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mardi 10 juillet 2012

Voir Villepinte et mourir... dans les bouchons

Photo d'un vieux pote croisé côté Comic Con. Il racontait ses blagues avant-gardistes aux gens, ce qui est compliqué car en plus d'être nulles, elles sont dans un langage peu répandu de nos jours...

Mais comme il dit avec son pragmatisme légendaire : "Bi-di-biip *sifflement* dit-bi-dip biip dip". Je vous laisse méditer là-dessus.



Deuxième fois pour moi, la journée a été bonne, sauf que j'ai pas vendu et que Maxime Saint Michel n'a pas pu faire le déplacement le lendemain... Mais je suis reparti avec des dessins originaux, j'ai pu rencontrer quelques auteurs avec qui je suis en contact sur Facebook (et sur des forums) depuis un certain temps - Kevin Enhart, Julien Nido, Fabien Walesch, Geoffo et Jim Dandy -, revu les camarades habitués des salons - Eric Van Elslande, Mast et Anthony Dugenest - et admiré les expositions (Naoki Urasawa et Kaamelott) ainsi que les cosplays. Pour les qualifications sur la scène principale, on a attendu longtemps, mais ça valait le coup.

Je n'ai pas tenté les gros invités de la Comic Con, qui étaient de toute façon déjà assaillis dès le matin (en plus, on est arrivés à 10h). J'ai préféré aller saluer Mast et Geoffo (qui n'avaient rien à vendre, hormis des dessins), faire mes premières emplettes (deux Essentials de Spider-Man pour 10€, ce qui est très avantageux), aller au stand Comicverse saluer Eric et lui montrer ma dernière production en date (lui non plus n'avait rien à vendre, et il était sans le sou, qui plus est ! Ah, ces artistes ! ;)). Néanmoins, j'ai pu admirer pas mal de ses nouveaux travaux en A3, dont une planche de Spirou hommage à Franquin.

Petit tour avant de trouver Kevin Enhart, auteur de comics qui n'est pas prophète en son pays (il est Français mais ses productions sont anglophones), à qui je me présente et j'achète ses bouquins (Satanic Hell, The Heindrich Project et Returned). Il me dédicace le tout dans la foulée, gentiment, et observe d'un bon œil Forgotten Generation 2.

Puis arriva enfin le Jim Dandy qui m'attendait avec ce que je croyais être un simple dessin original... Première surprise de la journée : afin de s'exercer le jour d'avant (il était absent), il a bien fait le dessin qu'il m'avait promis par Facebook, en couleurs, mais en a également fait un deuxième avec le même personnage (soit Ewen Merrick, héros de Dark Fates) et un marque-page en bonus avec Jubilee des X-Men ! Le bougre s'avère très sympathique et me dédicace le Capitaine LSD que je lui achète. Il a bien observé avec attention mon fanzine, mais lui non plus n'avait pas de monnaie. Finalement, je décidai de lui céder un exemplaire en remerciement, et il me demande même une dédicace. Un mec vraiment très cool.

Tour rapide à un stand où les comics reliés (brochés et cartonnés) sont à bon prix. Choix cornélien où dans tous ces Marvel (seulement un titre DC dans le lot), je laisse de côté American Dream, Genext et le Blade d'Howard Chaykin. Tour dans les boutiques environnantes en trio, puis mangeage avant visite de boutiques et partance pour le cosplay.

Après avoir assisté aux présentations des duos, direction la scène principale où les choses sérieuses vont se passer, après une attente de 45 minutes dans la queue. Puis une fois assis, c'est après quelques minutes que les premières chorégraphies commencent, avec que des duos que je ne connaissais pas (à part Sailor Moon et Serenity). La mise en scène est efficace, et chaque duo est à fond dans des costumes très travaillés. Un bon moment à passer.

Peu après la sortie de la salle, mes deux compères retournent faire la queue pour ce même endroit pour les nouveaux épisodes du Visiteur du Futur. N'étant pas familier de la série (en fait, je viens tout juste de regarder la première saison au moment où j'écris ces lignes), je visite l'expo Urasawa, me balade tranquillement, et retourne du côté Comic Con. Un coucou rapide à Eric (entouré de deux connaissances, Julien Nido et Fabien Walesch), puis je vais voir Anthony Dugenest pour lui acheter les productions Wanga que je n'ai pas. Nous discutons un peu et il m'apprend que Frédéric Mur (auteur de Pantz) n'était là que le jeudi. Un peu plus loin, les auteurs de Shaango m'abordent alors que je regarde avec curiosité, et je décide de me laisser tenter (faut dire aussi qu'avec l'album relié à moitié prix, c'est plus facile). Le trio est très sympathique et m'offre un superbe dessin original de Shaango pour l'achat de l'album. J'en profite pour présenter là aussi mon travail. Retour à Kevin Enhart, auquel je finis par acheter le recueil de nouvelles qu'il a illustré. Un petit tour après, je décide d'aller poser mes fesses vers l'entrée en attendant le retour imminent des frangins LU.

