesque sur beaucoup de planches et de proportions trop souvent maladroites. Les scènes d'action, en revanche, sont très réussies. Les auteurs s'approprient les codes du super-héros pour les transposer en France, et ça fonctionne plutôt bien, car le récit est bien mené et distille suffisamment de mystère pour tenir en haleine. Une bonne petite surprise.
En revanche, l'attendu Pantz d'Alexandre Foret et Frédéric Mur me laisse sur ma faim. D'accord, c'est un prologue, mais un prologue à quoi ? On passe d'une époque à l'autre sans transition et en se demandant quels sont les liens, sans indication sur l'histoire qui suivra. Ce comic-book aurait largement mérité un peu plus de pages pour développer son propos. Même si le dessin de Frédéric Mur a encore quelques petites lacunes au niveau des proportions (les personnages font vraiment jeunes, notamment), les décors sont soignés, mais voilà, on sort quand même de cette lecture comme de celle de beaucoup de comics actuels : avec l'impression qu'on a eu une histoire découpée.
Avec Strangers, par contre, on a droit à du plus classique et à des histoires plus ou moins auto-contenues. Jean-Marc Lofficier a une écriture plus proche du Silver Age, et aime à multiplier les personnages sans oublier de les mettre sous le projecteur : même si l'épisode contre Hunter est de la baston classique, les quelques révélations distillées çà et là arrivent à ne pas endormir l'intérêt. Mais le suivant en montre bien plus sur Futura et ses ennemis, dans une ambiance plus horrifique. Une bonne série.
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jeudi 26 juillet 2012
Chroniques plombées à l'Araignée
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vendredi 3 février 2012
Angoulême 2012 : bilan et dédicaces
Ce billet vous est présenté par Fantax, le premier super-héros français (créé par Marcel Navarro et Pierre Mouchot), qui n'est pas spécialement content de ne pas avoir eu le prix Patrimoine de cette année au profit des canards de chez Disney. Il risque de vouloir péter quelques gueules à l'ancienne...
Le festival d'Angoulême, c'est toujours le cirque, et c'est de plus en plus onéreux au fil des ans. Fort heureusement, mes fidèles compagnons et moi-même avons pu profiter d'un tarif plus avantageux (grâce à une copine que nous remercions de tout cœur), ce qui tombait fort bien. Mais l'organisation de cette année était un poil pourrie, puisque les bulles étaient blindées et des gens refoulés aux entrées, ce qui m'a fait rater les dédicaces pour Stuart Immonen et Humberto Ramos.
Nous sommes arrivés à Panini à 10h, où le stand devint vite blindé. Le temps de demander s'il y avait un t-shirt disponible et de choisir mes achats (ce qui ne fut pas chose aisée), et me voilà à la caisse. Depuis 2009, je ne suis plus tombé sur des gens désagréables, et c'est bien. Et depuis 2010, j'ai un nouveau t-shirt chaque année (cette fois, c'était les Vengeurs version film). J'ai essayé de rentrer dans la file pour les dédicaces, mais c'était le gros bordel, alors j'ai passé momentanément. J'y suis retourné vers la fin, une fois que les barrières ont été posées et le flux dispersé. Chou blanc. Nous avons donc décampé vers la bulle principale.
Première surprise arrivés à destination : c'était blindé et les gens devaient attendre devant. Tant pis, nous nous dirigeâmes alors vers les indés. Arrêt au stand Wanga, où j'attendais des albums. Surprise très agréable : Pierre Minne me reconnaît tout de suite ! Petite discussion, puis je me tournai vers Jean-Marc Lofficier, qui se révéla lui aussi très charmant. Là aussi, discussion (principalement sur Wampus), dédicace de mes Wampus, Phénix et Martin Mystère (plus Planète Comics 14 et Witchblade/Phénix, spécialement apportés par mes soins), avant d'acheter les parutions Wanga. Je mis donc à contribution Vincent Maria (Les Nouveaux Gardiens 2), Pierre Minne (Le Patrouilleur 2) et Jean-Marc Lofficier (Strangers Universe 1, Strangers saison 2 1), qui s'exécutèrent avec plaisir. J'ai toutefois senti Vincent Maria un poil timide et pas encore trop rodé à l'exercice, mais il ne s'est pas fait prier. Une fois le tout fini, je dis que je repasserai au stand dans l'après-midi pour présenter Forgotten Generation, mais je n'ai pas pu le faire.

