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vendredi 21 janvier 2022

Les archives secrètes : Venomous Girl (et les affres de la fanfiction)

 

Il est maintenant temps d'aborder mon dernier personnage sur le calendrier de l'Avent. Un personnage "culte" devenu un pilier de Forgotten Generation Extra : Venomous Girl. Et avant que vous ne disiez quoi que ce soit par rapport au dessin présenté, je précise qu'il n'est pas de moi, mais d'Olivier Pranlong (avec des couleurs de Bruno Citrugni, alors chez Yamraj Comics). Pourquoi l'avoir choisi ? Tout simplement parce que j'avais déjà 8 dessins à moi sur le calendrier de l'Avent, et que je ne voulais pas en mettre autant, à la base. Et puis quand on vous gratifie d'une illustration pareille, c'est criminel de ne pas la mettre en valeur.

Venomous Girl, donc, est un personnage que j'ai créé dans la frénésie de l'automne 1998, sous l'impulsion de ma meilleure amie d'alors, qui m'avait incité, par jeu, à faire d'elle une super-héroïne. En un rien de temps, j'avais déjà les premiers personnages, et comme le reste de mes créations d'alors, ça a reposé un petit moment. Il était convenu que Venomous Girl serait la fille d'Ale Celia, clone de Claire Djarvick des Challengers du Macabre, dans le futur de l'univers que je mettais en place. Et ce serait encore le cas au moment où j'ai repris la création, en me disant que Venomous Girl 2000 ferait bon ménage avec Batman Beyond. Parce qu'au printemps 2000, pour la première fois de ma vie, j'étais en contact avec un créatif comme moi. Je peux vous dire qu'au fil des échanges de mails, les idées fusaient, allant même jusqu'à un crossover officieux Venomous Girl/Batman Beyond. Puis je me suis concentré sur un autre projet.

En 2005, je découvrais l'univers de fanfictions Urban Comics, où un de mes nouveaux amis allait publier le Gorille pendant deux ans. Bien décidé à ne pas rester les deux pieds dans le même sabot (bien que j'ignore si cette expression centenaire s'est déjà employée à l'extérieur de Curzay-sur-Vonne), j'ai cherché quel personnage pourrait convenir. Venomous Girl, à l'époque contemporaine, remplissait tous les critères. Et puis, par son lycée, on pouvait même envisager d'intégrer plein de super-héros jeunes façon Smallville (qui a été une grande influence à l'époque, parce que j'aimais bien) pas encore adaptés à Urban Comics. Finalement, je suis passé à la création pure (en réalité, un droit d'inventaire de mon coffre à jouets métaphorique) quand j'ai remarqué la mention que les textes devenaient propriété d'Urban Comics. N'étant pas chaud pour lâcher ma création dans laquelle j'avais mis beaucoup de moi-même, j'ai décidé de ne pas leur proposer mes textes. 

Et la diffusion de Venomous Girl, comment s'est-elle faite, alors ? Par e-mail, tout simplement, jusqu'à l'automne 2006, date à laquelle j'ai ouvert mon espace perso Windows Live sur lequel j'ai bloggé jusqu'en 2009. L'accès était restreint à mes contacts Windows Live, et franchement, je n'en avais pas des tonnes, mais bon, on était entre gens de confiance. J'ai écrit Venomous Girl régulièrement de juillet 2005 à juillet 2007 ; j'étais en saine compétition avec le Gorille, l'écriture de Julien me stimulait... jusqu'à ce qu'il arrête tout. En 2008-2009, on a commencé à parler d'un Forgotten Generation hors série où on publierait des versions révisées du Gorille et de Venomous Girl, avec une conclusion et un crossover. Hélas, c'était la panne sèche pour reprendre l'aventure, et l'expérience de la publication de la nouvelle L'avènement dans Forgotten Generation 1 (que peu de gens ont lue) n'avait pas été concluante. Mais l'idée de terminer Venomous Girl était toujours là.

