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jeudi 20 septembre 2018

"Nous franchirons l'espace, et si la chance le veut, on trouvera 2 places dans ton train de banlieue"

“The character of Jenny Everywhere is available for use by anyone, with only one condition. This paragraph must be included in any publication involving Jenny Everywhere, in order that others may use this property as they wish. All rights reversed.”
Deuxième billet ce mois-ci. Ai-je quelque chose à promouvoir ? Un petit peu, mais pas trop.

Comme tous les ans, j'ai participé au Jenny Everywhere Day. Et cette année, j'ai pris de l'avance afin de faire la colorisation. Bon, j'ai juste pas fait le décor, parce que sinon, j'en aurais eu pour plus longtemps. J'ai toutefois constaté que malgré la promo que je fais pour l'événement, je reste le seul dessinateur Français à participer, et surtout, le nombre de participants n'augmente pas. Allez voir sur le site dédié. J'ai tâché de varier, comme à chaque fois, mon interprétation, ce qui fait que Jenny est asiatique sur ce dessin.

Autre événement artistique : le Batman Day. L'an dernier, j'avais fait un dessin pour l'occasion, ce que j'aurais volontiers refait cette année, mais que je n'ai pas pu faire pour deux raisons.

La première, c'est qu'avec Arcadia Graphic Studio, on a décidé de marquer le coup en offrant une nouvelle et une BD à la lecture (à lire ici). Ben Wawe, maintenant rédac-chef adjoint, a repris la plume le plus officiellement possible pour conter une aventure inédite de The Mask. Et là, vous avez l'image de Jim Carrey peint en vert qui s'impose à votre esprit, mais ce n'est pas ça. En réalité, The Mask est l'adaptation en BD par Nedor Comics et Raymond Thayer du personnage de Black Bat, héros de pulps lancé quelques mois après Batman. Et à cause des ressemblances entre les deux héros chiroptériques, au moment de faire passer Black Bat à la BD, Nedor a d'abord pensé à en faire The Owl, soit le Hibou. Sauf que ce nom était déjà pris, et le temps qu'ils s'en rendent compte, deux épisodes avaient déjà été dessinés. Le personnage a donc pris l'alias de The Mask, et a été affublé d'une cagoule à peu près normale à partir du troisième épisode. Mais du coup, pourquoi avoir choisi de mettre en scène une nouvelle avec The Mask plutôt qu'avec Black Bat ? Tout simplement parce que le personnage semble appartenir à Argosy Communications et non au domaine public (et donc, risque de complications), mais Ben a réussi à démarquer la copie BD de l'original dans sa nouvelle.

Quant à la BD traduite, il s'agit du troisième épisode de The Mask, inédit en France, nettoyé et traduit par mes soins. Malheureusement, si beaucoup de monde semble avoir lu la nouvelle de Ben, ma trad semble être passée inaperçue, donc voici le lien direct pour la lire.

La deuxième raison qui explique que je n'ai pas fait de dessin pour le Batman Day cette année, c'est que j'ai passé la soirée aux urgences au lieu d'être chez moi à dessiner. Ne vous en faites pas, ce n'était pas pour moi, et même si c'était pour une raison nécessaire, la personne concernée n'est pas en danger, car le mal a été pris à temps.

Voilà, donc un peu de promo, mais normalement, le prochain billet sera plus personnel. Et il y aura encore des dessins, oh oui ! Parce que je sais exactement de quoi je vais parler : littérature et cinéma du XXe siècle (ce qui laisse une bonne marge).

Restez à l'affût !

jeudi 6 décembre 2012

Lectures pré-hivernales


D'emblée, il faut préciser que c'est le Batman pré-reboot, ce qui change peu de choses, si ce n'est que c'est la période où Dick Grayson est le Batman de Gotham City, après la fondation par Bruce Wayne de Batman Incorporated. Sinon, l'histoire en elle-même se passe de faire des recherches, puisqu'elle est complète et auto-contenue. On revient sur l'histoire de ces immigrants qui ont bâti Gotham à la fin du XIXè siècle, et on découvre en parallèle l'histoire de la ville et celle des ancêtres Wayne, Cobblepot et Elliott, soit une bonne occasion d'apprécier toutes les références de la série Batman actuelle avec le même scénariste. On se penchera plus sur les intrigues du passé que sur les motivations de l'ennemi, qui sont somme toute plutôt prévisibles. Le graphisme est juste, pas d'extravagances ni de détails abondants, le trait est clair, dynamique et très lisible. La colorisation est à l'avenant, ni trop sombre ni trop claire. Au final, un récit complet très plaisant à ajouter au palmarès de Scott Snyder.