Arrêt à Phylactères, où Florent Baudry (avec son magnifique t-shirt Flash) me reconnut de suite et m'acheta un Forgotten Generation. Je fis part de ma déception face à Spermag, mais acheta tout de même les VHB 3, Non?Si! 12 et Bertrand Keuftérian 2 qui seront dédicacés dans la foulée pour les deux premiers. Après quelques échanges, me voilà reparti retrouver les copains de Strange/Connaître Chott (qui commencent à bien me connaître). J'en profitai pour prendre des nouvelles de la santé de Reed Man (récemment victime d'un AVC, mais bel et bien présent) et de Fred Tréglia (disparu corps et biens dans la nature) avant d'acheter Sup'héros 1 et la jaquette Fantask 1. Je glissai entre les mains des auteurs mes ShieldMaster et Je suis une sorcière 2 pour dédicaces, récupère quelques Strange 350 et me rendis compte qu'il était déjà trop tard pour aller sur le stand Panini pour les premières dédicaces de l'après-midi. Foutrecul.

Arrêt déjeuner dans la galerie du Champ de Mars, où la sécurité nous éjecta car nous étions assis par terre. Nous fûmes donc contraints de manger dehors, où beaucoup de gens nous dévisageaient. Soit ils nous avaient reconnus (on était en photo dans le journal de l'an dernier), soit ils m'ont pris pour un acteur célèbre. J'ai dû préciser à chaque fois que non, je n'étais pas Ron Jeremy (et jusqu'à preuve du contraire, je ne le suis toujours pas, sinon j'aurais un travail régulier et rémunérateur).
Retour aux indés, où j'achetai à -70% l'intégrale du Street Fighter de Udon et le Hardcover Premiere Astonishing X-Men Xenogenesis, puis me fis dédicacer mon Bertrand Keuftérian 2. Guillaume Mathias y mit beaucoup d'attention, car il était filmé. Suite à ça, je ne me rappelle plus trop... Il y a eu du va-et-vient entre le para-BD et les indés avec beaucoup de queue, mais je ne me souviens plus exactement. Pas de dépenses au para-BD puisque pas de comics en promo, et pas de Simone Bianchi non plus. En fait, on aurait limite pu ne pas y aller (même si le camarade Fabien s'y est acheté un superbe ours en peluche aux griffes ensanglantées). J'hésitai devant une figurine de Michael Myers, puis nous repartîmes aux indés.
Rien dépensé au para-BD, donc je décidai de me prendre le deuxième tome de Fantax (qu'Elodie Ant me dédicaça volontiers). Arrêt devant Tom Scioli pour faire signer mon Strange 1/336, on me dit que je peux avoir un dessin si j'achète American Barbarian (belle édition, mais comme j'ai pas franchement aimé le début de la série, je passe - bien sûr, j'ai préféré ne pas le dire à Tom Scioli, qui s'est quand même montré bien sympathique).
Enfin arrivé à la bulle principale (Dargaud, Soleil, etc.), je cherchai les camarades, avant d'aller voir au stand Ankama si Brian Azzarello y était. A cette heure-là, j'avais loupé toutes les files, donc c'était foutu, du coup pas de First Wave pour moi. Nous sommes donc allés nous poser dans le coin des éditeurs des îles, où je fis un dessin pour Audrey (avec le Clown de Spawn et un Babar zombie dans un décor de cirque, j'espère qu'elle le scannera) pendant qu'un scénariste réunionnais avec sa tablette nous cause. Je lui ai parlé un peu du fanzine, lui ai tendu un exemplaire, il a émis deux-trois avis sans sembler comprendre trop ma démarche éditoriale et continuai de parler. J'étais un peu crevé, donc j'avais du mal à soutenir son débit, qui a fini par me saouler. On a ensuite pris le large pour aller faire le dernier tour dans la bulle Comics.
Je terminai ma visite (écourtée le matin), puis je me lançai à l'assaut des auteurs pour avoir des signatures. Stuart Immonen s'exécuta assez vite, tandis qu'Humberto Ramos, entouré de plusieurs personnes, était à fond dans sa dédicace. Je demandai poliment au destinataire si je pouvais importuner l'auteur 30 secondes, puis je me fis signer mon Out There 1 (en fait de signature, ça ressemble plus à un gros pâté). Le temps de discuter avec un compatriote, de finir la visite de l'expo Avengers, puis nous repartîmes à la voiture.