Quelque temps plus tard, j'ai exporté tous les textes sur InDesign afin de voir ce que ça donnerait en roman. J'ai même fait une rapide maquette, pour dire. Mais en relisant tout ça, je me suis dit que même si j'avais encore un attachement particulier pour Venomous Girl, son univers ne correspondait plus à mon style, et qu'une parution en roman ne serait pas appropriée. Néanmoins, je me suis dit que ces pages avaient quand même besoin de se confronter au public, et la publication de Forgotten Generation Extra m'a conforté dans cette idée.

Quant à la suite des événements, il y a déjà un crossover prévu avec Yamraj Comics qui pourrait permettre de donner l'impulsion nécessaire à une conclusion. 

Et viendra un reboot en BD. Un jour. Quand tout sera prêt. 

samedi 11 septembre 2021

Whatever happened to the Man of Future Past?

Jenny Everywhere
 Bien le bonjour, vous qui lisez encore des blogs ! Cela faisait longtemps que je n'étais pas intervenu ici. En fait, l'année 2020 a été mouvementée, et... pas besoin d'en dire plus, en fait, on vit tous dans une société très différente depuis mars 2020. Je ne vais pas trop parler du Covid, car ça fait longtemps qu'on en mange tous les jours, et je préfère parler de mon parcours depuis janvier 2020. Parce que c'est mon blog, donc j'y parle de ce que je veux.

Je ne suis pas resté inactif pendant tout ce temps. En février, je me suis cloîtré chez moi pour avancer mes productions pour l'exposition "Seconde Vie" qui aurait dû être un petit moment de gloire, étant donné que ça me permettait de faire exactement ce que je voulais : travailler sur des disques, des cassettes, des assiettes, tous ces trucs récupérés à droite et à gauche que j'utilise comme supports artistiques. Si vous vous souvenez, j'en avais déjà quelques-uns avant 2020 sur mon DeviantArt. Et là, tout ce que je devais faire, c'était passer mon temps à m'occuper de ça tout en regardant Netflix, vu que j'étais tombé malade fin janvier.


Couverture de Gaëtan Degasperi

Une semaine avant l'exposition Seconde Vie, les interdictions tombent les unes après les autres, jusqu'à l'annonce du confinement. Déjà, le vernissage (ou "moment convivial", comme ils disent) de l'expo sur les femmes au CCAS, un peu plus tôt, s'était fait sans rien à manger, pour éviter justement les contacts. Le festival de Ligugé avait déjà été annulé, lui. Dire que j'avais pressé l'imprimeur de Forgotten Generation 5 pour qu'il nous livre à temps pour le festival, le colis est arrivé le vendredi, la veille de ce qui aurait dû être le jour du festival, mais en plein confinement. 

Il a fallu se contenter de faire quelques envois de FG5, car aucun endroit où le montrer. J'ai quand même pu le placer à la boutique Tanukie quelques semaines après, quand tout a pu rouvrir. Et il reste encore à le placer à la Fanzinothèque. Je suis très fier de ce numéro, car c'est le premier à être en couleurs et à être aussi épais. J'ai dû développer des trésors d'ingéniosité pour trouver une colorisation qui correspond à Dark Fates, et je crois que c'était plutôt pas mal. Pour l'épisode suivant, j'ai choisi une palette plus étendue. On verra ce que le public en pense. J'espère trouver un coloriste à qui déléguer cette tâche à l'avenir, parce que ça me prend beaucoup de temps, et je ne suis pas un coloriste-né.

Couverture d'Olivier Pranlong et Bruno Citrugni
En 2020, nous avons sorti également deux numéros de Forgotten Generation Extra. Cela m'a permis de travailler avec des artistes un peu différents, et c'est très gratifiant. On prépare le numéro 4 pour la semaine prochaine. J'ai choisi de traduire Red Panther et Spider Queen aux côtés de Jane Drake, tout en republiant mes textes de Venomous Girl. Il y a des choses que j'ai faites plus jeune que je regarde en rougissant, mais j'ai encore de l'affection pour Venomous Girl. A tel point que je comptais lancer la version BD. Mais ce ne sera pas pour tout de suite.