Là, pour le coup, c'est toute la partie graphique qui met sur le derrière. JH Williams III offre des planches vraiment superbes, très travaillées, et usant de multiples techniques et de mises en page inventives. Quand la rétine est aussi flattée, on a bien peur que le scénario ne suive pas. Il s'avère que Greg Rucka met en place de bons éléments que Williams et W. Haden Blackman reprennent intelligemment. On se prend à suivre l'itinéraire de Kate Kane et ses combats avec intérêt, le personnage étant assez bien écrit. Cependant, on peut se demander si ces premières intrigues résolues, l'intérêt restera. Mais pour l'instant, on a deux bons albums aux dessins vraiment superbes, ce qui est déjà bien. Une bonne surprise que cette série.
 




Autre surprise, mais dans un genre différent. Dans les années 1980, la première série dérivée des X-Men avait droit à un traitement particulier. Si le scénario était signé Chris Claremont, soit l'éminence grise des mutants pendant longtemps, le dessin était de Bill Sienkiewicz, au style assez éloigné des artistes en vogue de l'époque, et surtout le dernier qu'on aurait imaginé sur New Mutants. Et pourtant, l'alchimie prenait bien ! Les épisodes recueillis dans ce numéro confrontent Danielle Moonstar à l'Ours-Démon qui a tué sa famille, dans un triptyque haletant où le style nerveux et schématique de Sienkiewicz fait des merveilles. Les épisodes suivants ne sont pas en reste et s'intéressent aux filles de l'Institut, dont la soirée pyjama prend une tournure particulière. J'ai beau considérer que Chris Claremont est désormais loin de ses heures de gloire, il savait encore écrire intelligemment à l'époque et rendre vraiment vivants les jeunes mutants sans recourir aux artifices dont il a abusé ces dernières années. Le duo Claremont/Sienkiewicz donne du corps à l'histoire sans faire d'excès, et trouve le ton juste. Seule chose à regretter : la colorisation trop flashy sur du papier glacé.
 

Iron Man propulsé à travers le temps pour retrouver les pièces de la machine temporelle de Fatalis et empêcher la destruction du monde par le Phénix. On s'amusera de cette évocation des comics Marvel à travers les âges et de l'évolution d'Iron Man. Un récit sans prétention ni impact, mais susceptible de plaire à tous.

D'une vague à l'autre, Marvel fait du surf, sans parfois réussir à tenir sur sa planche. On a vu les labels Marvel Manga, Tsunami et Tech, entre autres, vite enterrés devant le peu de succès et de qualité proposée... Avec X Men Noir, c'est Fred Van Lente qui se colle à la réinvention des mutants à la sauce Grande Dépression. Si l'histoire de Spider-Man (qui a lancé le label) était relativement convenue, le parti pris est ici différent : les X Men sont un groupe de sociopathes entraînés par Charles Xavier, et la Confrérie est le plus grand cercle de crime organisé de New York, où siège le détective en chef Erik Lehnsher. Entre les deux, on suit l'évolution de Pietro, son fils, et de Thomas Halloway, le vigilant costumé surnommé l'Ange, tous deux lancés sur la piste de la mort mystérieuse de Jean Grey.

Pas de pouvoirs, que du noir. Dennis Callero rend superbement l'ambiance de cette enquête qui multiplie les personnages et les faux-semblants jusqu'à la confusion, même si on finit par s'y retrouver à la fin. Ceux qui sont réfractaires à cette ambiance, par contre, s'offusqueront de voir leurs personnages bien-aimés ainsi transformés et anti-héroïques à souhaits. Les autres se plongeront plus facilement dans ces deux récits (quatre, si on compte les bonus : Les Sentinelles et L'arme X) qui ont le mérite d'aller chercher leur originalité plus loin que dans la parabole du combat pour l'égalité et les voyages temporelles.





Il y a sept-huit ans, le moribond Captain America était repris en main par le brillant scénariste Ed Brubaker, qui a redonné au héros étoilé des aventures dignes de ce nom sur fond d'espionnage international. Depuis, on lui doit le retour de Bucky, le jeune acolyte du Captain pendant la Seconde Guerre Mondiale dont le deuil a été porté pendant de longues années. Encore mieux : quitte à commettre un sacrilège, Brubaker en a fait le Winter Soldier, agent secret à la solde des Soviets pendant la Guerre Froide ! Après, Bucky a retrouvé la mémoire, est devenu Captain America à la place de son ami Steve Rogers lors de la mort présumée de ce dernier, et a été jugé pour ses crimes. Le récit qui nous intéresse ici est la première saga de la série Captain America & Bucky, située pendant la guerre, et qui lève le voile sur les origines du petit équipier suite aux révélations de ces dernières années. Et non, c'était pas un tendre... Chris Samnee illustre avec brio les différentes situations, passées, présentes, tendues, calmes, explosives, sans jamais faillir, avec un brin d'encrage rétro. Moi qui m'attendais simplement à des histoires un peu génériques de Captain America pendant la Guerre, j'ai été très agréablement surpris. Le récit est bien centré sur Bucky et met en lumière à travers ses yeux des éléments encore inconnus de cette époque lointaine. Soyons direct : ce sont les meilleurs épisodes du patriote publiés depuis plusieurs mois.