Comme je l'ai déjà dit plus haut, l'organisation a été un poil foireuse cette année : il a fallu attendre je ne sais combien de temps devant les bulles, sous la grêle, ce que je n'avais pas vu depuis 12 ans. Pour compenser, les auteurs ont été vraiment cool. Mais je ne sais pas pourquoi, je me sens de moins en moins à l'aise dans cet environnement : trop de choses à voir, à faire, au détriment de l'aspect purement amical de la sortie. Et puis de plus en plus de tirages au sort, de files, de monde... Définitivement, je ne suis pas à l'aise quand je suis entouré par la foule, et il faudra remédier à ça pour la prochaine fois, afin d'espacer les dédicaces et les rencontres avec les auteurs... ce qui est paradoxal puisque les bulles sont suffisamment éloignées les unes des autres, alors qu'au Comic Con tout est regroupé dans un même endroit. Mais bizarrement, j'ai eu plus l'impression de mieux profiter à Paris qu'à Angoulême. Il faudra méditer ça et penser éventuellement à prendre deux jours... ou que les bulles soient moins étroites.
En bonus track, les dédicaces réalisées aux Rencontres du 9è type 2011 à Poitiers :
(Claire Bouilhac & Jake Raynal, Tanxxx, Sandrine Revel)
Le festival d'Angoulême, c'est toujours le cirque, et c'est de plus en plus onéreux au fil des ans. Fort heureusement, mes fidèles compagnons et moi-même avons pu profiter d'un tarif plus avantageux (grâce à une copine que nous remercions de tout cœur), ce qui tombait fort bien. Mais l'organisation de cette année était un poil pourrie, puisque les bulles étaient blindées et des gens refoulés aux entrées, ce qui m'a fait rater les dédicaces pour Stuart Immonen et Humberto Ramos.
Nous sommes arrivés à Panini à 10h, où le stand devint vite blindé. Le temps de demander s'il y avait un t-shirt disponible et de choisir mes achats (ce qui ne fut pas chose aisée), et me voilà à la caisse. Depuis 2009, je ne suis plus tombé sur des gens désagréables, et c'est bien. Et depuis 2010, j'ai un nouveau t-shirt chaque année (cette fois, c'était les Vengeurs version film). J'ai essayé de rentrer dans la file pour les dédicaces, mais c'était le gros bordel, alors j'ai passé momentanément. J'y suis retourné vers la fin, une fois que les barrières ont été posées et le flux dispersé. Chou blanc. Nous avons donc décampé vers la bulle principale.
Première surprise arrivés à destination : c'était blindé et les gens devaient attendre devant. Tant pis, nous nous dirigeâmes alors vers les indés. Arrêt au stand Wanga, où j'attendais des albums. Surprise très agréable : Pierre Minne me reconnaît tout de suite ! Petite discussion, puis je me tournai vers Jean-Marc Lofficier, qui se révéla lui aussi très charmant. Là aussi, discussion (principalement sur Wampus), dédicace de mes Wampus, Phénix et Martin Mystère (plus Planète Comics 14 et Witchblade/Phénix, spécialement apportés par mes soins), avant d'acheter les parutions Wanga. Je mis donc à contribution Vincent Maria (Les Nouveaux Gardiens 2), Pierre Minne (Le Patrouilleur 2) et Jean-Marc Lofficier (Strangers Universe 1, Strangers saison 2 1), qui s'exécutèrent avec plaisir. J'ai toutefois senti Vincent Maria un poil timide et pas encore trop rodé à l'exercice, mais il ne s'est pas fait prier. Une fois le tout fini, je dis que je repasserai au stand dans l'après-midi pour présenter Forgotten Generation, mais je n'ai pas pu le faire.

Arrêt à Phylactères, où Florent Baudry (avec son magnifique t-shirt Flash) me reconnut de suite et m'acheta un Forgotten Generation. Je fis part de ma déception face à Spermag, mais acheta tout de même les VHB 3, Non?Si! 12 et Bertrand Keuftérian 2 qui seront dédicacés dans la foulée pour les deux premiers. Après quelques échanges, me voilà reparti retrouver les copains de Strange/Connaître Chott (qui commencent à bien me connaître). J'en profitai pour prendre des nouvelles de la santé de Reed Man (récemment victime d'un AVC, mais bel et bien présent) et de Fred Tréglia (disparu corps et biens dans la nature) avant d'acheter Sup'héros 1 et la jaquette Fantask 1. Je glissai entre les mains des auteurs mes ShieldMaster et Je suis une sorcière 2 pour dédicaces, récupère quelques Strange 350 et me rendis compte qu'il était déjà trop tard pour aller sur le stand Panini pour les premières dédicaces de l'après-midi. Foutrecul.