Plusieurs tentatives d'appel échouent, je prends mon mal en patience et en profite pour tirer le portrait d'une cosplayeuse un peu fatiguée assise à côté de moi. Un dessin plus tard (oui, j'ai toujours mon carnet avec moi pour m'exercer, et j'ai donc fait un Venom en train de surfer), les frangins sont revenus de leur séance, qui a commencé à la bourre et a duré plus que prévu - au lieu d'un épisode, ils ont eu droit à deux. Après quelques boutiques, nous finissons par nous perdre chacun de vue, ce qui est super facile dans un salon de cette taille. Oui, j'ai craqué au stand French Eyes pour l'album Doctor Who et une figurine d'Ange Pleureur... Le réseau téléphonique saturé, difficile de se retrouver... J'ai finalement été arrêté par les auteurs du webcomic multimédia Civilized, qui m'ont fait la présentation. On a pas mal discuté, j'en ai aussi profité pour leur parler du multivers Forgotten Generation et leur donner l'adresse du blog. Faudra que je prenne vite le temps d'aller voir leur site et de lire le premier épisode.

Puis nous nous retrouvons enfin tous avant un dernier arrêt boutique, puis repartons sur le parking, en constatant qu'il est trop tard pour aller rendre visite à l'ami Olivier, camarade des rencontres live de LTDH en région parisienne et aussi adversaire acharné dans Mario Kart Wii. Dernières photos devant une équipe Mortal Kombat (avec une Mileena presque contrainte et forcée de revenir poser, puisqu'elle avait déjà enlevé une partie de son costume - oui, une guerrière mortelle qui porte des claquettes en plastique, ça le fait moyen), puis course jusqu'au parking sous l'orage et la pluie torrentielle.

Je passerai sur la traversée de l'enfer qui a suivi, parce que ça nous a pris très longtemps pour rentrer, et ça vient un peu entacher cette journée qui a été très bonne. Les bouchons parisiens, c'est horrible.

Les seuls quelques points négatifs : les stands trop chers pour que je me permette d'en prendre un avec l'asso, donc obligé d'essayer de vendre à la sauvette, ce qui est déjà dur en temps normal ; la non-rencontre avec Stéphane Le Quéré (collègue auteur de Steelman qui était là mais que je n'ai pas réussi à croiser) ; l'oubli d'aller voir le stand du fanzine Ganesha (dont les auteurs étaient déçus, au final, de leur expérience dans ce salon). On pourra aussi ajouter le peu de comics représentés à cette Comic Con : un vendeur et demi en tout et pour tout (les stands des gros éditeurs étant côté Japan Expo), peu de véritables auteurs comics présents (et même, pas beaucoup d'auteurs, au final), et finalement bien plus d'espace consacré au web et aux jeux de rôle qu'aux comics proprement dit. Va falloir résoudre ce problème, messieurs de l'organisation.
 
J'espère que l'an prochain, le côté Comic Con sera mieux servi, avec plus de comics, et surtout plus d'auteurs. Et surtout Arcadia Graphic Studio en dédicace, si possible. Mais il reste que la journée a été très bonne quand même.


Et maintenant, voici les photos des dédicaces et dessins ramenés du périple :


La signature de Jac (je crois) sur le Shaango HS 2, plus les trois dédicaces de Kevin Enhart sur ses comics.
Dédicace de Capitaine LSD par Jim Dandy.
 Dessins en A4 de Shaango par Kade et d'Ewen Merrick de Dark Fates (ma BD à moi que je fais dans Forgotten Generation) par Jim Dandy .
Marque-page en couleurs représentant Jubilee et dessin couleurs d'Ewen Merrick par Jim Dandy, encore. Il s'est bien documenté sur mon personnage, et ça fait très plaisir.