Et puisque nous sommes dans les années de guerre, compléter cette lecture avec Le Projet Marvels est loin d'être idiot : même scénariste, trame très proche mais plus thriller que super-héroïque. Ce copieux album retrace les premières années de l'univers Marvel sous un angle cohérent, à travers le regard des héros qui les ont vécues. En un sens, ça rappelle un peu le superbe Marvels de Kurt Busiek et Alex Ross, sauf que les témoins de l'époque sont aussi acteurs. Les dessins de Steve Epting sont réalistes, appropriés au récit qui traite moins de merveilleux que de course au super-soldat et d'intrigues politiques. Mais d'un autre côté, le traitement un peu "clinique" de l'époque est aussi un défaut, puisque le lecteur se sent moins proche des personnages dépeints (au contraire de Marvels qui était au niveau de l'homme de la rue et de son rapport au merveilleux). C'est finalement assez documentaire. C'est quand même bien fichu, ça approfondit des éléments apportés ces dernières années, mais il manque un peu de quelque chose.

 Après des années de sevrage niveau Star Wars, à l'exception des hors série du magazine et de l'album Mondes infernaux, j'ai décidé de craquer sur cet ultime numéro de La saga en BD, pensant avoir affaire à un baroud d'honneur (et voulant aussi lire le dossier). Quatre récits complets : une comédie signée Sergio Aragonès, sympathique, un épisode sympa aussi où Lando Calrissian gagne sa Cité des Nuages, un récit sur un gardien de Nerfs rappelant Luke Skywalker (et dessiné par Francisco Herreira), sans plus, et un très bel épisode peint sur le Sarlaac. Pas de grandes ambitions. Quand au dossier sur l'Empire Écarlate, ouille ! Juste une présentation d'un personnage par page, sans approfondissement sur les origines de cette saga, ses rapports avec les autres, etc. Un seul mot : déception. Certes, l'amateur de la saga de George Lucas y trouvera son compte, mais ça ne vole pas très haut, surtout pour un dernier numéro... A noter que le magazine sera relancé en janvier 2013 sous le nom Star Wars Comics Magazine (mais quoi que pour ?). Espérons juste que cette fois, le sommaire sera beaucoup plus solide.

Et un petit album franco-belge pour finir, avec le quatrième tome de Kaamelott. L'écriture d'Alexandre Astier s'affine, on retrouve l'esprit de la série, mais le dessin de Steven Dupré est un peu problématique. On oscille entre trop réaliste et trop caricatural (Lancelot est l'exemple le plus probant de cette dichotomie), voire fade sur certains visages connus, et ça manque de dynamisme. Pourtant, certaines planches sont vraiment très réussies, notamment la première (les enfants au bord de la rivière, belle mise en scène et belles couleurs). Et le dragon est aussi une grande réussite. Finalement, on est pris dans le récit aux situations absurdes, où Perceval décide de partir en quête flanqué de son nouvel équipier, un furet de combat, sur les traces d'un Lancelot dont le côté antipathique ressort à quelques occasions. Il va de soi, toutefois, que cette BD reste destinée aux fans de la série télé. Les néophytes ou détracteurs, non, c'est pas pour eux...

vendredi 1 juin 2012

En mai, lis ultimement ce qu'il te plaît


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Après une phase 2 plutôt courte (la faute à Jeph Loeb et ses acolytes pas foutus de rendre leur boulot à l'heure) et qui n'était qu'une transition, la phase 3 de l'univers Ultimate débarque avec plus d'audace. On découvre le nouveau Spider-Man et son environnement inédit, les deux groupes de ceux qu'on appelait les X-Men ressortis au grand jour dans un monde qui les hait plus que jamais, et les Ultimates face à de nombreuses menaces sur tout le globe. Pour résumer, ces épisodes sont des chapitres d'introduction qui mettent plus en place le nouvel univers qu'ils ne font avancer leur histoire. Cependant, le tout est bien mené, aussi on ne voit pas le temps passer et on déplore que la suite n'arrive que dans deux mois. Scénaristiquement, les nouvelles séries cherchent à s'éloigner des sentiers battus en proposant pas mal d'inédit, et les dessins sont très bons, même si Esad Ribic a un style peut-être pas assez adapté aux Ultimates. En revanche, Paco Medina parvient à faire oublier ses dernières prestations en rendant un très bon travail sur les X-Men. Une très bonne intro.