Dasien

Vers la rentrée, je me suis dit que j'allais bien augmenter la présence d'Arcadia Graphic Studio sur les réseaux sociaux. J'ai donc négocié de pouvoir publier en français le webcomic Dasien, créé par Neil Purcell. Sauf que ça a été un peu difficile au début, puisque j'ai appris que la version que j'avais téléchargée sur DeviantArt n'était pas la bonne, et que j'aurais dû prendre les pages sur le site officiel. Tout s'est bien passé, Neil Purcell repartageant la VF en y allant de ses commentaires personnels, jusqu'en janvier 2021, où des personnes malintentionnées ont décidé de dénoncer les pages de Dasien avec lien vers le blog d'Arcadia comme spam. Résultat : toutes les planches ont disparu de Facebook, y compris celles accompagnées des commentaires de Neil Purcell, et l'adresse http://arcadiagraphicstudio.blogspot.com est considérée comme spam par le réseau et Instagram. On ne peut donc plus faire de promotion en mettant des liens, et c'est rétroactif. Pire, ça concerne même les images contenant l'URL en signature ! J'ai essayé de contourner le problème en utilisant un Linktree mais ça n'a marché qu'un temps avant que Facebook et Instagram ne considèrent cette nouvelle adresse comme spam. Je suis furieux, surtout quand on voit toutes les saloperies que la société de Mark Z laisse passer même quand on les signale. Je ne sais pas qui a choisi de me créer des problèmes, mais j'espère bien savoir un jour.

A part ça, j'ai repris quelques travaux que j'avais faits pour Seconde Vie, histoire de les améliorer, mais l'exposition a été annulée une seconde fois... J'ai également bossé sur Dark Fates, évidemment, et j'ai même ajouté un Wonder Man de mon cru au sommaire de FG6. Je ne vous montre pas encore la version couleur (signée Olivier Pranlong), qui est sacrément belle. 

Et maintenant, que vous dire pour l'avenir ? Vous me retrouverez dans Forgotten Generation 6 à plusieurs postes, comme d'habitude. Je vais aussi publier des webcomics, quand j'arriverai à trouver une plateforme décente (Amilova ne répond plus trop, et c'est bien dommage). Je serai aussi au rendez-vous dans Forgotten Generation Extra, et dans différents défis artistiques. 

Je compte également reprendre un peu le blog en l'axant sur la collection.



PS : ("The Man of Future Past", ça sonne pas mal, je pense que vais adopter ce titre)




“The character of Jenny Everywhere is available for use by anyone, with only one condition. This paragraph must be included in any publication involving Jenny Everywhere, in order that others may use this property as they wish. All rights reversed.”






samedi 4 janvier 2020

Bonne année !

Bonne année ! Cette année, je vous retrouverai aux côtés de Venomous Girl, Red Ann (dans Esprit Vengeur) et Ewen Merrick (dans Dark Fates) !

mardi 24 décembre 2019

mardi 23 mars 2010

Genèse de Venomous Girl

Dans le précédent billet, j'ai abordé brièvement une création nommée Venomous Girl. Voici le moment de livrer sa genèse.



Fin 1998 : dans la frénésie de la création qui était mienne à l'époque, deux personnages nommés Venemous Girl (pas encore Venomous Girl) et Stormlasher furent couchés sur le papier. L'idée originelle doit provenir du duo Backlash et Taboo (dans la série Backlash, du studio Wildstorm, réalisée par Jeff Marriotte et Brett Booth), à l'exception qu'il était plus ou moins décidé que Stormlasher ne serait pas la tête d'affiche. Bon ben oui, à part ça, il n'y avait pas grand-chose, et ces deux persos sont restés en jachère pendant quelques mois.