Arrêt déjeuner dans la galerie du Champ de Mars, où la sécurité nous éjecta car nous étions assis par terre. Nous fûmes donc contraints de manger dehors, où beaucoup de gens nous dévisageaient. Soit ils nous avaient reconnus (on était en photo dans le journal de l'an dernier), soit ils m'ont pris pour un acteur célèbre. J'ai dû préciser à chaque fois que non, je n'étais pas Ron Jeremy (et jusqu'à preuve du contraire, je ne le suis toujours pas, sinon j'aurais un travail régulier et rémunérateur).
Retour aux indés, où j'achetai à -70% l'intégrale du Street Fighter de Udon et le Hardcover Premiere Astonishing X-Men Xenogenesis, puis me fis dédicacer mon Bertrand Keuftérian 2. Guillaume Mathias y mit beaucoup d'attention, car il était filmé. Suite à ça, je ne me rappelle plus trop... Il y a eu du va-et-vient entre le para-BD et les indés avec beaucoup de queue, mais je ne me souviens plus exactement. Pas de dépenses au para-BD puisque pas de comics en promo, et pas de Simone Bianchi non plus. En fait, on aurait limite pu ne pas y aller (même si le camarade Fabien s'y est acheté un superbe ours en peluche aux griffes ensanglantées). J'hésitai devant une figurine de Michael Myers, puis nous repartîmes aux indés.

Rien dépensé au para-BD, donc je décidai de me prendre le deuxième tome de Fantax (qu'Elodie Ant me dédicaça volontiers). Arrêt devant Tom Scioli pour faire signer mon Strange 1/336, on me dit que je peux avoir un dessin si j'achète American Barbarian (belle édition, mais comme j'ai pas franchement aimé le début de la série, je passe - bien sûr, j'ai préféré ne pas le dire à Tom Scioli, qui s'est quand même montré bien sympathique). Enfin arrivé à la bulle principale (Dargaud, Soleil, etc.), je cherchai les camarades, avant d'aller voir au stand Ankama si Brian Azzarello y était. A cette heure-là, j'avais loupé toutes les files, donc c'était foutu, du coup pas de First Wave pour moi. Nous sommes donc allés nous poser dans le coin des éditeurs des îles, où je fis un dessin pour Audrey (avec le Clown de Spawn et un Babar zombie dans un décor de cirque, j'espère qu'elle le scannera) pendant qu'un scénariste réunionnais avec sa tablette nous cause. Je lui ai parlé un peu du fanzine, lui ai tendu un exemplaire, il a émis deux-trois avis sans sembler comprendre trop ma démarche éditoriale et continuai de parler. J'étais un peu crevé, donc j'avais du mal à soutenir son débit, qui a fini par me saouler. On a ensuite pris le large pour aller faire le dernier tour dans la bulle Comics.
Je terminai ma visite (écourtée le matin), puis je me lançai à l'assaut des auteurs pour avoir des signatures. Stuart Immonen s'exécuta assez vite, tandis qu'Humberto Ramos, entouré de plusieurs personnes, était à fond dans sa dédicace. Je demandai poliment au destinataire si je pouvais importuner l'auteur 30 secondes, puis je me fis signer mon Out There 1 (en fait de signature, ça ressemble plus à un gros pâté). Le temps de discuter avec un compatriote, de finir la visite de l'expo Avengers, puis nous repartîmes à la voiture.