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Une réédition à bas prix qui tombe à point nommé. On pourra reprocher à ce volume d'être esseulé, sans l'introduction (Thanos Quest) et manquant un peu de rédactionnel, mais l'objet reste beau. Le papier est adapté aux couleurs, et les dessins très réussis. Le scénario pâtit de l'absence d'introduction (et de la suite), mais le récit se tient pour peu qu'on entre dedans. Pas mal de baston, mais on sent quand même que l'intrigue va plus loin que ça, au-delà de l'atmosphère apocalyptique. Thanos se montre vraiment intéressant sur le plan philosophique, mais le plan étant sur le long terme, ce volume unique en devient frustrant. Cependant, cet album contient suffisamment de morceaux de bravoure à lui seul pour justifier son achat, ou au moins sa lecture.

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L'envers du décor des services secrets. Exécutions, basses manœuvres, conflits, rien ne nous est épargné. Si le scénario de ces deux affaires tient bien la route, le dessin de Steve Rolston peine à retranscrire l'atmosphère noire de l'histoire, ainsi qu'à différencier suffisamment les personnages. Brian Hurtt, arrivé à la deuxième histoire, est un poil plus à l'aise, mais ces grandes vignettes vides, sans nuances, ne donnent pas au scénario le cachet voulu. Mais pour peu qu'on aime l'espionnage et qu'on passe le graphisme trop classique, on rentre sans trop de problèmes dans cette BD.

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Street Fighter est un jeu qui n'a jamais brillé par la profondeur de son scénario, et les précédentes adaptations étaient elles aussi lacunaires au mieux. En même temps, Street Fighter, c'est de la baston, et ce qu'on veut, c'est de la baston. Certes. Mais ce qui marche dans un jeu ne marchera pas forcément comme ça en BD, ou même en film, comme en attestent les malheureux Street Fighter - L'ultime combat (avec un Raul Julia très malade réduit à son ultime cabotinage) et la Légende de Chun-Li (dont le seul intérêt réside dans le fait que Kristin Kreuk montre un peu de jambes). Le studio Udon a repris la licence de chez Capcom pour faire en sorte de contenter tous les publics, en mettant en avant tous les personnages dans leur version la plus pure et la plus fidèle au canon en développant une histoire cohérente (qui pioche dans tous les supports). On retrouve donc Chun-Li et sa partenaire Po-Lin (apparue pour la première fois dans le manga Street Fighter II de Masaomi Kanzaki) dans la police de Hong Kong, enquêtant sur l'organisation criminelle Shadaloo du guerrier psychique M. Bison et sur le but véritable de son bras droit à Hong Kong, un certain Sagat (qui a encore ses deux yeux et un torse vierge de toute cicatrice).

Autant le dire tout de suite : ces origines de Chun-Li s'adressent en priorité aux fans et se permet d'offrir ce qui manque au film avec Kristin Kreuk, à savoir un scénario en accord avec le canon et de beaux combats. Le tout se lit sans déplaisir, à la manière d'un bon petit film de Hong Kong, avec son lot de péripéties et des dessins de style anime réussis. Franchement, si on aime cet univers, les BD d'Udon peuvent être considérées comme l'adaptation ultime du concept, en équilibrant comme il faut un scénario certes convenu avec ce que le fan attend.

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Un macaron sur la couverture et une photo de Daniel Craig pour faire le lien avec le film, ce n'est pas dévoiler le contenu que de dire que c'était nécessaire. L'adaptation filmique n'a qu'un très lointain rapport avec la BD éponyme, à part dans l'impression d'avoir un concept gâché. Le prologue est très beau (même s'il ne sert à rien), mais tout le reste est décevant, bien loin de retranscrire l'atmosphère western, avec des couleurs trop clinquantes. Les personnages ne sont pas développés, et l'histoire met un temps infini à démarrer. Le sujet est seulement effleuré au long de cette centaine de pages, et on referme cet album comme on l'a lu : sans enthousiasme et avec le sentiment que le sujet n'a pas été traité correctement. J'imagine que Cowboys & Envahisseurs aurait eu bien meilleure mine dans un bel album franco-belge (ou italien), mais en attendant, il faut croire que le western n'est plus pour les américains.


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Du thriller en Antarctique, l'idée est originale. Les intrigues de Greg Rucka sont plutôt classiques, mais le cadre y apporte tout son sel, et le développement du personnage principal est réussi. Même si le noir et blanc fait qu'on a parfois du mal à reconnaître certains personnages (défaut qui sera atténué dans le deuxième tome), il faut reconnaître que le travail effectué pour donner vie à ce décor atypique est exemplaire, tant les techniques utilisées par Steve Lieber sont fines. Le huis-clos réussit parfaitement à cette série et permet de ne pas l'enfermer dans les clichés. Par contre, la couverture du tome 1 est assez mal choisie, puisque le film avec Kate Beckinsale, descendu par la critique, n'a pas laissé de grands souvenirs.