Le bonus du milieu, c'est un dessin représentant Misty (Génération Héros) aux côtés de Yordi (ma création, dans le webcomic Le Temps Des Héros), œuvre de Sébastien "Sebs" Carnélos. Celui-là, je l'ai reçu par courrier, et c'est le prix que j'ai gagné au concours Génération Héros, avec un exemplaire du premier numéro et des cartes exclusives.

samedi 12 février 2011

Tir groupé French Comics, première salve

La critique d'un French Comic (BD française composée selon les codes de la BD américaine) n'est pas chose aisée, surtout quand on a des échanges avec les auteurs de temps en temps, et que certaines personnes ont tôt fait de monter sur leurs grands chevaux pour défendre ce médium contre toute menace (même si des fois, c'est très légitime). En plus, je fais moi aussi du French Comics (certes pas au même niveau), alors on pourrait me reprocher un manque d'objectivité, tout ça... Mais qu'importe ! Je donne de mon temps et de mon argent pour vous livrer une critique constructive et relativement objective de quelques-uns de ces étranges fascicules, et vous en livrer mes impressions :

Hum, cela vous semble relativement peu comics et plutôt franco-belge dans l'esprit ? C'est exact, puisque Spermag est une publication consacrée à la parodie de super-héros, passant le genre à la moulinette du graveleux. Les dessins et les couleurs sont réussis, et scénaristiquement, ben... comment dire ? Ce n'est pas très philosophique, et ça ne prétend pas l'être. C'est distrayant, mais pas hilarant. Finalement, le petit plus de cette publication de l'association Phylactères est de mêler au super-héros la gaudriole française, même si je n'ai pas trouvé ça encore très abouti, mais on verra pour la suite.








Avec Bayou Girl, on entre vraiment dans le vif du sujet, puisque d'emblée, on est en terrain connu : un logo ressemblant à s'y méprendre à celui de Witchblade (hommage ? Coïncidence ?), une nana presque à poil façon Top Cow, ça fleure bon les années 90 ! Et effectivement, c'est assumé de la part du scénariste Edmond Tourriol, qui voulait faire un comic-book façon Brian Pulido (le fondateur des défunts Chaos! Comics). Le pari est presque joué, même si le dessin (en noir et blanc) est encore perfectible. Mais le problème, c'est qu'il s'agit... d'un numéro 0 ! Si aux USA, la pratique était assez répandue et même de nos jours, la BD ne comporte que peu de pages, et c'est bien dommage. On a juste l'origine de Bayou Girl, c'est rapide, sans temps mort, mais c'est tout. Je ne pense pas là non plus que la philosophie ait été au centre des préoccupations, mais l'idée de base (pas dénuée d'originalité) aurait mérité un peu plus d'approfondissement... ou alors un numéro 1 ensuite, mais depuis le temps, je crois que ça n'est plus d'actualité. Tentative sympa malgré tout.

On continue avec l'encreur de Bayou Girl, Anthony Dugenest, passé cette fois aux commandes du scénario (avec Ludivine Geslot) et de toute la partie graphique de Skys. Là, on a droit à un numéro preview, qui rappelle bien les parutions Aspen Comics du défunt Michael Turner, dont l'influence est bien manifeste sur le dessin, ce qui n'est pas un défaut. Malheureusement, le concept du preview craint un peu : déçu par la brièveté de Bayou Girl, j'ai le regret de constater que ce numéro n'offre que 6 pages de BD (en fait, une narration sur fond de dessins, mais ça reste de la BD) offrant quelques indications sur l'univers de Skys... même si le rédactionnel est beaucoup plus loquace là-dessus. La BD est une suite d'images présentant décors et personnages de Skys, avec une narration plus ou moins liée, donc très peu informative. Au moins, les dessins sont jolis, mais une véritable histoire, même courte, impliquant des personnages, aurait été plus appropriée pour accrocher le lecteur. Dommage, donc...


Pour en finir avec les parutions Wanga pour le moment, voici les Nouveaux Gardiens, du super-héros mêlé à de la télé-réalité, mélange qui a déjà produit de bons résultats, et fonctionne bien ici. Ce numéro 1 souffre seulement d'un goût de trop peu : le scénario envoie des pistes plutôt intéressantes, mais ne les développe pas encore assez. On peut penser que tout cela sera fait dans le numéro 2. En tout cas, un French Comic qui affiche son identité (avec le trait épuré mais efficace de Vincent Maria, couplé à une bonne colorisation) grâce à une bonne histoire malheureusement un poil courte. Mais bon, attendons le numéro 2, qui promet de très bonnes choses encore. Un titre à suivre.






Et maintenant, bouclons la boucle avec un autre titre de Phylactères, Bertrand Keuftérian. Metz envahie par des extraterrestres, de la télé partout, le postulat est original, et le héros aussi (pour une histoire SF, en particulier). Ici, on apprend vite tout ce qu'il y a à savoir sur cet univers, et les personnages ne sont pas en reste, même si sur la fin, ce n'est pas aussi bien géré (à voir avec le numéro 2). Cependant, le scénario est alléchant, et le graphisme souvent flatteur (sauf pour quelques scènes où les personnages sont un peu ratés). Rendez-vous est pris pour le deuxième numéro, où  notre sympathique Bertrand aura encore quelques ennuis... pour notre plus grand plaisir ! Et ne laissez personne vous dire que la fin du monde n'est pas télégénique.