Comme je l'ai déjà dit plus haut, l'organisation a été un poil foireuse cette année : il a fallu attendre je ne sais combien de temps devant les bulles, sous la grêle, ce que je n'avais pas vu depuis 12 ans. Pour compenser, les auteurs ont été vraiment cool. Mais je ne sais pas pourquoi, je me sens de moins en moins à l'aise dans cet environnement : trop de choses à voir, à faire, au détriment de l'aspect purement amical de la sortie. Et puis de plus en plus de tirages au sort, de files, de monde... Définitivement, je ne suis pas à l'aise quand je suis entouré par la foule, et il faudra remédier à ça pour la prochaine fois, afin d'espacer les dédicaces et les rencontres avec les auteurs... ce qui est paradoxal puisque les bulles sont suffisamment éloignées les unes des autres, alors qu'au Comic Con tout est regroupé dans un même endroit. Mais bizarrement, j'ai eu plus l'impression de mieux profiter à Paris qu'à Angoulême. Il faudra méditer ça et penser éventuellement à prendre deux jours... ou que les bulles soient moins étroites.
En bonus track, les dédicaces réalisées aux Rencontres du 9è type 2011 à Poitiers :
(Claire Bouilhac & Jake Raynal, Tanxxx, Sandrine Revel)
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dimanche 16 octobre 2011
En Arcadia et ailleurs
Ce billet vous est présenté par le fantôme du logo de Ghostbusters/SOS Fantômes, qui pour le coup fait un geste fort malpoli.
Commençons donc par les nouvelles officieuses d'Arcadia Graphic Studio : rien de plus que je n'avais déjà annoncé sur le blog officiel, soit un retard de plus pour la sortie du numéro 2 de Forgotten Generation, pour des raisons totalement indépendantes de ma volonté (il manque un élément important du sommaire, sans lequel il est impossible de continuer à travailler). J'espère que ça se résoudra vite, parce que j'ai envie que ce numéro sorte le plus rapidement possible afin de passer sereinement au troisième. Évidemment, pour empêcher tout retard, il va falloir recruter, ce qui est encore loin d'être simple. Mais ne perdons pas espoir.
Hors Arcadia, le monde du French Comics/Indécomics est en effervescence, avec plein de nouvelles sorties attendues, dont celle du Patrouilleur numéro 2 il y a quelques jours (après une grosse année et demie d'attente). Et ça, sans compter les rééditions du Semicverse/Lugverse en Omnibus. Et sans oublier, bien entendu, le héros Drak Béryl qui va se décliner sur plusieurs endroits (dont Forgotten Generation !), avec deux arches narratives écrites en parallèle, et un crossover avec le Steelman de Stéphane Le Quéré.
Mais l'effervescence des comics passe aussi par les pères fondateurs. Panini Comics France a perdu la licence DC Comics, reprise par un Dargaud qui n'en finit pas de ne pas communiquer. Aura-t-on donc la suite (et la fin) des séries Brightest Day, Green Lantern, Justice League Of America, Flash, Batman et Batman & Robin (oui, parce qu'il n'y a plus que ça en kiosques. Je ne compte pas la librairie ni les séries Wildstorm et Vertigo) ? Il semblerait que oui, mais rien n'est sûr. Avec le relancement récent (et fructueux) de 52 séries DC aux USA, on peut aussi s'attendre à ce que Dargaud embraye rapidement sur ces nouveautés à la continuité incertaine (à l'origine, je voulais faire un billet sur les différentes continuités comics/cinéma/dessins animés, mais ça attendra).
Cependant, Panini n'a pas l'intention de laisser la place vide : c'est l'offensive dans les kiosques avec pas moins de 15 nouveaux numéros 1 prêts à être lancés. On aura donc droit à :
-Ultimate Spider-Man volume 3 (reprendra la nouvelle série en cours de publication aux USA, par Brian Michael Bendis et Sara Pichelli, et remplacera donc l'actuel magazine)
-Ultimates volume 2 (Ultimate Comics: Ultimates, remplacera Ultimate Avengers)
-Ultimate X-Men volume 2 (Ultimate Comics: X-Men)
-un hors série dédié à l'univers Ultimate - probablement Ultimates HS volume 2 (avec notamment Ultimate Hawkeye)
-Marvel Universe volume 2 (avec probablement Thanos Imperative)
-Spider-Man Classic (le premier numéro sera dédié aux épisodes mettant en scène la mort d'Harry Osborn)
-X-Men Classic (est annoncée pour le moment la mini-série inédite en VF Kitty Pryde & Wolverine)
-Fear Itself (revue limitée consacrée au crossover Fear Itself)
-Fear Itself Hors Série
-Avengers volume 2 (avec les nouvelles séries Thor, Captain America et Avengers Children's Crusade)
-Marvel Knights volume 2 (avec notamment Daredevil)
-X-Men Select (pas encore de précisions)
-X-Men Universe HS (est prévue une saga complète de X-Factor)
-Avengers Extra
Que du Marvel, donc, pour le kiosque Panini. Pour avoir d'autres séries, il faut se diriger vers la librairie où sont annoncés encore pas mal de nouveautés.