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Quand cette série a commencé en 1999, elle a fait couler pas mal d'encre : le créateur de Babylon V, Joe Michael Straczynski, se lance dans les comics avec une histoire originale que certains iront jusqu'à comparer à Watchmen. Une bonne décennie après, que reste-t-il ? Déjà, le dessin a mal vieilli et ne rend pas justice au scénario : le style Top Cow, avec tous ces clones de Marc Silvestri élevés en batterie, ne colle pas à l'ambiance du récit. Les personnages sans costumes sont trop maladroits, et ce n'est pas le trio de dessinateurs qui aide. Quant au scénario, le concept a été depuis pas mal récupéré (par la série télé Heroes, notamment), et on peut avoir du mal à rentrer dans cette histoire qui semble avoir un goût de déjà-vu. Néanmoins, passés deux ou trois épisodes, on sent que Straczynski a bien travaillé sur ses personnages, qu'ils soient importants ou secondaires, et l'intrigue s'épaissit. Mais que ce soit Keu Cha, Christian Zanier ou Ken Lashley (les différences sont trop minimes pour faire la différence), le graphisme peine beaucoup à servir le récit, sauf lorsqu'il s'agit de combats entre personnages costumés. La colorisation ne fait pas dans la sobriété, mais reste suffisamment cohérente. Un premier tome qui part vraiment bien au niveau de l'histoire, mais qui demande quand même au lecteur de s'accrocher en raison de dessins souvent décalés.

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Le grand événement Secret Invasion n'a pas été apprécié par tout le monde, mais force est de reconnaître que certains récits annexes sont bien réussis. Dans ces numéros hors série, Deadpool succède aux Quatre Fantastiques, aux Jeunes Vengeurs, aux Fugitifs et à Thor. Petite particularité : Daniel Way ne propose pas une mini-série, mais bien le début d'une nouvelle série régulière. Dans ces trois épisodes, le mercenaire disert commence par attaquer un vaisseau skrull (sous-entendu : il va buter à peu près tout le monde) dans un stade avant de pactiser avec l'ennemi. On retrouve les ingrédients qui font le succès de Deadpool : ses personnalités cartoonesques en conflit, ses blagues foireuses et sa propension à tuer sans compromis. On a donc un récit d'un niveau sympathique où on ne s'ennuie pas, et où les dessins servent correctement le récit. Un bon début de série, même si le côté sérieux est assez absent.

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Le rebounch de l'univers DC est enfin disponible en français, et en kiosques à travers cette sélection de 12 séries. Si les changements effectués sur la continuité de Batman et Green Lantern ne sont pas encore très visibles, c'est bien dans DC Saga que les choses se renouvellent.

Bruce Wayne est de nouveau le seul Batman, et doit apprendre à travailler avec le dernier Robin en date, son fils Damian. C'est à peu près le seul changement qu'on peut noter, le reste étant dans la droite lignée des sagas précédentes, avec un début tout à fait accessible aux néophytes.

Pour Green Lantern, aucun changement visible : Hal Jordan est obligé de réapprendre à vivre comme un homme normal après avoir été destitué de son rôle de Green Lantern à la fin de la série précédente. Les autres Green Lantern terriens sont toujours là, de même que les autres corps de Lanterns. Le rédactionnel est de toute façon présent pour expliquer l'historique des séries Green Lantern.

Les changements les plus notables sont dans DC Saga. Si Flash/Barry Allen n'est que peu impacté (à part son mariage avec Iris West qui n'a jamais existé), on assiste aux événements qui vont former la Justice League 5 ans dans le passé, et les premiers contacts entre les héros sont plutôt houleux. Le premier épisode de Supergirl nous narre son arrivée sur Terre, et l'épisode de Superman dévoile le nouveau visage de l'univers du héros (qui n'a jamais été marié non plus), plus sombre.

Un épisode par série, c'est bien peu pour juger vraiment de la qualité de sagas à suivre. Graphiquement, ça tient bien la route, rien à redire. Pour le scénario, ce n'est qu'une mise en bouche : la plupart des séries démarrent très bien, avec un bémol pour Red Lanterns, Supergirl et Batgirl qui semblent pour l'instant être les moins intéressantes du lot. Le cas Superman est un peu à part, car si le début est intrigant, il y a encore quelque chose qui semble coincer, mais de là à pouvoir dire ce que c'est... Réponse au prochain numéro, peut-être.

Dernier bémol : le prix est un peu trop élevé pour le nombre de pages, et une série en plus par magazine ne serait pas superflue. Ne serait-ce que Shazam dans DC Saga, ça me comblerait.