Printemps 1999 : au détour d'une conversation, nous discutons avec une amie de choses et d'autres, et notamment de mes dessins. Ma mémoire me fait défaut quant au processus qui a mené à parler d'une héroïne basée sur cette amie, mais je crois me souvenir que c'était une petite plaisanterie de sa part. De retour chez moi, j'ai ressorti mon héroïne sans costume (j'en ai chié pour lui en trouver un, au final) et lui ai donné un semblant d'existence : elle serait la fille d'un des membres des Challengers du Macabre (un vampire) et de Ale Cellia (clone d'un autre personnage de l'époque... j'avais des idées stupides, c'est vrai, mais Marvel a commencé avec Madelyne Pryor...), aurait des pouvoirs, et son prénom serait Pearl. C'est pas allé bien loin là non plus, mais la première étape était là.

Printemps 2000 : j'entame une correspondance avec un fan de comics plus âgé que moi grâce au site Spark, et il me parle de ses projets. En retour, je lui expose les miens : oh, il s'agit de la trame de mon univers, avec pas mal de développement sur les CDM et Venemous Girl.
 J'en viens à trouver toute une histoire pour Pearl Celli : sa vie, ses antécédents, ses pouvoirs, ses flirts... Une petite touche de Spider-Girl pour la légèreté et la notion d'héritage, et hop ! Tout est réglé et bien inséré dans une histoire globale, un triptyque CDM/Venemous Girl/Van Bailey (le présent, le futur et le futur du futur). Et dedans, il y a même une petite place pour un crossover non-officiel avec Batman Beyond. Mais tout finit en 2001 suite à une remise en question...

Eté 2002 : la rédaction de Twilight Project commence, et c'est un nouvel univers qui voit le jour. Le film Spider-Man a peut-être eu un effet là-dessus, soit dit en passant. Mais Venomous Girl (j'avais enfin regardé dans un dico), bien que ne pouvant rester longtemps sans être travaillée, n'eut au final que deux ou trois personnages ajoutés, et son histoire n'a pas été étoffée plus avant.

Eté 2005 : ressortir mon univers me démangeait atrocement ; parallèlement, un type au nom de biscuit commence à publier sa série de type fanfiction sur Urban Comics. Son héros est une création originale nommée le Gorille, basée sur des concepts réalistes, et tout et tout. Séduit par cette idée, il me vint alors à l'esprit de déterrer Venomous Girl, avec quelques ajouts hérités d'influences diverses : le Métaclan (la Ligue des Ombres de Batman Begins), l'extrasensorialité et la schizophrénie (la trilogie Ring), le sumac vénéneux (Digimon), et quelques personnages issus d'anciens projets avortés (Black Viper de Escape From The Ghetto, Till Tracer). Peut-être aussi y a-t-il eu l'influence du film Twin Peaks, mais je ne suis pas certain de l'avoir vu vers cette époque. Le tout mixé avec un côté noir et dangereux qu'aucun comic-book mettant en scène une héroïne adolescente n'avait encore. Bon, depuis, il y a eu Veronica Mars à la télé, mais c'est différent...




C'est donc à partir de juillet 2005 que Venomous Girl prit son envol sous la forme de nouvelles de type fanfiction, avec une première "saison" de 13 épisodes qui dura un an. Peu après, la saison 2 sera lancée, mais sa rédaction se révèlera bien plus chaotique, si bien qu'elle n'est toujours pas terminée à l'heure actuelle. Pourtant, je compte bien la terminer un jour, d'autant que j'ai des projets pour le personnage. Des projets liés à Forgotten Generation, où je compte publier l'intégrale.


La saison 2 de Venomous Girl marquera la fin de cette aventure ainsi que la fin de l'univers mis en place dans Twilight Project et V-Girl. Je me reconnais de moins en moins dans l'écriture codifiée du genre super-héroïque. J'aime détourner les codes, et j'ai la conviction qu'un monde peuplé de héros ne peut pas être pris comme réaliste, car l'existence en soi du surhomme pose un tas de problématiques très intéressantes à explorer, mais peu adaptées à ce genre de récit, au final.

Enfin, il ne faut jamais dire jamais.