Cependant, ce développement à tout va fait écho à ce qui fait l'objet de mon article, à savoir le fait de surcharger la mule. On nous annonce de nouvelles séries Marvel : Wolverine & The X-Men, Uncanny X-Men volume 2, Avengers Assemble (faite pour ressembler au film qui sort l'an prochain), et j'en passe. Moi, je dis que ça fait beaucoup, là. Non seulement les ventes ne sont pas terribles (les nouveaux lecteurs n'arrivant au mieux qu'au compte-gouttes), mais en plus je ne suis pas sûr qu'on puisse trouver de vraies nouvelles histoires à raconter avant de recycler les classiques et de ressusciter les morts. Au moins, DC part sur un nouvel univers plus accessible (pour le moment), et le label Ultimate reste l'univers Marvel d'expérimentation où tout est possible sans faire marche arrière (ou presque - même si pour l'instant, les figures de proue n'ont pas ressuscité).
J'apprends aussi le retour d'Extreme Studios, le vieux label de Rob Liefeld chez Image Comics, avec un retour des séries Youngblood, Bloodstryke, Supreme et Prophet. Autrement dit, des concepts à l'identité incertaine aux histoires un peu foutraques (la faute à une mauvaise gestion et à l'ego de Rob Liefeld) parce que parfois trop liées à des séries dérivées. Bon, cela dit, tout n'est pas à jeter, on n'est plus dans les années 1990 et les premières images de Prophet tendent à montrer une véritable démarche artistique. Reste à savoir si Rob ne va pas faire capoter tout ça une nouvelle fois comme il l'a déjà fait auparavant (prévoir un article sur le cas Alan Moore).
Bref, pour conclure, je ne suis pas sûr que tout cela se justifie vraiment en tant que tel. Quand on exploite trop un concept ou qu'on le dilue juste pour faire des ventes, c'est le début du néant créatif (et ça vaut pour tout). Artistiquement, quand on raconte une histoire, c'est qu'elle vaut le coup d'être racontée et qu'elle apporte vraiment quelque chose. Quand on n'a rien à raconter, cela vaut-il le coup de noircir des pages ? Je vous laisse méditer là-dessus, mes enfants.
Le saviez-vous ? Florian a voulu étirer le concept et les personnages de Dark Fates sur trois séries, à l'origine. Mais ça ne justifiait pas une suite à Dark Fates.
Commençons donc par les nouvelles officieuses d'Arcadia Graphic Studio : rien de plus que je n'avais déjà annoncé sur le blog officiel, soit un retard de plus pour la sortie du numéro 2 de Forgotten Generation, pour des raisons totalement indépendantes de ma volonté (il manque un élément important du sommaire, sans lequel il est impossible de continuer à travailler). J'espère que ça se résoudra vite, parce que j'ai envie que ce numéro sorte le plus rapidement possible afin de passer sereinement au troisième. Évidemment, pour empêcher tout retard, il va falloir recruter, ce qui est encore loin d'être simple. Mais ne perdons pas espoir.
Hors Arcadia, le monde du French Comics/Indécomics est en effervescence, avec plein de nouvelles sorties attendues, dont celle du Patrouilleur numéro 2 il y a quelques jours (après une grosse année et demie d'attente). Et ça, sans compter les rééditions du Semicverse/Lugverse en Omnibus. Et sans oublier, bien entendu, le héros Drak Béryl qui va se décliner sur plusieurs endroits (dont Forgotten Generation !), avec deux arches narratives écrites en parallèle, et un crossover avec le Steelman de Stéphane Le Quéré.
Mais l'effervescence des comics passe aussi par les pères fondateurs. Panini Comics France a perdu la licence DC Comics, reprise par un Dargaud qui n'en finit pas de ne pas communiquer. Aura-t-on donc la suite (et la fin) des séries Brightest Day, Green Lantern, Justice League Of America, Flash, Batman et Batman & Robin (oui, parce qu'il n'y a plus que ça en kiosques. Je ne compte pas la librairie ni les séries Wildstorm et Vertigo) ? Il semblerait que oui, mais rien n'est sûr. Avec le relancement récent (et fructueux) de 52 séries DC aux USA, on peut aussi s'attendre à ce que Dargaud embraye rapidement sur ces nouveautés à la continuité incertaine (à l'origine, je voulais faire un billet sur les différentes continuités comics/cinéma/dessins animés, mais ça attendra).