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Les WildCATs étaient la première équipe de super-héros de l'univers Wildstorm, créé par Jim Lee. Leur succès premier leur a valu des séries dérivées et des crossovers inter-compagnies (notamment WildCATs/X-Men et JLA/WildCATs), puis la guerre de ces hybrides humains-Kherubim contre les Daemonites s'est achevée au bout de 50 numéros. Ces soldats sans guerre ont ensuite eu droit à la série Wildcats, qui s'est cherchée avant de trouver sa voie sous les scénarios de Joe Casey : de rares combats, et des affrontements plus politiques et économiques tandis que l'androïde/super-héros anciennement nommé Spartan (et devenu Jack Marlowe) a perdu de son humanité en faisant fructifier son héritage.

Cette nouvelle série est dans la droite lignée de la précédente : le genre super-héros est assez loin, et la manière pour Jack Marlowe de sauver le monde est de le faire de manière industrielle. L'économie, l'espionnage et les nouvelles énergies sont au centre du récit, et c'est assez original. Cet univers de super-barbouzes se métamorphose encore, montrant plus d'ambition que jamais. Même si les dessins de Dustin Nguyen ne sont pas très expressifs, ils collent plutôt bien au récit tout en rappelant un peu le style de Travis Charest, dessinateur emblématique de cette équipe devenue non-équipe puis corporation. Un traitement intelligent du post-super-héroïsme.

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Un peu de vieillerie avec ce crossover d'époque, qui impactait tous les titres de l'univers Wildstorm. Après un combat contre Stormwatch (pour une raison pas franchement explicitée), les WildCATs doivent s'allier avec le criminel Daemonite Hightower pour retrouver les clés d'un vaisseau Daemonite qui attire les convoitises. On a donc des alliances qui se font et se défont au fil des péripéties et des très nombreux combats. Pour ceux qui veulent suivre la première partie de l'histoire de l'univers Wildstorm, ce crossover explique pas mal de choses : le retour d'Helspont, la création de la série Grifter et son départ des WildCATs, la création d'une deuxième équipe de WildCATs, etc. Après, oui, ça a vieilli et ça vole pas franchement haut, la part belle étant faite à l'action. Les dessins sont très disparates, donc ce n'est pas très homogène. Après, il faut aimer le style et avoir la nostalgie des Gen13, Deathblow, Backlash et autres, mais même si c'est un peu poussif au début, ça se lit sans déplaisir, malgré les affreux choix de traductions avec des personnages qui parlent tous comme des roturiers.

mercredi 12 janvier 2011

Designer pour les autres

Je profite de ce petit message pour donner un petit aperçu de designs que j'ai faits pour d'autres ou à partir d'œuvres qui ne m'appartiennent pas.

Ci-dessus : designs "humanisés" de personnages de dessins animés (2007).
 A gauche : redesign de Vampyr, personnage d'un projet French Comic de Pez (2000).


 Redesign de Bruce John Wayne en plus jeune, personnage créé par Master (2009).
 Designs modernisés de personnages du domaine public : Black Terror, Daredevil et Green Lama (2008).
 Capitaine Parker de Starfleet, ou Peter Parker/Spider-Man revu façon Star Trek (2009).
 Jean-Emo, personnage créé pour un cadavre exquis sur Buzz Comics (2009).
 Redesign moderne du personnage d'Alix, créé par une dessinatrice anglaise dont j'ai malheureusement oublié le nom (2009).
 The Blood King, créé comme une mascotte-hommage au groupe pictavien The Bottle Doom Lazy Band (2010).
 Carcajou et Athena, versions super-héroïques de deux membres (et surtout deux de mes amis) de La Tour Des Héros (thegreatwolvie et Wondergirl). (2009)
 Redesign de Catwoman, par un mélange de ses différents costumes au fil des ans (2009).
 Designs de personnages créés par Gemma Stephenson (2009).
 Petit redesign d'Elementar, créé par Felipe Grau (2010).
 Version super-héroïque de xghosts, membre de La Tour Des Héros, pour son anniversaire (2009).
 Howard le canard version XIXè siècle (2010).
 Iron Man, redesigné selon le même mode que Catwoman (mélange de différentes armures). (2010)
 Le Juge, version super-héroïque de Darkcook, de La Tour Des Héros, pour son anniversaire (2009).
 Redesigns personnels de Superman et Batman (2010)

X-23 dans un uniforme de la période New X-Men de Grant Morrison.

lundi 10 janvier 2011

FG contre la connerie humaine, c'est reparti !

Exemple vécu il y a à peine quelques heures. Avec un ami, nous entrâmes chez un marchand de journaux dans l'espoir fébrile de trouver Siege 3 (qui serait, semble-t-il, épuisé !), et vîmes devant les comics un homme accroupi, cherchant dans le rayon. Pensant un instant me trouver en présence de l'auteur du Gorille (ce qui m'eût étonné, car il habite loin et ne serait pas venu sans me prévenir), j'eus la surprise en arrivant à sa hauteur de me trouver face (lui était de profil) à un homme d'âge mûr. N'ayant pour habitude d'être optimiste concernant l'être humain, il m'en vint à penser qu'il devait chercher des magazines pour son môme. Pas manqué : à un mètre de lui se trouvait un gamin de 5 ans maximum, tenant un magazine Scooby-Doo à la main. L'homme (son père, probablement), lui demande s'il a choisi, le minot lui montre son magazine. "T'es sûr que tu veux pas les héros, comme Batman ? Ça m'aurait évité de chercher." Passant après lui, nous scrutâmes le rayonnage, bien sagouiné (bravo !), et continuâmes d'entendre la conversation : (le gosse) "Je préfère ça", (le type) "C'est vrai que Batman, ça fait un petit peu peur".

Stupeur, damnation, pluie de grenouilles !

Pourquoi ce type n'avait pas pensé à ça AVANT de chercher de manière pataude dans le rayon ? Mais surtout, comment a-t-il pu penser que ça pouvait convenir à des enfants ?

Aujourd'hui, presque chaque fascicule en comics comporte sur sa couverture un macaron "Pour lecteurs avertis" (même si c'est assez petit, en fait), et les seuls qui y échappent sont Spider-Man (parfois !) et Star Wars. Batman Universe, qui comporte quand même un héros super connu de tous et même des enfants, n'a pas grand-chose de tout public, et il en va de même pour pratiquement tout ce qui sort : violence, histoires relativement complexes, graphisme pas toujours facile d'accès, etc. Aux USA, beaucoup se plaignent que c'est à cause du vieillissement du lectorat ; en France, on a l'impression d'être resté aux années AB Productions, où les dessins animés Ken le survivant et autres étaient considérés pour enfants par leur seule nature de dessin animé.

A ceux qui passeraient par hasard sur mon blog et ne seraient pas accoutumés à mon environnement, je le répète : Batman, Spider-Man et consorts ne s'adressent pas aux enfants !

Certes, j'admets que certaines publications clairement identifiables sont destinées avant tout aux enfants (Spider-Man Magazine, Spidey, Spider-Man Magazine Poche, Batman Mag, Batman Mag Poche, Spider-Man et ses amis, Star Wars Clone Wars), mais ça ne veut en aucun cas dire qu'il faut amalgamer avec le reste de la production, tournée vers un public ado-adulte. Mettez du Wolverine dans les mains de votre mioche, et ça pourrait mal tourner...

Qui faut-il blâmer pour ça ? Un lectorat vieillissant ? Des éditeurs qui ont le cul entre deux chaises et déclinent dans de nombreux produits pour enfants des personnages dont les aventures ne s'adressent pas/plus à eux ? La mentalité des gens ? Les auteurs qui ne savent plus écrire des histoires intelligentes pour tous les publics ?

Peut-être qu'en cherchant, on trouvera la réponse... Cela dit, ne pas écrire pour les enfants n'est pas une tare : ça ne me gêne absolument pas d'écrire et de dessiner des histoires dépressives, violentes, intimistes, occultes... mais dans ces cas-là, je ne cache pas que ce n'est pas pour un public jeune.

D'un autre côté, Le Temps Des Héros (merveilleux webcomic dont j'ai maintes fois parlé, lisez-le !) est plus conçu - à mon initiative - comme un récit plus "convivial", "familial", tout public. Peut-être qu'un jour, je vais inverser la tendance : des histoires de Dark Fates plus légères et conviviales, et des histoires complètement glauques avec Yordi.

Pour conclure... Ben non, j'ai déjà conclu en omettant de mettre une conclusion, en fait. Le débat n'est pas clos, donc complètement ouvert... ce qui laisse donc ouverte la conclusion de ce billet.

mercredi 5 janvier 2011

Nightrunner (ou comment s'enflammer pour des conneries)

Nous rêvons encore d'ouverture d'esprit... Eh oui, quand je vois les réactions sur l'arrivée de Nightrunner dans la BD Batman Inc, je me dis que ce n'est encore qu'un rêve. Attention, l'article suivant contient des révélations sur des épisodes de Batman pas encore publiés en VF ! Parce que oui, les séries régulières Batman et Batman & Robin sont publiées en France, dans le bimestriel Batman Universe (dont je conseille vraiment la lecture, parce que la première arche narrative de Batman & Robin m'a vraiment foutu une baffe !) édité par Panini Comics.