Cependant, Panini n'a pas l'intention de laisser la place vide : c'est l'offensive dans les kiosques avec pas moins de 15 nouveaux numéros 1 prêts à être lancés. On aura donc droit à :
-Ultimate Spider-Man volume 3 (reprendra la nouvelle série en cours de publication aux USA, par Brian Michael Bendis et Sara Pichelli, et remplacera donc l'actuel magazine)
-Ultimates volume 2 (Ultimate Comics: Ultimates, remplacera Ultimate Avengers)
-Ultimate X-Men volume 2 (Ultimate Comics: X-Men)
-un hors série dédié à l'univers Ultimate - probablement Ultimates HS volume 2 (avec notamment Ultimate Hawkeye)
-Marvel Universe volume 2 (avec probablement Thanos Imperative)
-Spider-Man Classic (le premier numéro sera dédié aux épisodes mettant en scène la mort d'Harry Osborn)
-X-Men Classic (est annoncée pour le moment la mini-série inédite en VF Kitty Pryde & Wolverine)
-Fear Itself (revue limitée consacrée au crossover Fear Itself)
-Fear Itself Hors Série
-Avengers volume 2 (avec les nouvelles séries Thor, Captain America et Avengers Children's Crusade)
-Marvel Knights volume 2 (avec notamment Daredevil)
-X-Men Select (pas encore de précisions)
-X-Men Universe HS (est prévue une saga complète de X-Factor)
-Avengers Extra
Que du Marvel, donc, pour le kiosque Panini. Pour avoir d'autres séries, il faut se diriger vers la librairie où sont annoncés encore pas mal de nouveautés.
Cependant, ce développement à tout va fait écho à ce qui fait l'objet de mon article, à savoir le fait de surcharger la mule. On nous annonce de nouvelles séries Marvel : Wolverine & The X-Men, Uncanny X-Men volume 2, Avengers Assemble (faite pour ressembler au film qui sort l'an prochain), et j'en passe. Moi, je dis que ça fait beaucoup, là. Non seulement les ventes ne sont pas terribles (les nouveaux lecteurs n'arrivant au mieux qu'au compte-gouttes), mais en plus je ne suis pas sûr qu'on puisse trouver de vraies nouvelles histoires à raconter avant de recycler les classiques et de ressusciter les morts. Au moins, DC part sur un nouvel univers plus accessible (pour le moment), et le label Ultimate reste l'univers Marvel d'expérimentation où tout est possible sans faire marche arrière (ou presque - même si pour l'instant, les figures de proue n'ont pas ressuscité).
J'apprends aussi le retour d'Extreme Studios, le vieux label de Rob Liefeld chez Image Comics, avec un retour des séries Youngblood, Bloodstryke, Supreme et Prophet. Autrement dit, des concepts à l'identité incertaine aux histoires un peu foutraques (la faute à une mauvaise gestion et à l'ego de Rob Liefeld) parce que parfois trop liées à des séries dérivées. Bon, cela dit, tout n'est pas à jeter, on n'est plus dans les années 1990 et les premières images de Prophet tendent à montrer une véritable démarche artistique. Reste à savoir si Rob ne va pas faire capoter tout ça une nouvelle fois comme il l'a déjà fait auparavant (prévoir un article sur le cas Alan Moore).
Bref, pour conclure, je ne suis pas sûr que tout cela se justifie vraiment en tant que tel. Quand on exploite trop un concept ou qu'on le dilue juste pour faire des ventes, c'est le début du néant créatif (et ça vaut pour tout). Artistiquement, quand on raconte une histoire, c'est qu'elle vaut le coup d'être racontée et qu'elle apporte vraiment quelque chose. Quand on n'a rien à raconter, cela vaut-il le coup de noircir des pages ? Je vous laisse méditer là-dessus, mes enfants.
Le saviez-vous ? Florian a voulu étirer le concept et les personnages de Dark Fates sur trois séries, à l'origine. Mais ça ne justifiait pas une suite à Dark Fates.
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