Bruce Wayne est revenu d'entre les morts, ou presque, enfin il est de retour et ça va chier des briques ! Et comme il pense que sa famille gothamite ne suffit pas, il décide d'aller dans chaque pays former des Batmen locaux. Mais pas comme le Club des Héros des années 50, avec les clichés inhérents à chaque pays, non. Là où ça se corse, c'est que la personne choisie en France par le célibataire le plus coté de Gotham City est... d'origine algérienne et... musulman. Quand je dis que ça se corse, je parle pas pour moi : Bilal/Nightrunner (tel est son petit nom) ne me dérange pas, j'espère juste qu'il sera un bon personnage.

Certaines gens jasent à cause des détails sus-cités. C'est donc à la connerie entourant ce personnage déjà célèbre que je vais m'attaquer.

-d'origine algérienne : oui, et alors ? On connaît tous au moins une personne dont la souche est de moins de 4 générations.
-musulman : oui, et alors ? Vous pensez qu'il va faire de la propagande islamique ? Vous pensez que c'est contraire à la laïcité ?
-originaire du 9-3 : oui, et alors ? C'est pas un wesh bas du front, que je sache, alors où est le problème ?

Hum... A bien y réfléchir, je peux voir des choses à redire sur ce Batman français... En fait, ça ne vient pas de moi, mais de Paul Levitz, grand ponte de DC Comics, qui avait donné comme avis personnel aux auteurs de laisser la religion des personnages aussi floue que possible. C'était dans une interview de Chuck Dixon où il était cité, et j'ai appliqué le principe sur chaque personnage que je crée. Je sais que tout le monde se fout de mon avis d'auteur amateur dont le public potentiel n'excède pas quelques rares misérables dizaines de lecteurs, mais ça me semble important de préciser que, contrairement à bien des gens que je connais, je n'ai jamais été baptisé et n'ai jamais été traîné au catéchisme - paradoxalement, toujours contrairement à eux, je suis bien plus calé en religions. Quel intérêt d'apposer une étiquette si elle ne sert pas ?

N'empêche, je suis en train de divaguer sur les propos de quelques connards, alors que je suis en train de perdre de vue l'essentiel : Batman, bordel ! Comme disait si bien un camarade amateur de comics, croyez-vous qu'il irait recruter quelqu'un qui croit en les bienfaits de la police et des lois sécuritaires ? Le concept du super-héros, déjà, est une projection du désir de justice de la part d'un citoyen qui doute de la compétence du système pour y arriver. C'est encore plus vrai dans le cas de Batman : souvenez-vous de Batman Begins, avec sa société corrompue à tous les étages. Enfreindre la loi pour mieux la protéger, c'est le crédo du super-héros, puisqu'il est interdit de faire justice soi-même. Et d'un autre côté, y a-t-il meilleur candidat pour protéger la société que celui qui en a été victime ? Bruce Wayne, victime de l'incompétence des services de police ; Peter Parker, le chétif lycéen dont l'existence a failli partir en vrille parce qu'il était le souffre-douleur des autres (à lire : un épisode d'Amazing Spider-Man de Joe Michael Straczynski et John Romita Junior, où Peter, devenu prof dans son ancien lycée, doit empêcher un élève comme lui de perpétrer une fusillade) ; Bruce Banner, dont la colère contenue durant toute son enfance à subir les coups d'un père violent se matérialise physiquement quand il devient Hulk, etc.

Mais comme bien souvent, les gens s'enflamment pour des conneries et ne sont pas allés plus loin que la couverture : passer sous silence les ennuis de Bilal avec la police, c'est oublier qu'il y a un exemple finalement bien plus positif à comprendre. En devenant l'apprenti de Batman, Nightrunner exprime son envie de rétablir la justice dans des chemins balisés. Il aurait pu devenir un criminel, une pourriture, se laisser ronger par le ressentiment, mais non : malgré son passé, il décide de devenir un héros, de protéger les plus vulnérables. Par certains côtés, Nightrunner rappelle un peu Terry McGinnis, le Batman du futur de Batman Beyond. Terry a eu une jeunesse pourrie et n'était qu'un petit délinquant avant de voler le costume de Batman et de décider de travailler main dans la main avec un Bruce Wayne incapacité.

En conclusion, au-delà de ces conneries d'étiquettes, ce sont les actes qui comptent. Uniquement les actes. Et ça vaut aussi bien pour la réalité que la fiction. Les étiquettes, je les brûle. Mettez-en si vous voulez, mais ne me gonflez pas pour que je le fasse, puisque je refuse catégoriquement de le faire.

Ah, dernière chose : laissons s'égosiller les cons, de toute façon ils ne liront jamais Batman Inc. (ni quoi que ce soit d'intelligent, d'ailleurs)